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Chine: naissance d’un géant des terres rares

Chine: naissance d’un géant des terres rares

des ouvriers utilisent des machines pour creuser dans une mine de terres rares dans le district minier de Bayan Obo, en Mongolie, au nord de la Chine. (Image d’illustration) © AP

Pour protéger sa domination dans la production de ces minéraux que l’on retrouve dans les voitures électriques, les smartphones et les écrans plasma, le gouvernement chinois vient de donner naissance, par décret, à un regroupement des grands acteurs chinois du marché.

Le régulateur ne s’est pas cassé la tête pour trouver un nom à ce nouveau géant. Comme son nom l’indique, le groupe des terres rares chinoises – China Rare Earth Group – est une fusion des principaux acteurs du secteur : Chinalco, la China Minmetals Corporation et les mines de terres rares de Ganzhou. Ce regroupement vise à contrôler plus du tiers de l’industrie minière des terres rares de Chine continentale avec près de 70% des terres lourdes, les plus rares dans le sud de la Chine, tel que le dysprosium utilisé dans les réacteurs nucléaires.

Pour les minerais plus légers, comme le praséodyme et le néodyme utilisés dans la fabrication des véhicules électriques, ou pour les éoliennes magnétiques, les terres rares ne sont en réalité pas si rares que cela. Et la Chine fait face à une augmentation des capacités de production des concurrents, avec notamment une augmentation de 36% l’année dernière chez le rival américain. On note également une hausse de la production dans d’autres pays comme la Birmanie et Madagascar. La part chinoise dans la production mondiale des terres rares est aujourd’hui tombée en dessous de la barre des 60%.

Se regrouper pour dominer

Pour tenter de conserver son avantage stratégique et sa compétitivité, on se regroupe, on serre les rangs sous la tutelle de la Commission administrative de supervision des actifs publics (SASAC). Ce projet de fusion a pris forme en décembre. « Il n’était pas secret », disent les spécialistes. Il est impossible de cacher un tel mastodonte en rassemblant les ressources des provinces des quatre coins du pays : Jiangxi, Shandong, Sichuan et Hunan.

La Chine pourra imposer des quotas stricts sur la production et l’importation et continuer d’utiliser les terres rares comme un outil stratégique dans sa guerre commerciale, par exemple avec les États-Unis.

Cette restructuration devrait aussi contribuer à faire grimper le prix des terres rares. Un prix qui s’est déjà envolé de 88% l’an passé.

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