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Article du Jour : Le moment historique que nous vivons est celui de la destruction des illusions – Kali ravageant les mondes factices des utopies Par Vincent Chapin

Le moment historique que nous vivons est celui de la destruction des illusions – Kali ravageant les mondes factices des utopies.

Le spectacle d’insurrection de 1968 à produit une forme de totalitarisme incapable d’arrêter par lui-même la progression cancéreuse de la bureaucratie, du puritanisme et des interdits. À côté de la dystopie réchauffiste et covidienne, et de la hideur morale de son oligarchie, le monde de 1950, innocent, spontané, d’une immense liberté, apparaît comme une utopie devenue inatteignable. Rappelez vous que le pouvoir actuel avait voulu commémorer les cinquante ans de 68…

Face à l’effondrement réel de la liberté humaine et l’échec massif, historiquement banal, de l’utopie, la frange la plus fanatique de l’oligarchie idéologique formée par 68 se radicalise. Comme globalement elle est encore au pouvoir, elle entraîne l’Europe dans une aventure totalitaire et destructrice – destructrice du tissu économique, destructrice de liberté, destructrice de population, entre l’organisation du vieillissement – le refus de cette génération de sortir enfin de l’histoire – et l’effondrement actuel de la natalité déjà très déprimée. Cette génération se radicalise dans l’idéologie écologiste, qui considère l’humanité comme en trop dans le fonctionnement naturel harmonieux de la nature, dans l’idéologie racialiste, levier de la suppression des conflits de classe, dans l’idéologie covidienne, qui permet la suspension illimitée des libertés politiques – toutes idéologies qui sont des répliques sémantiques et psychologiques l’une de l’autre, toutes issues de la dégénérescence du christianisme, toutes créant de la domination réelle par la culpabilisation symbolique de catégories de la population générale tout en s’appuyant sur la haine et le ressentiment de minorités contre les peuples.

Les dégâts de cette guerre civile menée par l’oligarchie contre les peuples, en s’appuyant sur les minorités de ressentiment, guerre civile sociologiquement comparable avec profit à la Révolution culturelle de Mao, sont déjà comparables aux guerres mondiales. Une grande part de son efficacité vient du fait que certains défenseurs du peuple sont incapables de remettre en cause l’idéologie fondamentale des puritains entrés en guerre contre les peuples pour défendre jusqu’au bout leur domination complètement corrompue. Le grand problème de la guerre, aujourd’hui, est la religion de la gauche, et l’aveuglement qu’elle produit.

Tiqqun aurait dû être le point de bascule, le temps de la lucidité sur le caractère machiavelien du totalitarisme en cours, et de son discours moralisateur et féministe. En tombant vers le Comité invisible, ceux de Tiqqun sont devenus des idiots utiles du système, de ceux qui croient qu’un porte conteneur dans le canal de Suez peut guérir de la maladie infantile du communisme et de la complicité de fait avec les idéologues de l’oligarchie.

Cuba est loin de leurs lèvres abreuvées d’illusions.

via VINCENT CHAPIN (Facebook)

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2 réponses »

  1. Renaud Camus, Le choléra, Journal 2021. Crédit de lecture en ligne sur renaud-camus.net
    Plieux 29 mars 2021, onze heures du matin.
    L’entretien enregistré ici avec Mlle Redpill, la semaine dernière, m’aura été fatal. Youtube a commencé par le supprimer, au motif habituel d’“incitation à la haine”. Puis, emportée par son élan broyeur, la Machine a supprimé tout à fait “ma” chaîne, dans laquelle je n’étais pas pour grand chose, à la vérité (“techniquement”, veux-je dire ; j’en assume naturellement le “fond“).
    Twitter peut suivre d’un moment à l’autre, Facebook aussi, Amazon itou : je suis entièrement entre les mains de l’ennemi, qui est tout à fait maître de trancher quand il l’entend le fil de mon existence, c’est-à-dire le très mince filet de ma voix. “Incitation à la haine” est chaque fois le prétexte avancé. C’est ainsi que le Bloc négationniste-génocidaire nomme invariablement la moindre objection au génocide par substitution, autre nom du Grand Remplacement. À ce compte-là, affirmer que les douches étaient en fait des chambres à gaz, à Auschwitz, ç’aurait été de “l’incitation à la haine”. C’est d’ailleurs ce que soutenaient les premiers négationnistes. Mais les premiers négationnistes étaient une poignée de pelés dans des taupinières, tandis que les seconds, ceux qui nient la réalité de la Destruction des Européens d’Europe et de leur civilisation, sont les seuls gestionnaires du parc humain : Davos, la davocratie, les “gafas”, la matrice même du remplacisme global. Ils contrôlent la Presse, la Justice, le pouvoir, tous les partis ayant pignon sur rue. Encore est-il insuffisant d’écrire qu’ils contrôlent ces choses-là : ils ne les contrôlent pas, ce qui impliquerait une certaine extériorité par rapport à elles ; il ne les contrôlent pas, ils les sont, ils se confondent avec elles. La négation du monde est sa réalité. Le pouvoir n’est plus rien d’autre que le pouvoir de nier. Ce qui est n’est pas, dit le Maître.
    Pour ma part j’ai dit à peu près ce que j’avais à dire. Chacune de mes phrases est un mot de la fin, désormais, puisqu’elle risque toujours d’être la dernière. C’est à d’autres de prendre la relève. C’est aux Européens de décider s’il leur convient, ou non, d’être colonisés, remplacés, niés, détruits.
    RENAUD-CAMUS.NET
    Renaud Camus

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