REBLOG

La Guerre Pour le Contrôle de Huit Milliards de Cerveaux

La Guerre Pour le Contrôle de Huit Milliards de Cerveaux

By J.B. Shurk 

fr.gatestoneinstitute.org

7 min

January 15, 2023

View Original

Une guerre d
Une guerre d’un nouveau type est engagée contre la population civile. Pour contrôler les cerveaux, les gouvernements exercent un contrôle de plus en plus serré sur les « narratifs » publics et, diffament parallèlement tous les dissidents.

Nos sociétés sont aujourd’hui en butte à de lourds périls. La mainmise des gouvernements sur le fonctionnement intime de la société, le spectre grandissant de la guerre mondiale, la perspective croissante d’une capitulation forcée et le remplacement du débat rationnel et de la liberté d’expression par des « narratifs » d’Etat associés à une censure institutionnelle … jettent les bases d’une gouvernance totalitaire. Un nouveau type de guerre est mené contre la population civile pour le contrôle de son cerveau.

Les torrents qui nous engloutissent ont un potentiel catastrophique. En quelques années, le monde a enduré la pandémie de COVID-19, la contrainte du confinement, l’extrême volatilité économique, les pénuries de matières premières et les tentatives du Forum économique mondial d’exploiter cette cascade de crises pour justifier un « Great Reset » structurel » (une Grande Réinitialisation structurelle) dans lequel les consommations alimentaire et énergétique mondiales seraient strictement régulées par une cabale non élue dans le cadre de la lutte contre le  » changement climatique « . Les gouvernements exercent un contrôle de plus en plus serré sur les « narratifs » publics et, parallèlement, diffament toute dissidence.

Les bureaucrates de la santé et les politiciens ont affirmé « suivre la science », et nous ont fait obligation d’obéir à des règles élaborées de manière unilatérale, ce qui a empêché un débat raisonné et de bonne foi. Dès lors, le résultat était prévisible : les conséquences mortelles du virus de Wuhan ont été exacerbées par les conséquences mortelles de politiques sanitaires malavisées. Les élèves dont les écoles ont été fermées souffriront d’une perte d’apprentissage qui les handicapera leur vie durant. Les patients dont les diagnostics et les soins préventifs ont été retardés endureront les conséquences débilitantes de maladies non traitées. Les petites entreprises incapables de supporter des fermetures prolongées ont déposé le bilan et un nombre accru de personnes doit aujourd’hui lutter pour survivre avec des ressources moindres. Les « filets de sécurité » des programmes d’aide sociale du gouvernement ont endetté les États-nations à un niveau jamais atteint encore, mais une part importante des ressources qui étaient nécessaires aux plus vulnérables ont été détournées en direction des comptes bancaires des donateurs des campagnes électorales, des lobbyistes, des groupes d’intérêt et des pirates informatiques étrangers. Les imprudentes politiques fiscales, monétaires et de crédit adoptées par les gouvernements pour faire face à des urgences à court terme ont mis en danger la solvabilité à long terme des nations et affaibli leur capacité à stabiliser leur monnaie. En dépit des immenses gâchis générés par de telles politiques, les gouvernements n’ont présenté aucune excuse et ont entrepris de faire taire les critiques. Officiellement et qu’on se le tienne pour dit, les « ingénieurs du narratif » ne se trompent jamais.

Un conflit géopolitique déchire l’ordre international institué après la seconde guerre mondiale. Les politiques de lutte contre le « changement climatique » des Etats-Unis et de l’Union européenne ont gonflé les coûts de l’énergie, de la nourriture et de dizaines d’autres produits nécessaires à la vie quotidienne. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a aggravé les difficultés financières des Européens ordinaires et a mis en péril la sécurité du continent. Les ambitions territoriales de la Chine menacent la paix à Taïwan, au Japon, dans toute l’Asie du Sud-Est et au-delà. Les efforts des États-Unis pour élargir l’adhésion européenne à l’OTAN et étendre ses objectifs à la région Indo-Pacifique garantissent que les États-Unis, la Chine et la Russie sont sur une trajectoire de collision.

Les décideurs politiques ne peuvent s’empêcher de tracer un parallèle entre la situation d’aujourd’hui et la chute rapide des dominos géopolitiques dans les semaines qui ont précédé la Première et à la Seconde Guerre mondiale. Face à l’accumulation insoutenable de la dette publique partout dans le monde et face à l’avalanche de produits dérivés d’investissement en équilibre instable sur des devises fragiles non amarrées à une valeur réelle comme l’or ou l’argent, ils voient poindre les risques d’une grave dépression. Entre le revanchisme russe et l’expansionnisme territorial chinois, ils voient bien que les grandes puissances sont engagées sur une voie dangereuse. Plus l’avenir proche rend les décideurs nerveux, plus ils apparaissent déterminés à appliquer un « narratif » standard dont ils ont le contrôle.

L’explosion de deux ogives nucléaires au-dessus d’Hiroshima et de Nagasaki a mis un terme aux combats dans le Pacifique et a clos la Seconde Guerre mondiale sur un point d’exclamation.

Nous nous trouvons désormais face à un nouveau type de champ de bataille ou, tout comme avec le nucléaire, les civils n’ont nulle part où se cacher. Les systèmes d’armes sont déployés sur Internet, insérés dans les téléphones portables et actifs sur chaque puce informatique. Ils traquent, partagent et diffusent des informations numériques dans le monde entier. Les explosifs et les balles ont été remplacés par des « narratifs » concurrents qui se chassent l’un l’autre. L’ampleur des moyens mis en œuvre pour contrôler les informations auxquelles nous avons accès, la manière dont nous traitons ces informations et, finalement, ce que nous pensons et disons, fait que même les plus efficaces des opérations psychologiques du passé apparaissent désuètes et rudimentaires. Alors que le risque de « destruction mutuelle assurée » a jusqu’à présent réussi à dissuader la guerre nucléaire, les possibilités alléchantes pour les gouvernements d’utiliser des programmes de surveillance et de communication numériques de masse pour diffuser des mensonges, manipuler l’opinion et influencer le comportement humain ont créé une sorte de dystopie mutuelle assurée « où les gens mènent des vies déshumanisées et craintives ».

Dans les années 1930, Adolf Hitler pérorait bruyamment et gesticulait de façon théâtrale devant les dizaines de milliers de membres des sections d’assaut, de la jeunesse hitlérienne et des fidèles du parti nazi. Aujourd’hui, le podium du dictateur a été remplacé par Twitter, Facebook, YouTube, TikTok et toute autre plateforme où un public en ligne peut se former. Les stimuli visuels qui enthousiasmaient les foules nazies sont maintenant produits par la libération d’endorphines génératrices de plaisir qui inondent le cerveau après que chaque déclaration en ligne « politiquement correcte » a été « récompensée » par l’approbation d’inconnus qui proposent ainsi une renommée instantanée. Les « influenceurs » se positionnent comme des intermédiaires qui marchent au pas de l’oie dans le cadre de campagnes de propagande qui touchent plus d’humains en une journée que les discours d’Hitler n’en ont touché en une décennie. À une époque où l’information n’a jamais été aussi facilement accessible, le monde est inondé par le mensonge.

Au lieu d’encourager le débat public et les arguments rationnels, les gouvernements roulent le tambour du « narratif » exclusif. Soit le citoyen accepte docilement les règles vastes et intrusives du gouvernement en matière de COVID-19, soit il est qualifié de « négationniste du COVID ». Soit il accepte docilement les règles vastes et intrusives du gouvernement sur le « changement climatique », soit il devient un « négationniste » du climat ». Soit le citoyen accepte que l’ordinateur portable de Hunter Biden soit qualifié de « désinformation russe », soit il est lui-même qualifié de « sympathisant russe ». Oser dire le contraire peut vous faire bannir des réseaux sociaux, vous valoir une sanction professionnelle voire un licenciement. A ce détail près que tous ces « narratifs » officiels sont mensongers.

Avec le recul, il apparait que les confinements ont déclenché plus de problèmes sanitaires, éducatifs et économiques qu’ils n’en ont résolus. Alors que l’Europe est confrontée à une crise énergétique croissante qui rend ses populations vulnérables au froid, les politiques de « changement climatique » peuvent tuer ceux qu’elles sont censées protéger. Comme le prouve la récente publication par Elon Musk des échanges internes sur Twitter, l’ordinateur portable de Hunter Biden n’a été que la partie émergée d’un iceberg de censure lors de l’élection présidentielle américaine. Le FBI et plus de 50 agents de la communauté du renseignement ont censuré l’ensemble du discours politique en violation du premier amendement. Dans chaque cas, le « narratif » officiel s’est avéré être une propagande trompeuse, ou un mensonge pur et simple. Dans chaque cas, ces narratifs ont été créés et promus par des plateformes de communication en ligne qui ont propagé les mensonges et exclu les vérités.

Plus les événements mondiaux déstabilisent l’Occident, moins les gouvernements encouragent la diversité des points de vue et le débat. Au contraire, plus le problème est grave, plus ils méprisent la dissidence et imposent un « narratif » univoque et global. Tout argument raisonné est bafoué. Le citoyen n’a pas d’autre alternative que d’accepter allègrement les messages diffusés en ligne et avalisés par le gouvernement, sous peine de s’attirer les foudres de la technocratie.

Cette guerre pour le contrôle de huit milliards de cerveaux signifie que les citoyens doivent être plus vigilants que jamais dans le traitement et l’évaluation de ce qu’ils voient et lisent. Qu’ils le veuillent ou non, ils sont une cible pour ceux qui cherchent à les manipuler et à les contrôler. Comme au siècle dernier, nous sommes entourés d’une propagande totalitaire systématiquement déguisée en « vérité ». En ce XXIème siècle, la portée et l’ampleur de l’endoctrinement de masse semblent n’avoir aucune limite.

JB Shurk écrit sur la politique et la société

« Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible »

« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective business, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or, pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible.

Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. La télévision, c’est une activité sans mémoire. Si l’on compare cette industrie à celle de l’automobile, par exemple, pour un constructeur d’autos, le processus de création est bien plus lent ; et si son véhicule est un succès il aura au moins le loisir de le savourer. Nous, nous n’en aurons même pas le temps ! Tout se joue chaque jour, sur les chiffres d’audience. Nous sommes le seul produit au monde où l’on ‘connaît’ ses clients à la seconde, après un délai de 24 heures. « 

Patrick Le Lay (1942-2020) – Extrait tiré du livre Les dirigeants face au changement (Éditions du Huitième jour – 2004)

EN BANDE SON :

Catégories :REBLOG

1 réponse »

Laisser un commentaire