La Fed, Trump et la purge impériale qui se prépare que les marchés refusent de voir
Les marchés font semblant de ne pas comprendre.
Les commentateurs radotent.
Les mondialistes psalmodient la litanie de la « Fed indépendante » comme un chapelet usé.
Et pendant ce temps, la machine américaine change de régime.
La question n’est pas de savoir si Jerome Powell a été « trop dur » ou « trop laxiste ».
La question n’est même pas de savoir si Donald Trump respecte ou non l’orthodoxie monétaire.
La vraie question est ailleurs :
👉 pourquoi Kevin Warsh, et pourquoi maintenant ?

Jerome Powell : le paravent nécessaire
Jerome Powell n’a jamais été l’ennemi de Trump.
Il a été le paratonnerre.
Celui qui absorbe les coups,
celui qui maintient l’illusion de l’équilibre,
celui qui permet au système de gagner du temps.
Powell a tenu la maison debout à coups de liquidités, de forward guidance, de compromis bancaires, de sauvetages déguisés.
Il n’a pas réparé le système.
Il l’a maintenu sous respiration artificielle.
Ce rôle était indispensable après 2020.
Il est devenu toxique en 2026.
Car un système sous perfusion trop longtemps ne se réforme plus.
Il pourrit.
Ce que les marchés appellent “indépendance”, Washington l’appelle “temps gagné”.
Et le temps est désormais écoulé.
🔲 ENCADRÉ CENTRAL – FONDAMENTAL
Warsh ou la Warshmachine : Lehman Brothers, bis repetita
Kevin Warsh n’est pas un homme.
C’est un processus.
Ancien de Morgan Stanley, acteur central de la Fed lors de la crise de 2008, Warsh connaît une vérité que Powell devait masquer :
👉 tout ne peut pas être sauvé.
Le précédent Lehman n’a jamais été une erreur pour Washington.
Il a été un test.
Un test de contagion.
Un test de discipline.
Un test de hiérarchisation du capital mondial.
La Warshmachine repose sur une idée simple et brutale :
la destruction schumpétérienne n’est plus spontanée — elle est administrée.
Il ne s’agit pas de “laisser faire le marché”.
Il s’agit de le diriger par la casse.
- laisser mourir les bulles non stratégiques,
- purger les excès de levier improductifs,
- forcer la recapitalisation violente des acteurs faibles,
- recentrer capital, énergie et technologie au cœur de l’Empire.
La destruction devient une arme géoéconomique.
Warsh, c’est Lehman assumé, rationalisé, institutionnalisé.
Pourquoi Warsh, pourquoi maintenant
Parce que l’Empire est à un point critique.
- Dette systémique devenue incontrôlable
- Bulles financières multiples et interdépendantes
- Europe incapable de se défendre sans perfusion
- Chine dépendante d’un système qu’elle ne contrôle pas
- Classes moyennes occidentales exsangues
Dans ce contexte, ne pas purger serait suicidaire.
Trump l’a compris très tôt :
la stabilité globale est un mythe coûteux.
La hiérarchie impériale, elle, est une nécessité.
Warsh n’est pas là pour rassurer.
Il est là pour trier.
🔲 ENCADRÉ – IMPACT SECTORIEL
Ce que la « Warshmachine » va frapper en premier
Seront sacrifiés sans états d’âme :
- Tech spéculative non stratégique
- Private equity zombifié
- Banques d’investissement secondaires
- Crypto-actifs sans utilité souveraine
- Europe financière (variable d’ajustement)
Seront protégés ou renforcés :
- Défense & sécurité
- Énergie pilotable (nucléaire, fossiles)
- Infrastructures critiques
- IA stratégique & data souveraine
- Dollar comme arme, non comme totem
La purge n’est pas idéologique.
Elle est fonctionnelle.
La fable de la Fed indépendante
Les mondialistes hurlent à la fin de l’indépendance monétaire.
Ils se trompent de siècle.
La Fed n’a jamais été indépendante.
Elle a toujours été impériale.
Simplement, elle dissimulait sa fonction derrière le langage de la technocratie.
Warsh ne dissimule plus.
Il ne promet pas la stabilité.
Il promet la survie du centre.
Ce que Powell faisait avec des mots,
Warsh le fera avec des ruptures.
🔲 ENCADRÉ FINAL – VERROU DE LECTURE
Ce que les marchés refusent de voir
- Il n’y aura pas de “soft landing” global
- Il n’y aura pas de sauvetage universel
- Il n’y aura pas de retour à 2019
Il y aura une sélection.
Conclusion – Signature Lupus
Kevin Warsh n’est pas le problème.
Il est le diagnostic.
La Fed ne sauvera plus le monde.
Elle va le trier.
Et quand la musique s’arrêtera,
ceux qui réclamaient encore des liquidités découvriront une vérité simple :
L’Empire ne protège pas tout.
Il se protège.

Iggy & The Stooges – Search and Destroy n’est pas un accompagnement :
c’est la bande-son doctrinale de la « Warshmachine. »
👉 même grammaire que l’article :
- Search : identification des bulles, des leviers morts, des acteurs inutiles
- Destroy : purge schumpétérienne, sans nostalgie ni sauvetage moral
- énergie brute, pas de compromis, pas de rappel
Here comes your man.
Fed noire, dollar arme, purge programmée.
Search and destroy — l’Empire ne négocie plus avec ses propres excès.

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Catégories :DESTRUCTION SCHUMPETERIENNE, Etats-Unis, Mon Banquier est Central













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WARSHMACHINE.
Ce n’est pas une nomination.
Ce n’est pas une alternance.
C’est une purge programmée.
Kevin Warsh n’est pas là pour rassurer les marchés.
Il est là pour les trier.
Pas pour sauver le système global, mais pour sauver l’Empire en le purgeant.
Powell temporisait.
Warsh tranche.
Le dollar n’est plus un dogme moral,
c’est une arme stratégique.
La Fed n’est plus indépendante :
elle est opérationnelle.
Bienvenue dans la destruction schumpétérienne assumée.
Search.
And.
Destroy.
🎸 Bande-son : The Stooges – Search and Destroy
#Warshmachine #FedNoire #DestructionCréatrice #EmpireAvantLeSystème #FinDeLIllusion #TS2F
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