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Ukraine, le risque céréalier

Ukraine, le risque céréalier

Céréales et oléagineux confondus, l’Ukraine exporte plus de 65 millions de tonnes par an.  (Image d'illustration)
Céréales et oléagineux confondus, l’Ukraine exporte plus de 65 millions de tonnes par an. (Image d’illustration) © Pixabay

 

L’Ukraine et la Russie, c’est 30% du commerce mondial de blé. Les tensions actuelles font donc craindre un grand bouleversement sur le marché des céréales.

Mi-janvier, les marchés ont donc très vite réagi au vu des tensions géopolitiques grandissantes. « Un réflexe d’anticipation, et de peur », explique Sébastien Poncelet, directeur Développement chez Agritel, cabinet d’analyse des prix agricoles. Un réflexe qui s’est traduit sur les marchés à terme du blé, pour une livraison dans plusieurs mois donc – que ce soit sur le marché Euronext ou celui de Chicago – par des contrats qui ont pris 10% en une dizaine de jours. Mais la situation ne s’étant pas envenimée sur le terrain, les prix sont retombés. Les prix pour un départ immédiat des blés de la mer Noire – eux – n’ont pas sourcillé pour l’instant.

Un blocage des ports ukrainiens affecterait le marché 

En cas d’intervention militaire russe, l’impact sur les exportations pourrait d’abord être logistique. Car la grande majorité des expéditions se fait par bateau via la mer Noire. Un blocage du pays et des ports ukrainiens affecterait le marché qui devrait alors se fournir ailleurs, avec à la clé, des délais de livraison qui s’allongeraient pour des acheteurs comme l’Égypte par exemple : quand le blé de la mer Noire arrive en 4 ou 5 jours, en Égypte, celui d’Argentine met 22 jours. 

Autre facteur à prendre en compte, les représailles américaines. Il ne faut pas exclure, en cas d’intervention, que les États-Unis fassent pression sur leurs alliés pour qu’ils trouvent d’autres fournisseurs que la Russie. Par ricochet, le blé russe pourrait donc souffrir sur le marché. 

Une atteinte à la prochaine production, le pire des scénarios 

L’autre risque en cas d’escalade, c’est la désorganisation du travail dans les champs : elle pourrait affecter les semis de tournesol et de maïs du printemps, puis si la crise durait, les récoltes de blé cet été. Une perte de production impacterait inévitablement le marché mondial : céréales et oléagineux confondus, l’Ukraine exporte plus de 65 millions de tonnes par an.  

« Si elles devaient durer, ces tensions pourraient peser sur la reconstitution des stocks de céréales qui ont été bien entamés depuis l’été 2020, du fait des achats massifs de la Chine qui a siphonné les stocks des grands exportateurs », rappelle Agritel. En résumé, la marge laissée pour des aléas climatiques ou géopolitiques est particulièrement réduite cette année.  

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1 réponse »

  1. Et comme par un hasard surprenant,
    Macron a vendu les stocks de blés français.
    Pas de chance vraiment …

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