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Les News “sans importance” du LUPUS du Mercredi 12 Juillet 2023 

Les News “sans importance” du LUPUS du Mercredi 12 Juillet 2023

Marchés

En forçant un peu le trait, je crois qu’on peut dire que la hausse des marchés financiers fonctionne en triphasé depuis l’automne 2022. L’énergie provient soit des promesses de l’intelligence artificielle, soit des promesses de modération de la politique monétaire américaine, soit des promesses de redressement de l’économie chinoise.

Je ne reviendrai pas sur l’intelligence artificielle, qui a propulsé vers le haut le S&P500 (et a fortiori le Nasdaq) cette année. Sauf pour rappeler que NvidiaAppleMicrosoftMeta et Broadcom ont apporté les deux-tiers de la hausse de 18% de l’indice cette année, contre à peine plus de 5% aux 495 autres valeurs. C’est un soutien sous-jacent toujours puissant, même si la phase de hausse spectaculaire est révolue, pour le moment en tout cas.

Concernant le second point précité, le jeu du chat et de la souris entre le marché et la Fed est devenu un grand classique, en partie parce que les investisseurs avaient oublié ce qu’était une banque centrale qui avance à contrecourant, après des années de complaisance post-crise de 2008. Mais au final, le marché a pris son parti de taux élevés et même des menaces de tours de vis additionnels qui planent actuellement. Pourquoi ? Essentiellement parce que l’économie tient le choc, malgré une politique de resserrement monétaire menée tambour battant. Pour mémoire, le taux de Fed Funds était de 0,08% en février 2022. Il est de 5,08% au moment où j’écris. Pour expliquer pourquoi cette fois c’est (peut-être) différent, je ne saurai trop vous conseiller de lire le très bon papier de Robert Armstrong dans la rubrique Unhedged du Financial Times d’hier (papier normalement réservé aux lecteurs qui paient l’abonnement le plus cher du journal britannique, mais que les plus malicieux d’entre vous devraient trouver assez facilement sur le web, même si c’est mal je sais). Le fait que la Fed n’ait pas rompu d’équilibre majeur avec sa politique monétaire laisse penser aux investisseurs que la situation pourrait durer, renforçant l’hypothèse d’un atterrissage économique en douceur.

Ce qui m’amène à la troisième promesse, celle du redressement de l’économie chinoise, qui est apparemment la source ce matin d’une nouvelle mini-vague d’optimisme. Au motif que deux agences de régulation chinoises ont demandé aux banques d’aider les sociétés immobilières du pays à se relancer en leur offrant des conditions de prêts favorables. Plus globalement, les investisseurs attendent servilement n’importe quelle annonce qui pourrait réconcilier la réalité – une économie post-covid qui a des ratés – avec leur fantasme – une débauche d’activité qui tirerait à elle seule la croissance mondiale. Ce qui passe par des mesures de relance financées par l’Etat, selon le bon vieux paradoxe qui veut que les financiers ne veulent surtout pas que la puissance publique se mêle de leurs affaires, sauf des fois.

Et puis, en grattant encore un peu sous la surface du SPX, on constate que l’indice le plus référencé au monde a à peine reculé depuis des mois, sans repli supérieur à 5%, voire 3%, depuis mars. On parle ici d’un repli par rapport à un sommet récent de 20 jours. Cela fait 68 jours que l’on n’a observé un tel recul de 3% sur le SPX. Ce comportement de faible volatilité signale souvent une confiance extrême lorsque les actions se négocient à des sommets pluriannuels ou historiques. Et cette confiance s’est souvent traduite par une gifle rapide pour ceux qui étaient si confiants. Mais en l’occurrence, le SPX a récemment atteint un sommet depuis un an, mais pas pluriannuel. Et dans un tel contexte, l’indice a historiquement tendance à bien se comporter 12 mois plus tard. Ne tirez pas sur le messager svp, il s’agit ici de constatations historiques. Mais en l’occurrence, ça semble bien se passer sous le capot du SPX en effet.

En revanche, du côté des mastodontes de la tech, quelques nuages (des vrais) s’amoncellent, l’ETF Mega Cap Growh recule légèrement de 0,2%, Apple (AAPL -1,1%), Alphabet (GOOG -2,7%) et Microsoft (MSFT -1,6%) souffrent, la faute à une annonce du Nasdaq d’un rééquilibrage spécial du NDX, à compter du lundi 24 juillet. Explication: le rééquilibrage normal a lieu tous les trimestres, à la fin des mois de mars, juin, septembre et décembre. Le Nasdaq procède à ce rééquilibrage «spécial» pour remédier à la surconcentration de l’indice dans 7 titres. Le rééquilibrage n’inclura aucun ajout ou retrait de l’indice, il ajustera simplement la pondération globale de certains des composants. Actuellement la pondération des «Magnificent 7» représente 55,40% du Nasdaq. Il s’agit de Microsoft (MSFT) 12,89%; Apple (AAPL) 12,45%; Alphabet (GOOGL/GOOG) 3,73%/3,64%, 7,37% au total; Nvidia (NVDA) 7,03%; Amazon (AMZN) 6,87%; Tesla (TSLA) 4,49%; et Meta (META) 4,30%. Or, la règle dit que les cinq premières actions de l’indice ne doivent pas dépasser 38,5% de la pondération totale. Actuellement, les 5 principaux membres du NDX sont:  MSFT, AAPL, GOOGL/GOOG, NVDA et AMZN (46,61% de la pondération de l’indice). Cela signifie que ces actions devront être rééquilibrées pour s’adapter au maximum de 38,5%. Actuellement, les chiffres de rééquilibrage sont inconnus, mais ils incluent probablement une réduction de toutes ces pondérations. La publication officielle des changements de pondération aura lieu ce vendredi 14 juillet.

Quid de la santé réelle des entreprises? Au-delà des attentes réduites des analystes, on observera de près la marge bénéficiaire des sociétés et leur pouvoir de fixation de prix, dans un contexte où les coûts de financement augmentent alors que l’inflation reflue. On gardera aussi en tête la courbe des taux US, qui s’est inversée il y a un an déjà (2 / 10 ans). Les investisseurs considèrent cette courbe comme un indicateur de la santé économique du pays. Lorsqu’elle s’inverse, cela signifie que les traders parient que la Fed maintiendra ses taux élevés à court terme, mais qu’elle devra ensuite les réduire pour relancer l’économie. Et puis il y a le positionnement général, qui a récemment beaucoup évolué. De nombreux acteurs du marché sont restés sur la touche depuis le début de l’année, boudant la hausse des actions, pour finalement rejoindre le pack ces dernières semaines et pousser le positionnement long en actions à son plus haut niveau en près de 18 mois (source: JP Morgan Chase). Le positionnement dans les secteurs des logiciels et des semis semble particulièrement tendu. Rappelons ici que 8 firme du SPX (Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Netflix, Tesla, Nvidia) représentent 30% de la capitalisation boursière de l’indice. Le fameux FOMO (Fear Of Missing Out) a récemment fait son retour, attention à garder la tête froide dans un tel contexte.

Le problème quand les marchés actions manquent d’idées comme c’est le cas actuellement, c’est qu’ils semblent réagir de façon épidermique à tout et n’importe quoi. Mais parfois, ces réactions nous permettent aussi de mieux comprendre les forces à l’œuvre. Prenez LVMH, la valeur chérie des Français, quoique vaguement suspecte à cause de ses ratios de valorisation peu raisonnables (la démonstration marche aussi avec Hermès, avec des ratios encore plus fous). Sur les deux derniers mois, l’action LVMH a vécu au rythme des actions chinoises. Une rumeur de coup de pouce des autorités chinoises à la croissance ? Une hausse pour LVMH. Une déception sur ces satanés dirigeants communistes qui n’ont même pas la décence d’injecter des liquidités dans leur propre économie ? Une baisse pour LVMH. Le Hang Seng a perdu 5,9% en deux mois et LVMH 6,2%. Je cède la parole à mes amis d’AlphaValue, qui résumaient hier le secteur en ces termes dans leur excellente quotidienne : “Les experts discutent du secteur depuis des lustres pour savoir si ces méga-valeurs sont le fruit de la chance (demande chinoise), d’une excellente gestion (équitable), d’une mégatendance (davantage de personnes “riches” à mesure que le coefficient de Gini s’aggrave) ou de produits exceptionnels qui répondent à une demande inexploitée. Le jury n’a pas fini de se prononcer.”

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Pour rester dans les poids lourds, les choses ont l’air de se décanter pour les gros acheteurs américains. Hier, Microsoft a réussi à renverser la table dans sa quête d’un rachat d’Activision. L’antitrust américain avait demandé à la justice de bloquer la transaction, jugeant qu’elle allait porter atteinte à la concurrence en rendant l’un des plus gros éditeurs de jeux vidéo du monde captif du géant des logiciels et propriétaire de la console Xbox. Mais une juge californienne a refusé d’aller dans ce sens en estimant que la FTC a échoué à démontrer qu’une menace existe. Le régulateur peut faire appel. Mais dans la foulée, son homologue britannique a suspendu sa propre action en justice contre la transaction, ce qui suggère que la balance penche désormais clairement en faveur de Microsoft, alors que l’affaire était plutôt mal embarquée.

Une première victoire, mais

Cette décision est évidemment une grande victoire pour Microsoft, mais tout n’est pas encore joué pour autant.

  • La FTC pourrait en effet faire appel de cette décision.
    • « Dans les prochains jours, nous annoncerons notre prochaine étape pour poursuivre notre combat pour préserver la concurrence et protéger les consommateurs », a déclaré le porte-parole de la FTC, Douglas Farrar, après avoir fait part de sa déception quant au verdict : « Nous sommes déçus de ce résultat étant donné la menace évidente que cette fusion représente pour la concurrence ouverte dans les jeux en nuage, les services d’abonnement et les consoles ».
  • Une autre instance bloque toujours, l’Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) au Royaume-Uni. En avril dernier, le régulateur britannique avait en effet décidé de bloquer l’acquisition du développeur et éditeur américain par Microsoft.
  • Mais aujourd’hui, en réaction à la décision de la justice américaine, la CMA se dit désormais disposée à négocier une forme de recours.
    • Les deux parties ont convenu de suspendre leur bataille juridique au Royaume-Uni pour négocier les points à modifier dans le rachat d’Activision Blizzard, afin de répondre aux préoccupations de la CMA en matière de cloud gaming.
    • Une pause que le Tribunal d’appel de la concurrence (CAT) doit encore approuver.

À noter : Microsoft a déjà reçu le feu vert des régulateurs européens pour son acquisition en mai. Maintenant que plus rien ne le bloque aux États-Unis – à moins d’un appel de la FTC, ce qui reste en réalité peu probable étant donné ses précédents –, la firme de Redmond pourrait techniquement conclure son marché, malgré le désaccord du Royaume-Uni. Cela n’en sera pas moins compliqué pour les deux parties. On peut donc imaginer que les deux trouveront un accord et que le rachat historique d’Activision Blizzard par Microsoft sera très bientôt définitif.

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Autre opération américano-américaine de poids, le rachat de VMware par Broadcom devrait obtenir l’aval de l’UE, après validation des concessions proposées. VMware pèse 65 Mds$, Activision 71,5 Mds$. Et puisqu’on parle de consolidation dans le secteur technologique, Nvidia pourrait revenir par la fenêtre sur le dossier Arm, après avoir tenté de défoncer la porte. Le rachat du concepteur de puces britannique par le Californien avait été bloqué par l’antitrust l’année dernière, mais le Financial Times croit savoir que Nvidia va demander à faire partie des actionnaires minoritaires de référence lors de l’introduction en bourse d’Arm, en cours d’organisation par son propriétaire Softbank. On reste dans les mêmes proportions capitalistiques que les sommes énoncées précédemment : Nvidia avait proposé 66 Mds$ pour racheter cet acteur stratégique des semiconducteurs. Dans le cadre de l’IPO les rumeurs vont du simple au double pour la valorisation : 40 Mds$ selon la police et 80 Mds$ selon les manifestants. Les trois opérations que je viens de mentionner ont en commun, outre leur montant, de renforcer l’hégémonie des grands acteurs américains sur le compartiment technologique.

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On attend aussi le possible épilogue du feuilleton Casino, avec un casting moins prestigieux et des montants beaucoup plus modestes : 325 M€ de capitalisation, mais 11,45 Mds€ de valeur d’entreprise, ce qui donne une assez bonne idée de la dette colossale du groupe.

Les deux prétendants à sa reprise, 3F Holding et le duo Kretinsky-Lacharrière, devraient relever leurs offres. 3F Holding, formé par le trio Zouari-Niel-Pigasse et pour l’instant moins généreux, a déjà confirmé son intention d’améliorer son offre. Matthieu Pigasse a déclaré aux Echos : “Nous allons soumettre une offre révisée”. Selon Moez-Alexandre Zouari, leur projet se distingue de celui de Daniel Kretinsky en visant à optimiser les emplacements et les marques du groupe. Leur objectif est d’améliorer le chiffre d’affaires par mètre carré, actuellement inférieur à celui des principaux concurrents.

La stratégie inclut l’augmentation de l’efficacité opérationnelle, la création de 3 000 emplois, la réduction des prix et le développement de marques propres, visant à représenter 40 % des ventes. Les Echos rapportent enfin que la proposition de reprise conjointe de Daniel Kretinsky et Marc Ladreit de Lacharrière sera également revue à la hausse, sans plus de précisions. Bruno Le Maire a précisé que l’État ne prendrait pas position pour l’une ou l’autre offre, tout en restant vigilant quant à l’impact sur l’emploi. Ces dernières nouvelles propulsent Casino en tête du SBF 120 ce soir : +10,75% à 3,32€. Le titre perd tout de même 66% depuis le 1er janvier.

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D’après une analyse de la banque américaine Citi, Nvidia est en passe de dominer le secteur des puces dédiées à l’intelligence artificielle, suivant ainsi les traces d’Intel qui avait jadis dominé le marché des serveurs. Cet avis s’appuie sur des tests menés par MosaicML, une startup experte en IA, qui ont révélé que la puce IA MI250 de l’éternel concurrent AMD était 80% plus performante que l’A100 de Nvidia. Cependant, les analystes de Citi estiment que la prochaine puce H100 de Nvidia surpassera le MI300 d’AMD, consacrant ainsi la suprématie de Nvidia en termes de performances et de part de marché face à AMD, grâce notamment à sa vitesse et à son écosystème solide.

Ils prévoient que Nvidia pourrait s’arroger près de 90% du marché des cartes graphiques d’IA, un scénario rappelant le duel entre Intel et AMD d’il y a une décennie où Intel s’était largement imposé. Nvidia s’envole de près de 190% depuis le 1er janvier. 

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Hier 4 membres de la Fed parlent et tiennent tous des discours faucons. Michael Barr indique que l’inflation est toujours beaucoup trop élevée, les taux sont proches d’être restrictifs mais la Fed a encore du travail à faire. Loretta Mester déclare que les taux d’intérêts doivent encore augmenter quelque peu et qu’il faudra les maintenir à leur niveau maximum pendant un certain temps. Mary Daly dit que l’inflation est trop élevée, qu’il faudra probablement encore quelques hausses de taux et que le risque d’en faire trop peu l’emporte sur celui d’en faire trop. Enfin, Raphael Bostic annonce qu’il faudra peut-être en faire plus sur les taux si les attentes d’inflation ne reculent pas.

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Janet Yellen déclare qu’il est trop tôt pour écarter la menace d’une récession américaine, mais les données suggèrent «qu’il y a une voie pour faire baisser l’inflation dans le contexte d’un marché du travail sain». Ses deux jours d’entretiens à Pékin contribuent à renforcer les relations entre les États-Unis et la Chine et Mme Yellen indique qu’elle a cherché à convaincre la nouvelle équipe économique du pays que les États-Unis ne sont pas déterminés à rechercher un «avantage économique».

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La Chine indique que de nouvelles mesures de soutien économique sont imminentes après que les autorités ont fait un petit pas pour soutenir le marché de l’immobilier en difficulté en accordant un allègement des prêts aux promoteurs. Les principaux journaux financiers d’État publient des rapports signalant l’adoption probable de nouvelles politiques de soutien à l’immobilier, ainsi que des mesures visant à renforcer la confiance des entreprises.

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Des banques telles que Citi, HSBC, JPMorgan et UBS s’efforcent d’attirer des investisseurs étrangers, y compris des acheteurs clés pour l’introduction en bourse de Syngenta à Shanghai pour un montant de 65 milliards de yuans (9 milliards de dollars), selon l’agence Bloomberg. Les conseillers ont contacté des fonds souverains dans des régions telles que l’Europe et le Moyen-Orient. CIC et BOC International sont les sponsors de l’introduction en bourse, qui devrait être la plus importante au monde cette année.

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Threads (le nouveau concurrent de Twitter lancé par Meta) atteint les 100 millions d’utilisateurs (Twitter actuellement à environ 240 millions). Il s’agit d’une progression plus rapide que celle de Chat GPT à ses débuts.

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La société de l’investisseur activiste Carl Icahn, Icahn Enterprises, s’est redressée (+20,20%). Le Wall Street Journal a rapporté que l’octogénaire avait accepté de décorréler de sa société des emprunts contractés à titre personnel, ce qui offre une bouffée d’air à Icahn Enterprises.

Le groupe avait été accusé, début mai, de gonfler la valeur de certains de ses actifs par le fonds d’investissement Hindenburg Research, ce qui avait provoqué une chute de près de 40% du cours du titre.

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Les BRICS prévoient de lancer une monnaie adossée à l’or. Le groupe des grands émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) concrétise son projet de monnaie commune pour rivaliser avec le dollar, et devrait faire une annonce officielle lors de son 15ème sommet en Afrique du Sud le 15 août. Ce plan ambitieux est le reflet de la tendance mondiale à la dédollarisation, les banques centrales achetant de l’or à un rythme sans précédent depuis mi-2022 pour diversifier leurs réserves.

Les BRICS pourraient par ailleurs envisager de créer une nouvelle banque dont le capital serait basé sur l’or pour financer une partie de leur commerce extérieur. Cependant, Thorsten Polleit, économiste en chef chez Degussa, a averti que le projet a encore un long chemin à parcourir. Il rappelle que pour qu’une nouvelle monnaie soit aussi fiable que le précieux métal jaune, elle doit être convertible en or sur demande, ce qui pourrait ne pas être envisagé par les parties prenantes pour le moment. Les détails restent encore flous, rendant toute conclusion définitive prématurée pour ce “nouveau Bretton Woods”…

La dédollarisation est le processus par lequel des pays réduisent leur dépendance vis-à-vis du dollar américain. Ils peuvent chercher à utiliser d’autres devises pour leurs transactions internationales, à stocker leurs réserves de change en devises autres que le billet vert ou à promouvoir l’usage de leur propre monnaie dans le commerce et les investissements internationaux. Ce mouvement peut être motivé par plusieurs raisons. Certains pays cherchent à réduire leur vulnérabilité face aux fluctuations du dollar et aux politiques monétaires américaines.

D’autres peuvent le faire pour des raisons politiques ou stratégiques, cherchant à diminuer l’influence économique et financière des États-Unis. La dédollarisation peut avoir des implications significatives sur les marchés financiers mondiaux et sur l’économie américaine. En effet, si la demande mondiale pour le dollar américain diminue, cela pourrait potentiellement affaiblir la monnaie et augmenter les coûts d’emprunt pour le gouvernement américain.

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De nombreuses banques centrales ont acheté massivement de l’or en 2022 et au premier trimestre 2023.
À commencer par la Chine et la Turquie qui ont représenté 20% des achats.
La raison ?
La peur de tomber un jour sous le coup des sanctions comme la Russie et avoir un accès limité ou contrôlé aux devises étrangères et notamment au dollar.
L’or restera toujours un moyen d’échange et de paiements en cas d’isolement du pays.
Encore une connaissance de la guerre en Ukraine.

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La Turquie accepte de soutenir la candidature de la Suède à l’OTAN après avoir reçu des garanties sur des demandes clés concernant les séparatistes kurdes, renforçant ainsi l’alliance à la veille d’un sommet de deux jours en Lituanie. Cette volte-face intervient après des mois de négociations sur les exigences de la Turquie. La dernière en date a eu lieu hier, lorsque Recep Tayyip Erdogan a demandé l’adhésion à l’UE en échange de l’entrée de la Suède dans l’OTAN. Les fonctionnaires européens ont accepté d’accélérer les négociations d’adhésion.

Volte-face d’Erdogan qui ne s’oppose plus à l’entrée de la Suède dans l’OTAN : ce qui lui a été promis

Après de très longues discussions, l’OTAN va voir son flanc nord-est renforcé, grâce au sésame du sultan fraichement réélu d’Ankara.
L’arrivée de tout nouveau pays-membre de l’Alliance atlantique doit être acceptée à l’unanimité des pays déjà membres. Or, si l’entrée de la Finlande ne semblait pas poser grand problème, la Turquie opposait jusqu’ici son veto à la candidature suédoise.

Dans l’actualité : l’actuel grand chef de l’OTAN, le Norvégien Jens Stoltenberg, vient d’annoncer sur Twitter que sa réunion avec le président turc Erdogan et le Premier ministre suédois Ulf Kristersson s’était conclue sous de bons auspices, photo à l’appui au sommet de l’Alliance à Vilnius.

Difficile évidemment d’indiquer avec certitude ce qui s’est dit. Mais une annonce aussi claire et optimiste ne veut dire qu’une chose : le président turc a accepté de laisser la Suède rejoindre l’OTAN. Contre quelles contreparties, c’est toute la question ?

  • Après le oui du bout des lèvres de la Hongrie, il ne manquait plus que celui de la Turquie.
  • Un oui qu’Ankara faisait miroiter depuis des mois. Nul doute que la réélection d’Erdogan en mai dernier a pesé dans la balance : il a profité durant sa campagne de cette position d’intransigeance envers l’Occident.
  • La Suède et l’OTAN ont souligné que Stockholm avait modifié sa législation, étendu sa coopération en matière de lutte contre le terrorisme à l’encontre du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et relancé les exportations d’armes vers la Turquie, indique le toujours très bien renseigné média spécialisé en matières européennes, Politico.
  • Le chef de l’OTAN Stoltenberg a également accepté de créer un nouveau poste : celui « coordinateur spécial pour la lutte contre le terrorisme » au sein de l’OTAN.
  • Le Sultan avait conditionné son accord à la réouverture du dossier turc dans sa demande d’adhésion à l’UE. Dans ce cadre, le président turc Erdogan a rencontré le président du Conseil européen Charles Michel. Ce dernier a parlé d’une « bonne réunion » où les deux hommes « ont exploré les opportunités à venir » pour ramener la coopération entre l’UE et la Turquie, et pour « redynamiser les relations ».
  • De son côté, la Suède a déclaré qu’elle allait soutenir « soutenir activement les efforts visant à revigorer » la candidature de la Turquie dans le processus d’adhésion au sein de l’Union européenne, mais aucune promesse des institutions elles-mêmes ou des pays membres n’a été faite.
  • Enfin, et ça n’est évidemment pas un hasard : Erdogan a fait subir une série de camouflets à Vladimir Poutine, ces derniers jours. Il a entre autres déclaré qu’il était prêt à défendre l’accord sur les céréales ukrainiennes en déployant sa marine pour protéger les convois d’une interception russe. Une manière de peser en tant que pilier oriental de l’Alliance, car toute attaque des Russes contre des navires turcs serait une attaque contre l’OTAN au complet.

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La Cour des Comptes confirme : Macron abuse des cabinets de conseil

Depuis son entrée à l’Elysée, Emmanuel Macron s’adresse plus qu’aucun de ses prédécesseurs aux cabinets de conseil pour leur demander des études, et cadrer ses projets politiques. La Cour des Comptes vient de publier un rapport qui confirme les conclusions d’une commission d’enquête du Sénat. Cette politique n’est ni « cohérente » ni « maîtrisée ». Sans doute le budget des « prestations intellectuelles » de l’Etat n’est-il pas énorme (200 millions d’euros, soit 0,25 % du budget de fonctionnement de l’Etat), mais il est en hausse constante et brutale (il était de 11 millions en 2014 et de 103 millions en 2018). Et ce n’est pas qu’une question d’argent : sous l’impulsion du président, réfléchir sur les grands choix de l’Etat est ôté aux hauts fonctionnaires dont c’était la tâche traditionnelle pour être externalisé et traité par des cabinets privés.

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11.7% C’est le pourcentage de baisse de la consommation d’énergie dans l’Union européenne que le Parlement va voter à Strasbourg, après que le plan de réduction a été négocié avec le Conseil des ministres. Cette baisse, calculée d’après les données de 2020, doit être atteinte en 2030, avec des paliers progressifs à partir de 2025. Cette politique sera menée au niveau local, régional et national et touchera aussi bien les affaires que les centres de données et les bâtiments administratifs : c’est dans le secteur public que la baisse de la consommation d’énergie doit être la plus forte, l’objectif étant de moins 19 % d’ici à 2030. La question que nulle ne pose est : lutte contre le gaspillage ou paupérisation progressive ?

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En 2022 les 4 pays européens …qui voient leurs populations augmenter de façon significative du fait de l’immigration sont l’Allemagne (+1.3 million d’habitants), l’Espagne (+1.1 M), la France (+780 K) et les Pays-Bas (+ 530 K).

En 2022, la population de l’Union a progressé de 1.6 million d’habitants.
Pour atteindre 448 millions d’habitants.
Après deux années de baisse due au Covid.
C’est même la plus forte augmentation de la population depuis 20 ans.
Malgré un solde naturel négatif…

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« Vous ne verrez pas ça dans le NYT ou la NPR » : La superficie des incendies de forêt aux États-Unis est à son plus bas niveau depuis une décennie

Les médias d’entreprise promeuvent fréquemment auprès de leurs lecteurs des récits catastrophistes sur le climat. La semaine dernière a été un parfait exemple de l’action concertée des prophètes de malheur, qui ont cité un modèle climatique que même la National Oceanic and Atmospheric Administration n’a pas pu valider pour tirer la sonnette d’alarme sur les « journées les plus chaudes jamais enregistrées » sur Terre.

Après l’hystérie médiatique concernant la surchauffe de la planète et l’imminence d’une catastrophe climatique si nous n’abandonnons pas les voitures à moteur à combustion pour des voitures électriques, nous avons été surpris qu’à la fin de la semaine dernière, le Wall Street Journal ait publié un article d’opinion de l’avocat spécialiste de l’environnement Steve Milloy intitulé « Les journées les plus chaudes jamais enregistrées ? Ne le croyez pas« .

Alors que le New York Times a déclaré à ses lecteurs que « le changement climatique causé par l’homme rend les températures élevées plus courantes et intensifie la sécheresse qui alimente des incendies de forêt catastrophiques », nous nous demandons à quel point ces incendies de forêt ont été dévastateurs aux États-Unis cette saison. Si l’on écoute les prophètes de malheur, on a l’impression que les incendies de forêt se propagent de manière incontrôlée à travers les États-Unis.

Cependant, Tony Heller, un opposant au changement climatique, a tweeté dimanche de nouvelles données du National Interagency Fire Center qui montrent que depuis janvier, 25 163 incendies de forêt ont brûlé 702 608 acres à travers le pays. Ces chiffres sont inférieurs à la moyenne décennale de 28 459 incendies et de 2 339 013 hectares brûlés pour cette période de l’année qui s’est achevée le 7 juillet.

Heller a tweeté : « La superficie brûlée par les feux de forêt aux États-Unis jusqu’au 7 juillet est à un niveau historiquement bas et représente moins d’un tiers de la moyenne décennale. Vous n’entendrez pas cela rapporté par @NPR ou le @nytimes ».

Et Heller pourrait bien avoir raison. Les médias corporatistes n’oseront pas partager ces statistiques parce qu’elles vont à l’encontre de l’idée d’une catastrophe climatique imminente, de sorte qu’un programme « vert » puisse être mis en place.

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Les pays qui fournissent l’aide la plus importante à l’Ukraine

Comme le montre Martin Armstrong de Statista dans le graphique ci-dessous, les États-Unis ont jusqu’à présent promis le soutien financier le plus important à l’Ukraine : 71 milliards d’euros d’aide militaire, financière et humanitaire depuis le début de l’année 2022.

Les données de l’IFW Kiel Ukraine Support Tracker révèlent que les institutions de l’UE ont été les deuxièmes plus grands donateurs (35 milliards d’euros), suivies par le Royaume-Uni et l’Allemagne (11 milliards d’euros chacun) et le Japon (7 milliards d’euros).

Si l’on considère l’aide bilatérale en termes de pourcentage du PIB, plusieurs pays européens devancent les États-Unis.

L’Estonie (1,3 %), la Lettonie (1,1 %) et la Lituanie (1,0 %) sont les donateurs les plus généreux.

Les États-Unis se classent au 12e rang, avec une aide de 0,3 % de leur (important) PIB.

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Joe Biden rencontrera Volodymyr Zelenskiy et s’adressera au sommet de l’OTAN à Vilnius aujourd’hui. L’Alliance s’est engagée à accélérer la demande d’adhésion de l’Ukraine «lorsque les alliés seront d’accord et que les conditions seront remplies». Les pays du G7 entameront des discussions avec Kiev sur les engagements bilatéraux en matière de sécurité. M. Zelenskiy critique l’alliance pour ne pas avoir fixé un calendrier précis pour l’adhésion à l’OTAN.

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Des pirates informatiques chinois ont pénétré dans des comptes de messagerie électronique liés à des agences gouvernementales d’Europe occidentale, annonce Microsoft. Le groupe, Storm-0558, a réussi à passer inaperçu pendant un mois après avoir accédé aux données de messagerie d’environ 25 organisations à la mi-mai.

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« Nul ne ment autant que l’homme indigné »

[…] partout où l’on parle mal de l’homme — et cela sans vouloir être méchant — l’amateur de la connaissance doit écouter attentivement et avec soin ; ses oreilles doivent être partout où l’on parle sans indignation, car l’homme indigné, celui qui se lacère la chair de ses propres dents (ou, à défaut de lui-même, Dieu, l’univers, la société), celui-là peut être placé plus haut, au point de vue moral, que le satyre riant et content de lui-même ; sous tous les autres rapports il sera le cas plus ordinaire, plus quelconque et moins instructif.

D’ailleurs, personne ne ment autant que l’homme indigné.

Friedrich Nietzsche – Par delà le bien et le mal (1886)

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