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Les gouvernements se fichent que vous les critiquiez. Le droit à la critique fait partie du système de domination (Bruno Bertez)

Les gouvernements se fichent que vous les critiquiez. Le droit à la critique fait partie du système de domination.

By brunobertezautresmondes 

brunobertez.com

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Les gouvernements se fichent que vous les critiquiez.

Le droit à la critique fait partie du système de domination.

Il est le meilleur garant de sa pérennité.

Tout système ne survit que par sa dénonciation, n’oubliez jamais cette vérité première. Une pièce a toujours deux faces et elles sont indissociables, si ce n’était pas le cas il n’y aurait pas de pièce.

Tout système a ses rebellocrates.

La critique est un défoulement, une sublimation sans conséquences; c’est , à la lutte politique l’équivalent de ce qu’est la masturbation à la procréation.

Ce qui compte ce n’est ni la parole ni l’écrit , ce qui compte c’est le discours qui intègre, qui vise la Praxis, c’est à dire le discours qui vise la mise en action. L’analyse critique doit être vivifiée par les affects et les affects canalisés dans le passage à l’action.

La critique est une décharge …une éjaculation qui procure une satisfaction sur le moment, mais elle n’a aucun débouché, c’est une décharge à blanc.

La critique, le dialogue chers aux élites dites progressistes consistent a désamorcer et à canaliser vers des impasses des forces qui, si elles étaient conscientes d’elles même et étaient capables de s’unir renverseraient tout sur leur passage.

Les élites dominantes n’ont qu’une crainte; c’est que vous vous organisiez et c’est cela qu’elles surveillent: les tentatives d’organisations .

Qu’ il y ait des mécontents, des révoltés des rebelles, peu importe , ce qui importe c’est que la mayonnaise ne prenne pas; c’est à dire qu’ils ne s ‘organisent pas. D’où d’ailleurs l’importance de décimer, de tuer les chefs de les éliminer dès qu’ils se révèlent car eux sont capables de catalyser vers l’action organisatrice. D’ou l’importance de la censure et de la propagande, elles ont pour fonction d’empêcher la formation d’une classe de gens qui ont des aspirations communes. D’où d’ailleurs l’organisations des votes et élections lesquels ont pour fonction organique d’instaurer les divisions et de les pérenniser.

Il ne faut pas que les porteurs de contestation se regroupent, se rejoignent se fixent des objectifs, déterminent des stratégies car, par leur masse, les mécontents sont plus forts que tous les appareils d’état.

Ecoutons la rebelle Caitlin Johnstone

Les Occidentaux pensent qu’ils sont libres parce qu’ils peuvent critiquer leur président ou Premier ministre, alors qu’une petite quantité de recherches révèle rapidement que ces fonctionnaires ne sont pas ceux qui décident sur une question importante. Les Occidentaux ne sont même pas autorisés à savoir qui est leur véritable gouvernement.

Nous n’avons pas le droit de savoir qui fait quoi, derrière le voile du secret. Tout ce que nous sommes autorisés à voir, c’est que nos gouvernements promeuvent continuellement les mêmes politiques impériales, peu importe qui est au pouvoir. Ils ne nous laissent jamais voir qui passe ces consignes.

Vous pouvez faire des recherches sur ce sujet toute votre vie et, au mieux, vous n’obtiendrez qu’une image très granuleuse de ce qui se passe et un tas de suppositions très grossières. Vous aurez une liste de noms de personnes et d’institutions que vous savez impliquées d’une manière ou d’une autre, mais la plupart resteront invisibles.

La vérité est que les occidentaux vivent dans un empire géant vaguement centralisé autour des États-Unis; ils n’ont littéralement aucune influence sur les opérations, dont ils ne connaissent même pas les opérateurs et dont les mécanismes sont entièrement cachés.

Si vous appelez cela liberté, je vous traite d’imbécile.

BRUNO BERTEZ

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4 réponses »

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  2. La critique, étymologiquement, renvoie au jugement, au discernement.

    « Esprit critique. Esprit qui n’accepte aucune assertion sans contrôler la valeur de son contenu et son origine.
    « La crédulité est un signe d’extraction : elle est peuple par essence. Le scepticisme, l’esprit critique est l’aristocratie de l’intelligence » (Goncourt, Journal,1861, p. 963).
    « L’esprit pénétrant et critique, qui savoure à loisir le charme de manier son instrument exact et sûr » (Renan, Avenir sc.,1890, p. 16). »

    « Manier son instrument exact et sûr » ? Assez individuelle comme pratique (sans X, ni Karl) d’où sans doute l’analogie onanienne ?
    En arrivant peu ou prou à distinguer/discerner l’eau de mon bain d’avec un bassin de purin, en appliquant consciencieusement des huiles critiques ESSENTIELLES pour protéger ma peau des attaques extérieures (la saleté en un mot), je parviens à stopper net la non-inexorable progression de Netflix, de Coca, de Mcdo, d’Apple, de Microhard, de l’autrisme, du Nutella, de Tesla, si si, de Baidu (Alain compris), d’Alibaba (voleurs compris), de Tencent, de Xiaomi, de tik tok (au-dessus d’un nid de coucou) ou encore de Pfizer itou, etc.

    Ça en fait faire des choses, ou plutôt ne pas faire.

    Axiome : Moins la critique est sotte, plus la vérole se détricote.
    Comme dit bêtement : c’est peu mais si tout le monde ya ki fââsait comme moééééé….

    Mais ce n’est pas le cas car la critique (esprit) essentielle, vitale, n’est pas si répandue, voire désapprise par, précisément, un système contre-critique, une critique de la critique (la ‘propagande’ mentionnée ci-dessus) qui se substitue à la critique radicale (voir la thèse de Jacques-a-dit sur les radis).

    Ex : « Venez comme vous êtes », à poil à plume à trou à voile, « as you want », tout est relatif, tout se vaut, pareil au même, pas de gen(d)re, pas de différentiel ni référentiel et , ‘indiscernementiellement’, pour ramper d’un point A vers un point B, pas besoin de tire, « plie l’espace-temps mon pote » et courbe toi donc ! La téléportation fonctionne mieux un genou à terre, paraît-il.
    Comme disait ma jeune nièce (peuple nouveau) : « T’es chiant avec tes critiques » [je parlais de la publicité…]

    Message : « Ne critiquez rien, soyez inclusif, ne juger point, soyez tolérant » (Miss France, après opération XY)

    La critique, laborieuse, mène inévitablement à une auto-(ré)flexion (pour filer la métaphore de départ), de soi à son bain environnant, vice versa ; embarquant une (ré)action comme la fuite ou le combat pour reprendre l’oncle Laborit, d’ajouter qu’avant l’action, il n’y a jamais d’irréflexion (mais observation) sinon de s’être à jamais (3X) échoué sur l’île des Lotophages, pour le coup une véritable décharge, aboulique.

    Quant au dicsours (étymol. : courir à différents endroits, en tous sens, çà et là [avec ou sans tête, NDLR]), d’aussi droit dans la digue, il participe bien plus souvent de diffuses ‘réponses’ que de questions précises.
    Ce pourquoi il se produit et se diffuse si bien telle une rock-star.

    Et plus une société est liquide plus le bassin manque d’eau.
    Or, la baignoire a horreur du vide.

    P.-s. : Ma critique vient d’une part de ma nature (l’inné), ensuite de mes observations (l’acquis).
    Cependant d’avoir lu toutes critiques ici ou là, et il a bien fallu que d’autres que moi les écrivent et les partagent, permettent une chose capitale : ne pas devenir solo-cinglé en s’apercevant promptement que d’autres pensent plus ou moins partiellement comme vous, mais suffisamment pour se ‘rassurer’ et finalement raffermir son opérative critique.

    Donc, MERCI aux « critiquateurs » de tout poil (sans plume), dont Bruno Bertez d’ailleurs.

    Le droit à la « critique » superficielle, oui ; comme l’anti-racisme.
    Celle-ci est à la critique ce que pierre qui roule est au radis.

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