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La disparition du cash à l’agenda de la COP26 (Simone Wapler)

La disparition du cash à l’agenda de la COP26

Boris Johnson by BackBoris2012 Campaign Team (Creative Commons CC BY-ND 2.0)

À l’ouverture de la COP26, Boris Johnson a déclaré vouloir mettre à l’ordre du jour des mesures concernant l’usage des espèces. Un bizarre ordre du jour, lourd de menaces pour nos libertés.

Par Simone Wapler.

À l’ouverture de la COP26, Boris Johnson a déclaré vouloir mettre à l’ordre du jour des mesures concernant le charbon, l’automobile, l’usage des espèces et les arbres. Un bizarre ordre du jour, lourd de menaces pour nos libertés.

La COP26 doit être le moment où nous préparons un meilleur futur, indique la promotion de cet événement.

 

« Je demanderai aux dirigeants de ce monde de prendre des mesures concernant le charbon, les automobiles, le cash et les arbres pour maintenir en vie la perspective de limiter la croissance de la température mondiale à 1,5 °C » 

Bigre ! Boris Johnson a intérêt à avoir son petit thermomètre mondial à portée de main et bien affûté dans les années à venir… Mais que viennent donc faire les paiements en espèces dans cet inventaire ? Logiquement, rien. Bon, si, peut-être que quelques sourcilleux pointeront que la banque JP Morgan faisait partie des sponsors de l’événement, mais c’est un détail.

Certes, d’autres observateurs bienveillants objecteront que le cash est constitué majoritairement des billets de banques qui sont du papier issu de la transformation du bois et donc des arbres. Mais lorsque des espèces changent de mains, nul besoin de réseaux ni d’ordinateurs bancaires et donc d’énergie pour valider chaque transaction.

UN PETIT AIR FRAIS DE DAVOS ?

La déclaration de Boris Johnson serait plutôt appropriée à un Forum de Davos, haute instance où le capitalisme de connivence – qui se nourrit de réglementations, taxations, subventions -tisse ses réseaux internationaux et exerce son lobbying.

L’élite de Davos (que fréquente l’égérie Grta Thunberg) et nos dirigeants ont des intérêts en commun. Le but de toute organisation vivante est de croître, de grandir. Tout ceci serait très honorable si ce processus se déroulait dans un mode de concurrence ouverte. Il n’en est rien.

Pour les gouvernements, toute crise est une opportunité d’étendre leur emprise, d’augmenter le contrôle de nos vies au détriment de nos libertés. Pour les grandes entreprises qui s’achètent les faveurs du pouvoir, il leur suffit de pousser les bons pions au bon moment. Beaucoup d’acteurs ont intérêt à la disparition du cash.

La crise sanitaire a permis de contrôler nos déplacements, de mettre en place un QR code de flicage, de forcer des populations entières à devenir des cobayes de laboratoire testant des principes actifs encore en phase de test.

La crise climatique permet de contrôler nos modes de déplacement, de contraindre nos choix en matière d’énergie dont les prix ne dépendent plus d’un marché concurrentiel mais sont dictés par l’État.

BIENTÔT LA DICTATURE MONÉTAIRE

Après les dictatures sanitaire et énergétique, ne manque plus que la dictature monétaire pour arriver au bout de la route de la servitude. Cette dernière vient de trouver un soutien inattendu de la part de Boris Johnson ou « BoJo ». 

Que vous le vouliez ou non, face à des dépenses sociales insoutenables, des choix énergétiques désastreux, des déficits et des dettes non maîtrisables, la dictature monétaire s’imposera aussi facilement que le passe sanitaire.

À la prochaine crise financière nous verrons se mettre en place des systèmes permettant de contrôler toutes nos transactions. L’usage de la monnaie numérique de banque centrale et la disparition du cash permettront de séparer de leur argent les individus rétifs et d’en distribuer directement aux bons sujets, ceux qui le dépenseront pour acheter les produits et services jugés bons pour eux : travaux d’isolation superfétatoires, véhicules électriques, énergies vertes, alimentation bio…

Avec la disparition du cash, toute évasion d’argent dans des secteurs jugés maléfiques par nos experts et hautes autorités deviendra impossible. 

Nous serons revenus plus de 3000 ans en arrière. Avant l’invention des monnaies d’argent et d’or, au temps ou scribes et grands prêtres tenaient la comptabilité des échanges de leurs sujets, comme je l’explique dans mon livre sur l’évolution de la monnaie et des moyens de paiement.

La haine du pouvoir pour le cash possède les mêmes ressorts que sa haine pour les monnaies métalliques : la liberté d’échange et de transaction lui fait horreur. Le pouvoir entend contrôler la quantité, la qualité et les utilisations de la monnaie. Aujourd’hui, les technologies numériques permettent de servir ces desseins.

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