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Selon Poutine, les États-Unis tentent de pousser la Russie à la guerre alors que l’Ukraine est prête à entamer des pourparlers « sous toutes ses formes »

Selon Poutine, les États-Unis tentent de pousser la Russie à la guerre alors que l’Ukraine est prête à entamer des pourparlers « sous toutes ses formes »

Après avoir fermement nié pendant des semaines l’existence d’un quelconque projet d’invasion de l’Ukraine par la Russie, Vladimir Poutine a déclaré mardi que les États-Unis tentaient activement d’entraîner la Russie dans un conflit armé avec l’Ukraine. Le président russe a suggéré que cela servirait de prétexte pour isoler sévèrement la Russie, tant sur le plan économique que diplomatique, sur la scène mondiale.

« Leur tâche la plus importante est de contenir le développement de la Russie », a-t-il déclaré à propos des objectifs de Washington. « L’Ukraine n’est qu’un instrument pour atteindre cet objectif. Cela peut se faire de différentes manières, par exemple en nous entraînant dans un conflit armé et en forçant ensuite leurs alliés en Europe à adopter ces sanctions sévères à notre encontre qui sont discutées aujourd’hui aux États-Unis. »

L’administration Biden a récemment vanté les mérites de sanctions de grande envergure contre le cercle intime de Poutine, les oligarques, les entreprises énergétiques et les banques – et a même menacé de sanctions le dirigeant russe en personne. Dans le même temps, le Sénat prépare un série de mesures de type « mère de toutes les sanctions ». Toutes ces options s’apparenteraient au type de mesures globales actuellement en place sous la houlette des États-Unis, qui ont ruiné l’économie iranienne.

M. Poutine a ajouté que les États-Unis ont jusqu’à présent refusé de remplir leurs conditions et de prendre au sérieux leurs préoccupations légitimes en matière de sécurité. Il a souligné mardi « que les principales préoccupations russes se sont avérées être ignorées. »

« J’espère que nous finirons par trouver cette solution bien que ce ne soit pas facile, nous le comprenons », a ajouté Poutine. « Mais parler aujourd’hui de ce que ce sera – je ne suis, bien sûr, pas prêt à le faire ».

Mercredi, l’administration Biden a ordonné pour la première fois le déploiement de jusqu’à 3 000 soldats dans les pays du « flanc est » de l’OTAN, dont la Roumanie et la Pologne, afin de dissuader ce que Washington considère comme une invasion russe potentielle « imminente » en Ukraine, bien que le gouvernement ukrainien lui-même ait récemment minimisé la menace.

Certaines des déclarations du Pentagone ont également été moins alarmistes et urgentes que celles de la Maison Blanche…

Pendant ce temps, Kiev a continué à faire pression pour une résolution diplomatique et pour que Moscou retire son renforcement des forces près de la frontière

« L’Ukraine est prête à négocier avec la Russie sous quelque forme que ce soit afin de rechercher une solution diplomatique à un conflit militaire entre nos pays qui dure depuis huit ans déjà », a déclaré le ministre des affaires étrangères lors d’une conférence de presse destinée aux médias étrangers et diffusée sur Facebook.

L’une des craintes exprimées par le gouvernement Zelensky est que les puissances occidentales négocient le sort de l’Ukraine directement avec la Russie, sans contribution significative des Ukrainiens. Les Ukrainiens s’inquiètent depuis longtemps d’être mis sur la touche lors de la résolution des questions plus larges entre l’OTAN et la Russie.

Ce n’était pas seulement en Ukraine, mais les médias américains traditionnels ont publié il y a une semaine un flot de titres alarmistes suggérant que la troisième guerre mondiale avec la Russie était à l’horizon. Sur la base des fausses nouvelles émanant de la Maison Blanche et faisant état d’une invasion russe « imminente », le public américain a commencé à se préparer à un nouveau conflit étranger majeur dans lequel l’establishment de la périphérie semblait vouloir s’impliquer.

Mais maintenant, il apparaît de plus en plus comme un scénario classique tiré du film « Des hommes d’influence ».

* * *

Pendant ce temps, Tucker Carlson a été le seul grand expert des chaînes de télévision à exposer l’invasion russe « imminente » de l’Ukraine comme une fausse nouvelle en temps réel…

SOURCE

et si l’Ukraine dans un élan de survie avait le courage de réellement ne pas vouloir la guerre ?

La radicalisation de la position américaine face à la Russie fait craindre à l’Ukraine d’être utilisée comme chair à canon, dans un conflit qui la dépasse. Et les dernières et répétées déclarations de Zelensky contre la politique extrémiste va-t-en-guerre américaine tranchent largement sur le fond d’activation des forces militaires en Ukraine, même si l’on ne sait pas qui les commande en réalité et quelle est la nationalité de tous ces hommes en uniforme ukrainien sur le front. Le moment est venu pour l’Ukraine de reprendre son indépendance et de mener enfin une politique pro-ukrainienne, qui passe par une politique de voisinage pacifiée, autant avec les pays de l’Union européenne, qu’avec la Russie. Les pays européens et la Russie ont ici une carte à jouer, mais seront-ils à même de le faire ? 

Alors que les Etats-Unis entretiennent à coup de déclarations politico-médiatiques et de fournitures de moyens de guerre le discours de la prochaine « invasion » russe, devant justifier manifestement les envies de provocations militaires, qui turlupinent de plus en plus ouvertement ces politiciens en mal de victoire, Zelensky ne se sent pas à l’aise.

Sa conversation téléphonique avec Biden fut un désastre, le Président ukrainien tentant naïvement de faire comprendre à son homologue américain, qui n’en avait rien à faire, que la Russie n’allait pas a priori attaquer tout de suite, que l’on pouvait se calmer. Que nenni, les USA sont fiers de pouvoir proclamer le renforcement de leur soutien militaire à l’Ukraine, dont « l’intégrité territoriale » leur tien tellement à coeur, tant qu’ils ne cessent de provoquer des conflits, qui eux-mêmes provoquent la chute de l’étaticité de ces territoires. Faute d’Etat, au moins il reste, certes, des territoires, qu’ils peuvent contrôler dans leur « intégrité ». 

Sauf la Crimée, sauf le Donbass et ça, ça ne passe pas.

C’est une chose de jouer les marionnettes, c’est autre chose que de devoir formellement lancer des Ukrainiens contre les Russes, ce frère devenu ennemi et pas ennemi pour tous les Ukrainiens. Nous avons déjà souligné l’importance de la population ukrainienne vivant en Russie (voir notre texte ici), c’est sans oublier ces territoires ukrainiens, dont le coeur reste russe, comme le souligne d’ailleurs le général ukrainien Zabrodsky à l’antenne de la chaîne Espresso, qui couvrait le Maïdan. Selon ses paroles, toute une partie de la population ukrainienne rêve encore aujourd’hui de Novorossia, pour devenir une nouvelle province ou entrer dans l’Etat russe. Cela concerne notamment Kharkov, Dniepr, Odessa, Kherson.

Donc, la propagande de guerre n’a pas pu couvrir la défaite politico-sociale intérieure. Et Zelensky sait parfaitement, que si sous uniforme ukrainien des hommes sont envoyés attaquer le Donbass sous couvert de défendre l’Ukraine contre « une agression russe », aucun pays ne viendra aider l’Ukraine si la Russie lance une véritable opération militaire. Il affirme par ailleurs, à contre-courant de la propagande atlantiste, qu’aucune escalade militaire n’est visible actuellement aux frontières ukrainiennes. – En effet, elle se déroule à l’intérieur du pays. De ce fait, ne croyant pas à la réalité du discours de « l’invasion russe », Zelensky ne trouve pas de fondement à l’évacuation des ambassades :

Or, justement, la tension monte, les provocations s’intensifient, le soutien militaire direct des pays de l’OTAN, sous impulsion américaine aussi, les grandes manoeuvres sont faites aux frontières pour maintenir la pression et les instructeurs de l’OTAN s’occupent toujours plus de l’armée ukrainienne. A tel point que la république de Lougansk déclare que sous-couvert d’instructeurs de l’OTAN, ce sont de véritables mercenaires, qui entrent en Ukraine et qui sont prêts au combat.

L’on voit ainsi une hésitation entrer dans les élites formellement dirigeantes en Ukraine, qui comprennent parfaitement que le « jeu » va trop loin et que ce qui peut se passer ensuite sera de leur responsabilité. Ainsi, alors qu’à la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis avaient un discours particulièrement agressif contre la Russie, que celle-ci n’exclue pas la possibilité de provocations ukrainiennes contre le Donbass, l’Ukraine affirmait ne pas envisager d’opération militaire contre la Crimée et le Donbass et s’en tenir à une résolution pacifique du conflit.

Et si c’était vrai ? Si la peur de l’extinction avait ramené certains en Ukraine à la raison ? Rappelons, que l’on ne sait pas qui contrôle réellement l’armée dite ukrainienne aujourd’hui. La carte est entre les mains de ces personnes en Ukraine, qui ont des doutes. Seule la libération du pays de l’occupation militaire et politique des forces de l’OTAN et des « conseillers » atlantistes permettra à l’Ukraine de pouvoir exister comme pays. Seul ce scénario ramènera la stabilité sur le Continent européen, en tout cas de ce côté. Mais pour le réaliser, il va lui falloir trouver des alliés de qualité et de caractère. Et les pays européens, évidemment en dehors de l’UE, et la Russie ont ici une carte à jouer. Mais eux-mêmes en ont-ils la force et la volonté ?

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2 réponses »

  1. Des Mercenaires et des petites armées privées sous-traitantes fournies par les industries militaires US sous uniforme ukrénien, représentent tous les ingrédients d’une opération sous faux-drapeau pouvant mettre le feu aux poudres….
    Du temps de De Gaulle, La France indépendante de L’OTAN et de son « Commandement intégré » aurait surement pu jouer un role d’appaisement et favoriser intelligemment et diplomatoiquement une indépendance réelle et pacifique de L’Ukraine et un équilibre stable des relations avec la Russie…
    Mais le Toutou de Washington qui nous sert de Président, et qui est aligné sur le Pentagone et ses Faucons va-t-en guerre (qui ont encore et toujours la Nostalgie de ne pas s’etre « payé » L’Ex-URSS) ne semble n’avoir uniquement que la volonté d’obéir à ses Maitres…
    C’est totalement désolant : au lieu d’un Homme d’Etat Mature et Responsable cherchant à apaiser les choses et à calmer le jeu pour le bien de Tous en Europe, nous avons un concierge de Washington, grand copain d’ « Oblabla » et de sa marionnette Biden,
    et qui s’aligne « aux Ordres » de son (N+1), ceci sans aucune Notion de ce qui pourrait etre fait par La France pour arrondir les angles et apaiser cette situation tendue, de façon pérenne et constructive.
    N’est pas Le Général De Gaulle qui veut…!!!

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