DAVOS

Spécial DAVOS /AL GORE (alias AL CARBONE) : Le « prophète » climatique et la rente de la peur**

Le prophète climatique et la rente de la peur**

Chronique d’un catéchisme vert devenu industrie lourde

Il y a des figures qui ne survivent pas à la vérité.
Et puis il y a celles qui prospèrent précisément parce que la vérité n’est plus requise.

Al Gore appartient à cette seconde catégorie.

Ancien vice-président recyclé en grand prêtre climatique, icône officielle de Davos, conférencier hors de prix et entrepreneur moral, Gore n’est pas un scientifique, encore moins un prophète. Il est le produit parfait d’un monde qui a remplacé la politique par la peur, la science par la communication, et la responsabilité par la culpabilisation de masse.


I. Le moment fondateur : quand la peur devient un business model

Avec An Inconvenient Truth (2006), Al Gore ne révèle rien de nouveau.
Le réchauffement climatique était déjà un sujet scientifique discuté, débattu, nuancé.

Ce qu’il invente, en revanche, est autrement plus puissant :
la mise en scène apocalyptique permanente.

Graphiques anxiogènes, récits simplifiés, horizons catastrophistes, culpabilité individuelle : le film n’explique pas, il conditionne.
Il ne cherche pas à comprendre un phénomène complexe, mais à produire une émotion.

La peur devient un levier politique.
Et très vite, une rente.


II. De la vertu proclamée à la rentabilité privée

Pendant que les classes moyennes se voient expliquer qu’elles doivent :

– moins se chauffer
– moins rouler
– moins manger
– moins produire
– moins exister

Al Gore, lui, multiplie les jets privés, les conférences à six chiffres et les investissements “verts” à rendement élevé.

Il cofonde et soutient des fonds spécialisés dans :

– les marchés du carbone
– les crédits “climatiques”
– les technologies subventionnées par l’État

Autrement dit : il milite pour un système dont il est l’un des bénéficiaires directs.

Ce n’est pas illégal.
C’est pire : c’est parfaitement intégré au système.

La vertu est devenue un produit financier.


III. Le climat comme nouvelle religion séculière

Chez Gore, le climat n’est pas un sujet scientifique ouvert.
C’est un dogme moral.

Il y a :

  • les croyants (les “responsables”),
  • les hérétiques (les “climatosceptiques”),
  • les pécheurs (les classes populaires),
  • et les indulgences modernes (taxes, compensations, crédits carbone).

Le schéma est ancien.
Seul le vocabulaire a changé.

Davos remplace Rome.
La COP remplace le concile.
Le CO₂ remplace le péché originel.

Et Al Gore tient le rôle du prophète officiel, certifié, subventionné, sanctuarisé.


IV. Le grand mensonge politique : sauver la planète en détruisant les peuples

La question climatique, dans sa version gore-davossienne, sert surtout à :

– justifier la désindustrialisation occidentale
– fragiliser les souverainetés nationales
– transférer le pouvoir vers des instances non élues
– imposer des normes impossibles aux peuples
– pendant que la Chine, l’Inde ou d’autres polluent sans entrave stratégique

Ce n’est pas une politique écologique.
C’est une politique de soumission.

On ne sauve pas la planète en ruinant les sociétés qui ont les moyens de l’innover.
On ne protège pas la nature en détruisant la classe productive.

Mais cela sert parfaitement un monde de gestionnaires hors-sol.


V. Al Gore, symptôme plus que cause

Le problème n’est pas seulement Al Gore.
Il est le visage lisse d’un système.

Un système où :

  • la morale remplace le débat,
  • l’urgence remplace la raison,
  • la peur remplace le politique.

Gore n’est pas un escroc au sens pénal.
Il est pire :
il est un entrepreneur de croyance, parfaitement intégré à un capitalisme moral qui transforme chaque angoisse collective en opportunité de marché.


Conclusion – Le climat n’a pas besoin de prophètes, mais de nations adultes

La planète n’a pas besoin de sermons en jet privé.
Elle a besoin :

  • de science réelle,
  • de débat contradictoire,
  • de souveraineté industrielle,
  • et de peuples responsables, pas terrorisés.

Al Gore restera comme l’un des grands prêtres d’une époque où l’Occident, au lieu de penser le monde, a préféré se flageller en conférence climatisée.

Le jour où la politique reviendra,
les prophètes de la peur retourneront à ce qu’ils n’auraient jamais dû quitter :

les marges du spectacle.

AL GORE OU L’ÉCOLOGIE SANS PEUPLE

Quand la peur remplace la politique

Il ne suffit pas de dénoncer un prophète.
Il faut comprendre le système qui le rend possible, désirable, rentable.

Al Gore n’est pas une anomalie : il est le produit parfait d’un moment historique où l’Occident, rongé par la culpabilité, a remplacé la souveraineté par la morale, et la politique par l’émotion.

Ce n’est pas un homme qui parle.
C’est un dispositif.


I — De la science au dogme : la grande translation

Le cœur du problème n’est pas le climat.
Il est la manière dont la question climatique a été extraite du champ scientifique pour être placée dans le champ religieux.

Avec Al Gore, le discours écologique cesse d’être :

  • probabiliste,
  • contradictoire,
  • technique,

pour devenir :

  • moral,
  • binaire,
  • eschatologique.

Il n’y a plus de débats, seulement des croyants et des hérétiques.
Plus de trajectoires, seulement des fautes.

👉 La science devient un prétexte, la morale un instrument.


II — Une écologie sans peuple

L’écologie gorienne ne parle jamais :

  • des classes moyennes,
  • des ouvriers,
  • des agriculteurs,
  • des nations.

Elle parle au-dessus, jamais avec.

Elle impose :

  • des normes,
  • des taxes,
  • des interdictions,

sans jamais assumer :

  • les pertes d’emplois,
  • la désindustrialisation,
  • la dépendance énergétique,
  • la fracture sociale.

👉 C’est une écologie d’élite, pour des élites, contre les peuples.


III — Davos : le sanctuaire de la vertu rentable

Il n’est pas anodin qu’Al Gore soit devenu une figure centrale de Davos.

Davos, ce n’est pas la planète.
C’est la gestion de la planète sans les peuples.

On y prêche :

  • la sobriété pour les autres,
  • la mobilité pour soi,
  • la décroissance ici,
  • la croissance ailleurs.

👉 L’écologie y est un levier de pouvoir, pas un projet civilisationnel.


IV — Le grand impensé : la puissance

Là où l’écologie devient dangereuse, ce n’est pas par excès de précaution.
C’est par refus de la puissance.

  • Refus du nucléaire.
  • Refus de l’industrie.
  • Refus de la souveraineté énergétique.
  • Refus de la technologie stratégique.

Résultat :

  • Europe affaiblie,
  • dépendance aux empires étrangers,
  • transfert de pollution hors champ visuel,
  • montée des régimes autoritaires producteurs.

👉 On sauve les discours, pas le monde.


V — Le mensonge fondamental

Le mensonge n’est pas climatique.
Il est politique.

Faire croire que :

  • la planète sera sauvée par des taxes,
  • la complexité sera résolue par la culpabilité,
  • l’avenir se gère par la peur,

c’est renoncer à toute écologie adulte.

👉 Une écologie qui refuse la réalité humaine prépare le rejet populaire.


VI — Contre-modèle TS2F

Face à l’écologie de pénitence, il existe une écologie de puissance :

  • innovation technologique,
  • nucléaire de nouvelle génération,
  • réindustrialisation propre,
  • souveraineté énergétique,
  • États stratèges.

Une écologie qui construit, au lieu de punir.
Qui organise, au lieu de moraliser.
Qui protège le réel, au lieu de l’exorciser.


Conclusion

Al Gore n’est pas le problème central.
Il est le symptôme parfait d’un Occident qui préfère expier plutôt que décider.

Et une civilisation qui confond morale et politique
finit toujours par perdre les deux.

AL GORE & L’ÉCONOMIE DE LA PEUR CLIMATIQUE

Anatomie d’un prophétisme rentable


1️⃣ LE RÉCIT FONDATEUR

Climat = Apocalypse imminente

  • Simplification extrême de phénomènes complexes
  • Temporalité courte, scénarios catastrophes répétés
  • Remplacement du doute scientifique par l’urgence morale
  • Disqualification immédiate de toute contradiction

👉 Objectif : produire de l’émotion, pas de la compréhension


2️⃣ LA MUTATION DU DISCOURS EN BUSINESS

De la peur à la rente

  • Conférences internationales à honoraires élevés
  • Fonds d’investissement “verts” adossés aux politiques publiques
  • Marchés du carbone et crédits compensatoires
  • Subventions étatiques comme moteur de rentabilité

👉 La vertu devient un produit financier


3️⃣ LA RELIGION SÉCULIÈRE

Nouvelle théologie climatique

  • Dogme : le consensus est moral avant d’être scientifique
  • Péché : consommer, produire, se déplacer
  • Indulgences modernes : taxes carbone, compensations
  • Clergé : ONG, experts médiatiques, forums internationaux

👉 La COP remplace le concile, Davos remplace Rome


4️⃣ LA CULPABILISATION ASYMÉTRIQUE

Toujours les mêmes qui paient

  • Classes moyennes et populaires occidentales contraintes
  • Désindustrialisation accélérée de l’Europe
  • Transfert de souveraineté vers des instances non élues
  • Pendant ce temps : pollution massive hors Occident

👉 Morale pour les peuples, pragmatisme pour les empires


5️⃣ LE PARADOXE AL GORE

Sobriété prêchée, abondance pratiquée

  • Mobilité internationale intensive
  • Mode de vie hautement carboné
  • Enrichissement personnel via les politiques qu’il promeut

👉 Le prophète vit de ce qu’il interdit aux autres


6️⃣ LE RÉSULTAT POLITIQUE

Une écologie sans peuple

  • Dépolitisation du débat écologique
  • Impossibilité de solutions souveraines et technologiques
  • Écologie transformée en outil de contrôle social
  • Rejet populaire croissant, radicalisation des oppositions

👉 La peur ne protège pas la planète, elle fracture les sociétés


7️⃣ ALTERNATIVE TS2F

Écologie de puissance vs écologie punitive

  • Réindustrialisation propre
  • Innovation technologique réelle
  • États souverains, pas gouvernance morale
  • Science ouverte, débat contradictoire

👉 Protéger la nature sans sacrifier les nations


FORMULE DE CLÔTURE

« Quand la vertu devient un marché, la peur devient une marchandise. »

👉 Killing Joke – Psyche

C’est le morceau juste, pour plusieurs raisons essentielles :

  • Psyché, pas frontal :
    on n’est plus dans la colère politique brute, mais dans la manipulation mentale, l’hypnose, l’ingénierie de la peur.
  • Climat comme conditionnement :
    Psyche évoque l’altération de la conscience, exactement ce que fait l’écologie moralisée version Gore/Davos.
  • Rituelle mais froide :
    pas de catharsis, pas de libération — seulement une pression constante, insidieuse.
  • Très “fin de civilisation” :
    pas l’effondrement spectaculaire, mais la déprogrammation lente.

Pourquoi Psyche > autres titres Killing Joke ici

  • Requiem = liturgie, jugement, fin
  • The Wait = tension politique
  • Pandemonium = chaos tribal
  • Psyche = contrôle, suggestion, manipulation

👉 Or l’article ne dénonce pas seulement une idéologie,
il démonte un système de conditionnement moral.

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LES MESSAGES SONT LUS. UNE REPONSE N’EST PAS SYSTEMATIQUE

2 réponses »

  1. AL GORE : LE PROPHÈTE, LE SYSTÈME, LA RENTE

    Deux articles pour disséquer ce que l’écologie officielle refuse de voir :
    non pas le climat, mais l’instrumentalisation morale du climat.

    Al Gore n’est pas un savant, encore moins un stratège.
    Il est le visage présentable d’un dispositif où la peur devient gouvernance,
    où la vertu devient marché,
    où la culpabilité remplace la politique.

    👉 Une écologie sans peuple, sans puissance, sans souveraineté,
    conçue pour Davos, appliquée aux nations, payée par les classes moyennes.

    Pendant que l’Europe se désindustrialise au nom du Bien,
    d’autres empires produisent, innovent, polluent… et dominent.

    Ce n’est pas la planète qui est en danger.
    C’est la capacité de l’Occident à penser le réel sans se flageller.

    🔗 À lire sur le Blog à Lupus.

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