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SCARFACE ou JAMAIS DEUX SANS TROIS (Gabriel Nerciat)

SCARFACE ou JAMAIS DEUX SANS TROIS

Eh bien, dites donc, il aime ça, le cinéma, le Churchill des cabarets et des tripots de la mer Noire, le Che Guevara des paradis fiscaux du monde libre.
Non seulement le sien, mais surtout celui des autres (même si Jessica Chastain, ce n’est pas Nicole Kidman ou Meryl Streep, non plus).
Peut-être que lorsqu’il aura obtenu l’autorisation de concourir à l’Académie des Oscars, il consentira enfin à épargner son peuple, juste avant – ou juste après – que toute son armée ait été saignée à blanc et les villes russophones de l’est de l’Ukraine intégralement détruites sous la coupe des bataillons banderistes qui s’y terrent.
Plus le temps passe, et plus l’ignominie de ce personnage aussi abject que sans doute précaire (car, contrairement à ce que ressassent depuis six mois les sarcasmes des plumitifs occidentaux, un aventurier juif stipendié qui passe alliance avec des nazis revendiqués et avérés n’est pas certain de conserver une assurance-vie à toute épreuve en cas de défaite) va finir par constituer le résidu d’un type d’humanité bien spécifique que seule la littérature jusqu’à présent avait les moyens de cerner ou de hausser à la grandeur d’un type psychologique.
On devrait dire bientôt : un Zelensky, comme on dit un Harpagon, un Sancho Pança, un Bartleby, un Uriah Heep, une Nana ou un Rastignac.
Un Pinocchio grimaçant et corrompu, surtout, qui ment toute la journée et joue la comédie de la vertu et du courage parce qu’il a peur que ses Geppetto ne finissent par couper les fils qui le maintiennent en vie.
Les Ukrainiens, eux, qu’ils soient de souche ou d’origine russe, sont sans doute ravis de voir que l’homme qui les a précipités vers le chaos et l’abîme est en passe de devenir une star du cinéma hollywoodien international.
Sûr qu’ils sont flattés. Ils ne meurent pas pour la gloire du premier Porochenko ou Soros venu, quand même. On n’est pas chez les Bosniaques ou les Albanais du Kosovo, non plus.
M’est avis quand même que si, dans les mois ou les années qui viennent, l’actuel président de l’Ukraine connaissait une mort violente, ce ne serait peut-être pas du fait des services russes.
La fin de Scarface, elle est plus explicite chez Hawks, je trouve, avec l’essor de ses ombres amplifiées, que dans le grand barnum foutraque de Brian de Palma.
Pour autant, je suis sûr que le cinéphile Zelensky préfère de loin la seconde. Allez savoir pourquoi.

GABRIEL NERCIAT via Facebook

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