Art de la guerre monétaire et économique

Trump, le dollar et la fin du mensonge libéral

Il y a des phrases qui valent plus qu’un programme.
Quand Donald Trump répond tranquillement que la chute du dollar est « excellente », il ne commet pas une gaffe.
Il dévoile la vérité que l’Occident faisait semblant d’ignorer depuis quarante ans.

Le libre-échange n’était pas une loi naturelle.
Le dollar fort n’était pas une bénédiction.
L’ordre libéral n’était pas éternel.


Le retour du réel : le mercantilisme sans fard

Trump fait ce que les élites européennes refusent encore :
il regarde le monde tel qu’il est.

Un monde de puissances,
de monnaies concurrentes,
de chaînes d’approvisionnement comme armes géopolitiques,
et d’intérêts irréconciliables.

Affaiblir le dollar, ce n’est pas “trahir l’ordre mondial”.
C’est cesser de payer pour lui.

Les États-Unis ont offert deux biens publics gratuits pendant des décennies :

  • la sécurité maritime mondiale,
  • la liquidité monétaire universelle.

Pendant ce temps, l’Europe moralisait, la Chine accumulait, et le Japon manipulait.

La fête est finie.


Dilemme de Triffin : l’empire n’est plus philanthropique

Le dollar fort est une taxe impériale déguisée.
Une monnaie de réserve impose des déficits permanents à son émetteur.

Trump pose une question simple :

Si le dollar peut rester central sans rester surévalué, alors l’empire devient rentable.
C’est brutal.
C’est froid.
C’est stratégique.


Carney, Davos et l’illusion de la “souveraineté partagée”

Mark Carney reconnaît enfin la mort de l’ordre libéral…
pour aussitôt tenter de le ressusciter en version régionale.

Autonomie stratégique, dit-il.
Mais collective.
Coordonnée.
Mutualisée.

Autrement dit : pas autonome du tout.

C’est le vieux logiciel mondialiste recyclé :

  • on parle de souveraineté,
  • on pratique l’intégration,
  • on promet la résilience,
  • on fabrique de la dépendance.

L’Europe : le déni jusqu’au bout

Accord avec l’Inde.
Accord avec le Mercosur.
Partenariats de défense “intégrés”.

Et en même temps :

  • protections agricoles,
  • normes dissuasives,
  • bureaucratie asphyxiante.

L’Europe ne choisit pas.
Elle empile.

Elle veut le marché sans la puissance,
la morale sans la force,
la souveraineté sans le conflit.

Pendant ce temps, le monde se réarme, se découple et se segmente.


Trump n’est pas le problème, il est le symptôme

Trump ne détruit pas l’ordre libéral.
Il en prononce l’acte de décès.

Le monde n’est plus un village.
C’est un archipel de forteresses économiques.

Celui qui refuse de le voir ne devient pas vertueux.
Il devient vulnérable.


Conclusion – Quand la lumière s’éteint

Oui, la lumière de l’ordre international libéral est en train de s’éteindre.
Non, elle ne reviendra pas par des communiqués, des sommets ou des pactes multilatéraux.

Trump a choisi le camp du réel.
L’Europe reste prisonnière du récit.

Et dans l’histoire, ce sont toujours les empires qui acceptent la nuit
qui survivent à l’aube suivante.

I. Le dollar comme arme impériale (aveux assumés)

John Connally – Secrétaire au Trésor de Nixon (1971)

👉 Citation nucléaire.
Tout est là : domination monétaire, externalisation des coûts, impérialisme financier assumé.


Richard Nixon – Août 1971, fin de Bretton Woods

👉 Traduction réelle :


II. Le dollar comme instrument de pouvoir géopolitique

Henry Kissinger

👉

sanctions

pétrodollar

guerre monétaire invisible


Valéry Giscard d’Estaing

👉 La phrase européenne la plus célèbre sur le dollar.
Ironie tragique : l’Europe l’a dénoncé… puis accepté sans combattre.


III. Le dollar et l’illusion de neutralité

Barry Eichengreen

👉 Parfait pour démonter le mythe du “dollar naturel”.


Robert Triffin

👉 Le dilemme de Triffin résumé en une phrase.


IV. Trump et la rupture du tabou

Donald Trump

👉 Trump n’invente rien.
👉 Il dit à voix haute ce que l’Empire faisait en silence.


V. Le dollar vu par les marchés (lucidité brutale)

Warren Buffett

👉 À utiliser pour casser l’argument “Trump fou”.


Ray Dalio

👉 Dollar faible = choix stratégique
👉 Dollar éternel = illusion


VI. La fin de l’innocence monétaire

Jacques Rueff

👉 Rueff avait tout vu… en 1965.


Charles de Gaulle

👉 À placer en contrepoint tragique :

  • De Gaulle voyait clair
  • L’Europe a renoncé

VII. Citation de clôture — version Blog à Lupus

Baby Please Don’t Go — Ted Nugent


Pourquoi ce morceau fonctionne (au-delà du rock)

  • Blues primitif + rage électrique
    → exactement la bande-son d’un monde qui sort du consensus feutré pour revenir au rapport de force brut.
  • Supplication inversée
    Baby please don’t go n’est pas une supplique faible : c’est une tension, une négociation à la limite de la rupture.
    Comme le dollar : il vacille, mais il ne s’effondre pas — il menace.
  • Ted Nugent
    Figure controversée, anti-politiquement correcte, hors clergé culturel :
    👉 parfaitement aligné avec une lecture anti-Davos, anti-moralisme, anti-fable humanitaire.
  • Tempo nerveux, riff obsédant
    → idéal pour laisser une impression de combat non résolu.

  • Ouverture :
    « Baby Please Don’t Go » en fond — le dollar vacille, le système supplie.
  • Clôture :
    Le riff tourne encore quand le texte s’arrête.
    Message implicite : le combat monétaire ne fait que commencer.
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2 réponses »

  1. Le dollar faiblit.
    Et pour la première fois depuis des décennies, Washington ne s’en excuse pas.

    À Davos, on pleure la fin de l’ordre libéral comme on pleure un dieu mort.
    À Washington, on hausse les épaules : l’Empire n’a jamais été une ONG.

    Trump l’a dit sans détour :
    👉 un dollar trop fort est une camisole,
    👉 une monnaie est une arme, pas une vertu morale,
    👉 le commerce est un champ de bataille, pas un séminaire ESG.

    Pendant que les élites européennes rêvent encore de “coordination”,
    les États-Unis reviennent au réel : puissance, intérêts, rapport de force.

    Ce que les éditorialistes appellent “déclin”,
    l’Histoire appelle souvent repositionnement impérial.

    Le libre-échange était une fable.
    La neutralité monétaire, un mensonge.
    La souveraineté, elle, revient toujours — brutalement.

    🎸 Morceau d’accompagnement : Baby Please Don’t Go
    Un riff, pas une prière.
    Un avertissement, pas une supplique.

    👉 Article complet sur Le Blog à Lupus.

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