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Les NEWS “sans importance” du LUPUS du Samedi 10 Juin 2023 

Les NEWS “sans importance” du LUPUS du Samedi 10 Juin 2023 

Marchés

Le S&P 500 est parvenu à finir jeudi à 20% au-dessus de son plus bas en clôture du 12 octobre, ce qui signifie que Wall Street est passé en «bull market», c’est-à-dire un marché haussier, un seuil psychologique important pour les opérateurs.

«Le marché vit une transition intéressante», a commenté Quincy Krosby, analyste de LPL Financial. «L’humeur a changé. Des investisseurs institutionnels, qui se tenaient à l’écart, se réengagent.» «La question que tout le monde se pose, c’est de savoir si la bonne séquence va se poursuivre», a estimé, dans une note, Patrick O’Hare, de Briefing.com. «La réponse dépendra des données économiques, de la croissance des résultats de sociétés et de la politique monétaire», a-t-il poursuivi.

Les indices triomphaient vendredi de l’attentisme qui menaçait la place new-yorkaise avant une semaine chargée en actualité, avec l’indice des prix CPI lundi et la réunion, mardi et mercredi, de la banque centrale américaine (Fed), dont on attend un statu quo.

Pour Quincy Krosby, le fait que le mouvement de ces derniers jours ait été accompagné par les petites et moyennes capitalisations, «plus en prise directe avec l’économie», est un autre signe positif. Depuis fin mai, le Russell 2.000, indice qui comprend des petites valeurs, a gagné plus de 7%, alors qu’il était stable jusqu’ici depuis le début de l’année.

Autre marqueur notable, le marché actions résistait à la remontée des taux obligataires, entraînés par la hausse surprise du taux directeur de la banque centrale canadienne (BoC), mercredi.

A la cote, Tesla poursuivait son accélération , au lendemain de l’annonce que le constructeur allait ouvrir son réseau de stations de recharge à General Motors  dès début 2024. GM compte aussi intégrer à ses modèles, en 2025, le standard de recharge utilisé par Tesla.

On reparle de désinflation depuis quelques jours, en particulier depuis que 85% des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête ISM de mai sur l’industrie manufacturière ont déclaré que les prix avaient baissé ou étaient restés inchangés. Ce thème a également été abordé dans les commentaires des entreprises, qui ont continué à mettre l’accent sur la chaîne d’approvisionnement et la normalisation des prix des intrants, y compris du point de vue des salaires. Les prix payés par les services ISM ont chuté de 3,4 points à 56,2, ce qui, selon Bank of America, se situe dans la fourchette observée en 2019. L’indice Manheim de la valeur des véhicules d’occasion a chuté de 2,7% m/m en mai, le laissant en baisse de 0,3% par rapport à janvier et de 7,6% en glissement annuel. L’indice mondial des prix alimentaires et agricoles des Nations Unies a baissé de 2,6% d’un mois sur l’autre en mai, tombant à son plus bas niveau depuis deux ans. En ce qui concerne les entreprises, United Natural Foods note un ralentissement significatif de l’inflation des prix de gros des produits de base. Dave & Buster’s indique constater une déflation du taux de salaire horaire et des produits de base, ce qui profite au coût des marchandises vendues et aux frais généraux et administratifs.

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Parmi les différents indicateurs pris en compte pour mesurer l’état de santé d’une économie, tous ne font pas l’unanimité. C’est notamment le cas de la demande de boites en carton, aux États-Unis. Mais il reste très intéressant.

 

Pourquoi est-ce important ?

La production de boites en carton est un indicateur de l’économie, du fait que les cartons sont utilisés pour emballer la majorité des produits de consommation. Si leur production est en baisse, cela signifie que la consommation est en recul. Dans le cas présent, cela pourrait être une bonne chose.

L’actualité : les États-Unis font face à une “récession des boites en carton”, ce qui signifie que la demande pour ce type d’emballage est en baisse depuis un moment déjà. Or, cela pourrait signifier une bonne nouvelle pour le pays : une forte baisse de l’inflation d’ici la fin de l’année est envisageable, assure le stratège en chef des investissements mondiaux de Charles Schwab, Jeffrey Kleintop.

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Les entreprises américaines du secteur des valeurs mobilières risquent d’être confrontées à des coûts de mise en conformité plus élevés aux États-Unis après l’expiration, le mois prochain, d’un sursis accordé par l’Europe aux règles strictes de la MiFID II. Gary Gensler déclare que la SEC ne prévoit pas de prolonger l’allègement temporaire des règles de l’UE, qui exigent que les courtiers facturent séparément les clients pour leurs analyses sur les actions et les obligations. L’allègement est en place depuis 2017 et devrait expirer début juillet, et c’est ce que l’industrie «devrait anticiper», ajoute le président de la SEC.

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Le marché n’a pas eu le temps de réagir à l’annonce par le ministère américain de l’Energie, du rachat effectif de trois millions de barils de brut pour réapprovisionner les réserves stratégiques des Etats-Unis.

Cinq compagnies sur les dix qui s’étaient portées candidates pour vendre leur pétrole se sont vues attribuer l’offre.

Les barils ont été achetés par le gouvernement au prix de 73 dollars le baril en moyenne, bien en dessous du prix de 95 dollars le baril auquel ces réserves avaient été vendues, «soit un bon deal pour les contribuables», s’est félicité le ministère de l’Energie dans un communiqué. Ce pétrole sera livré en août et stocké dans les cuves souterraines du site de Big Hill, au Texas.

Le gouvernement a par ailleurs émis une autre offre de rachat pour trois autres millions de barils de brut, qui sera adjugée d’ici le 20 juin.

Après que l’administration a commencé à puiser en septembre 2021 dans ces réserves stratégiques afin de faire pression sur les prix à la baisse, celles-ci sont tombées à leur plus bas niveau depuis 1983, à 353,6 millions de barils.

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Le feuilleton des cryptomonnaies continue ! Ce jeudi, la branche américaine du géant des crypto Binance déclare suspendre ses dépôts en dollars américains. Le groupe se prépare également à interrompre de manière temporaire les retraits en monnaie fiat. Pour rappel, en milieu de semaine la SEC avait attaqué en justice la plateforme de cryptoactifs sur des allégations de violation des lois fédérales sur les valeurs mobilières.

Le gendarme de la bourse américaine serait favorable quant à un gel des actifs de Binance. Selon Matthew Dibb, directeur des opérations de la plateforme crypto singapourienne Stack Funds, cet arrêt des retraits va créer un vent de panique et d’incertitude autour de l’univers crypto. Pour l’instant, la nouvelle n’a eu pour le moment qu’un impact minime sur les valeurs des crypto-monnaies, avec une légère baisse du bitcoin (-0,35%) en début de séance. Affaire à suivre…

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Le Trésor américain va pouvoir augmenter sa dette.
Il a reçu l’autorisation.
Et il va donc devoir emprunter.
Massivement.
1000 milliards en emprunts à court terme avant la fin de l’année.
Les taux élevés vont probablement attirer les investisseurs mais cela va peser sur les dépôts des banques.
A suivre.

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Fin du partage de mot de passe sur Netflix : surprise, les abonnements sont en hausse

La nouvelle politique de Netflix en matière de partage de comptes ne semble pas avoir les conséquences négatives que beaucoup craignaient. Bien au contraire, un nombre remarquable de nouveaux utilisateurs se sont récemment inscrits au service de streaming aux États-Unis.

L’actualité : le nombre d’abonnés à Netflix aux États-Unis a connu une augmentation remarquablement rapide depuis le 23 mai, date à laquelle le service de streaming a décidé d’étendre sa répression du partage de mots de passe. Beaucoup craignaient que Netflix ne perde des clients, mais c’est le contraire qui s’est produit.

Les détails : selon la société de données Antenna, la nouvelle politique de Netflix est un grand succès.

  • Le vendredi 26 et samedi 27 mai, le nombre de nouveaux abonnés a dépassé chaque jour les 100.000. Il s’agit du nombre quotidien le plus élevé depuis qu’Antenna a commencé à conserver ces données il y a quatre ans.
  • Il dépasse ainsi les pics enregistrés au début de la crise du coronavirus.
  • Beaucoup de ces nouveaux abonnés sont probablement des personnes qui regardaient Netflix gratuitement via le compte de quelqu’un d’autre depuis un certain temps.

À noter : comme on pouvait s’y attendre, la décision de Netflix ne plaît pas à tout le monde.

  • En effet, le nombre d’annulations d’abonnement a également augmenté depuis le 23 mai. Toutefois, ces résiliations sont plus faibles que le nombre de nouveaux clients.
  • Le succès de cette nouvelle politique de Netflix a également eu un effet positif sur le marché boursier. Le cours de l’action du service de streaming a augmenté de 13 % depuis le 23 mai.

Une répression bien réfléchie

Zoom arrière : cela fait plusieurs années que Netflix essaie de dissuader les abonnés de partager leur mot de passe. Des recherches ont montré que plus de la moitié des utilisateurs de Netflix partagent leurs mots de passe, soit environ 100 millions de foyers. Cela représente bien évidemment une perte importante de revenus pour le service de streaming qui a décidé d’y remédier.

  • Après avoir testé différentes solutions, Netflix a mis au point un système visant à faire payer un supplément à celles et ceux qui profitent du compte d’un proche.
    • Ce système a été déployé en début d’année dans plusieurs pays, notamment au Canada, au Portugal et en Espagne, avant un lancement plus conséquent en mai.
  • Netflix a rappelé que seules les personnes habitant sous le même toit que le propriétaire pouvaient profiter du compte de ce dernier.
  • Désormais, la société américaine identifie la présence de « squatteurs » en analysant plusieurs points et prévient les propriétaires des comptes des options qui s’offrent à eux.
  • Pour faciliter la transition, Netflix a mis en place plusieurs outils, de sorte que les resquilleurs peuvent facilement créer leur propre compte.

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Klaus Müller, président de la Bundesnetzagentur, l’autorité allemande de régulation de l’électricité, du gaz, des télécommunications, des postes et des chemins de fer (BNetzA), estime que la crise énergétique allemande n’est pas encore terminée. C’est ce qu’il a déclaré à Funke Mediengruppe, l’un des plus grands groupes de médias allemands.

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France : Pour améliorer la situation des acheteurs d’immobilier.
Baisser les commissions des agences.
C’est une proposition de l’Autorité de la concurrence qui note que le taux de commission moyen des agences est de 5.78% en France alors qu’il est de 4% en Europe.
Autre solution : l’ouverture plus large de la concurrence entre les agences, ce qui pourrait favoriser les plateformes internet.
Levée de boucliers des professionnels.

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Le FMI met en garde contre les « perturbations importantes des marchés du travail » dues à l’IA et appelle à une réglementation rapide. Gita Gopinath, économiste en chef du FMI, affirme que les percées de l’IA peuvent accroître la productivité et la production économique, mais que les risques sont élevés. Les milieux d’affaires tempèrent ces attentes.

Ce que la révolution de l’IA apportera au marché du travail reste une conjecture préliminaire. Selon certains, une “révolution de la productivité” axée sur l’IA pourrait être plus importante que celle qui a suivi l’introduction des ordinateurs personnels. Malgré tout l’enthousiasme qu’elle suscite, cette percée ne se produira pas avant un certain temps.

Dans l’actualité : Le FMI met en garde contre les troubles sociaux résultants des pertes d’emplois massives dues à l’automatisation. Le Fonds souhaite que des mesures soient prises pour soutenir les travailleurs concernés plutôt que de récompenser les entreprises qui remplacent les travailleurs par des machines.

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Le Washington Post publie un article sur “l’hystérie” de l’Intelligence Artificielle qui s’est emparée de la Silicon Valley, “une ruée vers l’or (…) comme on n’en avait jamais vue”. Des mots ? Un chiffre aussi : en mai seulement, les sociétés de capital-risque US ont investi plus de 11Mds$ dans des startups AI. 11Mds$ c’est “le montant investi sur un an dans toute l’économie numérique en France”.
Sur les 13 licornes (startups valorisées > 1Mds$) répertoriées dans l’AI générative type Chat-GPT, aucune n’est européenne (12 Amérique du Nord – US et Canada – 1 israélienne).

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L’action du groupe pharmaceutique japonais Eisai a décollé de 7,36% à 10.305 yens après la publication par l’Agence américaine du médicament (FDA) d’un document préliminaire visiblement favorable à une autorisation plus large de son traitement anti-Alzheimer Leqembi (lecanemab), codéveloppé avec l’américain Biogen.

Ce médicament bénéficie depuis le début d’année d’une procédure d’enregistrement accélérée aux Etats-Unis pour les patients n’ayant pas encore atteint un stade avancé de cette maladie neurodégénérative, dont les causes restent encore mal comprises et contre laquelle les options thérapeutiques restent extrêmement limitées.

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L’inflation en Chine a été quasi nulle en mai, les prix départ usine poursuivant de leur côté leur plongeon, signe d’une demande atone et d’un environnement compliqué pour les entreprises, selon des chiffres officiels publiés vendredi.

L’indice des prix à la consommation (CPI), principale jauge de l’inflation, s’est inscrit en mai en hausse de 0,2% sur un an, contre 0,1% un mois plus tôt, selon le Bureau national des statistiques (BNS) chinois.

Les uns après les autres, les indicateurs de l’économie chinoise déçoivent. Cette fois, ce sont les prix à la production qui ont chuté de 4,6%.
Au sortir de sa politique zéro-covid, la Chine espérait revenir sur le chemin de la croissance forte, à l’image de l’Occident en 2021. Mais c’est pour le moment un grand flop : la demande intérieure ne compense pas une demande mondiale en berne. Avec cette particularité que la Chine doit lutter contre la déflation, là où nous nous battons depuis plus d’un an contre l’inflation.

Dans l’actu : l’économie chinoise tousse.

  • Et un indicateur décevant de plus : les prix à la production ont chuté de 4,6% en mai, la plus grosse perte en 7 ans.
  • L’indice des prix à la consommation (l’inflation) est à peine en territoire positif : 0,2% en mai par rapport à l’année dernière, contre 0,1% en avril.
  • Mais de mois en mois, les prix ont chuté de 0,2% : la Chine fait face à la déflation.

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60% C’est la part chinoise dans le total des ventes de véhicules électriques neufs (VEN) de janvier à avril 2023. Sur les quatre premiers mois de l’année, la Chine a vendu 2.110.000 VEN et le reste du monde 1.430.000. Les exportations chinoises en la matière ont augmenté de 42,9 % en un an.

Au premier trimestre 2023, la Chine est devenue le leader mondial après avoir dépassé le Japon en tant que premier exportateur de voitures. Mais ce qui a vraiment surpris les concurrents occidentaux de la Chine, ce ne sont pas seulement les chiffres de vente. La qualité des voitures chinoises est elle aussi impressionnante. 
Le fait que la Chine soit désormais le plus grand exportateur de voitures n’a pas seulement de larges implications économiques. La qualité des voitures chinoises est telle que les constructeurs européens semblent désespérément en retard.

Dans l’actu : Dans le Wall Street Journal, le journaliste Greg Ip écrit “que les voitures électriques fabriquées en Chine sont devenues de redoutables concurrents pour leurs homologues occidentales”.

Zoomons : L’émergence de la Chine en tant qu’exportateur de voitures prospère est d’une nature complètement différente de celle, par exemple, de la croissance de l’industrie automobile coréenne depuis les années 1990.

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On a souvent présenté la Chine comme la bouée de secours qui permet à l’économie russe de ne pas sombrer, en lui offrant un débouché à l’exportation, en particulier pour ses matières premières. Mais l’inverse est vrai aussi : alors que les exportations chinoises ralentissent, le marché russe est une bouffée d’air pour Pékin. Sauf que les chiffres officiels des exportations chinoises contredisent d’autres sources.
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Russie: la banque centrale maintient son taux directeur à 7,50%

A la faveur d’indicateurs macro-économiques relativement stables, le taux reste ainsi au niveau annoncé à l’automne dernier, loin du pic atteint juste après le lancement de l’offensive en Ukraine.

La Banque centrale russe (BCR) a annoncé vendredi maintenir une nouvelle fois son taux directeur à 7,50%, comme depuis septembre dernier, conformément aux attentes des marchés et des analystes.

A la faveur d’indicateurs macro-économiques relativement stables, le taux directeur reste ainsi au niveau annoncé à l’automne dernier, loin du pic atteint juste après le lancement de l’intervention militaire en Ukraine.

Dans la foulée des premières sanctions internationales, la Banque centrale russe avait drastiquement relevé son taux à 20%, avant de procéder à plusieurs baisses, rassurée par la résilience de l’économie russe.

Les marchés disaient miser depuis plusieurs jours sur un maintien du taux directeur à 7,50%.

Dans son communiqué, la BCR a justifié sa décision notamment en expliquant que «l’activité économique progresse plus rapidement que ne le supposaient les prévisions d’avril (…), ce qui reflète dans une large mesure un fort rebond de la demande intérieure», «malgré des conditions extérieures toujours difficiles».

La BCR s’est également réjoui de voir refluer l’inflation, «à 2,3% en avril» dernier, et maintenu ses prévisions sur l’inflation pour cette année: «(elle) atteindra 4,5 à 6,5% en 2023 pour revenir à 4% en 2024».

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Riyad va encore diminuer sa production de pétrole pour, encore, augmenter les prix. Mais c’est plus un signe de fragilité économique – toute relative, certes – que de vénalité. Le royaume a de grands projets, mais n’est pas sûr de pouvoir les payer.

Le week-end dernier, l’OPEP+ réunie à Vienne a décidé d’une nouvelle baisse de la production pétrolière, la seconde cette année, d’un million de barils par jour. Une baisse de production qui vise à maintenir le prix du brut, jusqu’ici plutôt à la baisse, et que sera assurée largement par les vannes de l’Arabie saoudite.

 

Un pétrole qui ne paie plus les briques

Les conséquences : Sur les marchés, le pétrole Brent et WTI ont augmenté chacun de 2,4 %, pour atteindre respectivement 77,95 et 73,51 dollars le baril ce lundi. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que l’Arabie saoudite manque d’argent et joue avec les vannes pour se renflouer.

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Les pays de l’OPEP ont annoncé qu’ils souhaitent réduire leur production de pétrole. Cependant, l’économiste de l’énergie Johan Albrecht n’y voit pas immédiatement un problème. Dans une interview avec Business AM, il indique qu’il y a encore énormément de pétrole, et qu’il ne disparaitra pas du jour au lendemain.

  • À plus long terme, les pays producteurs seront-ils les grands perdants ? “Les pays occidentaux ont l’intention d’électrifier très rapidement leur transport. Si vous construisez une maison neuve, vous n’êtes plus autorisé à utiliser une installation de chauffage au mazout, et bientôt, vous ne pourrez plus utiliser une installation au gaz non plus. La demande totale en combustibles fossiles diminuera considérablement dans de nombreux pays occidentaux”, fait valoir Albrecht. “Mais l’Occident n’est qu’une partie de l’histoire mondiale. Dans le reste du monde, en Asie, en Afrique, et en Amérique latine, la demande en combustibles fossiles continue de croître fortement. Les pays de l’OPEP gardent un œil sur ce qui se passe en Europe, mais ils ont aussi d’autres marchés en croissance.”
  • “Il ne faut pas non plus penser que le pétrole s’épuisera soudainement. Il y a énormément de pétrole, mais aussi de charbon et de gaz disponibles, mais à des endroits très coûteux. Donc, si le prix est bas, nous n’exploiterons pas ces réserves, car elles seraient beaucoup trop chères. Si le prix augmente considérablement, il devient intéressant d’exploiter effectivement cette source. De toute façon, il y a encore du pétrole pour quarante ans. Si nous continuons à consommer au rythme actuel, les réserves connues qui sont assez faciles à exploiter, peuvent encore fournir une production pour quarante ans. Mais je suis certain que dans quarante ans, nous dirons encore qu’il reste du pétrole pour quarante ans.”

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La fumée des incendies de forêt au Canada recouvre les villes nord-américaines, générant des alertes sanitaires de l’Ontario à la Caroline du Sud. La qualité de l’air à New York est la plus mauvaise de toutes les grandes villes du monde, certains vols à l’arrivée sont interrompus et les habitants sont invités à porter des masques. Google demande à son personnel de la côte Est de travailler à domicile, rapporte CNBC. Près de 4 millions d’hectares de forêts ont brûlé au Canada, et plus de 400 foyers sont actuellement actifs.

Le nombre de feux actifs au Canada est passé à près de 450, dont une centaine au Québec qui sont hors de contrôle. L’air fortement pollué qui couvre la côte est des États-Unis durera probablement jusqu’à mardi. Les progressistes et les activistes implorent Joe Biden de déclarer une urgence climatique.

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L’Etat de Californie est en pointe de la révolution morale mondiale

L’Etat de Californie est en pointe de la révolution morale mondiale en cours. Avec cette fois une loi qui nie, dans un détail très concret, le droit de propriété. Le vol à l’étalage n’était déjà plus pris en compte par les tribunaux quand la valeur du bien dérobé était inférieure à mille dollars : dans ce cas, il n’y a, systématiquement, plus de poursuite. Un nouveau pas vient d’être franchi : les commerçants n’auront plus le droit de faire intervenir leurs services de sécurité contre les contrevenants. Va-t-on vers une légalisation totale du vol à l’étalage ?

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Donald Trump est inculpé pour son refus de restituer des documents classifiés trouvés dans sa propriété de Floride, et il est cité à comparaître devant un tribunal de Miami mardi, selon l’agence Bloomberg. M. Trump aurait été inculpé de sept chefs d’accusation, dont celui de rétention délibérée d’informations relatives à la défense nationale.

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Recep Tayyip Erdogan nomme Hafize Gaye Erkan au poste de gouverneure de la banque centrale de Turquie, en remplacement de Sahap Kavcioglu, après un peu plus de deux ans à ce poste. Ancienne banquière de Goldman, Erkan devient la première femme à diriger l’autorité monétaire turque, et sa nomination est perçue par les marchés comme un signe de normalisation possible des politiques après des années de coûts d’emprunt extrêmement bas.

Ce vendredi, Recep Tayyip Erdogan a nommé une nouvelle gouverneure à la tête de la Banque centrale turque. Son défi est de taille, l’inflation atteignant en Turquie des sommets vertigineux depuis de nombreux mois.

Dans l’actu : une nouvelle gouverneure pour la Banque centrale turque.

  • Ce vendredi, Recep Tayyip Erdogan a annoncé avoir nommé Hafize Gaye Erkan en tant que nouvelle gouverneure de la banque centrale turque.
  • La nomination de cette ancienne dirigeante de Goldman Sachs est plutôt bien accueillie par les investisseurs.

Le contexte : critique.

  • Cette semaine, la livre turque, déjà mal en point, a poursuivi sa dégringolade.
    • Elle a atteint ce jeudi son plus bas historique

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Joe Biden déclare aux côtés de Rishi Sunak qu’il est certain de pouvoir travailler avec Kevin McCarthy pour continuer à fournir de l’aide à l’Ukraine. Le Pentagone pourrait annoncer aujourd’hui un programme d’armement à long terme comprenant des munitions de défense aérienne d’une valeur de plus de 2 milliards de dollars, selon des personnes familières avec le sujet. Les nouveaux chars et véhicules de combat ukrainiens aux normes de l’OTAN apparaissent sur des images de champs de bataille, signe que la contre-offensive tant attendue de Kiev est en cours.

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« Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel »

Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe.

 

Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. […]

 

Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes.

 

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin.

 

Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.

 

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire […]

Jean Jaurès – Discours à la jeunesse, Albi (1903)

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