Jean-Luc Brunel, Goldman, le DOJ : la preuve écrite que le système Epstein a été protégé
Il y a des révélations qui ne racontent pas une affaire.
Elles racontent un régime.
Et ce qui vient de sortir des dossiers déclassifiés du Département de la Justice américain n’est pas une “nouvelle pièce” dans le puzzle Epstein.
C’est le schéma directeur.
Car on apprend ceci :
En 2016, Jean-Luc Brunel, l’agent de mannequins français, le rabatteur central, le logisticien du vivier, le fournisseur régulier de “nouvelles filles” pour Jeffrey Epstein… était prêt à parler.
Il voulait coopérer.
Il voulait rencontrer les procureurs fédéraux à Manhattan.
Il disait avoir des photos compromettantes.
Il était terrifié à l’idée d’être poursuivi.
Puis il a disparu.
Il a cessé de communiquer.
Et Epstein est resté libre trois ans de plus, recrutant encore, jusqu’à 2019.
Et au milieu de cette séquence :
un chiffre.
Un chiffre qui résume toute la civilisation occidentale en 2026 :
3 millions de dollars pour se taire.

I. Epstein : la machine à éteindre les témoins
On nous vend l’affaire Epstein comme une affaire de déviance.
Comme une histoire de “prédateur”.
Comme une pathologie individuelle.
Mais ce que révèlent ces documents, c’est l’inverse :
Epstein n’était pas un monstre isolé.
Epstein était un opérateur de système.
Il ne se contentait pas de commettre.
Il organisait.
Il cartographiait.
Il achetait.
Il neutralisait.
Et surtout :
il savait où était la sortie de secours.
Cette sortie de secours s’appelle :
avocats, arrangements, immunités, deals, silence.
II. Brunel : le vivier, le visa, la dette
Jean-Luc Brunel, ce n’est pas un “nom secondaire”.
C’est l’infrastructure humaine.
Là où Epstein est le cerveau, Brunel est la logistique.
Le réseau de recrutement.
Le canal d’approvisionnement.
La pompe à victimes.
L’agence de mannequins comme couverture parfaite :
- des jeunes femmes étrangères
- des visas de travail
- une dépendance administrative
- des dettes
- des logements
- un encadrement “professionnel” qui sert de cage
C’est du contrôle moderne :
pas besoin de chaînes.
Il suffit de papiers.
Et ce détail est capital :
on ne parle pas ici d’un bordel clandestin.
On parle d’un système d’exploitation administré.
L’Occident ne viole plus au fouet.
Il viole au formulaire.
III. 2016 : l’occasion historique… enterrée
Le document est limpide :
un procureur fédéral note en février 2016 :
“Brunel veut coopérer.”
Brunel craint d’être poursuivi.
Il veut l’immunité.
Il a des photos.
Il sait.
Il a vu.
Il a fait.
Et donc, en 2016, les autorités fédérales américaines avaient potentiellement :
- le recruteur
- le réseau
- les preuves
- les noms
- les photos
- la mécanique
Et qu’ont-elles fait ?
Rien.
Pas d’enquête.
Pas de raid.
Pas de mise sous scellés.
Pas de pression.
Résultat :
Epstein reste libre, recrute, continue.
L’avocat David Boies le dit :
“On a perdu deux ans.”
Et pendant ces deux ans, plus de 50 filles auraient été victimes.
Ce n’est pas une erreur.
Ce n’est pas un oubli.
Ce n’est pas une “lenteur administrative”.
C’est un choix.
IV. Le mail qui trahit tout : Epstein savait
Le détail le plus accablant est là :
Epstein apprend que Brunel négocie avec les procureurs.
Et il écrit à Kathy Ruemmler.
Kathy Ruemmler, ce n’est pas une inconnue.
C’est l’ADN du système :
ancienne haute conseillère juridique de l’administration Obama, devenue ensuite…
conseillère juridique générale de Goldman Sachs.
Et Epstein lui écrit :
Brunel pourrait se présenter au bureau du procureur.
Un ami “demande 3 millions” pour que Brunel n’intervienne pas.
Le monde tient dans cette phrase.
Le crime, l’argent, l’avocat, le deal, la neutralisation.
Et le plus obscène :
Epstein qualifie ces gens “d’escrocs”.
Lui, l’architecte du réseau, traite les autres d’escrocs.
Parce que dans ce monde-là, il y a une hiérarchie :
les prédateurs se respectent entre eux, mais ils méprisent les sous-traitants.
V. La question centrale : où est passé le témoin ?
Pourquoi Brunel se rétracte ?
Pourquoi il cesse tout contact ?
Deux options.
Option A : peur réelle.
Il panique, il fuit, il se replie.
Option B : l’option systémique.
Il a été neutralisé.
Par l’argent.
Par la menace.
Par un deal.
Par une promesse.
Par un avertissement.
Et quand on parle d’Epstein, on doit comprendre ceci :
il n’avait pas besoin de menacer comme un gangster.
Il menaçait comme un banquier.
Le gangster dit : “je vais te tuer”.
Le banquier dit : “je vais te ruiner”.
VI. Ce qui apparaît : la justice américaine comme théâtre
Les documents indiquent que le procureur a parlé à ses collègues du FBI.
Et pourtant, aucune enquête n’est lancée.
C’est là que l’affaire Epstein cesse d’être une affaire criminelle.
Elle devient une affaire de souveraineté.
Car si l’État sait et ne fait rien, alors l’État n’est plus l’État.
Il est un décor.
Une vitrine.
Une machine à raconter l’histoire d’une justice…
pendant que la justice réelle se négocie ailleurs.
Epstein, c’était cela :
un révélateur.
Un révélateur du fait que l’Occident n’est pas gouverné par la loi.
Il est gouverné par le prix du silence.
VII. Brunel : mort en prison, comme Epstein
Et comme un écho sinistre :
Brunel meurt en prison en 2022.
Officiellement “suicide”.
Epstein meurt en prison en 2019.
Officiellement “suicide”.
On commence à avoir un motif.
Ce n’est pas un argument “complotiste”.
C’est un constat froid :
les nœuds du réseau meurent dans des conditions qui ferment la bouche à jamais.
Et le système respire.
VIII. La pièce la plus sale : BlackRock, visas, contrôle social
L’épisode Joshua Fink (fils de Larry Fink) n’est pas un détail croustillant.
C’est une preuve d’infiltration.
Une “mannequin” sous visa.
Une agence qui facture.
Une relation.
Une dette.
Des échanges transmis à Epstein.
Et Epstein répond à Brunel :
“Contactez-moi en premier.”
Cette phrase est capitale.
Elle signifie :
“Je contrôle le dossier.”
“Je contrôle la personne.”
“Je contrôle le réseau.”
Ce n’est pas de la prostitution.
C’est de la gestion d’actifs humains.
ENCADRE Visa, dette, réseau : la financiarisation du corps
Ce n’est pas un détail mondain.
Ce n’est pas une anecdote people.
Ce n’est pas un ragot croustillant.
C’est un mécanisme.
Une “mannequin” sous visa.
Une agence qui sponsorise.
Une dépendance administrative.
Une facturation.
Une relation privée.
Des échanges transmis à Epstein.
Et cette réponse glaçante :
“Contactez-moi en premier.”
Trois mots.
Trois mots qui ne relèvent ni de la séduction ni du vice.
Trois mots de contrôle.
Cela signifie :
- Je gère l’accès.
- Je gère l’information.
- Je gère la dépendance.
Ce n’est plus de la déviance.
C’est de la gestion.
Ce qui est obscène ici, ce n’est pas la relation.
C’est l’architecture.
Un visa de travail, c’est une clé.
Une dette, c’est une laisse.
Une agence, c’est une façade légale.
Un réseau, c’est un système d’assurance.
On ne parle pas de prostitution de rue.
On parle de logistique administrative et financière.
La vulnérabilité n’est plus physique.
Elle est bureaucratique.
Le pouvoir ne s’exerce plus à coups de poing.
Il s’exerce à coups de formulaires.
Ce que révèle cet épisode
Le scandale n’est pas sexuel.
Le scandale est systémique :
- Un modèle où la mobilité internationale devient levier de dépendance.
- Un modèle où l’endettement devient instrument de contrôle.
- Un modèle où la proximité avec des sphères financières confère une immunité implicite.
- Un modèle où l’humain devient ligne comptable.
Ce n’est plus du trafic.
C’est de la financiarisation du vivant.
La phrase centrale
“Contactez-moi en premier.”
C’est la phrase d’un gestionnaire de portefeuille.
Pas d’un libertin.
Elle dit :
Rien ne circule sans validation.
Rien ne s’échappe du circuit.
Rien ne sort du contrôle.
On ne parle plus de vice.
On parle de gouvernance informelle.
La vraie obscénité
La plus sale des pièces n’est pas l’île.
Ce n’est pas la chambre.
Ce n’est pas la fête.
C’est le back-office.
Le moment où l’humain devient actif stratégique.
Où la dépendance devient levier.
Où la vulnérabilité devient capital exploitable.
Ce n’est pas de la prostitution.
C’est de la gestion d’actifs humains dans un monde financiarisé.
Le scandale Epstein n’est pas une affaire de mœurs : c’est la preuve que l’élite moderne ne consomme plus des corps — elle les administre.
IX. Conclusion : l’Occident est un marché du silence
Le point le plus important, c’est celui-ci :
En 2016, la justice américaine avait une chance historique.
Et elle l’a laissée passer.
Parce que l’affaire Epstein n’est pas un crime ordinaire.
C’est un crime qui touche les étages supérieurs :
politique, finance, diplomatie, universités, services.
Donc la justice a fait ce que fait toujours l’Occident quand la vérité devient dangereuse :
elle a “géré”.
Et “gérer”, dans ce langage, signifie :
laisser le temps passer jusqu’à ce que le témoin se taise, se vende, se pende, ou disparaisse.
Le réseau Epstein n’est pas une anomalie.
C’est une démonstration.
La démonstration que nous vivons dans un monde où l’impunité n’est pas une déviation :
c’est une architecture.
Et cette architecture a un tarif.
3 millions.
Ce que révèle Epstein, ce n’est pas la perversité : c’est le prix du silence. Et quand un témoin vaut 3 millions, c’est que la vérité vaut infiniment plus.

The Wipers — Youth of America, c’est une lame froide.
Moins “incendie punk immédiat” que Babylon Burning, mais plus désespéré, plus toxique, plus fin du monde — exactement ce qu’il faut pour l’épisode Brunel / 3 millions / silence acheté.
Pourquoi c’est le morceau idéal
- Ambiance : paranoïa, grisaille, fin de cycle, système pourri.
- Énergie : punk sombre, pas festif — funèbre et nerveux.
- Sous-texte : jeunesse sacrifiée, monde verrouillé, “America” comme machine.
🎧 Bande-son : The Wipers — Youth of America.
Parce que ce scandale n’est pas un fait divers : c’est un pays en décomposition.
Réaliser un don ponctuel
Réaliser un don mensuel
Réaliser un don annuel
Choisir un montant
Ou saisissez un montant personnalisé :
Votre contribution est appréciée.
Votre contribution est appréciée.
Votre contribution est appréciée.
Faire un donFaire un don mensuelFaire un don annuelTOUS LES MESSAGES SONT LUS. UNE REPONSE N’EST PAS SYSTEMATIQUE
En savoir plus sur Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
Catégories :Etat Profond, Etats-Unis, Europe













NI PUB, NI SPONSOR, NI SUBVENTION, SEULEMENT VOUS ET NOUS....SOUTENEZ CE BLOG FAITES UN DON



LE TÉMOIN À 3 MILLIONS.
L’affaire Epstein n’est pas un scandale : c’est un protocole.
Et le protocole s’appelle : acheter le silence.
Les nouveaux documents déclassifiés du Département de la Justice américain sont une bombe froide.
Ils prouvent noir sur blanc qu’en 2016, les autorités fédérales avaient une opportunité historique :
Jean-Luc Brunel, le recruteur central d’Epstein, était prêt à coopérer.
Il disait avoir des photos compromettantes.
Il voulait rencontrer les procureurs à Manhattan.
Il demandait une immunité.
Puis… il a cessé de communiquer.
Plus rien.
Silence radio.
Et Epstein, lui, est resté libre encore trois ans, continuant à recruter des victimes.
Mais le détail le plus obscène est ailleurs :
Epstein apprend que Brunel négocie avec la justice.
Et il écrit à Kathy Ruemmler — ancienne haute conseillère juridique d’Obama, devenue ensuite… conseillère juridique générale de Goldman Sachs.
Dans son mail, Epstein lâche une phrase qui résume l’Occident :
“Un ami de Brunel a demandé 3 millions de dollars pour que Jean-Luc n’intervienne pas.”
Trois millions pour se taire.
Trois millions pour tuer une enquête.
Trois millions pour laisser le réseau continuer.
Et surtout :
ucune enquête n’a été ouverte à l’époque.
aucun raid.
aucune mise sous scellés.
aucune procédure.
C’est là que le masque tombe :
l’affaire Epstein n’est pas une affaire de morale.
C’est une affaire d’État.
C’est la preuve que l’Occident n’est pas gouverné par la loi.
Il est gouverné par le prix du silence.
rticle complet sur le Blog à Lupus :
“Le témoin à 3 millions : Brunel, Goldman, le DOJ — la preuve écrite que le système Epstein a été protégé.”
#EpsteinFiles #Brunel #GoldmanSachs #DOJ #DeepState #Impunité #BlogALupus #SilenceAchetable
J’aimeAimé par 1 personne