Indicateur des Marchés

Quid de la prime de risque au 30/5/09

C’est la prime de risque du marché élaborée pour l’heure par Natixis Securities. Cette prime mesure l’écart de rentabilité attendu entre un investissement en actions et un placement obligataire…

LA CONNAITRE EN SUIVANT :

6,21 %

DEFINITION ETENDUE :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prime_de_risque

6 réponses »

  1. Yep une sorte de ted spread appliqué aux actions.

    Sur le blog de Michel de Guilhermier (HEC), j’écrivais ceci le 18 janvier 2009 :

    <>

    🙂 finalement j’avais raison !!

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  2. Zut le copié collé n’a pas fonctionné. je reposte :

    « Plus globalement, concernant la valeur d’un actif, quel qu’il soit, vous avez raison, on peut dire que la valeur est déterminée par le montant sur lequel deux parties se mettent d’accord. C’est effectivement la loi de l’offre et de la demande, je vous l’accorde. Mais en même temps, on ne parle pas de marchandise ou de métaux précieux pour lesquels la demande est intrinsèque; on parle d’actifs financiers, donc de rendements, et là en revanche, je suis désolé, les prix ne se fixent pas uniquement sur la base d’une offre et d’une demande basée sur le besoin ou la convoitise, il se fixe sur la base d’une relation prix-rendement. Les prix sont bas aujourd’hui, car le marché anticipe une dégradation prolongée de l’économie et exige ainsi une prime de risque élevée.

    Cela est parfaitement paradoxal, car non seulement le marché a déjà perdu près de 40% aujourd’hui avec un certain nombre de novelles déjà pricée (le marché est une discounting machine) mais ensuite parce qu’ on considère que le risque est de zéro sur les dettes gouvernementales. Je pense que le marché va vite déchanter.

    La base même de la spéculation, c’est de calculer une valeur financière dépouillée des émotions liées à la peur et à l’avidité et de savoir l’estimer sur des bases rationnelles (point fort de Warren Buffet justement). Sur ce point, la méthode d’évaluation de gordon shapiro est à la fois simple et fiable. Elle a toujours été fiable pour moi dans l’immobilier et en bourse. Elle s’appuie essentiellement sur la valorisation par le rendement (en terme de croissance et de prime de risque) et elle détecte parfaitement les décorrélations entre prix et rendements (ce qui fut le cas de l’immobilier en 98 et 2006, et ce qui fut le cas des marchés actions en 2000 sur l’internet.
    La vraie question est alors, quelle taux retenir ?
    En s’appuyant sur l’exemple du TED spread qui mesure l’écart de taux entre treasuries et taux entre banques, on obtient ainsi la rémunération du risque demandé par le marché. En septembre-octobre, le TED spread a atteint un niveau record, puis s’est rapidement dégonflé à mesure que les gouvernements et banques centrales injectaient des liquidités et apportaient des garanties. De fait, lorsqu’on regarde les marchés action, on s’aperçoit que le marché accepte une rémunération entre 0% et 3% pour les obligations d’état (alors que ces derniers deviennent de plus en plus risqués), et qu’il demande plus de 10% sur les actions.

    Tout ceci m’amène à penser que le spread se réduira dès lors que la volatilité et la nervosité s’apaiseront. Les rendements demandés remonteront sur les oblig tandis qu’ils baisseront sur les actions. On reviendra alors dans un écart plus raisonnable de 3 à 5%. Ce qui a terme se traduira par une hausse des cours boursiers. »

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  3. Je réponds au commentaire de JP Chevallier :

    Selon moi deux approches :
    – soit en partant des primes intégrées dans les calls et les puts
    – Soit en par comparaison des taux de rendements demandés pour les obligations et les actions. Pour les obligations le rendement est obtenu par un calcul de TRI,tandis que pour les actions, le rendement est obtenu par le (1/PER). Mais cela est grossier car cela n’intègre pas l’espoir de croissance des résulats. Ainsi la formule de Gordon Shapiro évalue la valeur d’une chronique de flux (ayant un taux de croissance g) et sans remboursement final de la façon suivante : Valeur actuelle = F / (r-g)
    avec r= taux de rendement attendu et g= taux de croissance LT
    Lorsque j’applique cette formule par exemple à certaines valeurs du Dow, je parviens à un taux de rendement demandé de 7% (hors taux de croissance g). Avec un taux de croissance négatif de 2% en moyenne, le taux monte à 9%, ce qui dans ce cas donne un écart avec les obligations assez proche de 6%.
    Je vous donne un exemple très précis sur Apple. Fin janvier on avait un cours proche de 80$. Les analystes tablaient à l’époque sur une croissance nulle pour apple, voire négative. Avec un EPS de 5,55 $ et un taux (r 7% – g 0%), on arrivait à ce chiffre. Je m’étais d’ailleurs insurgé contre cette approche qui ne tenait pas compte de la croissance forte de l’iphone et surtout de l’effet relutif de la trésorerie. En retenant une croissance de 3% (très conservatrice à mon goût) j’obtenais un prix cible à 139$. J’ai donc acheté à ces niveaux de cours !!
    En revanche, la plupart des actions du dow sont encore valorisées à 7% moins une croissance négative de 2%. Les marchés ne pricent plus la fin du monde et la déflation, mais une récession longue et/ou une décroissance des bénéfices de 2% l’an. On tourne peu ou prou autour de 9% de taux (r-g).
    J’espère ne pas avoir été confu ou trop barbant. Je reviendrai sur ce point des valorisations sur mon blog, car bcp trop de monde a fait l’erreur (et continue de faire l’erreur) de penser que le prix d’un actif financier n’est que le résultat de l’offre et de la demande. Erreur qui a aboutit à la règle comptable du mark to market.

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