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Le président biélorusse menace à nouveau de couper le gaz à l’Europe

Le président biélorusse menace à nouveau de couper le gaz à l’Europe

Le bras de fer continue entre le président biélorusse Alexandre Loukachenko et le reste de l’Europe au sujet des ressources en gaz. 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a brandi à nouveau ce lundi 13 décembre la menace d’une coupure des approvisionnements en gaz contre l’Union européenne. Il a averti qu’il pourrait suspendre le transit par son pays du gaz russe face aux risques de nouvelles sanctions européennes. Une menace qui n’est pas du goût des Russes, parmi les rares alliés de la Biélorussie.

La réaction du Kremlin a été immédiate. La présidence russe s’est empressée de déclarer qu’elle espérait que rien n’empêcherait la Russie d’honorer ses obligations envers ses clients européens. Déjà en novembre, après une première menace du président Loukachenko, Vladimir Poutine avait adopté un ton menaçant : « Une telle décision risque de nuire aux relations entre Minsk et Moscou », avait-il prévenu.

Et de fait, le président biélorusse a peu de chance de mettre ces menaces à exécution. Il n’a en effet aucun intérêt à fâcher la Russie qui fournit à son pays une aide financière et militaire, et de l’énergie bon marché. Sans compter que la Biélorussie engrange des taxes de transit, une manne financière dont le régime ne peut pas se passer dans un contexte de sanctions économiques européennes.

Un gazoduc mineur pour l’Europe

Autre raison, le gazoduc russe Yamal, qui transite par la Biélorussie vers l’Europe, n’est pas très important en termes de volume pour l’UE. Il représente environ 20 % des approvisionnements de gaz russe vers l’Union européenne. Gazprom, propriétaire du tube, peut facilement basculer cette quantité vers d’autres gazoducs qui fournissent l’Europe.

Car pour la Russie, dont l’économie est très dépendante des énergies fossiles, l’Union européenne est un client de taille. Selon l’édition 2021 du rapport d’Eurostat, l’UE importe 41% de ses besoins en gaz naturel, soit près de 166 milliards de mètres cubes par an.

D’autres solutions d’approvisionnement

Ces menaces de coupures risquent d’encourager encore plus les pays européens à se tourner vers d’autres sources d’approvisionnement, comme le gaz naturel liquéfié transporté par méthanier dont les capacités de production se développent chez des alliés comme les États-Unis, le Canada ou encore l’Australie.

La menace d’Alexandre Loukachenko pourrait en revanche faire monter brièvement les prix du gaz sur les marchés européens, très sensibles aux incertitudes géopolitiques.

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