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17 octobre 1961 : les Décodeurs du Monde se noient dans le mensonge

17 octobre 1961 : les Décodeurs du Monde se noient dans le mensonge

17 octobre 1961 : les Décodeurs du Monde se noient dans le mensonge

By Observatoire du ojim.fr 11 min View Original

Les Décodeurs du Monde, ces prétendus experts jamais à cours d’énergie quand il s’agit de plier le réel à l’idéologie politiquement correcte, nous ont gratifié d’un énième bobard au sujet du prétendu “massacre” du 17 octobre 1961. À leur décharge, ils n’ont pas été les seuls à mentir : mettons de côté l’exécutif, L’ObsFrance 24France InfoRFIMédiapart appelant à reconnaître un crime d’État… et même la réputée “droitiste” CNews y sont allés. Las, les faits sont têtus, et les chiffres existent. Nous reproduisons ci-dessous un texte de Bernard Lugan qui a le mérite remettre les pendules à l’heure.

17 octobre 1961 : un « massacre » imaginaire

Le 17 octo­bre prochain , comme chaque année, les autorités français­es, les islamo-gauchistes et le « Sys­tème » algérien vont com­mé­mor­er un mas­sacre qui n’a pas eu lieu…

Sur ce blog, ayant péri­odique­ment à la même date décon­stru­it l’histoire offi­cielle de ce pré­ten­du « mas­sacre », je me con­tenterai de ren­voy­er au chapitre IX inti­t­ulé « 17 octo­bre 1961, un mas­sacre imag­i­naire » de mon livre « Algérie l’Histoire à l’endroit » en ajoutant ici quelques élé­ments essen­tiels à la com­préhen­sion du mon­tage cul­pa­bil­isa­teur qui nous est imposé :

  1. La guerre d’indépen­dance algéri­enne se déroula égale­ment en métro­pole. Pour la péri­ode du 1er jan­vi­er 1956 au 23 jan­vi­er 1962, 10 223 atten­tats y furent ain­si com­mis par le FLN. Pour le seul départe­ment de la Seine, entre le 1er jan­vi­er 1956 et le 31 décem­bre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de jan­vi­er 1955 au 1er juil­let 1962, en Métro­pole, le FLN assas­si­na 6000 Algériens et en blessa 9000 autres.
  2. Face à ces actes de ter­ror­isme visant à pren­dre le con­trôle de la pop­u­la­tion algéri­enne vivant en France, le 5 octo­bre 1961, un cou­vre-feu fut imposé à cette dernière afin de gên­er les com­mu­ni­ca­tions des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.
  3. En réac­tion, le 17 octo­bre 1961, le FLN déci­da de man­i­fester afin de mon­tr­er sa force, et pour ten­ter d’achever sa prise de con­trôle des Algériens vivant en métropole.
  4. Assail­lis de toutes parts, les 1658 hommes des forces de l’ordre rassem­blés en urgence, et non les 7000 comme cela est trop sou­vent écrit, sont, sous la plume de mil­i­tants auto-bap­tisés « his­to­riens », accusés d’avoir mas­sacré des cen­taines de man­i­fes­tants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Or, cette ver­sion des évène­ments du 17 octo­bre 1961 à Paris relève de la légende et de la pro­pa­gande. Tout repose en effet sur des chiffres inven­tés ou manip­ulés à l’époque par le FLN algérien et par ses alliés com­mu­nistes. Jouant sur les dates, addi­tion­nant les morts antérieurs et postérieurs au 17 octo­bre, pour eux, tout Nord-Africain mort de mort vio­lente durant le mois d’octobre 1961, est une vic­time de la « répres­sion poli­cière »… Même les morts par acci­dent de la cir­cu­la­tion comme nous le ver­rons plus loin !!!

Cette manip­u­la­tion fut réduite à néant en 1998, quand le Pre­mier min­istre de l’époque, le social­iste Lionel Jospin, con­sti­tua une com­mis­sion d’enquête. Présidée par le con­seiller d’Etat Dieudon­né Man­delk­ern, elle fut chargée de faire la lumière sur ce qui s’était réelle­ment passé le 17 octo­bre 1961 à Paris. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque-là fer­mées, le rap­port remis par cette com­mis­sion fit litière de la légende du pré­ten­du « mas­sacre » du 17 octo­bre 1961[1].

Le para­graphe 2.3.5 du Rap­port inti­t­ulé Les vic­times des man­i­fes­ta­tions est par­ti­c­ulière­ment élo­quent car il par­le de sept morts, tout en pré­cisant qu’il n’y eut qu’un mort dans le périmètre de la man­i­fes­ta­tion, les six autres vic­times n’ayant aucun lien avec cet évène­ment, ou ayant per­du la vie postérieure­ment à la dite man­i­fes­ta­tion dans des cir­con­stances par­faite­ment détail­lées dans le rapport.

Quel est donc l’état des con­nais­sances aujourd’hui ?

  • Le 17 octo­bre 1961 à Paris, il n’y eut qu’une seule vic­time dans le périmètre de la man­i­fes­ta­tion… et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nom­mé Guy Cheval­li­er, tué vers 21h devant le ciné­ma REX, crâne fra­cassé. Par qui ? L’enquête sem­ble attribuer cette mort à des coups de crosse de mousqueton.
  • Le 17 octo­bre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-dis­ant « mas­sacre » faisant des dizaines, voire des cen­taines de morts algériens, ni les hôpi­taux parisiens, ni l’Insti­tut Médi­co-Légal (la Morgue), n’enregistrèrent l’entrée de corps de « NA » (Nord-Africain dans la ter­mi­nolo­gie de l’époque). Ce qui ne veut naturelle­ment pas dire qu’il n’y eut pas de blessés, mais mon analyse ne porte que sur les morts.
  • À Puteaux, donc loin du périmètre de la man­i­fes­ta­tion, deux morts furent néan­moins relevés, or ils étaient étrangers à la man­i­fes­ta­tion. L’un d’entre eux deux, Abdelka­d­er Déroues avait été tué par balle, quand le sec­ond, Lama­ra Ache­noune, avait quant à lui été achevé par balle après avoir été étranglé.
  • Le 18 octo­bre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Mau­rice Legay le directeur général de la police parisi­enne était donc de 3 morts, pour rap­pel, Guy Cheval­li­er, Abdelka­d­er Déroues et Lama­ra Ache­noune. Nous sommes donc loin des dizaines ou des cen­taines de morts et de « noyés » aux­quels la bien-pen­sance française rend annuelle­ment hommage !!!

Con­clu­sion : le seul mort algérien de la man­i­fes­ta­tion est donc un Français métropolitain…

Certes, pos­tu­lent les accusa­teurs de la France, mais les cadavres des Algériens « mas­sacrés » par la police furent reçus à l’IML, l’Insti­tut Médi­co-Légal de Paris (la Morgue), les jours suivants.

Cette affir­ma­tion est égale­ment fausse. En effet, l’Annexe III du « Rap­port Man­delk­ern » donne un décompte détail­lé des 41 cadavres de Nord-Africains entrés à l’IML de Paris du 19 octo­bre au 4 novem­bre. Pour mémoire, le 17 octo­bre il n’y eut aucune entrée, et 2 le 18 octobre.

Sur ce nom­bre de 41 morts, 25, soit 13 corps iden­ti­fiés et 12 corps non iden­ti­fiés sont men­tion­nés sous la rubrique « Dossiers pour lesquels les infor­ma­tions disponibles sur la date de la mort ou ses cir­con­stances ne per­me­t­tent pas d’exclure tout rap­port avec les man­i­fes­ta­tions des 17–20 octo­bre ». Ceci fait que les 16 autres morts n’ont rien à voir avec la man­i­fes­ta­tion du 17 octobre.

En ce qui con­cerne les 25 morts restants, notons immé­di­ate­ment que le sous-titre de l’Annexe III est sin­guli­er car la man­i­fes­ta­tion dont il est ques­tion eut lieu le 17 octo­bre et non les 19 et 20 octo­bre. De plus, ce titre est trompeur car il laisse sous-enten­dre que ces 25 décès auraient donc pu être causés par la police française, chiffre d’ailleurs régulière­ment et péremp­toire­ment trans­for­mé en morts avérés par cer­tains auteurs ou jour­nal­istes. Or :

  1. Si ces derniers avaient pris la peine de lire le doc­u­ment en ques­tion dans son orig­i­nal­ité et son inté­gral­ité, et non à tra­vers ses recen­sions, ils auraient vu qu’en face de chaque corps est porté un numéro de dossier de la police judi­ci­aire suivi de la pré­ci­sion suiv­ante : « Indi­ca­tions relevées dans le dossier d’enquête de la police judi­ci­aire ».
  2. Or, grâce à ces « Indi­ca­tions relevées dans le dossier d’enquête de la police judi­ci­aire », il appa­rait claire­ment que 17 de ces 25 défunts ont été tués par le FLN, la stran­gu­la­tion-égorge­ment, l’emploi d’armes blanch­es etc., n’étant pas d’usage dans la police française… D’autant plus que par­mi ces 17 morts, qua­tre furent assas­s­inés le 19 octo­bre, soit deux jours après le 17 octo­bre, à savoir un com­merçant qui avait refusé de suiv­re la grève du 19 octo­bre décrétée par le FLN et deux autres lig­otés et noyés par ce même FLN…
  3. Cela inter­roge donc sur le place­ment de ces morts dans la rubrique « Dossiers pour lesquels les infor­ma­tions disponibles sur la date de la mort ou ses cir­con­stances ne per­me­t­tent pas d’exclure tout rap­port avec les man­i­fes­ta­tions des 17–20 octo­bre ».

Voyons le détail de cette liste :

Corps Iden­ti­fiés :

  • 6 furent tués par le FLN (stran­gu­la­tion, arme blanche, arme à feu)
  • 2 décès sur la voie publique (trou­bles men­taux et alcoolisme)
  • 1 décès par crise car­diaque le 21 octobre
  • 1 décès par acci­dent de la circulation
  • 1 mort à l’hôpital Bouci­caut des blessures reçues le 17 octobre.
  • 2 morts dont les caus­es ne sont pas élucidées.

Corps non identifiés :

  • 7 tués par le FLN (1 arme blanche, 2 noy­ades, 1 noy­ade nu, 2 armes à feu, 1 strangulation)
  • 1 mort de blessures à la tête. Blessures reçues le 17 octo­bre ? Nous l’ignorons.
  • 1 mort des suites de blessures reçues Place Saint-Michel
  • 3 morts dont les caus­es ne sont pas élucidées.

Con­clu­sion, sur 25 morts « pour lesquels les infor­ma­tions disponibles sur la date de la mort ou ses cir­con­stances ne per­me­t­tent pas d’exclure tout rap­port avec les man­i­fes­ta­tions des 17–20 octo­bre », la Morgue n’en a reçu que deux décédés très prob­a­ble­ment des suites de blessures reçues le 17 octo­bre. Une inter­ro­ga­tion demeure pour l’un d’entre eux, mais sans aucune certitude.

Soit 2 ou 3 morts des suites de leurs blessures, aucun n’ayant per­du la vie durant la manifestation[2] laque­lle n’a donc comme il a été dit plus haut, con­nu qu’un seul mort, le Français Guy Chevallier.

Nous voilà donc très loin des 50, 100, 200 ou même 300 morts « vic­times de la répres­sion » avancés par cer­tains, et pour lesquels François Hol­lande a recon­nu la respon­s­abil­ité de la France !!!

Mais, plus encore :

  1. Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octo­bre 1961 », nous apprend que du 1er au 30 octo­bre 1961, 90 cadavres de « NA », furent reçus à l’Insti­tut Médi­co-Légal. Or, selon les enquêtes judi­ci­aires, chaque décès étant suivi d’une enquête, la plu­part de ces morts étaient des musul­mans pro-Français assas­s­inés par le FLN !!!
  2. Pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » entrèrent à l’IML, dont plusieurs dizaines de noyés. Or, tou­jours après enquête, il fut établi que la qua­si-total­ité de ces morts étaient des vic­times du FLN (Harkis, par­ti­sans de la France, indi­vidus ayant refusé d’acquitter « l’impôt de guerre », mem­bres du MNA etc.). Or, une des méth­odes d’assassinat du FLN était l’étranglement ou l’égorgement suivi de la noyade…

Pour les his­to­riens de méti­er, les pré­ten­dus « mas­sacres » du 17 octo­bre 1961 con­stituent donc un exem­ple extrême de manip­u­la­tion de l’histoire.

Quand la lib­erté de penser sera rétablie dans cette Corée du Nord men­tale qu’est dev­enue la pau­vre uni­ver­sité française, ils fer­ont l’objet de thès­es car ils seront alors étudiés comme un cas d’école de fab­ri­ca­tion d’un mythe. Comme Katyn, comme les « charniers » de Tim­o­soara en Roumanie, comme les « cou­veuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruc­tion mas­sive » en Irak.

Mais, dans l’immédiat, sourds, aveu­gles ou sim­ples agents d’influence, les butors con­tin­ueront à ânon­ner la légende cul­pa­bil­isatrice du « 17 octo­bre 1961 ». D’autant plus que, dans l’actuel con­texte de ten­sion fran­co-algéri­enne, Alger va faire don­ner ses affidés qui seront com­plaisam­ment relayés par ses habituels sup­plétifs de presse.

Bernard Lugan, 12/10/2021
Source : bernardlugan.blogspot.c

« Je me rappelais cette phrase laconique que m’avait glissée un journaliste toujours en retrait, le front bas et les paupières tombantes : « Saint Marc, le pire est à craindre. Les démocraties n’ont jamais su combattre les ennemis de la démocratie. » » Hélie de Saint Marc

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3 réponses »

  1. tout les prétextes a l’abaissement de la France seront mis en oeuvre en tordant les bras à l’histoire pour qu’elle corresponde a l’idéologie dominante et par les salauds qui ont d’autres projets ,cet axe du mal doit être combattu sans merci

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