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Les News « sans importance » du LUPUS du Vendredi 30 Décembre 2022

Les News « sans importance » du LUPUS du Vendredi 30 Décembre 2022

Loin de « voler aux riches pour donner aux pauvres » : comment Bankman-Fried a financé ses parts chez Robinhood

Sam Bankman-Fried a emprunté 546 millions de dollars à Almeda Research, son propre fonds spéculatif, pour acheter des parts dans Robinhood, une application permettant de négocier des actions.

L’affaire FTX n’a pas fini de faire parler d’elle. Après les révélations que le fonds spéculatif de Bankman-Fried, l’ex-PDG de FTX, Alameda Research, avait été utilisé pour gonfler la valeur de FTX, voilà qu’on apprend que lorsque Bankman-Fried a acheté des parts dans la plateforme Robinhood, il a « emprunté » l’argent à son propre fonds d’investissement.

 

L’actualité : Au début de l’année, Sam Bankman-Fried a acheté une participation de près de 7,6 % dans Robinhood, l’application de trading. Il a financé l’opération avec plus d’un demi-milliard de dollars empruntés à son propre fonds spéculatif, Alameda Research. Ce fonds, selon les procureurs, acheminait illégalement les fonds des clients de sa plateforme affiliée, FTX.

  • Dans une déclaration sous serment publiée mardi, Bankman-Fried a déclaré que Gary Wang, cofondateur de FTX, et lui-même avaient emprunté plus de 546 millions de dollars au fonds spéculatif, Alameda Research, qu’ils ont utilisé pour acheter les actions Robinhood par l’intermédiaire d’une société holding principalement contrôlée par Bankman-Fried.
  • Wang a depuis plaidé coupable de quatre chefs d’accusation de fraude et de complot, en coopération avec les procureurs américains qui enquêtent sur l’effondrement de FTX. Bankman-Fried a été mis en examen pour huit chefs d’accusation.
  • Les documents judiciaires ne permettent pas de savoir si les 546 millions de dollars utilisés pour acheter la participation comprenaient des fonds qui, selon les procureurs, ont été volés des dépôts de clients dans FTX.
  • La récente implosion des cryptomonnaies a été désastreuse pour Robinhood. La société a licencié 23% de son personnel en août après avoir supprimé 9% de ses employés en avril. L’action de la société de courtage en ligne est en chute libre depuis que les transactions se sont taries.

L’enjeu : La participation de Bankman-Fried dans Robinhood est maintenant au centre d’une bataille juridique distincte et multinationale sur les actifs associés à l’empire cryptographique en faillite.

  • En raison de ces revendications concurrentes, FTX a déposé au début du mois une requête auprès du tribunal des faillites du Delaware afin de maintenir les actifs gelés jusqu’à ce que le tribunal « puisse résoudre les problèmes d’une manière équitable pour tous les créanciers des débiteurs ».

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Le grand retour des introductions en bourse d’entreprises technologiques en 2023 ? Pas si sûr

Les introductions en bourse d’entreprises technologiques ont fortement chuté en 2022, comparées à 2021. Les sommes levées avec ces IPO (initial public offering, ou introduction en bourse) ont baissé de 94%. En 2022, il y a eu peu de vent frais à Wall Street, et 2023 pourrait être fort similaire.

Une bulle 2021 ? C’était une année avec de nombreux records à la bourse, mais aujourd’hui le marché peine à répéter ces performances.

Les faits : La sécheresse des IPO en 2022.

  • 2021 était une année fulgurante pour les entreprises du secteur de la tech qui se sont jetées dans le bain de la bourse. Rivian notamment avait fait très fort, avec une valorisation à 93 milliards de dollars. Cette année-là, il y a eu en tout une dizaine d’introductions en bourse qui ont pu récolter plus d’un milliard de dollars. En tout, les entreprises technologiques ont récolté 155,8 milliards de dollars.
  • En 2022, c’est un contraste total. Aucune IPO de la tech a permis de lever plus d’un milliard de dollars. Celle de Mobileye, succursale d’Intel, s’en est rapprochée. De plus, c’est la seule à avoir dépassé les 100 millions de dollars levés, rapporte CNBC. Total des fonds levés : 8,6 milliards de dollars, selon les données d’EY. Soit 94% de moins qu’en 2021.
  • Deux raisons à cela : l’aversion du risque des investisseurs, qui se tournent vers d’autres actifs, dans le contexte des hausses des taux d’intérêt, et la dégringolade de la bourse en général, mais surtout des nouveaux venus qui ont tenté l’aventure en 2021. Le cours de Rivian, Coinbase et Robinhood a par exemple baissé de respectivement 81, 86 et 56% depuis le début de l’année.

L’essentiel : Un grand retour des IPO pourrait se faire attendre.

  • Écho similaire chez Dan Butler de Thomvest Ventures, qui parle d’une « gueule de bois après la beuverie démesurée », en comparant 2022 à 2021. Pas de reprise du marché en 2023, estime-t-il, à cause de la chute générale de la demande et de la récession à venir.
    • Les entreprises et les investisseurs devraient d’ailleurs complètement changer leur état d’esprit, et ne plus se concentrer sur la croissance avant tout. La rentabilité et l’efficience sont tout aussi importantes, tout comme l’organisation interne. Dans ce sens, il ne faudrait pas continuer à embaucher frénétiquement, comme cela a été le cas en 2021. Ce temps d’adaptation devrait prendre plusieurs trimestres, explique-t-il à CNBC.

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Le peso mexicain a été une des seules monnaies à gagner contre le roi dollar en 2022, mais restera-t-il sur sa lancée l’année prochaine ?

Belle performance du peso contre le dollar : une hausse de 5% contre le billet vert cette année. Mais des vents contraires commencent à apparaître, qui devraient couper la devise mexicaine dans son élan.

Les faits : Grosse année pour le dollar, mais le peso mexicain a fait encore mieux.

  • Le roi dollar a été particulièrement fort en 2022. Sur l’indice du dollar, où il est comparé à plusieurs autres monnaies, il était à son niveau le plus élevé en 20 ans. Parallèlement, d’autres monnaies ont plongé.
    • L’euro est par exemple passé sous la parité, une première en vingt ans. Le yen est passé sous 150 pour un dollar, une première depuis les années 80-90. Le yuan a glissé à moins de 7,30 pour un dollar, le plus bas depuis 2008. La livre britannique glissait vers la parité aussi, un niveau plus vu depuis les années 80. Depuis, ces monnaies remontent la pente, mais elles sont toujours dans le rouge par rapport au billet vert, comparé au début de l’année.
  • Mais d’autres monnaies ont fait mieux que le dollar. C’est le cas pour les devises des pays du Caucase et d’Asie Centrale, sous stéroïdes avec l’afflux de capitaux et de citoyens russes qui fuient le pays. Mais c’est aussi le cas pour le peso mexicain, qui a gagné 5% sur le billet vert et fait sa meilleure performance depuis dix ans, rapporte Reuters.

Le détail : Pourquoi le peso était-il meilleur que le dollar ?

  • Autre raison qui porte le cours du peso : le commerce avec les États-Unis, les exportations et les investissements étrangers au Mexique.
  • Dans tous les cas, c’est une bonne nouvelle pour la devise, car elle a connu des périodes beaucoup moins stables.

L’essentiel : la fin de la position de force ?

  • La Banque du Mexique devrait bientôt arrêter les hausses des taux d’intérêt. La Fed de son côté devrait encore continuer à serrer la vis – une différence dans laquelle le rallye du peso devrait se calmer et le dollar gagner du terrain sur son voisin.
  • Deuxième vent contraire : la récession aux États-Unis, qui pourrait tomber sur le pays dès l’année prochaine. Elle aura un impact sur le commerce et les investissements. Il y a également une politique commerciale mexicaine en matière d’énergie, jugée comme protectionniste et nationaliste, qui sème la discorde entre le pays et ses partenaires, le Canada et les États-Unis. Un commerce moins flamboyant aurait en tout cas un impact sur la monnaie

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Quelles sont les entreprises les plus précieuses au monde en 2022 ?

Globalement, 2022 a été une mauvaise année pour les plus grandes entreprises du monde. Parmi les dix entreprises les plus précieuses de 2021, huit (!) ont vu leur capitalisation boursière se réduire cette année. Bien sûr, il y a quelques exceptions pour confirmer la règle.

La chute des Big Tech ?

Nous en avons beaucoup parlé, 2022 a vu nombre de géants technologiques tomber de leur piédestal. L’exemple le plus marquant a été celui de Meta (ex-Facebook), qui a perdu plus de 600 milliards de dollars de capitalisation boursière (-65%). Septième entreprise la plus précieuse au monde fin 2021, elle est sortie du top 20 cette année (24e à l’heure d’écrire ces lignes).

En plus de Meta, trois autres entreprises sont sorties du top 10 mondial cette année : Tesla, Nvidia et TSMC. Si les deux dernières sont assurément elles aussi des Big Tech, certains diront que l’entreprise automobile d’Elon Musk en est une aussi, tant ses voitures sont bourrées de technologies.

Quoi qu’il en soit, Tesla, désormais 15e, paie sa chute vertigineuse (-63%) entamée en octobre suite au rachat de Twitter – une autre entreprise de la tech – par Elon Musk. Nvidia (-50%) est 17e. La chute de TSMC (-31%) est moins importante : l’entreprise taïwanaise de semi-conducteurs se place à une honorable 13e place pour terminer 2022.

Pas tout à fait

Lorsque l’on regarde le classement global, l’on s’aperçoit rapidement que le règne des Big Tech est toutefois loin d’être terminé. En effet, 20 des membres du top 100 sont actives dans le secteur des technologies, note Visual Capitalist. Additionnées, leur valeur boursière dépasse les 9 billions de dollars. Aucun autre secteur ne fait mieux.

Parmi les Big Tech qui ont limité la casse, il y a Apple. La firme de Cupertino a tout de même vu s’évaporer plus d’un quart (28%) de sa valeur, soit plus de 800 milliards de dollars. Mais elle reste le numéro 1, avec une capitalisation boursière d’un peu plus de 2 billions de dollars. Comme nous vous l’expliquions dans une analyse en début de semaine, Apple pourrait vivre une année 2023 encore plus compliquée.

Derrière Apple, à moins d’un retournement de situation d’ici la clôture de vendredi, Saudi Aramco finira devant Microsoft. À l’heure actuelle, le géant pétrolier saoudien devance la Big Tech américaine d’une courte tête (un peu moins de 100 milliards de dollars supplémentaires). Saudi Aramco a connu un momentum dans les mois qui ont suivi le début de la guerre en Ukraine, les prix du pétrole ayant augmenté. En automne, sa valeur a commencé à méchamment baisser, jusqu’à descendre juste en dessous de son niveau de fin 2021 (-1,4%). Par ailleurs, on notera que Saudi Aramco est la seule entreprise non-américaine du top 10. De son côté, Microsoft a vécu une sale année, avec une valeur qui a baissé presque non-stop (-28%), jusqu’à quasiment atteindre son niveau pré-Covid.

Malgré leurs mauvaises performances, Alphabet (-40%) et Amazon (-49%) vont rester dans le top 5.

De la 5e à la 10e place, tout change

À la sixième place, on retrouve Berkshire Hathaway. La société d’investissement de Warren Buffett a connu des hauts et des bas, mais sa valeur finira 2022 à son niveau de fin 2021 (+1;8%). Profitant des mauvaises performances des autres cadors, elle gagne trois places en un an.

La « surprise » nous vient de UnitedHealth. Depuis le Covid, cette société américaine d’assurance et de soins de santé ne cesse de grandir. Et la fin de la pandémie aux USA n’y a rien changé. Grignotant quelque 4% de valeur boursière, elle intègre le top 10 mondial et s’installe à la septième place, profitant, comme Berkshire Hathaway, de la chute de certains grands noms. Juste derrière, à la huitième place, on reste dans le domaine de la santé avec Johnson & Johnson. La Big Pharma américaine a vu sa capitalisation boursière légèrement augmenter en 2022 (+3%). Là aussi, c’est un nouveau membre qui entre dans le top 10 par rapport au classement de fin 2021.

Aux neuvième et dixième place, ce sont encore de nouveaux venus par rapport à l’an dernier : ExxonMobil et Visa. Le géant énergétique américain a vu sa valeur exploser (+73%), là où Visa a perdu un peu plus de 6%.

Les entreprises américaines seules sur leur île

Comme le montre l’infographie de Visual Capitalist ci-dessus, les entreprises américaines archi-dominent le top 100 mondial. Elles sont… 62. Le deuxième pays le plus représenté est la Chine, Tencent menant la marche des 11 entreprises nationales. La France se classe troisième, grâce à LVMH, L’Oréal, Hermès, TotalEnergies et Dior.

Bien sûr, ces chiffres bougeront encore dans les prochaines heures. Mais il n’y aura de toute façon plus de grand bouleversement d’ici la fin de 2022.

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Comment la Turquie instrumentalise l’OTAN pour contraindre la Suède à faire ses quatre volontés

Conséquence inattendue de la guerre en Ukraine : Erdogan, considéré comme le paria de l’OTAN et un électron libre dangereux par ses voisins, se voit dans la position de faire la pluie et le beau temps au sein de l’Alliance.

Chantage à la turque

L’actualité : alors que la Hongrie, l’autre pays qui marquait son opposition à l’adhésion de pays nordiques, a annoncé revenir sur sa décision, ce n’est toujours pas le cas de la Turquie. Le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan se montre même de plus en plus intrusif tout en continuant à faire miroiter son aval à Stockholm.

  • Pour joindre l’OTAN, il faut l’accord, à l’unanimité, des 30 membres à part entière de l’Alliance. Or ce qui devait être une formalité pour la Finlande et – surtout – pour la Suède s’est heurté au veto du Hongrois Viktor Orbán et du Turc Recep Tayyip Erdoğan.
  • Le premier s’est rétracté : il a déclaré que son parlement devrait ratifier les deux candidatures au début de l’année prochaine. Mais le second reste inflexible. Il fait payer à Stockholm son soutien passé à des militants kurdes, qu’Ankara considère comme des terroristes.

Gifle turque sur la main tendue suédoise : la Turquie ne s’est pas contentée de la liste de personnes à extrader d’il y a quelques mois : les demandes s’accumulent, jusqu’à tourner à l’ingérence. Ankara a demandé le renvoi d’un ministre suédois pour sa participation à une fête pro-PKK il y a dix ans, et est allé jusqu’à convoquer l’ambassadeur suédois pour une émission de télévision se moquant d’Erdogan, liste France24. Dernièrement, la Turquie a réclamé que la Suède enquête sur un rassemblement organisé à Stockholm par un groupe qu’elle estime proche du PKK, et au cours duquel des slogans anti-Erdogan auraient été prononcés. Ankara a également demandé à la Suède d’identifier les personnes qui avaient pris part à la manifestation. Pour un pays aussi attaché aux libertés individuelles, c’est là une humiliation.

Diplomatie et poudre aux yeux

Pomme de discorde pour le nouveau gouvernement : en Suède, ce dossier pèse sur le nouveau gouvernement du Premier ministre Ulf Kristersson, qui a pris ses fonctions en octobre et a promis de faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire avancer ce dossier.

  • Après un voyage en Turquie qui n’a rien donné, le gouvernement suédois se verra contraint d’accueillir Recep Tayyip Erdoğan dans le pays dans quelques semaines. Une épreuve diplomatique qui passe mal auprès de l’opinion publique, qui a l’impression de voir le pays s’incliner devant un autocrate pas bien plus fréquentable que celui du Kremlin.
  • « La Turquie a plusieurs raisons de brandir sa carte de veto. Tout à coup, le pays s’est retrouvé dans une position de négociation favorable » écrivait le mois dernier Aras Lindh, analyste et responsable de programme à l’Institut suédois des affaires internationales. « La Turquie est en proie à une mauvaise gestion de l’économie, la question de l’OTAN fonctionnerait donc comme un moyen de déplacer le centre du débat, en partie en le faisant peser plus sur les États européens laxistes qui ne peuvent pas empêcher les terroristes de circuler dans les rues, mais surtout, en faisant en sorte que la conversation tourne autour du leader fort qui n’a pas peur de leur tenir tête. »
  • Cela donne une échéance pour les Suédois : les élections turques de juin prochain, après lesquelles Erdogan pourrait gagner à passer pour un sultan miséricordieux.
  • Accepter la candidature suédoise permettrait aussi de redorer son blason au sein de l’Alliance, qui en a bien besoin alors que son rôle vis-à-vis de la Russie est ambigu, et que les forces turques sont à couteaux tirés avec leurs « alliés » grecs en Méditerranée.

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Les analystes boursiers regardent nerveusement ce qu’il se passe en Chine : quelles conséquences pour les marchés mondiaux ?

Les experts boursiers ne savent pas comment la situation sanitaire en Chine – où l’on assiste à une nouvelle explosion des infections au Covid-19, influencera le sentiment des marchés financiers.
L’abandon soudain de la politique draconienne du zéro Covid en Chine provoque une grande incertitude, y compris parmi les investisseurs. La grande crainte est que les chiffres officiels ne donnent pas une image exacte de la situation sur le terrain.

Les prévisions : encore des semaines d’incertitude.

  • Bien que les autorités aient déjà mis fin à leur politique du zéro Covid, la banque d’investissement JPMorgan s’attend à ce que la véritable hécatombe ne tombe que pendant le Nouvel An chinois, le 22 janvier.
  • Selon l’économiste de la CBC Bernard Keppenne, la situation pourrait s’aggraver avec le Nouvel An chinois. C’est à ce moment-là que de nombreux Chinois quitteront les villes pour se rendre à la campagne, « ce qui pourrait encore augmenter le nombre d’infections et la surpopulation des hôpitaux ».
  • Toujours selon lui, la situation est préoccupante en partie parce que la couverture vaccinale est trop faible et que les vaccins utilisés ne sont pas adaptés au variant Omicron. « La liste des pays qui exigent des tests pour les visiteurs en provenance de Chine s’allonge, et les craintes d’une augmentation incontrôlée des infections en Chine pèsent sur les marchés boursiers. »

Chaud et froid : les marchés boursiers semblent mal à l’aise avec les développements surprenants en Chine pour d’autres raisons encore. La reprise des voyages vers la Chine est un élément positif pour l’économie mondiale, mais la demande croissante de la Chine pourrait entraîner une hausse des prix de l’énergie et des matières premières, ce qui obligerait les banques centrales à augmenter encore les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation. « Par conséquent, nous avons une alternance de réactions chaudes et froides du marché », fait remarquer Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Guerre de l’information :

  • Les médias d’État chinois affirment que le changement de politique n’est pas aussi brutal que le pense l’Occident et que les choses sont sous contrôle. Cependant, les chiffres officiels de mortalité liée au coronavirus publiés par Pékin semblent excessivement bas, selon les experts internationaux.
  • « Le problème à l’heure actuelle est qu’il est impossible de connaître le nombre d’infections et le nombre de décès, car les autorités chinoises ont décidé de ‘casser le thermomètre’ en arrêtant tous les tests », explique Bernard Keppenne.

Le tableau d’ensemble : les marchés s’inquiètent de savoir si la deuxième plus grande économie du monde sera capable de se redresser. La Banque mondiale table sur une croissance de seulement 2,7% cette année, ce qui est très faible par rapport aux normes chinoises.

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Que signifie l’année 2022 pour le développement de l’hydrogène ?

Alors que l’année touche à sa fin, il est temps de faire le bilan. Que s’est-il passé en 2022 autour de l’hydrogène ? Un intérêt croissant à l’échelle mondiale, des projets d’hydrogène vert de plus en plus sérieux, davantage de stations de ravitaillement et de véhicules, un élan dans le développement des connaissances et des démonstrations dans l’environnement bâti. Un spoiler à l’avance : 2022 a été une bonne année pour l’hydrogène.

Au niveau mondial, l’intérêt pour l’hydrogène connaît une croissance exponentielle. Les raisons en sont, d’une part, l’accord de Paris, qui oblige les pays à travailler sérieusement à la réduction des émissions de CO2. Les pays industrialisés recherchent des combustibles et des matières premières neutres sur le plan climatique pour atteindre les objectifs imposés. L’hydrogène s’y prête bien.

D’autre part, plusieurs pays et régions cherchent à se transformer en pays exportateurs d’hydrogène. Outre les pays traditionnels utilisant l’énergie fossile, de nouvelles nations apparaissent, qui voient un grand potentiel de développement économique. C’est pourquoi plusieurs pays « offreurs et demandeurs » ont signé des contrats de coopération cette année, l’Allemagne en tête.

Les Pays-Bas s’agitent également dans ce monde en signant des accords avec l’Australie, la Namibie, le Canada, Oman, le Portugal et certains pays d’Amérique du Sud. En outre, les Pays-Bas ont décidé de participer à l’initiative allemande H2Global, qui a prévu un budget de plus d’un milliard d’euros pour les importations d’hydrogène ; ce budget pourrait être porté à 4 milliards d’euros. Les Pays-Bas participeraient à hauteur de 300 millions d’euros. Pour importer d’une manière socialement responsable, l’accent est mis sur l’inclusion des objectifs de développement durable pertinents (ODD).

L’hydrogène vert au-delà du stade de la planification

Cela m’amène à parler de la demande d’hydrogène vert. Les projets de déploiement de l’hydrogène vert (et bleu) existent depuis un certain temps, mais seuls quelques mégawatts d’électrolyseurs sont actuellement en place. Avec la récente décision d’investissement de Shell de construire son électrolyseur de 200 mégawatts (Holland Hydrogen I) à Maasvlakte 2 pour sa raffinerie, la phase de planification est enfin terminée. La réalisation est prévue pour 2025/26.

Il est à espérer que d’autres acteurs du secteur suivront en mettant en place des plans sérieux en matière d’hydrogène pour rendre leurs processus plus durables. Pensez à la production d’engrais, d’acier et de paraffine synthétique. Les présages sont bons puisque huit projets ont soumis une demande dans le cadre de la deuxième vague d’IPCEI (Important Projects of Common European Interest grant scheme) pour laquelle près de 800 millions d’euros sont disponibles. Les résultats suivront au début de l’année prochaine et l’on s’attend à ce qu’environ 1 gigawatt d’électrolyse puisse être réalisé.

Pour les plus petits projets, le programme de démonstration de RVO (DEI+) est disponible avec plus de 30 millions d’euros cette année et 70 millions d’euros l’année prochaine. Et un programme de mise à l’échelle pour les électrolyseurs jusqu’à 50 mégawatts est en préparation (250 millions d’euros). C’est une bonne perspective ! Cela permettra d’atteindre l’objectif de 500 mégawatts d’ici 2025 fixés par l’accord sur le climat.

La grande conversion de l’hydrogène

En ce qui concerne les infrastructures, les Pays-Bas sont en tête du classement mondial. Cette année, Gasunie a été chargé par le gouvernement de mettre en place une dorsale nationale de l’hydrogène qui sera partiellement opérationnelle à partir de 2027 et totalement en 2030. Les coûts de démarrage seront de 750 millions d’euros.

Récemment, le gouvernement a demandé à Gasunie d’étudier les possibilités d’une infrastructure de l’hydrogène en mer du Nord, en collaboration avec les opérateurs qui gèrent les pipelines dans cette région. Outre les pipelines, le stockage d’hydrogène dans des cavernes de sel est également à l’étude et la première caverne devrait être prête vers 2026.

Entre-temps, Energie Beheer Nederland, une entreprise publique, et ses partenaires ont cartographié le potentiel de stockage de l’hydrogène dans les gisements de gaz vides de la mer du Nord, avec un résultat globalement positif, mais aussi avec des difficultés telles que la présence éventuelle de contaminations de l’hydrogène stocké par du gaz naturel.

La mobilité se développe lentement

En matière de mobilité, des progrès raisonnables sont réalisés. Les Pays-Bas comptent désormais 14 stations-service publiques et plus de 600 voitures à hydrogène. Les provinces déploient également plusieurs dizaines d’autobus régionaux fonctionnant à l’hydrogène, notamment à Groningen, Gelderland et en Hollande-Mérdionale.

Les marchés où l’hydrogène se distingue, par exemple dans le transport routier lourd et le terrassement, voient les premières applications dans les excavatrices, les tracteurs agricoles et les camions. Dans la navigation intérieure, les premiers navires fonctionnent à l’hydrogène.

Malheureusement, il y a encore peu de subventions disponibles pour ces investissements importants pour les entrepreneurs. Heureusement, il y a la perspective d’une subvention d’environ 200 millions d’euros par le biais de la troisième vague d’IPCEI qui débutera au début de 2023. Le ministère de l’Infrastructure a également augmenté certaines subventions pour l’année prochaine, notamment pour Aanzet (camions à émissions nulles) et SSEB (matériel de construction propre et sans émissions).

Projets de démonstration dans les quartiers et les villages

Plusieurs projets de démonstration de l’hydrogène ont lieu dans l’environnement bâti. Il y a maintenant une douzaine d’initiatives allant d’une simple maison pilote à la conversion d’un village entier. La plus récente est celle de Lochem, où l’hydrogène est testé dans dix bâtiments historiques. Les projets à Hoogeveen et Stad aan ‘t Haringvliet suivront bientôt, espérons-le.

Toutes sortes de blocages politiques ont été résolus dans le cadre des quartiers hydrogène du Green Deal en 2022 et la situation juridique des résidents dans les projets hydrogène est claire.

Ces projets visent d’ailleurs à tester l’hydrogène comme vecteur d’énergie durable adapté à l’environnement bâti ou comme complément aux options de durabilité existantes, telles que l’électrification et les réseaux de chaleur.

Besoin de certitude en matière de politique gouvernementale

Le rôle du gouvernement a déjà été évoqué à plusieurs reprises. De nombreux travaux sont en cours pour stimuler les politiques et les réglementations relatives à l’hydrogène. Au total, quelque 4 milliards d’euros ont déjà été débloqués pour les instruments. Cela mérite des éloges et c’est un excellent début ! Mais malheureusement, nous n’en sommes pas encore là.

Entre autres choses, le manque de clarté à Bruxelles sur la REDIII (directive sur les énergies renouvelables) ralentit les choses. Espérons qu’en 2023, les ballons d’essai de Bruxelles seront convertis en une politique stable et fiable, afin que les investisseurs sachent à quoi s’en tenir.

Stimuler le développement des connaissances

Sur le front de la connaissance et de l’innovation, il y a des raisons d’être optimiste. En 2022, la deuxième partie de GroenvermogenNL, le programme d’innovation soutenu par le fonds de croissance national, a été honorée. Un montant de 838 millions d’euros est disponible pour la recherche, la démonstration, le renforcement et la formation.

HyDelta est un programme de R&D réussi entre les gestionnaires de réseau et les chercheurs. Entre autres, NSE (North Sea Energy) cartographie le potentiel de l’hydrogène en mer du Nord, et au sein de la plateforme de connaissances HEROW, qui a été créée ce mois-ci, l’éolien offshore lié à la production d’hydrogène occupe une place centrale.

En outre, les programmes réguliers du RVO, du NWO et de la Commission européenne comprennent de nombreux projets d’innovation impliquant l’hydrogène. Nous disposons ainsi d’une riche moisson d’initiatives qui fournissent des indications précieuses pour développer l’hydrogène dès que possible.

Le spoiler l’a révélé : 2022 a été une bonne année pour l’hydrogène dans presque toutes les dimensions. Il y a trop de choses à énumérer, la sélection dans ce récit ne lève qu’une partie du voile. Si l’on peut faire un vœu pour 2023, c’est que de nombreux projets concrets soient le point de départ de la montée en puissance de la contribution forte de l’hydrogène à la transition énergétique.

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« The Talented Mr Santos » : un CV complètement inventé crée un scandale politique sans précédent au Congrès américain

Un républicain new-yorkais de 34 ans a réussi à se faire élire dans un district new-yorkais dominé par les démocrates depuis des années. Lorsque le New York Times a examiné son CV après l’élection, il s’est avéré qu’il avait été inventé à 100%. Mais comme les républicains ont besoin de chaque siège en raison de leur courte majorité à la Chambre des représentants, la direction du parti ne réagit pas encore à un scandale qui prend discrètement des proportions de plus en plus en plus grandes.

En campagne, les candidats sont souvent tentés d’embellir leur biographie. Dans ce registre, le républicain George Santos, 34 ans, élu au Congrès le 8 novembre dans la troisième circonscription de New York, a réalisé une performance digne des meilleurs enlumineurs. Diplômes, carrière, famille : tout était faux.

Fils d’immigrés brésiliens, né dans le Queens, George Santos se décrivait comme « l’incarnation du rêve américain ». Lundi 26 décembre, il a dû admettre nombre de « péchés d’embellissement » sur son parcours. Lui qui s’était présenté comme juif, petit-fils de réfugiés ukrainiens ayant fui le nazisme, homosexuel, diplômé de l’université, brillant financier, a avoué qu’il était « clairement catholique », même s’il se sentait « un peu juif » (« jew-ish ») du côté maternel. Et non, il n’a travaillé ni chez Goldman Sachs ni à Citigroup, mais pour une compagnie d’investissement en relations d’affaires avec les deux firmes. « J’ai mal choisi mes mots, a-t-il regretté dans une interview au New York Post. Je ne suis pas un criminel. Tout le monde gonfle son CV. »

George Santos ne possède pas treize propriétés : il n’en a aucune et habite toujours chez sa sœur. Le Baruch College de New York dont il se réclamait n’a pas trouvé de traces de sa scolarité. En revanche, le New York Times, qui lui a consacré une enquête détaillée, a déniché des démêlés avec la justice brésilienne pour une histoire de chèques frauduleux. A l’heure où George Santos disait faire fortune à Wall Street en 2012, il travaillait en fait dans un centre d’appels pour la société Dish. Pendant cinq ans, il a été marié à une femme, jusqu’à l’annonce de sa première candidature en 2020. Un élément certes personnel mais dont il n’avait jamais fait état. « Je suis tout à fait homosexuel, a-t-il insisté auprès du New York Post. Les gens changent. Je suis l’une de ces personnes qui changent. »

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10 mois après l’invasion russe, la guerre n’est pas terminée, mais on connait déjà le vainqueur : les États-Unis.
Ils ont affaibli la Russie durablement et ils ont fait rentrer l’ensemble de l’Europe sous leur parapluie militaire.
Ils ont recréé un « bloc » États-Unis- Europe, sous leur commandement.
Indépendants énergétiquement et même exportateurs d’énergie, les États-Unis vendent de plus en plus de gaz à l’Europe.
Dernière étape : Taïwan, et les semi-conducteurs. Les États-Unis ont besoin de gagner du temps avant une invasion de la Chine, pour pouvoir être indépendants technologiquement.

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Le Krach obligataire

Le marché obligataire a connu sa pire année du siècle

ll a fait moins la Une des journaux qu’un krach boursier, car il est moins visible aux non-initiés.
Et pourtant l’ampleur de la chute des marchés obligataires, le marché des emprunts d’État et d’entreprise, est spectaculaire.
Depuis leur niveau record de janvier 2021, la chute est massive, elle est même supérieure à celle qu’on a connue lors de la crise de 2008.
Ce sont plusieurs milliers de milliards de $ qui se sont envolés en un peu plus d’un an.

Annus horribilis. L’expression est sur toutes les lèvres parmi les gérants obligataires. La valeur des obligations mondiales a chuté cette année de plus de 15 %, sa pire performance en deux décennies. Au plus fort de la crise , la perte a même dépassé les 20 %.

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Tous les investisseurs touchés : les actions et les obligations ont plongé en moyenne de 13 % en 2022 

 

Moins 13 %. C’est à peu près le rendement moyen des actions en 2022, selon une analyse d’ING Pays-Bas. Et étonnament, ce même pourcentage était aussi le rendement moyen des obligations dans le monde.

2022 c’était aussi

La flambée des taux immobiliers, bien au-dessus du taux d’usure qui empêche les particuliers d’emprunter et provoque une baisse des prix immobiliers.
– Le revirement chinois et la fin de la politique zéro Covid, dévastatrice pour l’économie, décidée par Xi Jinping après le Congrès du Parti communiste qui l’a sacré leader à vie.
– Le krach des NFT et des cryptomonnaies, avec en point d’orgue le scandale FTX.
– La chute de l’euro qui a atteint la parité à 1 dollar, avant de remonter à 1,06 sous l’impulsion de la BCE qui a décidé de durcir sa politique monétaire.
– Le début du scandale Orpea, et la chute de plus de 90% du titre en Bourse, et la fin d’un autre scandale, celui d’EDF, retiré de la Bourse après avoir rincé des milliers d’actionnaires individuels.

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Un territoire a-t-il essayé de se doter d’une production électrique 100% renouvelable ?

Et bien oui. L’île de El Hierro (archipel des Canaries), a tenté de le faire. La presse mondiale a célébré cette tentative au démarrage du projet.

C’est un échec abyssal.

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Vive le vent d’hiver : le prix de l’électricité est en chute libre

A-t-on mangé notre pain noir ? Les prix du gaz sont tombés à leur niveau d’avant-crise, et le prix de l’électricité connait lui une chute vertigineuse cette semaine. La principale raison ? Le vent.

Dans l’actu : le prix de l’électricité à son plus bas.

  • Il faut se frotter les yeux pour le croire : le prix de l’électricité sur le marché « spot » pour livraison « day-ahead » est tombé à 5,76 euros le MWh en Belgique, ce vendredi 30, son plus bas niveau de l’année.
  • Les prix de l’électricité, poussés par la crise du gaz cette année, ont atteint jusqu’à 700 euros le MWh, en août dernier. Lors de la première moitié du mois de décembre, ils oscillaient encore entre 300 et 465 euros le MWh.
Epex Spot.
Epex Spot.

La cause : le vent.

  • Il fait doux et venteux dans toute l’Europe. En Allemagne, le prix est même devenu négatif ce vendredi. L’éolien fournit 50% de l’électricité.
  • En Belgique, 4.526 Mégawatts ont été produits à 12h45 via l’éolien, rapporte la RTBF. Un record qui équivaut à la production de 4 réacteurs nucléaires. La capacité totale en Belgique est 5.244 Mégawatts, selon Elia, le gestionnaire du réseau électrique.
  • Les températures douces, le vent et une consommation moindre en cette période de fête sont les ingrédients de cette baisse des prix du gaz et de l’électricité. À tel point que les réserves de gaz se remplissent à nouveau, en plein hiver.
  • Bien sûr, la crise énergétique est loin d’être terminée. Les risques d’approvisionnement pour l’année prochaine n’ont pas disparu. Mais cette baisse des prix du gaz et de l’électricité fera du bien aux entreprises et aux particuliers (surtout pour les contrats variables).

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Cinq grosses tendances tech pour 2023

2022 aura marqué le monde de la tech et pas forcément de la meilleure des façons. Maintenant, tournons-nous vers l’avenir et voyons quelles technologies devraient marquer l’année 2023.

1. Le Web 3.0

Le Web 3.0 est le web décentralisé, qui utilise donc la Blockchain, la technologie que l’on connait pour être à la base des NFT et surtout des cryptomonnaies.

Le krach de ces dernières, dû en partie à l’affaire FTX, a fait perdre confiance en ce nouveau moyen de payements, mais aussi dans la technologie qui l’entoure. Pourtant, la blockchain est un superbe outil qui devrait être amélioré en 2023 et nous apporter plus de sécurité et de transparence sur le web.

À l’heure actuelle, nous stockons la plupart de nos données sur le cloud. Mais en décentralisant et en chiffrant ces données, grâce à la blockchain, nos données seraient, premièrement, plus en sécurité et, deuxièmement, les informations qui en sortent seraient plus sûres, car impossibles à modifier sans que l’on s’en rende compte.

Les NFT pourraient aussi devenir moins abstraits et virtuels qu’ils le sont actuellement. On pourrait par exemple les utiliser comme preuve de payements pour des accès exclusifs comme des places de cinéma, de concert, pour assister à un évènement sportif, voire pour conclure des contrats. Cela éviterait donc la falsification de ces derniers et même leur contrefaçon de manière générale. Le NFT faisant office de garantie que le produit virtuel est authentique.

2. Les intelligences artificielles (IA)

ChatGPT a choqué le monde entier en cette fin 2022. Facile d’utilisation, rapide et efficace, ce sont des caractéristiques qui correspondent bien à ChatGPT, mais aussi aux différentes IA qui devraient s’imposer de plus en plus en 2023. Leur importance était déjà croissante en 2022, surtout dans la vente de détails. « Stitch Fix utilise des algorithmes basés sur l’IA pour recommander à ses clients des vêtements correspondant à leurs tailles et à leurs goûts », rappelle Forbes.

L’IA devrait aussi s’imposer dans l’automobile. En effet, l’enjeu immense que représente la conduite autonome dépend des intelligences artificielles. En 2022, certaines entreprises se sont lancées dans cette aventure comme Carrefour avec ses livraisons de courses autonomes ou Scania avec les premiers camions autonomes. Même Elon Musk a ressorti un vieux projet du placard avec ses taxis autonomes. Cependant, un doute subsiste sur la rentabilité des intelligences artificielles.

3. Le métavers

C’est le domaine dans lequel les géants de la tech veulent s’imposer. Le premier auquel on pense est bien évidemment le groupe presque éponyme Meta. Son PDG, Marc Zuckerberg, a tout misé sur le métavers. Un pari qui n’a pas aidé l’emprise – qui a perdu 65 % de sa valeur – dans un contexte macroéconomique compliqué qui a notamment fait souffrir la plupart des entreprises technologiques en 2022.

Malgré cette gifle, pour le représentant principal du métavers, l’horizon est plutôt radieux. En effet, selon un rapport de Deloitte, le métavers devrait rapporter plus de 1.000 milliards de dollars par an en Asie. Un gâteau que Meta va devoir partager avec de gros acteurs tels que Microsoft, qui collabore avec Nvidia, ou encore Apple.

4. L’informatique quantique

L’informatique quantique consiste à utiliser des particules subatomiques pour créer de nouvelles méthodes de traitement et de stockage de l’information. Cette technologie pourrait faire passer l’informatique dans une nouvelle ère et nous permettre de disposer d’ordinateurs capables de fonctionner 3000 milliards de fois plus vite que les processeurs les plus rapides à l’heure actuelle.

Mais cette technologie n’est pas sans danger, loin de là. « Le danger potentiel de l’informatique quantique est qu’elle pourrait rendre nos pratiques de cryptage actuelles inutiles. Ainsi, toute nation qui développe l’informatique quantique à grande échelle pourrait briser le cryptage d’autres nations, entreprises, systèmes de sécurité, etc. C’est une tendance à surveiller de près en 2023, car des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine et la Russie investissent dans le développement de la technologie de l’informatique quantique », rapporte Forbes.

5. La technologie durable

L’analyste David Groombridge du cabinet Gartner a exposé ses résultats lors de l’IT Symposium/Expo de Barcelone. Il finit son laïus par « fournir de la technologie pour la technologie, cela ne suffira plus en 2023. Planifiez votre utilisation technologique de manière durable, et ce, tant vis-à-vis de votre marque, de vos clients et de l’ensemble de la société. Pour d’aucuns, la durabilité vise plutôt le climat, l’énergie et les matières premières. Mais pour d’autres, il est plutôt question de gouvernance ou d’une approche sociale. Quel que soit votre choix : qu’il soit durable ».

En effet, de plus en plus de personnes font attention à savoir d’où viennent leurs téléphones, leurs tablettes, leurs ordinateurs et les différentes composantes et cela devrait continuer en 2023.

« Il n’y a pas de honte à avouer ses illusions, même quand il faut les perdre »

Il n’y a pas de honte à avouer ses illusions, même quand il faut les perdre.

Antonin Rondelet (1823-1893) – Réflexions de littérature, de philosophie, de morale et de religion (1881)

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