REBLOG

Les NEWS « sans importance » du LUPUS du Lundi 2 Janvier 2023

Les NEWS « sans importance » du LUPUS du Lundi 2 Janvier 2023

Le krach crypto, les affaires qui l’ont précipité ou entretenu mais aussi les conditions macroéconomiques défavorables, annoncent une année 2023 encore bien différente que les précédentes pour l’écosystème né avec le bitcoin.

Certains espèrent que les génies de l’informatique, les prodiges du codage -ceux par qui la crypto existe se développe- éclipseront les hedge funds et autres investisseurs institutionnels. En ce sens, le phénomène « BUIDL » pourrait prendre une nouvelle dimension.

Les devs ne vogueront plus, libertins, de projet cool en projet encore plus cool mais seront certainement poussés par des meneurs bien inspirés à mettre au point des front ends accessibles et fiables, des interfaces ergonomiques, des cas d’usage répondant à des besoins insatisfaits.

Optimisation des blockchains

Cela signifierait entre autres, moins de spéculation sur de nouveaux tokens mais plus d’attention portée aux services qui s’appuient sur des blockchains et des écosystèmes existants pour construire des services répondant à une demande réelle et qui nécessitent véritablement les avantages des blockchains (fluidité transfrontalière, permanence numérique, non censurabilité et gouvernance décentralisée.

Ainsi, de la Silicon Valley à Wall Street, il y aura moins d’argent à distribuer : les équipes de développement devront s’alléger et de nombreux projets, y compris plusieurs bons, s’évaporeront. Mais ce sera pour un mieux.

La crypto a encore une capacité limitée d’absorber des capitaux de manière responsable. Dès l’année prochaine, les petits financeurs, plus fermement ancrés dans les idéaux et la technologie de la crypto, seront en pole position pour les bonnes affaires et les bonnes idées. Ils feront ce que les financiers sont censés faire – ne pas tirer la couverture médiatique pour eux-mêmes mais aider les véritables bâtisseurs à faire leur travail.

*******************************************

Après une année 2022 « très difficile », Gazprom mise surtout sur de nouveaux débouchés avec la Chine

Le géant national russe est confronté aux conséquences des sanctions décidées par les Occidentaux, en riposte à la guerre en Ukraine. Il doit donc revoir ses contrats commerciaux et trouver de nouveaux clients, en mettant principalement le cap à l’est. (La Tribune)

******************************************

Dans les Alpes suisses, la course au solaire fait écho à l’ère des barrages

Les projets de parcs solaires se multiplient dans les Alpes suisses, afin de développer l’indépendance énergétique du pays. Mais l’installation de ces infrastructures dans les zones de montagne fait débat. (Les Échos)

*****************************************

Masdar et Uniper projettent une énorme usine d’hydrogène aux Émirats

Des cadres de Masdar et Uniper ont confirmé travailler à un partenariat entre les deux entreprises, pour la construction d’une usine d’hydrogène vert aux Émirats arabes unis. Elle doit entrer en fonctionnement en 2026. (Les Échos)

*********************************************

Surnommé « l’or blanc », le lithium joue un rôle clé dans les batteries lithium-ion qui alimentent les véhicules électriques. L’attrait actuel et futur pour ces dernières propulse sa production vers de nouveaux sommets.

L’infographie ci-dessous, réalisée par Visual Capitalist, présente plus de 25 ans de production de lithium par pays de 1995 à 2021, sur la base des données de l’examen statistique de BP sur l’énergie mondiale.

Malgré une offre abondante, les prix restent élevés. Car la demande mondiale pourrait bien être multipliée par dix dans les vingt prochaines années. (Business AM)

**************************************************

La Voiture Électrique et l’empire TESLA – Révolution ou Arnaque Écologique ?

https://www.youtube.com/watch?v=o-l5W8eGyN0

https://www.wsj.com/articles/tesla-shares-head-for-worst-year-ever-as-elon-musk-focuses-on-twitter-11671854064?mod=newsviewer_click_seemore

https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-12-30/european-stocks-post-worst-year-since-2018-over-growth-risks?srnd=premium-europe&sref=KYaM6IRe

European stocks log worst year since 2018 as rate hikes, Ukraine war rattle markets

**********************************

Le consensus des analystes et des gérants d’une récession aux USA en 2023 n’est pas fondé:

Why everyone thinks a recession is coming in 2023

*******************************************

Amélioration de la situation économique aux USA: les new home sales remontent ainsi que la confiance des consommateurs et le GDP

https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-12-23/us-new-home-sales-unexpectedly-increase-for-a-second-month?srnd=premium-europe&sref=KYaM6IRe

https://www.marketwatch.com/story/consumer-confidence-jumps-to-eight-month-high-as-recession-worries-fade-11671635548?mod=bnbh

https://www.advisorperspectives.com/dshort/updates/2022/12/22/q3-gdp-third-estimate-real-gdp-at-3-2

********************************************

La plupart des analystes et des gestionnaires se sont trompés en 2022 parce qu’ils n’utilisent pas dans leurs prévisions et dans leur gestion la saisonnalité des indices boursiers qui reste le meilleur indicateur permettant de prévoir leurs variations. Tout indique qu’ils se tromperont encore en 2023 en prévoyant une récession aux USA alors que les dernières statistiques économiques et que la saisonalité desdits indices (actuellement survendus suite à  la chute des actions hightech) en année pré-électorale annoncent le contraire. C’est la Chine qui devrait entrer en récession en 2023, en raison des mesures soudaines irresponsables (parce non progressives et non concertées avec les principaux pays et les organisations internationales) d’ouverture qu’elle prend en relation avec la cessation de sa politique de Covid Zéro, qui certes n’avait rien résolu mais freiné l’épidémie. Mesures d’ouverture que certains analystes célèbrent à tort comme positives pour elle et le reste du monde alors qu’elles pourraient provoquer des millions de victimes chez elle et dans le monde entier, accélérer sa paralysie économique et son vieillissement démographique, voire lui faire subir un effondrement systémique pour le cas où ses dirigeants politiquement déstabilisés à l’intérieur comme à l’extérieur se lanceraient dans une fuite en avant en attaquant Taïwan.

Au cours du week-end, un rapport a montré que la fabrication chinoise s’est contractée pour un troisième mois consécutif en décembre, la plus forte baisse depuis février 2020, alors que le pays est aux prises avec une poussée nationale de COVID-19 après avoir soudainement assoupli les mesures anti-épidémiques.

De plus en plus d’économistes doutent que la prédiction selon laquelle la Chine dépassera tôt ou tard les États-Unis en termes économiques se réalise un jour. En tout état de cause, le dernier ralentissement de l’activité dans le pays ralentira ce processus de rattrapage.

Jusqu’à récemment, beaucoup considéraient comme une quasi-certitude que la Chine deviendrait le nouveau numéro un. Si les États-Unis restent en tête, l’équilibre géopolitique du pouvoir pourrait ne pas changer autant que prévu.

De nouveaux indicateurs du gouvernement chinois confirment ce qui était clair depuis un certain temps : la croissance économique de la Chine est en chute libre. Et le plus grand choc dû au Covid est peut-être encore à venir.

https://www.cnbc.com/video/2022/12/28/china-is-facing-a-fiasco-now-that-zero-covid-failed-says-atlantic-councils-fred-kempe.html?&recirc=taboolainternal

https://www.capital.fr/economie-politique/covid-19-face-a-la-vague-de-contaminations-la-chine-ne-publiera-plus-de-chiffres-1455756

https://www.letemps.ch/opinions/delicate-volteface-xi-jinping

http://www.bluewin.ch/fr/infos/international/apr-s-le-z-ro-covid-l-appareil-de-propagande-chinois-la-peine-1549968.html

.

https://www.zerohedge.com/covid-19/extremely-irresponsible-china-reopens-borders-milan-sees-50-arrivals-infected-covid

https://www.cnbc.com/2022/12/28/italy-imposes-mandatory-covid-tests-for-travellers-from-china.html-

https://www.parismatch.com/actu/international/covid-face-la-situation-en-chine-lespagne-suit-lexemple-de-litalie-et-lue-tergiverse-220494#xtor=AL-23

https://www.lematin.ch/story/en-trois-ans-le-covid-aurait-fait-bien-plus-de-morts-que-comptabilise-798757263722

https://www.letemps.ch/economie/flambee-covid-chine-menace-lactivite-economique

https://www.msn.com/en-us/money/markets/chinese-business-confidence-falls-to-lowest-in-almost-a-decade-on-covid/ar-AA15qVcx?ocid=FinanceShimLayer

https://www.marketwatch.com/story/china-could-face-tens-of-millions-of-new-covid-cases-every-day-as-restrictions-are-lifted-11672244487?mod=home-page

https://www.bfmtv.com/international/asie/chine/chine-une-etude-estime-que-la-sortie-de-la-strategie-zero-covid-pourrait-causer-1-million-de-morts_AN-202212190654.html#xtor=AL-68

https://www.capital.fr/economie-politique/le-monde-sinquiete-de-la-recrudescence-des-cas-de-covid-19-en-chine-1455997

https://www.letemps.ch/sciences/fin-politique-chinoise-zero-covid-suscite-linquietude-linternational

https://www.capital.fr/economie-politique/le-monde-sinquiete-de-la-recrudescence-des-cas-de-covid-19-en-chine-1455997

.

https://fr.yahoo.com/news/flambee-covid-en-chine-combien-personnes-touchees-112933595.html

https://www.zerohedge.com/covid-19/extremely-irresponsible-china-reopens-borders-milan-sees-50-arrivals-infected-covid

https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-12-30/france-to-require-negative-covid-tests-for-passengers-from-china?srnd=premium-europe&sref=KYaM6IRe

L’Asie (Chine, Taïwan, Inde, les deux Corées, etc.) va-t-elle vers la guerre de la faute de Pékin, Xi Jin Ping pouvant être tenté par la fuite en avant pour essayer de masquer ses échecs?

https://www.theepochtimes.com/kyle-bass-chinas-xi-intentionally-crashing-housing-market-preparing-for-war_4933848.html

https://www.bluewin.ch/fr/infos/international/xi-avertit-biden-de-ne-pas-franchir-la-ligne-rouge-sur-ta-wan-1469654.html

https://www.capital.fr/economie-politique/la-chine-a-lance-sa-plus-grosse-demonstration-de-force-pres-de-taiwan-1455823

https://www.cnbc.com/2022/12/26/taiwan-reports-chinas-largest-incursion-yet-to-air-defense-zone.html

https://www.lefigaro.fr/international/la-coree-du-nord-a-tire-trois-nouveaux-missiles-balistiques-20221231

https://www.capital.fr/economie-politique/linde-va-deployer-des-missiles-balistiques-aux-frontieres-de-la-chine-et-du-pakistan-1455856

*********************************

Les compagnies d’assurance vont devoir réagir face à la hausse des taux du livret A.
Elles vont annoncer dans les jours qui viennent les taux de leurs fonds euros pour leurs contrats d’assurance vie et ces taux vont être relevés.
Certes, là encore, ce sera inférieur à l’inflation, mais ce sera mieux que les zéros de vos comptes courants…

**************************************

Actions en Solde

Attention, il peut y avoir plusieurs démarques et je ne dis pas (encore) que nous sommes au plus bas des cours de la Bourse.
Mais cette première démarque est quand même spectaculaire.
Notamment sur toutes les grosses valeurs de la tech qui étaient les chouchous de la Bourse pendant plus de 10 ans et qui ont chuté de 30 à 80%.
Sans vous précipiter, car, je le répète, il peut y avoir encore des soldes, vous pouvez commencer à vous y intéresser.

**********************************************

Fin des taux négatifs

Eh oui, les taux négatifs, c’est fini.
Et aujourd’hui les emprunts d’État ou d’entreprise sont à des taux plus attractifs.
L’État français emprunte au-dessus de 3%, l’État allemand emprunte au-dessus de 2.5% et des entreprises solides empruntent à des taux supérieurs à 4%.
Vous pouvez enfin prêter votre argent et gagner de l’argent.
C’est quand même une nouveauté de 2022, qui va continuer, voire s’accentuer au début de l’année 2023.
Profitez-en.

***************************************

L’heure est aux bilans et le moins que l’on puisse dire c’est que 2022 restera dans les esprits… Ce fut la pire année depuis 10 ans pour la Bourse, et la pire pour le marché obligataire depuis 150 ans ! Rien que ça.

On retiendra en particulier la chute des valeurs technologiques, avec un recul de 33% pour le Nasdaq. Le S&P 500 a cédé 19%, soit l’une de ses pires performances historiques. Le CAC40 a baissé de 9,5% en comparaison.

**************************************

La vague de vols de montres Rolex frappe les grandes villes occidentales

Bien que les statistiques sur les vols de montres soient limitées dans les grandes zones métropolitaines, les autorités américaines et européennes ont mis en garde contre une vague de criminels qui ciblent les personnes aisées pour leurs garde-temps.

Selon Bloomberg, la police métropolitaine de Londres a enregistré une hausse stupéfiante de 60 % des vols à main armée. À Paris, une équipe de police entière a été chargée d’enquêter sur les vols de montres de luxe.

En gardant cela à l’esprit, il est plus sûr de porter des bijoux moins chers ou de ne pas en porter du tout. Et pour ceux qui veulent porter des bijoux fantaisie malgré les risques, le port d’un gilet pare-balles ou la dissimulation légale d’une arme pourrait être leur meilleure chance de survie alors que le monde occidental s’enfonce dans une utopie libérale infestée de criminels.

******************************************

Les États-Unis sont les champions du monde de la consommation de champagne

 

Les États-Unis et le Royaume-Uni sont en tête lorsqu’il s’agit de se procurer du vrai champagne, avec respectivement 34,1 et 29,9 millions de bouteilles de 750 millilitres importées en 2021.

Comme le montre Felix Richter de Statista dans le graphique ci-dessous, basé sur les données de l’association professionnelle Comité Champagne, la plupart des plus grandes nations importatrices sont situées en Europe.

 

 

À l’exception des États-Unis, du Japon et de l’Australie, les pays d’Europe occidentale comme l’Allemagne, la Belgique et l’Italie dominent le top 10 de l’année dernière.

Cela ne veut pas dire que les autres pays n’apprécient pas le vin mousseux, mais ces chiffres ne concernent que la boisson produite dans la région française de Champagne, dont le prix est plus élevé.

La région a été officiellement désignée en 1927 et abrite des viticulteurs comme Veuve Clicquot, Moët & Chandon et Krug.

Si le champagne français ne représente qu’environ 9 % de la consommation mondiale de vins mousseux, il est responsable de 33 % de la valeur du marché, généré par seulement 0,5 % de la superficie totale des vignobles dans le monde. Au total, les exportations de champagne de la France se sont élevées à 5,7 milliards de dollars en 2021, les États-Unis représentant à eux seuls environ 793 millions de dollars.

**************************************************

Les grandes étapes spatiales à ne pas manquer pour 2023

 
Après une année 2022 qui nous a plus d’une fois fait lever les yeux au ciel tant elle a vu de grandes étapes de notre expansion dans l’espace, l’année à venir va devoir promettre beaucoup pour maintenir le rythme. C’est d’autant plus le cas que 2024 sera aussi une année chargée en moments symboliques, avec le second vol du programme Artemis, le premier avec un équipage à bord du vaisseau Orion.

Pourtant, l’année à venir ne manquera pas de grands moments spatiaux pour notre espèce, même si ce n’est pas encore celle des grands voyages habités. Voici à quoi s’attendre du côté des astres.

1. JUICE et les secrets des lunes joviennes

Mission européenne, la sonde JUICE (Jupiter Icy Moons Explorer) sera lancée en avril 2023. Elle partira pour un très long voyage qui l’amènera, courant 2031, autour de Jupiter pour une première exploration de la géante gazeuse pour l’ESA. La mission entrera en orbite autour de Jupiter et effectuera de nombreux survols de ses grandes lunes glacées : Europe, Ganymède et Callisto, dont certaines sont suspectées d’abriter de grandes quantités d’eau liquide, voire un milieu propice à l’apparition de la vie.

2. Un premier vol pour le Starship de SpaceX

Le premier vol d’essai orbital du vaisseau spatial super lourd Starship devrait avoir lieu au début de 2023, malgré que la société n’ait pas encore publié de calendrier plus précis. Il faut dire qu’elle a pris beaucoup de retard, alors qu’en octobre dernier, Elon Musk assurait encore que ça serait pour 2022. Ce vaisseau, qui a pour objectif à terme de nous emmener jusqu’à Mars, se compose en fait de deux engins distincts, mais complémentaires. Le lanceur lourd Super Heavy qui doit vaincre l’attraction terrestre jusqu’à 65 km d’altitude, et le vaisseau spatial Starship en lui-même, qui transporte l’équipage et la cargaison. Il pourrait emporter jusqu’à 100 tonnes de frets, ce qui serait une quantité inédite.

3. Le retour du tourisme spatial

Ce sujet, qui fait grincer quelques dents, était plutôt en pause en 2022, après quelques grands moments l’année précédente comme le court passage en orbite de Jeff Bezos et consorts. Tou au plus avons-nous assisté à la présentation des heureux lauréats de DearMoon, invités par le milliardaire japonais Yusaku Maezawa, et qui participeront à un vol de 6 jours autour de la Lune, mais sans doute pas avant 2025. Toutefois l’année à venir nous réserve d’autres aventures pour les très riches. Polaris Dawn d’abord, la première mission du programme privé Polaris de Jared Isaacman et SpaceX, avec 4 personnes qui partiront « aussi loin que possible » à bord d’un Crew Dragon. Et ensuite la deuxième mission touristique d’Axiom Space à bord de la Station spatiale internationale, toujours sous l’encadrement d’un astronaute professionnel. Cette fois c’est Peggy Whitson, la première femme à avoir commandé l’ISS, qui reprend du service.

4. Le retour sur Terre du roi OSIRIS

Origins Spectral Interpretation Resource Identification Security – Regolith Explorer est plus connu sous le diminutif d’OSIRIS-REx ; lancée en 2020 par la NASA à destination de l’astéroïde géocroiseur Bennu, elle a entamé son retour vers notre planète. Elle devrait rejoindre la Terre en septembre prochain, avec à son bord environ 1 kg d’échantillons directement prélevés sur l’astéroïde. C’est la seconde fois seulement que ce genre de mission arrive à son terme, si celle-ci est menée à bien.

***************************************

La Chine s’associera-t-elle aux pays arabes pour mettre la main sur l’espace ?

 
Le 9 décembre 2021 a eu lieu la première réunion du Conseil de coopération Chine-Golfe (CCG), une conférence au cours de laquelle la Chine et un certain nombre d’États du Golfe ont discuté de la manière dont ils pourraient collaborer plus étroitement à l’avenir. Une coopération plus étroite dans le domaine de l’espace a été l’une des principales questions abordées.
Au cours du XXe siècle, la course à l’espace a opposé les deux superpuissances de l’époque : les États-Unis et l’Union soviétique. Aujourd’hui, ce n’est plus si simple. Un certain nombre d’autres pays, mais aussi des entreprises, ont des ambitions toujours plus grandes dans l’espace.

L’essentiel : la Chine souhaite une coopération plus étroite dans le domaine spatial avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU), entre autres.

  • Le président chinois Xi Jinping, peut-être l’orateur le plus remarqué de l’événement organisé à Riyad, la capitale saoudienne, a déclaré lors d’un discours que « la Chine est prête à coopérer avec les pays du CCG ».
  • Cette coopération porterait sur à peu près tous les aspects de l’espace, tels que « les satellites de télédétection et de communication, l’exploitation de l’espace, la construction d’infrastructures spatiales et la sélection et l’entraînement des astronautes ».
  • La Chine serait également disposée à accueillir des astronautes du CCG dans sa toute nouvelle station spatiale. Cette station a été construite en orbite au cours des deux dernières années et est terminée depuis novembre. Jusqu’à présent, seuls des taïkonautes chinois sont entrés dans la station.
  • Enfin, la Chine se dit ouverte à de futures missions lunaires avec les pays du CCG. Une « exploration de l’espace lointain » commune est également envisageable.

Pas encore d’accords concrets

Bien que le président Xi se soit montré très ambitieux, aucun accord concret n’a encore été conclu au cours de la conférence.

  • Jusqu’à présent, la Chine a été à peu près seule à lancer un programme spatial. Le pays n’a lancé un taïkonaute dans l’espace pour la première fois qu’en 2003.
  • Jusqu’à présent, le pays n’a aucune expérience de la formation des astronautes dans d’autres langues que le chinois. La manière dont cela se fera concrètement n’est pas encore claire.
  • Néanmoins, la Chine a longtemps fait part de son intérêt pour la coopération avec d’autres pays. L’agence spatiale chinoise CAST envisagerait même d’agrandir sa station pour accueillir davantage d’astronautes.

*************************************

Le chef de la NASA prévient que la Chine pourrait s’approprier la Lune : « Nous devons faire attention »

 
 

Bill Nelson, le directeur de l’agence spatiale américaine NASA, a mis en garde contre les projets extrêmement ambitieux de la Chine dans une interview accordée à Politico.

L’essentiel : Bien que les États-Unis aient une grande avance, les prochaines années détermineront qui gagnera la course, selon Nelson.

  • Selon le chef de la NASA, l’objectif principal des deux pays est actuellement la lune. Le pays qui sera le premier à atteindre les endroits les plus riches en ressources du corps céleste sera en mesure de repousser ses rivaux.
  • « Nous devons faire attention à ce qu’ils (la Chine, ndlr) n’aillent pas dans un endroit sur la lune sous couvert de recherche scientifique. Il n’est pas inconcevable qu’ils disent ensuite ‘restez à l’écart, nous sommes ici, c’est notre territoire », déclare Nelson.
  • Le dirigeant de la NASA compare la situation à celle de la mer de Chine méridionale. Le pays y construit des bases militaires sur des îles revendiquées par plusieurs pays.
  • Il est donc crucial, selon Bill Nelson, que les États-Unis construisent rapidement une base lunaire. La NASA espère que des astronautes pourront retourner sur le corps céleste d’ici deux ans. Une colonie lunaire habitée devrait être construite dans les années suivantes.
  • « Le fait est que nous sommes dans une course à l’espace », souligne le chef de la NASA à Politico

Le programme spatial chinois

Le défi : Ces dernières années, il a semblé de plus en plus réaliste que la Chine réussisse un alunissage. La superpuissance asiatique a déjà accompli beaucoup de choses dans l’espace ces dernières années.

  • Le pays a réussi à plusieurs reprises à envoyer des engins robotisés sur la Lune et a même ramené des équipements lunaires sur Terre. L’un de ses robots a également atterri sur la face cachée de la lune pour la première fois.
  • La Chine a par ailleurs accompagné les États-Unis sur Mars. Là, le pays a placé un rover. Seuls ces deux pays ont réussi à placer un robot fonctionnel sur la planète rouge.
  • Le mois de novembre a vu la plus grande étape jusqu’à présent. C’est à ce moment-là que le dernier module de la station spatiale Tiangong a été attaché. Le premier changement d’équipage de la station a suivi quelques semaines plus tard.
  • La Chine veut envoyer des taïkonautes sur la lune cette décennie. À cette fin, le pays développe entre-temps à la hâte un véhicule de lancement.
  • Le pays lancera aussi le télescope spatial Xuntian. Il rappellera le Hubble, mais devrait avoir un champ de vision beaucoup plus large.

*******************************************

Qu’attendre pour les véhicules électriques en 2023 ? Voici trois prédictions

 
 

L’année 2022 a marqué un tournant pour les véhicules électriques puisqu’ils ont représenté 5 % des ventes globales de voitures neuves. Selon les spécialistes, il s’agit d’un point de bascule vers une normalisation de ces engins. Une bonne chose pour le secteur, mais la tendance se poursuivra-t-elle en 2023 ou doit-on s’attendre à de nouvelles perturbations ?

Malgré une baisse des ventes mondiales de voitures ces dernières années, les véhicules électriques sont parvenus à se maintenir, et même à croitre sainement sur plusieurs marchés. Mais alors que la nouvelle année s’installe, que la pandémie est dernière nous – bien que la Chine représente encore aujourd’hui une menace pour le monde depuis sa réouverture – et que, bien malheureusement, le monde s’habitue à la guerre en Ukraine, 2023 pourrait être une année charnière pour les véhicules électriques.

Tesla et la conduite autonome

Dossier essentiel des véhicules électriques, la conduite autonome se fait encore aujourd’hui attendre, notamment du côté de Tesla, le leader du marché. Le développement de cette fonctionnalité a rencontré plusieurs difficultés et pourtant, un énorme bond en avant se profile à l’horizon, assure Forbes.

Tesla va en effet pouvoir profiter des énormes capacités de son nouveau supercalculateur Dojo, présenté il y a quelques mois, lors de sa conférence IA, pour peaufiner sa conduite autonome. Classé parmi les superordinateurs les plus rapides au monde, ce supercalculateur va traiter les données brutes des bêta-testeurs afin de fournir une base de données aux véhicules. Ces données serviront de modèles qui permettront aux véhicules dotés de la conduite autonome de réagir plus efficacement en fonction des situations.

La conduite autonome complète de Tesla pourrait donc sortir de sa version bêta cette année et être lancée plus globalement. Encore faut-il que la réglementation suive. Ça, c’est une autre question.

Des VE abordables ? Pas pour tout de suite

Tout le monde le sait, pour que les voitures électriques prennent le pas sur les modèles thermiques, il faut que les prix baissent, et ce, drastiquement. Encore aujourd’hui, ce type de véhicule est trop peu abordable pour la plupart des consommateurs. Malheureusement, pour l’instant, les modèles onéreux, notamment le Model Y et Model 3 de Tesla, se vendent encore très bien. Les constructeurs ne sont donc pas pressés de proposer des modèles moins chers.

Ce n’est pas forcément un manque de bonne volonté de leur part, mais le fait est que les matières premières sont encore aujourd’hui très chères, en plus de faire régulièrement face à des pénuries. Les perturbations au sein de la chaine d’approvisionnement représentent également un frein au développement de véhicules électriques abordables.

La guerre en Ukraine a provoqué de nombreuses perturbations persistantes qui ont certainement reporté le lancement de modèles abordables de plusieurs années. Il n’y a donc presque aucune chance qu’une voiture électrique accessible au plus grand nombre sorte en 2023.

Multiplications de l’offre

Si Tesla fait office de figure de proue sur le secteur des véhicules électriques, il n’est désormais plus seul. Au fil des années, le concept a gagné en popularité et séduit les constructeurs automobiles traditionnels, alors que de nouveaux noms sont apparus sur le secteur.

À ce titre, la Chine se présente comme un concurrent de taille. Plusieurs fabricants se sont lancés dans l’aventure. Certains en ont d’ailleurs fait leur créneau.

En 2023, ces concurrents chinois pourraient se développer à l’international et grappiller des parts de marchés à Tesla, mais pas que. De manière générale, les constructeurs asiatiques, notamment le groupe sud-coréen Hyundai Motor ou encore le vietnamien Vinfast, pourraient devenir un obstacle de taille pour Tesla sur certains marchés occidentaux.

*********************************************

Les choses se précisent pour le prochain bolide de Tesla et il ne s’agit pas d’un modèle abordable

 
Ce nouveau modèle serait en réalité une nouvelle déclinaison d’un véhicule déjà en vente, à savoir le Model Y.

L’actualité : le code source du configurateur en ligne de Tesla confirme l’arrivée d’une nouvelle voiture.

Le détail : il est question d’une Tesla Model Y Autonomie Standard, à transmission intégrale.

  • Derrière ce jargon, il faut comprendre que la version à venir est une nouvelle déclinaison du Model Y Propulsion qui est lui-même une variante du Model Y, le modèle le plus vendu en Europe.
  • La particularité de la version Autonomie Standard à transmission intégrale est qu’elle serait dotée de deux moteurs, un à l’avant et un à l’arrière.

Quel intérêt : cette configuration permettrait au véhicule de passer d’une propulsion à une transmission intégrale, et donc d’assurer de meilleures performances et une meilleure tenue de route.

À quel prix : des améliorations notables qui permettront bien évidemment à Tesla de saler la note.

  • Le code source affiche un tarif de 61.990 dollars, soit environ 58.000 euros (hors taxe).
  • Soit légèrement au-dessus du prix de la Tesla Model Y Propulsion à sa sortie aux États-Unis, à savoir 59.990 dollars.
  • Tesla appliquerait donc une augmentation de 2.000 dollars pour un second moteur.

Une autonomie en deçà

En attendant une officialisation de la part de Tesla, on ne sait malheureusement pas grand-chose de plus sur le bolide.

  • On peut tout de même s’attendre à une légère perte d’autonomie par rapport au modèle à propulsion – comme son nom le laisse entendre -, en raison de la présence d’un second moteur qui implique un poids supplémentaire, ainsi qu’une consommation plus importante.
    • Il est tout de même question d’une autonomie de 449 km, soit bien inférieure à celle de la Model Y Grande Autonomie et de ses 533 km d’autonomie.

Si la sortie de ce nouveau modèle – qui devrait intervenir dans les semaines à venir – devait permettre à Tesla de renouer quelque peu avec les consommateurs, les bienfaits devraient être limités en ce qui concerne ses actions. Les obstacles qui se dressent devant Tesla sont encore nombreux et une nouvelle variante d’un modèle, certes très populaire, mais qui se rapproche assez fort de l’original, ne devrait pas provoquer de révolution.

*************************************************

Les licenciements de masse dans le secteur de la tech vont-ils se poursuivre en 2023 ?

 
Au cours de l’année écoulée, quelque 152.000 employés ont été licenciés dans le secteur de la tech. Un véritable massacre qui pourrait bien se poursuivre un moment en 2023.
 
L’année 2022 a été particulièrement marquante pour le secteur de la tech. Les entreprises actives dans ce milieu ont souffert de l’inflation généralisée et de la hausse des taux d’intérêt, ainsi que de leurs mauvais choix. Conséquences : elles ont dû se séparer d’un grand nombre d’employés. Il n’y avait pas eu autant de licenciements dans le secteur depuis l’effondrement de la bulle Internet, en 2022.

L’actualité : les licenciements vont se poursuivre dans le secteur technologique durant le premier semestre 2023, selon des analystes interrogés par Forbes.

Le détail : la situation macroéconomique a poussé les géants du secteur à se remettre en question, à revoir à la baisse leurs ambitions, mais aussi à se concentrer à nouveau sur leurs principaux atouts, après des années à essayer de diversifier leurs revenus, selon les mêmes analystes.

****************************************

2023 ne devrait pas être une meilleure année pour le gaz, selon les experts

 
 

Alors que les fournisseurs s’efforcent de garantir une quantité suffisante de gaz et d’électricité pour alimenter les ménages au cours des prochains mois, les experts craignent déjà que les mêmes problèmes ne se répètent l’hiver prochain, voire qu’ils s’aggravent.

L’actualité : Selon les experts, la situation du continent l’hiver prochain dépendra dans une large mesure des températures en janvier, février et mars, rapporte Bloomberg.

  • Martin Young, analyste principal chez Investec, a déclaré qu’il y aura également un peu plus d’énergie éolienne mise en ligne avant l’hiver prochain, ce qui contribuera à l’approvisionnement en électricité. Cependant, l’incertitude demeure quant au charbon et au nucléaire.
  • Si le temps est anormalement chaud, il est peu probable que les gens aient besoin d’autant de gaz se chauffer, ce qui laisserait les sites de stockage de gaz européens avec des réserves à la fin de l’hiver. Il serait alors plus facile pour le continent de reconstituer ses stocks au cours de l’été, même sans le gaz russe.

Le contexte : Bien que les approvisionnements en provenance de Russie se soient taris l’été dernier, une partie du gaz continuait d’arriver. Cela nous permettait d’en mettre de côté.

  • Afin de pouvoir acheminer une plus grande quantité de ce gaz, ce dernier est refroidi à environ -160 °C pour le rendre liquide afin qu’il puisse être stocké et transporté plus facilement. Pour aider au transport de ce GNL, des projets de nouveaux terminaux ont vu le jour sur les côtes européennes.
  • Début décembre, l’Allemagne a inauguré son tout premier terminal GNL, marquant ainsi un changement radical dans la politique énergétique du pays qui, par le passé, était fortement lié aux importations de gaz russe.
  • Le Royaume-Uni, l’Espagne et le Portugal disposent des plus grandes capacités d’importation de GNL en Europe, ce qui leur permet d’accéder aux marchés mondiaux. Mais la péninsule ibérique ne dispose pas de nombreux gazoducs qui la relient au reste de l’Europe. D’où des projets comme BarMar, consistant à relier Barcelone à Marseille.
  • Le gaz provenant de Norvège et des champs gaziers britanniques servira également à reconstituer les stocks européens pendant les mois les plus chauds, lorsque la demande est basse.

L’enjeu : L’été prochain, les gazoducs qui relient la Russie à l’Europe seront probablement presque tous fermés.

  • Il existe un nombre limité de méthaniers dans le monde, et un nombre limité d’endroits où ils peuvent accoster en Europe. Mais tous les pays ont besoin de gaz.
    • L’Europe devra surenchérir sur ce que les autres acheteurs du monde entier sont prêts à payer.
    • En conséquence, en s’appuyant de plus en plus sur les transporteurs de GNL pour ses besoins en gaz, l’Europe verra des prix élevés durant des années.
  • « Les scénarios plausibles sont que les flux de gaz russe par gazoduc seront encore plus réduits qu’à l’été 2022, et que les prix du gaz resteront au-dessus des niveaux antérieurs à la pandémie au moins jusqu’en 2030, car le marché a besoin de temps pour s’adapter à ce changement dans la dynamique de l’offre et de la demande en Europe », estime l’analyste principal de la recherche, le Dr Matthew Chadwick auprès de Bloomberg.
  • En outre, le manque de conduites de gaz entre l’Espagne et le reste de l’Europe impose à celle-ci d’importer une partie de son GNL depuis le Royaume-Uni via les Pays-Bas.
  • Même si le GNL peut offrir une solution partielle à l’approvisionnement en gaz de l’Europe, il ne peut pas ramener les prix à leur niveau antérieur. Le GNL est déjà un moyen coûteux de transporter le gaz : il faut beaucoup d’énergie et des équipements adaptés pour obtenir et maintenir un froid suffisant à bord des navires-citernes.

**************************************

L’Europe envisage bien de découpler le prix des énergies renouvelables de celui du gaz

 
À l’heure actuelle, c’est le prix du gaz qui fixe celui de l’énergie, ce qui fait monter la facture pour les consommateurs. L’UE voudrait bien se débarrasser de ce mécanisme, mais c’est loin de faire l’unanimité.
L’Union européenne a une grande priorité pour l’année qui commence : l’énergie. Elle doit à la fois en sécuriser l’approvisionnement et en limiter le prix, alors que la facture pèse lourd pour les ménages. Mais sur ce dossier, rien n’est simple.

Kadri Simson, la commissaire européenne à l’Énergie, a confirmé que l’UE planchait sur une réorganisation du marché de l’électricité de l’Union, afin d’en réduire le coût tout en privilégiant le renouvelable.

  • La Commission suggère de faire en sorte que l’énergie renouvelable reflète davantage ses « coûts de production réels », selon le Financial Time, qui a pu consulter un projet de document exposant les réformes possibles.
  • Sur le marché européen interconnecté, le prix de l’électricité est ajusté sur le prix de revient de la dernière source d’énergie mobilisée pour répondre à la demande.
  • Or, une fois leurs infrastructures fonctionnelles en état de marche, les énergies renouvelables et nucléaires sont quasiment gratuites. À l’inverse du gaz qui, de facto, sert d’étalon au prix.
  • Un couplage des différentes sources d’énergie qui pourrait bien sauter : la commission subit une « pression politique très forte » pour remodeler le marché afin de réduire les factures des consommateurs, admet Kadri Simson. « Nous travaillons dans des circonstances extraordinaires et mettons en œuvre les réformes plus rapidement que la Commission ne le fait habituellement. »

Une bonne idée, vraiment ?

Si cette mesure est sur la table, cela fait longtemps qu’elle suscite des empoignades au sein de l’Union.

  • Elle permettrait de faire baisser les factures : pour l’instant, les Européens paient leur énergie sur le cours du gaz, même quand leur électricité provient d’une source renouvelable ou du nucléaire.
  • Mais elle pourrait aussi faire baisser les investissements dans le renouvelable : ceux-ci sont justement importants pour l’instant, car le prix du gaz est élevé, clament les opposants à un découplage.
  • L’idée est soutenue par la France, qui compte sur le nucléaire, et par l’Espagne, qui produit la majeure partie de son électricité via le renouvelable. Mais elle est très critiquée par la Norvège, devenue principale fournisseuse de gaz de l’UE.

***********************************

25 raisons qui peuvent amener les gens à commettre des fraudes

Une série d’escrocs a fait la une de la presse mondiale en 2022, du voleur de cryptomonnaies Sam Bankman-Fried à l’aspirant politicien américain George Santos comme outsiders absolus. Pourtant, les fraudeurs ne sont généralement pas des criminels chevronnés, mais des personnes normales, dotées d’un sens moral et soumises à une forte pression financière. Le Dr Muel Kaptein, de la Rotterdam School of Management, a enquêté sur ce qui pousse les gens ordinaires à se tourner vers la fraude. Il a trouvé 52 raisons, dont les 25 plus importantes sont énumérées ci-dessous.

1. Vision tunnel

Lorsque les gens se concentrent à 100% sur un objectif particulier, ils peuvent devenir aveugles et sourds aux éventuelles préoccupations éthiques.

2. Euphémismes

Un comportement contraire à l’éthique semble moins répréhensible lorsqu’il est dissimulé sous des euphémismes tels que « créativité comptable » ou « irrégularités financières ».

3. Aliénation

Dans les grandes entreprises, les employés se sentent souvent traités comme des numéros ou des objets. Ces personnes deviennent plus enclines à voler ou à commettre des fraudes.

4. Auto-aliénation

Les personnes ayant un sens aigu de leur propre individualité commettent moins de fraudes. Les employés qui se considèrent comme des produits de leur environnement en sont davantage susceptibles.

5. La pression du temps

Les gens sont plus susceptibles d’adopter un comportement éthique lorsqu’ils ont le temps de réfléchir à leur décision.

6. Impunité

Les petits vols au boulot d’objets tels que les fournitures de bureau et le papier toilette sont souvent ignorés. Pour certaines personnes, cela entraine une surenchère.

7. Arrogance

La plupart des gens se considèrent comme plus intelligents et plus éthiques que la moyenne. S’ils ont le sentiment de ne pas obtenir ce qu’ils méritent, ils peuvent se tourner vers des actes criminels.

  • Lorsqu’on a demandé à George Santos, sur Fox News, d’expliquer sa fraude, il a répondu « qu’il n’y avait guère d’intérêt, car l’Américain moyen ne comprendrait pas ».

8. Consommation ostentatoire

Un environnement matérialiste où l’argent est la clé du succès. Le statut social rend les gens égoïstes et les incite à enfreindre les règles.

9. Suspicion

Les employés innocents qui sont soupçonnés de voler et qui sont traités de la sorte ont tendance à commencer à voler.

10. Résistance

Lorsque les règles sont perçues comme injustes ou excessives, les gens ont envie de commencer à les enfreindre délibérément.

11. Obéissance

Les ordres contraires à l’éthique donnés par des supérieurs sont souvent suivis par des personnes éthiques par sens du devoir et de l’obéissance.

12. Mégalomanie

Les personnes qui tiennent les postes de décision ont tendance à placer la barre éthique beaucoup plus haut pour les autres que pour elles-mêmes.

13. La théorie de la vitre brisée

Une entreprise mal gérée et qui semble être en désordre donne aux employés l’idée qu’ils peuvent enfreindre les règles sans être punis.

14. Flibustiers

Une culture de l’éthique et de la correction peut avoir l’effet paradoxal de faire croire à certains employés que les petites entorses à la vérité sont acceptables.

15. Camaraderie

Enfreindre les règles ensemble est une forme de camaraderie et de collégialité pour certains.

16. Esprit de compétition

Une situation où il y a clairement des gagnants et des perdants crée une culture où les gens sont prêts à aller vraiment très loin pour éviter de perdre.

17. Rationalisation

Nous avons tendance à justifier notre comportement auprès de nous-mêmes. De plus, avec le temps, nous devenons complètement convaincus de nos propres mensonges.

18. Mauvaises punitions

Lorsqu’une entreprise assortit d’amendes les comportements non éthiques, le processus décisionnel des employés change. La dimension morale disparaît et les gens commencent à soumettre les actes immoraux à des analyses coûts-avantages.

19. Manque de sommeil et faim

Les personnes affamées et fatiguées ont moins de maîtrise de soi et sont plus enclines à prendre une décision contraire à l’éthique dans un accès de faiblesse.

20. Cercle vicieux

Les grands fraudeurs commencent généralement petit. Il n’est pas rare qu’ils s’enferment dans un cercle vicieux qui aggrave rapidement leur comportement.

21. Pression du marché

En 2007, les gestionnaires du secteur financier ont été soumis à une pression intense pour prendre des risques élevés, bien que beaucoup avaient vu venir la tempête.

22. Compensation

Certaines personnes qui se sont comportées honnêtement et correctement pendant longtemps pensent que cela leur donne le droit de faire quelque chose de contraire à l’éthique à l’avenir.

23. Transparence

En général, la transparence conduit à plus d’éthique au travail, car elle augmente les chances de rester en poste. Toutefois, le fait de rendre public un conflit d’intérêts particulier ne signifie pas que les gens cesseront de tricher.

24. Mauvaise communication

Une entreprise qui communique une image en noir et blanc du bien et du mal laisse à ses employés la possibilité d’expérimenter dans les zones grises.

25. Conformisme

Parfois, les gens font des choses qu’ils n’auraient jamais faites autrement, juste pour s’intégrer au groupe.

« C’est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ; C’est le but de la vie, et c’est le seul espoir Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre, Et nous donne le cœur de marcher jusqu’au soir » — Charles Baudelaire, « La Mort des pauvres », in Les Fleurs du Mal (1857)

Image

EN BANDE SON :

Catégories :REBLOG

1 réponse »

Laisser un commentaire