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Les NEWS « sans importance » du LUPUS du Samedi 14 Janvier 2023

Les NEWS « sans importance » du LUPUS du Samedi 14 Janvier 2023

Les forces de sécurité brésiliennes arrêtent plus de 200 partisans de Jair Bolsonaro qui ont pris d’assaut la capitale et en détiennent 1’200 autres pour interrogatoire. Les rues ont été débarrassées des manifestants.

Alors que la fumée ne s’est pas encore dissipée dans la capitale brésilienne au milieu de l’agitation pro-Bolsonaro, Lula est prêt à passer à l’offensive et à « punir » les « émeutiers » et les soi-disant « terroristes », et les comparaisons attendues avec le 6 janvier font les gros titres. Bolsonaro lui-même se trouve en Floride depuis le mois dernier et a été admis lundi à l’hôpital, mais les législateurs progressistes américains sont de plus en plus nombreux à demander l’annulation de son visa. Et ce, bien qu’il ait été largement admis, y compris par le New York Times, qu’il avait appelé ses partisans à permettre une transition pacifique du pouvoir et à « passer à autre chose ». La monnaie brésilienne a chuté immédiatement après les événements, l’incertitude régnant sur des marchés brésiliens encore effrayés par la volatilité des échanges sous le « choc » initial du chaos dans la capitale…

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On attend encore les chiffres définitifs.
Mais l’Arabie Saoudite devrait passer devant l’Inde avec 7.6% de croissance en 2022.
L’Inde devrait tout de même afficher une croissance de 7%, certes en baisse par rapport aux 8.7% précédents, mais tout de même un bel exploit dans le contexte actuel.

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La capacité de production nucléaire d’EDF remonte lentement mais sûrement, on vient de passer le cap des 45 GW, rappelons que la capacité installée est de 61.4 GW ;

La France a exporté plus d’électricité qu’elle n’en a importée en 2023, selon les rapports dEuractiv. Cela a tout à voir avec le fait que ses réacteurs nucléaires sont de nouveau largement en service.

La France, avec ses 56 réacteurs nucléaires, est un poids lourd en termes de production d’énergie en Europe. En tant que tel, le pays est normalement un exportateur net d’électricité. L’année dernière, cependant, des travaux de maintenance et des problèmes survenus sur certains réacteurs ont jeté un pavé dans la mare, obligeant la France à importer plus d’électricité qu’elle ne pouvait en exporter.

L’essentiel : depuis le début de l’année 2023, la France a continuellement exporté plus d’électricité qu’elle n’en a importée, sauf pendant la matinée du 6 janvier. Les exportations nettes ont totalisé 1,4 térawattheure (TWh), rapporte Euractiv, sur la base de rapports de l’AFP.

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Construction de petits réacteurs nucléaires SMR : les USA et le Japon vont coopérer plus étroitement sur les technologies les plus avancées. La première et la troisième des économies du monde vont unir leurs forces pour accélérer la transition énergétique. Cette annonce a été faite à la suite d’une réunion entre la ministre américaine de l’Énergie, Jennifer Granholm, et le ministre japonais de l’Économie, Yasutoshi Nishimura, en début de semaine. Plus précisément, la déclaration commune prévoit un partenariat autour du développement et de la construction de petits réacteurs modulaires (SMR) : des mini-réacteurs nucléaires

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La Banque nationale suisse (BNS) a annoncé une perte de 132 milliards de francs suisses pour l’exercice 2022. Il s’agit de la plus grosse perte de son histoire, équivalant à environ 18 % du PIB helvétique. En conséquence, elle ne pourra pas effectuer de versement de dividende au gouvernement suisse et à ses actionnaires. En 2021, la BNS a enregistré un bénéfice de 26 milliards CHF.

La cause de cette perte ? Non, cela n’est pas dû à un braquage planifié depuis plusieurs années par un groupe de criminels espagnols. Plus grave, la perte provient d’une baisse de ses positions en devises étrangères. Les investisseurs ayant afflué vers ce qui était perçu comme une valeur refuge dans un contexte de volatilité en Europe, la BNS s’est vue obligée de multiplier ses interventions sur le Forex pour protéger sa devise des spéculations internationales. Méfiance pour 2023 !

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Les critères ESG, kezako ? Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) regroupent tous les impacts que les activités d’une entreprise ont sur la société ou l’environnement. Ils sont utilisés pour “noter” les entreprises et permettent d’intégrer une nouvelle composante dans les choix d’investissement. Ces critères extra-financiers deviennent de plus en plus incontournables et sont censés inciter les sociétés à devenir “plus vertes”, à encourager la “croissance verte” pour améliorer leurs performances et leur image.

Depuis la loi relative aux nouvelles régulations économiques de 2001, les sociétés, cotées ou non, de plus de 500 salariés et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 100 millions d’euros, ont l’obligation d’intégrer ces critères et leurs impacts dans leur rapport de gestion. Les critères ESG sont les piliers de l’investissement socialement responsable (ou “ISR”).

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L’armée ukrainienne transfère des unités supplémentaires pour défendre Bakhmut et Soledar dans la région de Donetsk, déclare Volodymyr Zelenskiy. La Russie revendique une frappe majeure dans la région, mais Kiev rejette comme «un non-sens» l’affirmation de Moscou selon laquelle 600 soldats ont été tués. Le Premier ministre ukrainien Denys Shmyhal déclare à Yonhap que la guerre a créé un champ de mines de quelque 250000 km², soit à peu près la taille du Royaume-Uni.

Le conflit en Europe de l’Est continue de s’intensifier, le Kremlin soulignant lundi qu’il se considère déjà en guerre avec l’OTAN en Ukraine. En effet, les alliés occidentaux, le Royaume-Uni en tête, envisagent maintenant d’envoyer des chars lourds en Ukraine, et pas seulement des véhicules de transport de troupes ou des « chars légers » promis précédemment par la France et les États-Unis. L’Occident continue de tout faire pour éloigner Kiev de la table des négociations, comme on a pu le constater lors de la tentative ratée de Poutine de conclure une trêve à Noël. Entre-temps, Zelensky remercie Washington pour le dernier « cadeau de Noël » de 3 milliards de dollars. La Maison-Blanche affirme que l’aide à l’Ukraine est « solide comme un roc » jusqu’en 2023 au moins.

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Eisai et Biogen ont reçu une autorisation accélérée de mise sur le marché américain pour leur traitement de la maladie d’Alzheimer, au coût annuel de 26’500 dollars.

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Goldman Sachs va supprimer environ 3’200 emplois cette semaine dans le cadre d’un programme de restructuration.

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Qatar Energy et Chevron s’associent dans une usine pétrochimique à 6 milliards de dollars.

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Alibaba prévoit d’investir 1 milliard de dollars en Turquie.

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Jack Ma ne contrôle plus Ant Group.

Jack Ma, l’ancien grand ponte de la tech en Chine, devenu soudainement bien plus discret depuis ses ennuis avec les autorités, a cédé le contrôle de la société de payement en ligne Ant Group, géant du payement numérique en Chine.

  • Jack Ma possédait plus de 50 % des droits de vote chez Ant Group, chiffre qui va désormais tomber à 6,2 %. L’entreprise a expliqué que Jack Ma ne serait plus la « personne de contrôle » de la société, mais seulement l’un des dix principaux actionnaires de celle-ci.
  • Ant Group est le leader incontesté du payement en ligne en Chine avec son système Alipay.
  • L’autre société-phare de Jack Ma, le géant du commerce en ligne Alibaba, a vu son cours grimper de 9% suite à cette annonce. C’est le plus haut niveau atteint depuis six mois par les actions de la société. Celles-ci avaient chuté de 27% l’année dernière.

la fin de la période de répression du secteur technologique ?

  • Selon Business Insider, un haut responsable de la banque centrale chinoise a laissé entendre que Pékin pourrait à nouveau lâcher la bride au secteur tech du pays. Jack Ma, à la fois homme d’affaires à succès et personnage volontiers critique à l’égard du système, avait véritablement servi de bouc émissaire fin 2020, et a véritablement disparu du jour au lendemain.
  • Il a depuis refait surface et semble s’être exilé au Japon. Quoiqu’il en soit, il est beaucoup moins actif au sein des différentes entreprises technologiques qu’il a contribué à fonder.
  • La semaine dernière, l’autorisation d’injecter 1,5 milliard de dollars dans une filiale de Ant Group laissait entendre que Jack Ma et le gouvernement chinois avaient trouvé un terrain d’entente. Il se peut que cela soit au prix de sa position dominante au sein du groupe.

Des actions qui remontent la pente

  • L’indice Hang Seng Tech – un indice qui suit les 30 plus grandes sociétés technologiques cotées à Hong Kong – a clôturé en hausse de 3,2 %. Les actions des géants chinois de la technologie cotés à Hong Kong, Tencent et NetEase, ont clôturé en hausse de 3,6 % et 2,6 % respectivement.
  • L’indice Hang Seng de Hong Kong a clôturé en hausse de 1,9 %, l’indice composite de Shanghai a gagné 0,6 % et l’indice composite de Shenzhen 0,7 %.
  • Une vague d’optimisme qui entraine les autres actions technologiques asiatiques : l’indice coréen Kospi a clôturé en hausse de 2,6 %, tandis que le Nikkei japonais a progressé de 0,9 %.

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Alibaba et Tencent : deux des plus grandes entreprises technologiques chinoises. Et deux des cibles favorites de Pékin. À présent, les autorités déploient une autre stratégie pour les tenir sous leur coupe : l’achat « d’actions dorées ».

Dans l’actu : Pékin achète des « actions dorées » des Big Tech chinoises.

  • Le gouvernement chinois est occupé à acheter des « actions dorées » des géants technologiques du pays, via des fonds ou des entreprises qu’il soutient.
  • Pour Alibaba, c’est déjà fait. Pour Tencent, c’est en cours.

Les explications : les « actions dorées », qu’est-ce que c’est ?

  • Les « actions dorées » achetées par Pékin correspondent à environ 1% du capital des entreprises concernées. A priori, cela n’est donc pas très important. Mais il y a un mais.
  • Comme l’explique le Financial Times, ces actions, appelées en Chine « parts spéciales de gestion », sont assorties de droits spéciaux sur certaines décisions clés. Ainsi, elles peuvent par exemple permettre à son détenteur :
    • D’obtenir un siège au conseil d’administration de l’entreprise.
    • D’avoir son mot à dire sur la stratégie commerciale et les plans d’investissement de l’entreprise, y compris d’éventuelles fusions et acquisitions.
    • De revoir – voire de contrôler – le contenu produit par l’entreprise.
  • Autrement dit, bien qu’elles ne représentent qu’une toute petite partie du capital de l’entreprise, ces actions confèrent à leur détenteur un pouvoir très important.
    • Le fait que Pékin s’y attaque chez Alibaba et – bientôt – chez Tencent est donc loin d’être anodin.

Des précédents

Le détail : deux unités d’Alibaba déjà dans la besace de Pékin.

  • Pour la première fois, Alibaba a indiqué que deux de ses unités ont vu environ 1% de leur capital être racheté par des entités soutenues par le gouvernement chinois.
    • Un véhicule d’investissement de l’entreprise publique Zhejiang Media Group a pris des actions dorées dans Youku Film and Television, une entreprise streaming vidéo.
    • WangTouSuiCheng – une entité basée à Pékin relevant du China Internet Investment Fund (CIIF) mis en place par la Cyberspace Administration of China (CAC) – a acquis des actions dorées dans Guangzhou Lujiao Information Technology, dont l’objectif principal est la « recherche et l’expérimentation »
      • Ici, c’est le contrôle du navigateur UCWeb qui serait visé.

Et après ? ByteDance laisse entrevoir ce qu’il pourrait se passer.

  • Si c’est la première fois que le gouvernement chinois met la main sur des actions dorées d’Alibaba et de Tencent, il a déjà utilisé pareille stratégie auprès d’autres Big Tech, telles que Weibo et ByteDance (surtout connue pour TikTok).
  • En avril 2021, via trois véhicules financiers, Pékin avait ainsi pris 1% du capital de l’unité Beijing ByteDance Technology.
    • Cela avait permis au gouvernement de propulser un responsable du Parti communiste au sein du conseil d’administration de la filiale.
    • L’homme était notamment connu pour avoir un jour publié sur son compte Weibo : « Je n’ai qu’un seul souhait : qu’un jour, je puisse couper la tête de chien des Chinois libéraux aux valeurs occidentales. Que les traitres chinois qui prêchent les soi-disant ‘droits de l’homme et liberté’ aillent en enfer ! ».
    • Il était apparu qu’il avait – entre autres – pu prendre le contrôle sur le contenu de plusieurs applications de ByteDance, dont la « sœur de TikTok », Douyin.
  • À la bourse, les actions Alibaba et Tencent ont légèrement dévissé dans les heures qui ont suivi la révélation de ces informations.

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La vague de Covid en Chine n’a pas découragé les voyages liés au Nouvel An lunaire, qui ont bondi de 40% par rapport à l’année précédente au cours des deux premiers jours de la ruée, selon des données gouvernementales. Le virus se propage rapidement dans les zones rurales mais les infections ont atteint un pic à Pékin, selon le maire par intérim de la ville. La Chine a enregistré 251’045 arrivées de passagers dimanche après la réouverture de sa frontière, soit environ un quart de la moyenne quotidienne du début de 2019.

Les Chinois de l’étranger rentrent chez eux après la levée des mesures de quarantaine hier, malgré une épidémie de Covid qui a incité l’Allemagne à déconseiller les voyages dans le pays. Pékin déclare que les négociations visant à ajouter le Paxlovid de Pfizer à l’assurance publique ont échoué. Cette réouverture devrait également stimuler l’économie de Hong Kong, dont la croissance pourrait être plus rapide que celle de Singapour cette année. Ce serait la première fois en plus de dix ans (source: Bloomberg).

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La Chine et les États-Unis continuent de se signaler au sujet de Taïwan, l’Armée populaire de libération (APL) chinoise ne cessant d’intensifier ses exercices de guerre et de renforcer ses muscles, et les violations de la ligne médiane du détroit de Taïwan devenant régulières. Les pourparlers de la délégation commerciale américano-taïwanaise – avec la participation de responsables de l’administration Biden – doivent débuter samedi, et la réaction de Pékin devrait être féroce.

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Gardez un œil sur l’indice Hongkongais Hang Seng, qui progresse de 7,7% depuis le premier janvier. Il y a deux mois, nous avons assisté à la reprise naissance de cet indice, qui a rebondi de près de 30% depuis. La grande question à ce stade est de déterminer si le HSI a mangé son pain blanc, ou s’il a encore du potentiel vers le nord. En grattant un peu la surface de ses indicateurs internes de marché, on réalise que 70% de ses composants évoluent désormais au-dessus de leur moyenne mobile à 200 jours. On sait historiquement qu’un marché sain peut aisément avoir 60% et plus de ses titres qui traitent au-dessus de leur 200 jours. Les deux dernières tentatives de hausse du HSI ont été interrompues alors que moins de 50% des composants traitaient au-dessus de la 200 jours, cette fois il semble que cela soit différent. La configuration actuelle (70% des titres au-dessus de la 200 dma) s’est produite 7 fois dans l’histoire de l’indice. Dans 71% des cas, 12 mois plus tard le HSI traitait en hausse de 16,7% en moyenne. Il s’agit ici d’une constatation et non d’une prévision.
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80.1 milliards €.
Le montant des dividendes versés en 2022 et des rachats d’actions par les entreprises du CAC 40.
Un nouveau record.
En hausse de 15.5% par rapport au record précédent.
56.5 milliards de dividendes.
23.7 milliards de rachats d’actions.
Un très bon cru tiré par Total, LVMH et Sanofi.
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Rolls-Royce a battu son record de ventes en 2022, en 119 années d’existence, 6021 voitures, un tiers en Amérique, un quart en Chine, un quart en Europe, du fait de l’attrait pour la customisation, le prix moyen d’une voiture a dépassé 500 000 €;

Et il n’y a pas que Rolls-Royce. Bentley et Lamborghini ont enregistré des ventes record l’année dernière.

Lamborghini a livré 9 233 véhicules en 2022, soit une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente. Bentley a livré 15 174 véhicules, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2021, qui était une année record.

La croissance des ventes de véhicules de luxe montre que les personnes très fortunées s’en sortent bien, malgré l’importante évaporation des richesses due au resserrement de la politique monétaire des banques centrales. Quant aux autres, beaucoup de gens peuvent à peine se permettre de payer leur voiture à 1 000 $.

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Vous vous souvenez de la couche d’ozone ? Finalement le trou se referme progressivement et ça ne devrait plus être un problème d’ici 40 ans
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Manchester United, Tottenham et Liverpool seraient des cibles de rachat pour le fonds du Qatar, selon Bloomberg News
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L’Europe mise tout sur l’avion à hydrogène et les premiers prototypes s’envolent, mais est-ce un pari risqué ?

L’aviation civile peut-elle réussir son grand visage vert ? Technologiquement, c’est possible, et même bien entamé. Mais prendre l’avion quatre fois par an pour les vacances, ça ne sera sans doute plus à la portée de tout le monde.

Pour décarboner le secteur aérien civil, qui représente 3% des émissions totales de carbone de l’humanité, les États et les grandes entreprises ont fait le pari de la transition vers l’hydrogène vert. Et le développement des premiers avions « propres » progresse vite, mais ce n’est pas pour autant que nous échapperons à un grand chamboulement de notre rapport au voyage.

 

l’Union européenne, numéro 1 des brevets sur l’hydrogène.

  • Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de l’Office européen des
    brevets (OEB), les États européens totalisent ensemble 28 % des brevets concernant l’hydrogène au cours de la décennie 2011-2020.
  • C’est plus que le Japon (24%) et surtout que les États-Unis, qui menaient la course jusqu’à la présidentielle de Donald Trump, et qui ne représentent plus maintenant que 20% des Brevets

L’Union européenne et le Japon ont mené l’expansion de l’industrie de l’hydrogène au cours de la dernière décennie. En effet, ces deux parties ont fait preuve de la plus forte activité en matière de brevets dans le domaine de l’hydrogène au cours de cette période. C’est ce que révèle une analyse de l’Office européen des brevets (OEB).

L’hydrogène n’émet pas de dioxyde de carbone lorsqu’il est brûlé. Par conséquent, ce gaz pourrait devenir un outil important pour la construction d’une économie sans émissions. L’Union européenne prévoit que l’hydrogène couvrira entre 13 et 14 % de sa consommation énergétique totale d’ici le milieu du siècle. En outre, selon les analystes, l’économie durable émergente de l’hydrogène apparaît aussi comme une opportunité commerciale dont les entreprises européennes semblent bien conscientes.

Le Japon connaît une croissance plus rapide que l’Europe : les brevets sont souvent utilisés pour se faire une idée de l’innovation d’un marché.

  • « Les demandes mondiales de brevets concernant l’hydrogène sont menées par l’Europe et le Japon », affirme le rapport de l’Office européen des brevets.
    • « Les États-Unis ont perdu du terrain au cours de la dernière décennie. Il convient également de noter que les marchés de pays tels que la Corée du Sud et la Chine n’ont commencé que récemment à enregistrer une activité plus forte dans ce domaine. »
  • Environ 28% des brevets multinationaux – enregistrés dans les offices de brevets de plusieurs pays – concernant la production, le stockage, le traitement et l’utilisation de l’hydrogène au cours de la dernière décennie ont été enregistrés dans l’Union européenne.
    • La plupart de ces brevets ont été déposés en Allemagne (11%) et en France (6%).
  • Le Japon a enregistré 24% des brevets multinationaux et a connu une croissance plus rapide que l’Europe au cours de la dernière décennie.
  • En Chine et en Corée du Sud, l’activité liée aux brevets sur l’hydrogène est restée relativement modeste pour l’instant. « Ces deux pays ont toutefois affiché une croissance de 15,2 % et 12,2 % respectivement au cours de la dernière décennie », souligne Ménière. « Il est donc clair que quelque chose est en train de changer dans l’hydrogène dans ces pays aussi ».

Les doutes juridiques sont un goulot d’étranglement : Yann Ménière prévient que si l’Union européenne veut occuper une position importante sur le marché mondial de l’hydrogène en développement, elle doit en même temps souvent faire face à des problèmes juridiques persistants dans ses États membres.

  • Plusieurs pays ont des doutes quant à la nature durable du produit. Ce faisant, ils notent que la création d’hydrogène ne se fait pas toujours dans le respect de l’environnement.
  • « Une réglementation claire, qui peut servir de guide, est de ce fait très importante », note Ménière à cet égard.
  • « Un nouveau secteur, tel que l’économie émergente de l’hydrogène, se compose de plusieurs pièces de puzzle qui devraient pouvoir coïncider selon un timing approprié », affirme encore Ménière. « C’est là que les régulateurs ont un rôle crucial à jouer. Le côté positif, cependant, est que l’industrie européenne montre un grand intérêt pour l’hydrogène et traduit également cet intérêt en initiatives concrètes. »

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Deuxième restructuration pour Coinbase en 6 mois : 950 emplois disparaissent

Déjà-vu : la plateforme de cryptomonnaies Coinbase annonce une restructuration impliquant environ un emploi sur cinq en danger. Le PDG Brian Armstrong a annoncé une restructuration similaire en juin 2022.

Après les deux vagues de restructuration, l’effectif sera presque divisé par deux, passant de 6.100 à 3.750 employés. Cela est révélateur de la crise que traverse le secteur de la crypto.

L’actualité : Brian Armstrong, directeur général, a annoncé son intention de réduire de 25 % les coûts d’exploitation. Dans le cadre de cette restructuration globale, 950 des 4.700 employés actuels devront quitter l’entreprise, soit environ un sur cinq. Tout le personnel concerné sera informé aujourd’hui. Mais ils sauront immédiatement à quoi s’en tenir, puisque les postes supprimés se verront refuser l’accès aux systèmes internes avec effet immédiat.

Coinbase vaut 43 $ après avoir dépassé les 320 $ il y a un peu plus d’un an.

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Saga FTX

Le Wall Street Journal annonce que 5 milliards de $ de liquidités ou d’actifs liquides ont été retrouvés et que d’autres actifs retrouvés pourraient être liquidés progressivement pour une valeur de 4.6 milliards de $.
Sans compter les 425 millions de $ qu’ont saisis les autorités des Bahamas.
Le problème, illustration supplémentaire du chaos qui régnait dans la société, est qu’on ne sait toujours pas exactement combien d’argent les clients avaient chez FTX.
Pour l’instant, 9 millions de clients ont été identifiés.

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Quatre jeunes investisseurs sur dix possèdent des cryptomonnaies : « La baisse du Bitcoin n’a guère affecté la popularité »

Les investisseurs de moins de 35 ans continuent de croire assez massivement aux cryptomonnaies, malgré la forte baisse du Bitcoin (moins de 65 % d’ici 2022) et des autres cryptos l’année dernière. C’est ce que révèle le baromètre des investisseurs d’ING Belgique.
Un hiver cryptographique a éclaté en 2022, une longue période de prix bas. La question qui taraude l’esprit de nombreux jeunes investisseurs est la suivante : s’agit-il d’une opportunité d’achat à long terme ?

L’actualité : Le baromètre ING Investor, une enquête en ligne menée auprès de centaines d’investisseurs, montre que les Millenials croient fermement aux crypto-monnaies.

  • Pas moins de 41 % des jeunes investisseurs (moins de 35 ans) détiennent des cryptomonnaies comme le Bitcoin dans leurs portefeuilles. Ce pourcentage est le double de la moyenne générale.
  • Environ 40 % des jeunes investisseurs envisagent de se lancer dans les cryptomonnaies dans les six prochains mois. Parmi le reste des investisseurs, le chiffre est inférieur à 8 %.
  • Quelque 35 % de la cohorte des moins de 35 ans pensent également que les banques devraient proposer des investissements en Bitcoin ou autres cryptomonnaies.

L’analyse : « De précédentes enquêtes ont déjà montré que les investissements en crypto sont particulièrement populaires parmi les jeunes investisseurs. Il est tout de même surprenant que, malgré la forte perte de valeur et les scandales dans le secteur des cryptomonnaies, la foi de ces investisseurs dans les cryptomonnaies comme le Bitcoin n’ait guère été affectée », écrit Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique.

Dernières évolutions : Le Bitcoin et l’Ether (Ethereum) ont bien commencé l’année 2023. Le Bitcoin a été en hausse pendant neuf jours consécutifs, la plus longue série de gains depuis 2020, selon le service de presse Bloomberg.

  • Le Bitcoin a déjà gagné environ 9 % cette année et se situe actuellement autour de 18.100 dollars.
  • L’Ether a déjà gagné plus de 16 % et se rapproche de la barre des 1.400 dollars.

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« Bitcoin is back » : la plus importante cryptomonnaie commence l’année avec une forte hausse

Une série de neuf jours dans le vert, la plus forte depuis 2020. En ce début de mois de janvier, le Bitcoin a le vent en poupe. Un rallye qui serait parti pour durer.
Les cours qui repartent à la hausse, voilà une lueur d’espoir pour le monde de la crypto, qui a vu d’importantes saignées en 2022 et différents scandales ébranler la confiance envers le secteur. Il reste persuadé de l’utilité et de l’importance des jetons numériques dans toute une série d’applications.

Dans l’actu : la plus forte série de jours consécutifs dans le vert depuis la pandémie.

  • Cela fait maintenant neuf jours que le Bitcoin aligne les clôtures dans le vert (c’est-à-dire au-dessus de son niveau de la veille), rapporte Bloomberg. Il faut remonter à 2020 pour trouver un tel élan.
  • Depuis le début du mois de janvier, le BTC a gagné 10%. L’Ether fait encore mieux, avec une hausse de 17% sur la même période.
  • Les deux se négocient à respectivement 18.140 dollars et 1.400 dollars à l’heure d’écrire ces lignes, selon les données de la plateforme Coinmarketcap.
    • C’est ainsi la deuxième fois que le Bitcoin dépasse la barre des 18.000 dollars (après un premier passage très bref mi-décembre) depuis l’éclatement du scandale de FTX, qui avait fait glisser l’or numérique vers les 16-17.000 dollars.
    • Entre juin et novembre, il se négociait à environ 20.000 dollars, un niveau stable après une chute de son sommet à 68.000 dollars environ, en novembre 2021.

L’essentiel : parti pour un marché haussier.

  • Comme ailleurs sur les marchés financiers, c’est l’idée que l’inflation est bel et bien en baisse et que la fin des hausses des taux est proche qui pousse les cours vers le haut.
  • « Les actifs à risque se sont redressés, je pense, pour la raison que le taux terminal passe lentement mais sûrement au premier plan et que le positionnement a été baissier mais est en transition, ce qui signifie une action haussière sur les prix à court terme », explique Michael Purves, de Tallbacken Capital Advisors à Bloomberg.
  • Une amélioration au niveau macro qui devrait aussi attirer les investisseurs institutionnels (à nouveau), selon la spécialiste Noelle Acheson. « Il ne fait guère de doute que les grands acteurs reviendront sur le marché lorsque les perspectives seront moins sombres, ce qui fera grimper les transactions et aussi les prix », explique-t-elle.
    • Un avis que la célèbre investisseuse Cathie Wood partage aussi, comme perspective pour le BTC.
  • Voilà en tout cas une lueur d’espoir pour le monde de la crypto, qui a vu d’importantes saignées en 2022 et différents scandales ébranler la confiance envers le secteur. Il reste persuadé de l’utilité et de l’importance des jetons numériques dans toute une série d’applications.

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Le Budget russe a explosé en vol en décembre. Entre l’envolée des dépenses d’armement et la chute des revenus pétroliers du fait du plafond imposé par les États-Unis et l’Europe, le déficit budgétaire explose.
Selon les calculs de Bloomberg, le déficit serait de 56 milliards de $ pour le seul mois de décembre.
Après 11 mois certes de surplus boosté par la hausse des prix du pétrole et du gaz.
La situation en 2023 devrait encore se détériorer.
On a du mal à imaginer à quel point l’économie russe est affectée par le conflit et par ses conséquences, notamment les sanctions, et il faudra des années pour qu’elle se reconstruise.
Un sujet peu abordé.

Les États-Unis préparent un nouveau round de sanctions contre la Russie.
Ils ne poussent pas pour une trêve encore.
Les nouvelles sanctions porteraient encore sur les exportations de pétrole russes.
Leur prix est déjà plafonné.
Il s’agirait de mettre en place des pénalités sur les exportations de diesel et de fuel.

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Après l’entrée en vigueur de l’embargo sur les produits pétroliers russes, où trouverons-nous notre diesel en février ?

L’Union européenne (UE) n’importera plus de produits pétroliers russes par voie maritime à partir du 5 février. La Russie est le plus grand fournisseur de ce produit de base à l’Union.

L’essentiel : l’année dernière, l’UE a importé 220 millions de barils de diesel de Russie, selon les données compilées par Bloomberg, soit environ 40 % de l’ensemble de son diesel. Pour éviter de se retrouver dans une crise énergétique, l’Europe devra bientôt trouver d’autres fournisseurs de cette matière première.

  • Le meilleur candidat est le Moyen-Orient. Ces derniers mois, l’UE a importé une part croissante de diesel en provenance de cette région. En outre, un certain nombre de nouvelles raffineries de pétrole sont en cours de construction au Moyen-Orient.
  • Des accords entre les pays européens et les pays arabes ont également déjà été conclus. En septembre, par exemple, le chancelier allemand Olaf Scholz a signé un accord avec la compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi, l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde, pour fournir du diesel à l’Allemagne. L’Europe pourrait par ailleurs recevoir davantage de diesel en provenance d’Arabie saoudite.
  • En outre, les États-Unis, qui fournissent entre-temps plus d’énergie à l’Europe que ne le fait la Russie pour la première fois dans l’histoire, vont aussi exporter de plus en plus de diesel vers l’Europe. Ces derniers mois, les exportations du pays ont déjà fortement augmenté.
  • La Chine joue aussi un rôle important. Selon Trading Economics, les exportations de la Chine ont bondi ces derniers mois. Au cours du dernier trimestre de 2022, le pays a même exporté plus que pendant les neuf premiers mois. Tout ce diesel n’est pas destiné à l’Europe, mais l’augmentation de l’offre sur le marché mondial permettra indirectement au continent d’acheter plus de diesel.

L’embargo

Le contexte : Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, les pays occidentaux ont réagi en annonçant une série de mesures visant à épuiser le trésor russe.

  • Un embargo sur le pétrole brut russe transporté par voie maritime a pris effet le 5 décembre 2022. Cet embargo ne s’applique toutefois pas à une poignée de pays d’Europe orientale, dont la Hongrie et la République tchèque.
  • Le même jour, un prix plafond de 60 dollars par baril de brut russe a été introduit. La Russie a répondu en menaçant de cesser d’exporter du pétrole brut vers les pays qui s’y conforment.
  • Ainsi, à partir du 5 février, la prochaine étape entrera en vigueur. Ensuite, plus aucun produit pétrolier raffiné ne pourra être importé de Russie par voie maritime non plus. Il ne s’agit pas seulement du diesel, mais aussi d’autres produits raffinés comme le fioul.

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Il y a un mois, les pays européens mettaient en place un embargo sur les livraisons de pétrole brut russe par bateau, tout en introduisant – avec d’autres partenaires – un plafond sur ce même produit. Suffisant pour affecter les revenus du Kremlin, pas pour les faire vaciller.
Les différentes sanctions prises depuis maintenant près d’un an à l’encontre de la Russie visent à diminuer les ressources financières du Kremlin. Et, in fine, à endiguer son entreprise guerrière en Ukraine. Mais Moscou continue d’engranger énormément d’argent grâce à ses combustibles fossiles.

Dans l’actu : une nouvelle étude estime les revenus « fossiles » perçus actuellement par le Kremlin.

  • Selon le rapport du centre de recherche finlandais Centre for Research on Energy and Clear Air (CREA), la Russie perçoit encore 640 millions d’euros chaque jour en vendant ses combustibles fossiles.
  • Les sanctions occidentales font baisser les recettes du Kremlin, mais elles pourraient être beaucoup plus fortes.

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Le monde a échangé une quantité record de GNL en 2022 et la soif européenne pour cette matière première en est la principale raison

Jamais auparavant on n’avait importé autant de gaz naturel liquéfié (GNL) qu’au cours de l’année 2022, selon les chiffres des sociétés de données Refinitiv et Kpler.
Alors que le monde affirme vouloir s’éloigner des combustibles fossiles, les chiffres dépeignent une autre histoire. La consommation a augmenté de façon particulièrement importante dans les pays riches occidentaux.

L’actualité : Quelque 409 millions de tonnes de GNL ont été importées dans le monde l’année dernière, selon les chiffres de Refinitiv, contre 386,5 millions de tonnes en 2021. Mais il existe des différences importantes selon les régions du monde.

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Prenons (au hasard) Apple et Amazon. Ces deux titans de la cote ont perdu près de 2’000 milliards de dollars de capitalisation boursière depuis leurs records historiques postés il y a environ un an. 2’000 milliards de dollars, c’est un peu plus que la totalité de la capitalisation boursière de la Suisse, qui n’est de loin pas la plus petite place financière de la planète. Cette année, Apple récupère 0,6% tandis qu’Amazon reprend 7%, forcément ça aide.

Un mot sur le luxe avec LVMH et ses pairs, qui ont gagné plus de 10% en 7 journées de bourse cette année, la perspective du retour des touristes chinois sur les Champs Elysées produit un effet certain sur ces valeurs. LVMH, avec 408 milliards de dollars de capitalisation boursière, passe devant JP Morgan Chase et devient la 10e capitalisation boursière occidentale, la première non-américaine…

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La secrétaire d’État au Trésor américain Janet Yellen accepte la demande de Joe Biden de rester à son poste, selon l’agence Bloomberb, alors que l’administration se prépare à une épreuve de force avec les républicains de la Chambre des représentants sur le plafond de la dette. Parmi ses autres grandes priorités figurent une refonte de l’IRS, des réformes à la Banque mondiale et le renforcement de la pression sur la Russie au sujet de la guerre en Ukraine, par le biais de sanctions et du plafonnement des prix du pétrole.

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La quinzième fois est la bonne. Kevin McCarthy détient enfin le marteau de président de la Chambre des représentants des États-Unis après avoir fait des concessions à un petit groupe de républicains de la droite dure qui l’avaient rejeté lors des 14 scrutins précédents. Il a cherché à rallier les législateurs du GOP en s’engageant à réduire les dépenses et à renforcer la sécurité aux frontières. Le représentant Chip Roy, qui était au cœur de la querelle de la semaine dernière, déclare à CNN qu’il accueillerait favorablement une bataille sur le plafond de la dette.

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Joe Biden a un problème de documents de plus en plus similaire à celui de Donald Trump. Merrick Garland nomme un avocat spécial pour vérifier si le président a mal géré des informations classifiées pendant sa vie privée. Robert Hur, qui a été procureur des États-Unis pour le Maryland pendant l’administration Trump, est nommé à ce poste après que la Maison Blanche a déclaré que d’autres dossiers classifiés avaient été trouvés au domicile de Joe Biden dans le Delaware. Le président déclare que le garage où ils ont été trouvés était fermé à clé.

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EN BREF

Chez LVMH, Pietro Beccari prend la suite de Michael Burke aux commandes de Louis Vuitton. Boeing enregistre 774 commandes nettes et livre 480 appareils en 2022. Apple veut s’affranchir de Samsung en développant ses propres écrans. Sika publie une croissance un peu plus élevée que son objectif en 2022, grâce à de fortes hausses de prix, mais un peu en-deçà des attentes. Coca-Cola et PepsiCo sont les cibles d’une enquête de la FTC sur les prix. Siemens Energy a décroché un contrat éolien de plus de 4 milliards d’euros avec Dragados Offshore. Wells Fargo devrait se retirer du marché du prêt immobilier américain en raison de l’impact des hausses de taux d’intérêt et des exigences réglementaires plus strictes, rapporte CNBC. Bed Bath & Beyond va réduire ses effectifs dans le but de diminuer ses coûts jusqu’à 100 millions de dollars, selon son CEO. Tesla va dépenser plus de 700 millions de dollars pour agrandir son usine au Texas.

Logitech réduit ses prévisions pour l’exercice 2022/2023. Le titre traite en baisse de 16% dans le pré-marché. Taiwan Semiconductor: le bénéfice du quatrième trimestre augmente de 78% et dépasse les attentes du marché. T-Mobile US serait intéressé par un rachat de Mint Mobile, selon Bloomberg. Mark Parker va devenir le président de Walt Disney. Apple serait en train de développer des écrans tactiles pour les Mac, selon Bloomberg. Roche cherche un candidat interne pour succéder au CEO de sa division pharma. Leclanché enregistre une commande de systèmes de batteries pour deux ferries hybrides.

Volkswagen annonce un recul de 7% de ses ventes en 2022. Tesla diminue les prix de certains de ses modèles aux Etats-Unis. Google et Nvidia tentent de faire capoter l’opération Microsoft-Activision. La Chine va autoriser la remise en ligne des applications Didi. Adidas est «déçu» après que le jury américain ait donné raison à Thom Browne dans l’affaire de la marque à trois bandes.

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15%,  La hausse de l’or depuis le début du mois de novembre.
Et une once qui frôle les 1900 $.
Un niveau qu’on n’avait pas atteint depuis près d’un an.
Une hausse continue sur 50 jours qu’on n’avait pas connue depuis la crise du Covid en 2020, lorsque les cours avaient dépassé les 2000 $

La Banque centrale chinoise a par exemple annoncé qu’elle avait acheté 30 tonnes d’or en décembre après avoir acheté 32 tonnes d’or en novembre.

Le cours de l’or augmente souvent quand le cours du dollar baisse.
Or la tendance haussière du dollar liée à la hausse accélérée des taux d’intérêt s’est inversée, car les marchés anticipent déjà un arrêt puis une baisse des taux d’intérêt.

L’année pré-électorale aux USA présente une caractéristique saisonnière particulière à savoir que le DJIA et l’or suivent une évolution haussière parallèle.

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On a découvert un gisement de terres rares en Europe.
En Suède.
Le plus gros gisement européen.
Rappelons que les terres rares sont essentielles pour la transition énergétique et que le monde dépend à 90% de la Chine.
Il va quand même falloir attendre 10 à 15 ans pour les premières livraisons.

l’incroyable découverte.

  • LKAB a annoncé avoir découvert plus d’un million de tonnes d’oxydes de terres rares.
  • La société minière suédoise a déclaré vouloir bientôt soumettre une demande de concession d’exploitation en 2023, mais il faudrait pas moins de 0 à 15 ans avant de pouvoir commencer à exploiter le gisement et à l’expédier sur le marché.
  • Il s’agit néanmoins du plus grand gisement connu d’éléments de terres rares dans notre région du monde », a déclaré Jan Moström, cadre supérieur, lors de la présentation. « Elle peut devenir un élément important pour la production des matières premières essentielles qui sont absolument cruciales pour la transition verte. »
  • LKAB prépare maintenant la connexion à une profondeur de 700 mètres entre la mine existante de Kiruna, dans le Nord de la Suède, et les aquifères de Per Geijer, principalement pour permettre des recherches plus approfondies.

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Tesla baisse le prix de vente de ses célèbres véhicules électriques pour renforcer sa stratégie commerciale ultra agressive. Des rabais jusqu’à 20% devraient être consentis sur les principaux modèles de la firme d’Elon Musk. Le Model 3, emblématique, voit son prix chuter de 8 500 euros en France, à 44 900 euros, et devient désormais éligible au bonus écologique de 5 000 euros.

Les prix de base ont été réduits de plusieurs milliers d’euros.

  • Plus généralement, les annonces de réductions de prix pleuvent ailleurs dans le monde, notamment en Allemagne, en France, aux États-Unis et, plus tôt, en Chine.
  • Tesla a procédé jeudi à de fortes baisses de prix aux États-Unis pour sa berline Model 3 et son SUV Model Y, rapporte l’agence de presse Bloomberg. Le prix d’un Model 3 a été réduit de 14 %, à 53.990 dollars, tandis que le prix d’un Model Y aux États-Unis a été réduit de pas moins de 20 %, à 52.990 dollars.
  • Selon Bloomberg, l’ajustement de la fourchette de prix signifie que les voitures peuvent désormais bénéficier d’allégements fiscaux aux États-Unis. Par exemple, les voitures électriques ne peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt de 7.500 dollars que si, entre autres choses, le prix de vente ne dépasse pas 55.000 dollars et que la voiture est fabriquée en Amérique.
  • La semaine dernière, l’agence de presse Reuters a rapporté que Tesla avait réduit ses prix en Chine pour la deuxième fois en trois mois. Si l’on tient compte de la baisse de prix d’octobre et de certains autres rabais offerts aux clients, les prix d’une Tesla ont baissé de 13 à 24 % en Chine depuis septembre, selon Reuters. Cela suscite la grogne des anciens acheteurs.
  • La baisse des prix en Chine fait suite à l’annonce que Tesla a livré en décembre le plus petit nombre de voitures produites en Chine en cinq mois. Pékin a également mis fin à un programme de subventions pour les voitures électriques.

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Les voitures électriques ne seront pas bon marché de sitôt

Les prix des batteries ont augmenté de 7 % en 2022 et resteront élevés jusqu’en 2024, au moins. Cette augmentation a provoqué, en partie, une augmentation du prix moyen des véhicules électriques.
Le stockage par batterie au lithium-ion n’a cessé de croitre depuis les années 90 avec l’apparition des caméscopes, des appareils photo, des premiers téléphones portables, etc. Mais depuis le début des années 2010, ces batteries sont utilisées par les véhicules électriques. Ces véhicules sont aujourd’hui à l’origine de la majeure partie de la fabrication mondiale de batteries au lithium, ainsi que d’une part importante de la recherche et du développement de ces batteries.

Le contexte : À mesure que l’industrie s’est développée, les coûts ont baissé. Le coût d’un kilowattheure de stockage par batterie au lithium-ion a diminué de 80 % entre 2013 et 2021.

  • Cette tendance s’est inversée l’année dernière. Comme tous les secteurs, l’augmentation des prix des matières premières et l’inflation ont frappé le secteur des batteries. Pour la première fois depuis douze ans, le prix des batteries a augmenté.

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775 millions de dollars pour agrandir sa gigafactory du Texas : Tesla se moque de la baisse de la demande

Une jolie enveloppe destinée à financer la construction de nouvelles infrastructures liées aux opérations de voitures électriques Tesla, mais également de cellules de batteries.

L’actualité : Tesla prévoit d’investir 775 millions de dollars pour agrandir son usine de véhicules électriques au Texas.

Le détail : les travaux de la nouvelle infrastructure pourraient démarrer dès ce mois-ci, rapporte le Wall Street Journal sur base des dépôts réglementaires de l’entreprise.

  • Il est question de nouvelles installations de fabrication de voitures électriques (VE), ainsi que des infrastructures destinées aux tests de batteries et à d’autres aspects de la fabrication des VE, selon les documents déposés auprès du Texas Department of Licensing and Regulation.

À l’heure actuelle, l’usine de Tesla située au Texas produit principalement le Model Y, mais elle devrait s’attaquer au Cybertruck de Tesla plus tard cette année. La capacité de production de l’usine est de 250.000 véhicules par an, selon l’entreprise.

Des projets ambitieux

Ce projet d’agrandissement s’inscrit dans la volonté de Tesla d’augmenter sa capacité de production.

  • L’année dernière, le PDG de l’entreprise, Elon Musk, avait indiqué vouloir ouvrir 10 à 12 nouvelles usines, afin d’augmenter sa capacité de production et atteindre son objectif de vendre 20 millions d’unités d’ici la fin de la décennie.
  • L’entreprise serait d’ailleurs sur le point de choisir l’emplacement de sa prochaine usine, a assuré Musk le mois dernier, sans fournir plus de détails.

« Nous appliquons le capital à un rythme assez proche du rythme le plus rapide auquel nous pouvons dépenser du capital sans le gaspiller », a-t-il déclaré.

De quoi rassurer les investisseurs ?

Alors que l’action de Tesla vient de clôturer sa plus mauvaise année, chutant de 65 % en 2022, le projet d’agrandissement du constructeur automobile suggère que ses ambitions n’ont pas été ébranlées par les vents contraires auxquels il continue de faire face.

  • Tesla souffre en effet d’une demande en baisse, notamment sur son deuxième plus gros marché, la Chine. Outre l’épidémie de coronavirus qui pousse certains à reporter l’achat onéreux d’une voiture électrique, la concurrence sur le secteur se fait toujours plus accrue au sein de l’Empire du Milieu.
    • Une demande en baisse qui a d’ailleurs poussé l’entreprise à fermer son usine de Shanghai pendant plus d’une semaine, afin d’éviter de générer trop de stocks.
    • Pour tenter de contrer cette tendance, Tesla a par ailleurs appliqué de nouvelles réductions sur ses modèles Y et 3 vendus en Chine.
  • De manière plus globale, l’inflation généralisée, la hausse des taux d’intérêt et les problèmes au sein de la chaine d’approvisionnement nuisent à ses affaires.
  • À cela s’ajoute le « nouveau hobby » de son PDG, à savoir Twitter qui depuis son rachat l’occupe énormément, au détriment de Tesla.
  • Plusieurs facteurs – dont la revente de milliards d’actions Tesla par nul autre qu’Elon Musk – qui font que les investisseurs se montrent plus frileux à l’idée d’investir dans l’entreprise.

On notera malgré tout que si Tesla n’est pas parvenu à atteindre les objectifs de production pour le quatrième trimestre 2022, l’entreprise a tout de même réussi à augmenter ses livraisons de 40 % au cours de l’année écoulée, soit environ 1,31 million de véhicules. De quoi permettre à la firme d’enregistrer un nouveau bénéfice record, mais il faudra attendre l’annonce de ses résultats pour en connaitre les détails.

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Ces 100 marques chinoises vont-elles bientôt reléguer Tesla à la marge ?

Un tsunami de marques automobiles chinoises est sur le point d’inonder l’Europe. Ce mercredi, sur Business AM Radio, Alain De Jong de Gocar.be parle d’une centaine de marques qui seront bientôt proposées à la vente ici. Une bonne nouvelle pour les consommateurs qui se verront offrir plus d’options pour moins d’argent. Mauvaise nouvelle surtout pour Tesla, qui voit sa domination sur le marché mondial se réduire.
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Boom de l’or blanc : le cours de l’action cette entreprise spécialisée dans le lithium pourrait augmenter de 600%

Les négociants en lithium britanniques (en herbe) de CleanTech Lithium ont le vent en poupe sur le marché boursier. Et ce, sans n’avoir jamais extrait un seul gramme de métal.

L’actualité : les analystes de la banque d’investissement Canaccord Genuity estiment que le cours de l’action de CleanTech Lithium pourrait augmenter de 600 % au cours des 12 prochains mois, pour atteindre 2,80 £ (3,16 €). Si, au moins, la fièvre du lithium continue.

Contexte : Au début du mois, CleanTech a publié une étude de faisabilité initiale sur son projet d’exploitation minière de lithium au Chili. C’est prometteur.

La citation : « Nous pensons que le titre est resté sous le radar depuis son introduction en bourse en 2022. Toutefois, avec la publication récente de la première étude économique et plusieurs catalyseurs potentiels en 2023, nous nous attendons à ce que le titre enregistre une forte performance au cours de l’année à venir », a déclaré Alexander Bedwany, analyste des actions chez Canaccord, dans une note aux clients le 6 janvier.

Le pourquoi : CleanTech propose un moyen d’extraire le lithium qui n’est pas encore largement utilisé. Il est plus durable que les deux procédés couramment utilisés.

  • Actuellement, l’extraction se fait par le biais de mines à ciel ouvert ou d’eau salée contenant du lithium, qui se trouve dans les nappes phréatiques sous les déserts salins, pompée dans des bassins – les bassins d’évaporation – et finalement évaporée au soleil pour atteindre l’état requis. C’est le même procédé qui permet de produire du sel de table à partir de l’eau de mer. Une fois l’eau évaporée, il reste le lithium.
  • Ces deux méthodes sont très polluantes. Le laboratoire des énergies renouvelables du département américain de l’énergie, réputé dans le monde entier, souligne qu’elles entraînent une pollution des sols et nécessitent une très forte consommation d’eau, dans des régions qui souffrent déjà de sécheresse et de désertification. De plus, les sites d’extraction prennent beaucoup d’espace.
  • Les Britanniques de CleanTech, en revanche, prévoient d’extraire le métal par « extraction directe du lithium ». Dans le procédé qu’ils proposent, « la saumure est pompée dans l’unité de traitement et la résine est utilisée pour extraire uniquement le lithium. La saumure usée est ensuite réinjectée », peut-on lire dans un communiqué. Cela permettrait d’éviter l’utilisation de bassins d’évaporation et l’épuisement des ressources en eau souterraine.
  • En outre, CleanTech prévoit d’alimenter son processus d’extraction du lithium à l’aide d’énergies renouvelables, ce qui le rendra totalement neutre en carbone.

Et maintenant ? CleanTech Lithium devrait commencer sa production au début de 2024. Pendant ce temps, l’action bénéficie de la fièvre de l’or blanc.

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On note un retour des robinhooders dans le marché. À témoin le décollage en mode «Space-X» de Bed, Bath and Beyond, dont l’action a gagné 230% en 5 séances. Regardez aussi le bitcoin, qui avance de plus de 11% cette semaine, la «wrong way crowd» avait récemment craqué et jeté l’éponge en achetant des options put (protection à la baisse) comme très rarement dans l’histoire de Wall Street, elle change de fusil d’épaule.

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Tim Cook va subir une baisse de salaire. La rémunération du CEO d’Apple sera réduite de plus de 40%, à 49 millions de dollars cette année, après que les investisseurs et Cook lui-même ont demandé une baisse. Dans le cadre de ces changements, la part de ses unités d’actions liée à la performance passera de 50% à 75%, tandis que son salaire restera de 3 millions de dollars et son bonus de 6 millions de dollars. How cute…

  • Selon des documents déposés par Apple auprès de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, son salaire total pour l’année 2023 de 49 millions sera composé comme suit :
    • Un salaire fixe de 3 millions de dollars
    • Une prime d’incitation de 6 millions de dollars
    • Et de 40 millions d’attributions d’actions.
      • 75 % de ces actions seront liées à la performance des actions d’Apple en 2023, au lieu de 50 % en 2022.

Zoom arrière : en 2022, le PDG d’Apple avait reçu 99,4 millions de dollars, dont 83 millions de dollars d’actions. Une jolie somme qui prenait la forme d’un package puisqu’elle incluait des cotisations à un régime de retraite, des frais de sécurité, des voyages en avion, ainsi qu’à 46.000 dollars de congés payés.

  • L’année précédente, Tim Cook avait reçu 98,7 millions de dollars, ce qui représentait une augmentation gigantesque par rapport à ses salaires en 2020 et 2019 puisqu’il avait respectivement reçu 14,8 millions de dollars et 11,6 millions de dollars.
  • Malgré la réduction de 40 % de son salaire cette année, le PDG de la firme de Cupertino gagnera toujours 3 fois plus qu’il y a trois ans.

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Le géant TSMC enregistre un bénéfice record : en hausse de 78 %, alors que la demande en puces ralentit

Malgré ses bons résultats, TSMC réduit légèrement ses ambitions pour 2023, conscient que le ralentissement du secteur pourrait l’impacter.

L’actualité : le leader mondial des semi-conducteurs TSMC a enregistré une hausse de 78 % de son bénéfice net au cours du quatrième trimestre 2022.

  • L’entreprise taïwanaise a ainsi dépassé les prévisions des analystes (9,4 milliards de dollars) avec un bénéfice net de 9,7 milliards de dollars.
  • Son chiffre d’affaires a évidemment, lui aussi, augmenté pour atteindre 19,93 milliards de dollars, soit une hausse de 26,7 % par rapport à il y a un an.

Contexte : ces excellents résultats sont d’autant plus impressionnants étant donné le ralentissement de la demande en puces.

  • Après deux ans particulièrement tendus, la demande s’est en effet stabilisée et certains s’attendent même à une offre excédentaire, alors que l’inflation pousse les consommateurs à réduire leurs dépenses et donc, leurs achats d’appareils électroniques.
  • TSMC n’a d’ailleurs pas totalement échappé au contexte puisque son action a chuté de 27,1 % en bourse en 2022. Les investisseurs craignant que l’entreprise soit impactée par cette demande en baisse. On notera tout de même que depuis le 1er janvier, elle a grimpé de 8,5 %.

Le détail : TSMC a pu compter sur ses puces les plus avancées – et donc, les plus onéreuses – pour compenser le ralentissement de la demande.

  • Les processeurs les plus haut de gamme ont en effet connu une hausse de la demande de la part des clients du secteur automobile et de l’informatique de haute performance, notamment Apple.

Une année 2023 incertaine

Malgré ses excellents résultats, TSMC prévoit de réduire ses plans de dépenses de capital pour l’année en cours.

  • L’entreprise a également revu à la baisse ses perspectives de revenus pour le premier trimestre, avec une fourchette de 16,7 à 17,5 milliards de dollars contre 17,57 milliards de dollars un an plus tôt.
  • « Nous nous attendons à ce que l’ensemble de l’industrie baisse légèrement, mais que TSMC progresse légèrement » en 2023, a déclaré le PDG de TSMC, CC Wei. « Nous sommes convaincus que l’activité rebondira au second semestre », a-t-il ajouté lors de la présentation des résultats. Un rebond stimulé par le lancement de nouveaux produits, notamment pour des technologies telles que l’intelligence artificielle.

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ChatGPT va-t-il bientôt débarquer dans Microsoft Office ?

Le chatbot d’OpenAI va-t-il faire son entrée dans Word, Excel et la suite office de Microsoft ? D’après The Information, le géant de la tech y travaille.

Dans l’actu : Microsoft serait en pourparlers pour intégrer ChatGPT dans Word, Powerpoint, Outlook ou encore Excel.

  • Selon The Information, qui cite plusieurs sources, le but serait de permettre aux utilisateurs « de créer du contenu automatique ». On imagine rapidement la révolution que cela pourrait engendrer : un gain de temps énorme avec des formats pré-adaptés, des textes pré-rédigés et en fin de compte du travail pré-mâché. Le tout de façon personnalisée, avec une réponse propre à chacun.
  • On voit aussi les dangers : triche, plagiat, ghost-writers… et sécurité des données.

L’enjeu : ce n’est pas si simple.

  • D’abord, cela fait des mois que les ingénieurs de Microsoft tentent de créer une IA sur base des modèles d’apprentissage automatique d’OpenAI. Un outil qui tiendrait compte des données privées des clients pour lui permettre d’apporter la réponse automatique la plus pertinente. C’est tout sauf une réussite pour le moment, selon des sources internes.
  • Outre l’évident danger pour la sécurité de ces données (sur laquelle Microsoft dit avoir fait des avancées), tout le monde se souvient aussi de l’assistant désastreux qu’était Clippy, ce trombone qui est apparu pour la première fois sur Office 97, avant de plier bagage en 2003, faute de résultats satisfaisants. Car celui qui nous prodiguait des conseils pour façonner nos documents se plantait souvent et polluait notre confort d’utilisation. À voir si, 20 ans plus tard, ChatGPT pourra faire beaucoup mieux.

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« Le stéréotype est un fait politique, la figure majeure de l’idéologie »

[…] le langage encratique (celui qui se produit et se répand sous la protection du pouvoir) est statutairement un langage de répétition ; toutes les institutions officielles de langage sont des machines ressassantes : l’école, le sport, la publicité, l’œuvre de masse, la chanson, l’information, redisent toujours la même structure, le même sens, souvent les mêmes mots : le stéréotype est un fait politique, la figure majeure de l’idéologie.

Roland Barthes – Le plaisir du texte (1973)

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