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Visualisation de ce qui est produit à partir d’un baril de pétrole

Visualisation de ce qui est produit à partir d’un baril de pétrole

De l’essence dans nos voitures au plastique dans d’innombrables objets du quotidien, le pétrole brut est une matière première essentielle que l’on retrouve partout dans nos vies.

Avec environ 18 millions de barils de pétrole brut consommés chaque jour rien qu’en Amérique, Niccolo Conte, de Visual Capitalist, note que cette matière première alimente les transports, les services publics et constitue un ingrédient essentiel de nombreux objets que nous utilisons quotidiennement.

Ce graphique visualise la quantité de pétrole brut qui est raffinée en divers produits finis, en utilisant un baril de pétrole pour représenter la répartition proportionnelle.

 

Du baril de pétrole au carburant fonctionnel et plus encore

Le pétrole brut est principalement raffiné en divers types de carburants pour alimenter les transports et les services publics vitaux. Plus de 85 % du pétrole brut est raffiné en carburants tels que l’essence, le diesel et les hydrocarbures gazeux liquides (HGL) comme le propane et le butane.
En plus d’être des carburants pour le transport, le chauffage et la cuisson, les LGH sont utilisés comme matière première pour la production de produits chimiques, de plastiques et de caoutchouc synthétique, et comme additifs pour la production d’essence.

Source : Association canadienne des producteurs pétroliers

Le pétrole brut n’alimente pas seulement nos véhicules, mais il contribue aussi à paver les routes que nous empruntons. Environ 4 % du pétrole brut raffiné devient de l’asphalte, qui est utilisé pour fabriquer du béton et différents types de produits d’étanchéité et d’isolation.

Bien que les carburants destinés aux transports et aux services publics représentent une grande partie des produits raffinés, les matériaux essentiels à la vie quotidienne, comme la cire et le plastique, dépendent également du pétrole brut. Avec environ 10% des produits raffinés utilisés pour fabriquer des plastiques, des cosmétiques et des textiles, un baril de pétrole brut peut produire une variété de produits du quotidien inattendus.

Les produits de soins personnels comme les cosmétiques et les shampooings sont fabriqués à partir de produits pétroliers, tout comme les fournitures médicales telles que les poches à perfusion et les produits pharmaceutiques. La vie moderne serait très différente sans le pétrole brut.

Le processus de raffinage du pétrole brut

Vous avez peut-être remarqué que si un baril de pétrole contient 42 gallons, il finit par produire 45 gallons de produits raffinés. Cela s’explique par le fait que la majorité des produits raffinés ont une densité inférieure à celle du pétrole brut, ce qui entraîne une augmentation de volume appelée gain de traitement.

En outre, d’autres intrants que le pétrole brut sont utilisés dans le processus de raffinage. Si le pétrole brut est le principal intrant, l’éthanol carburant, les hydrocarbures gazeux liquides et d’autres liquides de mélange sont également utilisés.

Le processus de raffinage d’un lot de 30 000 barils de pétrole brut prend généralement entre 12 et 24 heures, les raffineries fonctionnant 24 heures sur 24, 365 jours par an. Bien que les proportions des différents produits raffinés puissent varier en fonction de la demande du marché et d’autres facteurs, la majorité du pétrole brut continuera à servir de carburant pour les transports et les services publics dans le monde.

La difficulté de réduire la consommation de pétrole brut

Qu’il s’agisse de la combustion de carburants lourds qui ternissent les icebergs des eaux arctiques ou des monticules de plastique fabriqués à partir de produits pétrochimiques qui finissent dans nos rivières, chaque baril de pétrole et ses produits raffinés ont un impact sur notre environnement de nombreuses façons différentes.

Mais même si le monde s’efforce de réduire sa consommation de combustibles fossiles afin d’atteindre les objectifs climatiques, un monde sans pétrole brut semble insondable.

La montée en flèche des ventes de véhicules électriques n’a toujours pas réussi à freiner la consommation de pétrole dans des pays comme la Norvège, la Californie et la Chine, et la réouverture progressive des voyages et de l’économie ne fera qu’accroître la consommation de pétrole.

Remplacer complètement l’ »or noir » à multiples facettes contenu dans un baril de pétrole n’est pas possible pour le moment, mais à mesure que l’électrification se poursuit et que nous trouvons des alternatives aux matériaux pétrochimiques, l’humanité pourrait au moins parvenir à réduire sa dépendance à l’égard des combustibles fossiles.

SOURCE

Le pétrole en pleine incertitude

By rfi.fr 2 min View Original 8/9/21

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Image d’illustration ©REUTERS/Brendan McDermid

 

Les facteurs de stabilité sont rares en ce moment sur le marché du pétrole, d’autant qu’on entre dans une période charnière, avec l’automne qui correspond à un changement partiel de la nature de la demande.

Après une phase de baisse au mois d’août due à l’incertitude de la reprise économique avec une réapparition du Covid-19 chez le premier importateur mondial de pétrole, la Chine, la rentrée se fait donc sous le signe d’une remontée des cours.

« À l’origine, il y a plusieurs facteurs, notamment des causes conjoncturelles aux États-Unis, dans un contexte global assez tendu concernant l’équilibre offre-demande », résume Philippe Sébille-Lopez, analyste énergétique indépendant au sein du cabinet Géopolia.

L’offre américaine perturbée

Aux États-Unis d’abord il y a la baisse passagère de la production de brut après le passage de l’ouragan Ida. La perturbation est arrivée dans le golfe du Mexique au moment où les stocks américains sont plus bas que la moyenne de ces cinq dernières années. Le géant Exxon Mobil a d’ailleurs été contraint, il y a quelques jours d’emprunter du brut à la réserve stratégique fédérale pour approvisionner ses raffineries, un fait rarissime.

L’autre cause américaine plus profonde et plus structurelle qui chauffe les prix du baril américain, c’est la production de pétrole de schiste qui n’a pas retrouvé son niveau d’avant-Covid. Or les compagnies exploitantes ont mis en service la majorité des puits déjà forés mais non développés depuis mars 2020, durant la période de baisse de la demande liée à la pandémie. Pour investir dans de nouveaux forages, elles ont besoin d’un prix du baril élevé. Elles ne sont donc pas pressées de relancer leur production.

Le contexte sanitaire imprévisible agite les prix

À ce contexte américain, il faut ajouter l’OPEP+ qui n’adapte que modestement son offre au fil des mois, et aussi les perspectives d’assister à une reprise des exportations de pétrole iranien à court terme qui s’amenuisent faute d’une levée imminente des sanctions américaines.

Ajoutés les uns aux autres dans un contexte sanitaire totalement incertain ces éléments donnent une offre étriquée par rapport à la demande. Et des prix tirés vers le haut, sur un marché propice à la spéculation.

« La quantité de démocratie qu’on cherche à exporter dans un pays est toujours directement proportionnelle à la quantité de pétrole qui s’y trouve (…). Il faut du courage pour rester neutre » – A. Di Battista (M5S – Italie) 

« Le concept d’humanité est un instrument idéologique particulièrement utile aux expansions impérialistes, et sous sa forme éthique et humanitaire, il est un véhicule de l’impérialisme économique. » — Carl Schmitt, La Notion de politique (1927)

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