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UE – France / Perquisition chez X : quand la censure change de masque

Il fallait bien que cela arrive.
La censure européenne, longtemps déguisée en régulation bienveillante, vient de franchir un seuil symbolique : la perquisition policière d’une plateforme de communication étrangère, sur le sol français, au nom d’une escalade morale maximale.

Pornographie infantile.
Deepfakes sexuels.
Négationnisme.

La trinité accusatoire absolue. Celle qui interdit toute nuance, tout débat, toute prudence intellectuelle. Celle qui permet de neutraliser un adversaire politique sans jamais avoir à discuter du fond.

Mardi matin, les bureaux parisiens de X, l’entreprise d’Elon Musk, ont été perquisitionnés par le parquet de Paris, l’unité nationale de lutte contre la cybercriminalité et Europol. Officiellement, il s’agit d’enquêtes sur des contenus illégaux diffusés par des utilisateurs de la plateforme.

Officieusement, il s’agit d’autre chose.


Le vrai conflit : souveraineté numérique contre censure continentale

Car aucun juriste sérieux ne peut soutenir qu’un opérateur de plateforme soit éthiquement ou pénalement responsable de l’intégralité des contenus produits par des millions d’utilisateurs, dès lors que les mécanismes de signalement et de retrait existent déjà dans le cadre du droit pénal classique.

Ce que vise cette opération, ce n’est pas la criminalité — elle existait bien avant X.
Ce qui est visé, c’est la désobéissance.

La désobéissance à l’architecture européenne de contrôle de l’information.
La désobéissance au Digital Services Act (DSA), qui ne vise pas tant à lutter contre l’illégal qu’à pré-filtrer le légal jugé “problématique”.

Avec X, le conflit est devenu frontal :

  • une plateforme qui revendique une interprétation extensive de la liberté d’expression,
  • face à une Union européenne qui a fait de la pré-censure systémique un pilier de gouvernance.

Quand la morale devient une arme politique

Il n’est pas anodin que les accusations retenues soient les plus infamantes possibles.
Elles permettent :

  • d’abolir toute présomption de bonne foi,
  • de disqualifier toute défense comme suspecte,
  • de faire passer toute critique pour une complaisance coupable.

C’est une technique ancienne.
Quand le politique ne peut plus convaincre, il moralise à outrance.

La lutte pour la liberté d’expression quitte alors le terrain juridique pour devenir un champ de bataille moral, où l’État de droit, la responsabilité pénale et la modération algorithmique sont volontairement confondus.

Le message est limpide :


Une diversion dans un pays en crise

Le contexte français rend l’opération encore plus révélatrice.

Dette publique flirtant avec les 120 % du PIB.
État-providence sous perfusion.
Crise migratoire structurelle.
Croissance atone.
Pouvoir exécutif affaibli, président sans majorité, popularité marginale.

Dans ce paysage, ouvrir un front médiatique contre Elon Musk est politiquement rationnel :

  • cela détourne l’attention,
  • cela mobilise le réflexe moral,
  • cela évite toute remise en cause démocratique réelle.

La perquisition n’est pas un acte de force.
C’est un aveu d’impuissance.


L’UE face à ses propres fractures

Ce qui se joue dépasse largement la France.

L’Union européenne se comporte désormais comme un État-bunker informationnel :

  • assiégé de l’intérieur par la défiance populaire,
  • contesté de l’extérieur par la montée des pôles souverainistes,
  • fragilisé par ses propres choix énergétiques, industriels et géopolitiques.

Face à cela, la réponse est toujours la même :
➡️ plus de contrôle,
➡️ plus de surveillance,
➡️ plus de pénalisation du discours.

La liberté d’expression n’est plus un principe fondateur :
elle devient une variable d’ajustement.


X, Musk, Trump : le symbole dépasse les hommes

Qu’on apprécie ou non Elon Musk, qu’on soutienne ou non Donald Trump, le symbole est clair.

X est devenu le point de cristallisation d’une résistance numérique à l’ordre informationnel bruxellois.
Non parce qu’il serait parfait.
Mais parce qu’il refuse l’obéissance automatique.

Et c’est précisément cela que l’UE ne peut tolérer.


Conclusion — Quand le pouvoir vacille, il réprime

Les références répétées à la pédocriminalité ou au négationnisme ne trompent plus que ceux qui veulent encore y croire. Ces crimes existent, doivent être poursuivis, et le droit pénal suffit amplement à le faire.

Ce qui se joue ici est d’un autre ordre :
👉 la criminalisation progressive de la dissidence.

L’Europe ne se bat pas contre le chaos.
Elle se bat contre la perte de contrôle.

Et comme souvent dans l’histoire,
quand le pouvoir sent le sol se dérober,
il commence par frapper les mots.

Joy Division – She’s Lost Control est exactement la bande-son adéquate.

🎵 Justification éditoriale (Blog à Lupus)

She’s Lost Control n’est pas un morceau :
c’est un diagnostic clinique du pouvoir quand il panique.

  • Rythme mécanique → bureaucratie, procédures, DSA, perquisitions “administratives”
  • Voix distante, quasi clinique → État qui parle sans âme, sans responsabilité
  • Perte de contrôle progressive → exactement ce que révèle la perquisition :
    un pouvoir qui n’assume plus, donc réprime

Ian Curtis ne décrit pas une folie individuelle.
Il décrit l’effondrement d’un système de contrôle qui se retourne contre lui-même.


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4 réponses »

  1. Pendant que l’Europe s’enfonce, on sauve l’essentiel :la posture morale.Une poignée de main, deux sourires, et la tempête peut continuer.

    Ce n’est plus gouverner, c’est communiquer pendant le naufrage.Les chiffres brûlent, les libertés s’érodent, la parole se judiciarise —mais l’image est impeccable.

    👉 Emmanuel Macron👉 Ursula von der Leyen

    La morale comme décor.La censure comme politique publique.La dette comme horizon.

    Blog à Lupus — chroniques de l’instant où le masque ne suffit plus.

    #Europe #France #Crise #Censure #Pouvoir #DSA #LibertéDexression #BlogALupus

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