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C’est lundi, c’est ravioli (Sylvain de Mullenheim)

C’est lundi, c’est ravioli

Les thèses gauchistes ne sont pas arrivées toutes seules dans nos sociétés. Des organisations les ont financées. Aujourd’hui, le patrimoine des Pécresse.

 

Les candidats à la présidentielle sont tenus de déposer le compte de leur patrimoine à la haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Valérie Pécresse ayant été réélue en juin 2021, sa déclaration devrait déjà être en ligne. Malheureusement, la HATVP est en retard. La faute à une insuffisance de moyens. Soit. S’agissant de la présidentielle, les déclarations doivent être publiées au maximum deux semaines avant le scrutin. Cela ne va donc pas tarder. En attendant, nos confrères de gauche se sont régalés.

 

Libération, le Canard Enchaîné, l’Humanité ou Blast ! ont clamé que le patrimoine de la candidate LR est conséquent, mais surtout « entaché de nombreuses zones d’ombre ». Or, c’est faux. Tout est clair. Les Pécresse sont blindés d’oseille. Démonstration.

 

En tant que présidente de région, la candidate perçoit 5 512 euros brut mensuels, soit 66 144 euros par an. A ces indemnités peuvent s’ajouter des frais annexes, tels que des indemnités de déplacements ou frais de séjour, pour un maximum de 969,38 euros mensuels. La candidate n’occupe pas de logement de fonction à la région. Elle dispose toutefois d’un véhicule de fonction et de son chauffeur. Elle ne cumule ce traitement avec aucun autre. Elle a démissionné de tous ces autres mandats et même de la fonction publique. L’un dans l’autre, ce n’est pas terrible quand on se rappelle qu’elle dirige une entité dont le budget annuel représente un peu moins de cinq milliards d’euros et qui emploie plus de 10 000 personnes.

 

Heureusement, il y a son mari Jérôme, industriel de son état. D’après le Canard Enchaîné qui cite un proche du couple, son salaire actuel chez General Electric, avec bonus, est compris entre 1,5 et 2 millions d’euros annuels. Mais monsieur Pécresse a toujours bien gagné sa vie. Le couple a commencé à investir tôt dans l’immobilier. Il a commencé en 2003 par une villa de style 1930 sur le front de mer à La Baule, payée sans emprunt un million d’euros. Aujourd’hui elle en vaudrait plus du double. En 2008, sur La Baule TV, Valérie Pécresse vantait « l’authenticité » de la ville, particulièrement hors saison car elle bénéficierait alors d’un « charme intouché ».

 

Dès lors, il était compréhensible que la famille rejoue. En 2014, les Pécresse ont acquis une deuxième villa, directement voisine de la première, pour 1,995 millions d’euros. Alstom était en train de vendre sa branche renouvelable, et Jérôme Pécresse avec, à General Electric. Dans cette période propice aux fortes primes, le couple a recouru à un emprunt d’un million d’euros pour financer son achat. Cette deuxième villa, récemment rénovée et divisée en quatre logement, a été proposée à la location sur Airbnb. Presse Océan ayant vendu la mèche le 28 décembre, les Pécresse ont craint d’être assaillis, et la maison a été retirée de la location début janvier 2022.

 

En 2017, une autre emplette immobilière. Les Pécresse, qui habitaient déjà Versailles, ont acheté une maison à côté du château. La transaction, d’un montant de 2 millions, a également été financée par un emprunt d’un autre million.

 

N’oublions pas les stock options. Celles d’Alstom ont occasionné des pertes au couple. Pour celles de General Electric, tout espoir n’est pas perdu. En 2017, Jérôme Pécresse en a reçu près de 10.000 pour une valeur de 230.000 euros. En 2021, rebelote, avec 82.000 titres supplémentaires. Mais les plus valus potentielles représentent moins d’un million.

 

Nous avons sollicité un gestionnaire de patrimoine. Pour lui, la vraie fortune doit se trouver dans les liquidités du couple. Son calcul s’est basé sur plusieurs hypothèses. Mettons que les Pécresse aient gagné ensemble plus de 500 000 euros par an depuis 2000, puis un million à partir de 2011, qu’ils aient payé 30% d’impôts, dépensés pour eux entre 100 000 et 120 000 euros par an, et enfin qu’ils aient placé le reste à 5%… alors leurs avoirs sont désormais supérieurs à dix millions d’euros, hors patrimoine immobilier, d’environ 6 millions.

 

Maintenant, vous pouvez attendre la déclaration de la HATVP de pied ferme.

 

Sylvain de Mullenheim L’Incorrect

« La gravité est le bouclier des sots »

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Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu (1689-1755) – Pensées et Fragments inédits

 

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