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L’Asie se met au nucléaire

L’Asie se met au nucléaire

Après avoir annoncé son projet d’abandon progressif de l’énergie nucléaire en 2000 et multiplié depuis lors les investissements financiers et infrastructurels dans la production d’énergie renouvelable, l’Allemagne entre dans la dernière ligne droite : Dans les semaines à venir, le pays mettra hors service trois de ses six centrales nucléaires restantes, les trois autres devant suivre à la fin de 2022.

Comme le fait remarquer Florian Zandt de Statista, étant donné qu’il n’est pas prévu de construire de nouveaux réacteurs, l’Allemagne sera la deuxième nation au monde, après l’Italie, à fermer tous les réacteurs nucléaires existants sans en construire de nouveaux.

Comme l’indique le graphique de Statista, le reste du monde n’est pas encore prêt à abandonner cette source d’énergie…

Vous trouverez d’autres infographies sur Statista

L’Asie, en particulier, est toujours friande d’énergie nucléaire, même si la catastrophe nucléaire de Fukushima n’a eu lieu qu’en 2011 et que certaines régions voisines sont toujours visiblement affectées par les retombées à ce jour. Le Japon compte encore 33 réacteurs en service, tandis que des propositions, des plans ou des travaux de construction ont été lancés pour onze autres réacteurs, selon les données de l’Association nucléaire mondiale. L’Inde prévoit de tripler le nombre de ses centrales nucléaires pour atteindre 72 au total, tandis que la Chine a proposé la construction de 168 nouveaux réacteurs en plus des 18 en cours de construction et des 37 en projet, ce qui représenterait une augmentation de 337 %. Au total, 35 réacteurs sont déjà en construction en Asie, l’Europe venant en deuxième position avec 15 centrales.

Si l’augmentation constante de la consommation d’énergie et la raréfaction des combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole brut et le gaz font de l’énergie nucléaire une option viable et propre sur le papier, cette technologie présente encore de nombreux risques, notamment en ce qui concerne l’élimination et le stockage corrects des déchets hautement radioactifs et l’état des anciennes centrales. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie atomique, deux tiers des 441 centrales nucléaires actuellement en activité ont plus de 30 ans, un fait qui pourrait inciter à envisager au moins une révision de ces centrales au lieu d’en construire de nouvelles.

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