Marchés Financiers et Boursiers Actions

Regard sur les Pays Emergents : le coup de stylo sur les B.I.C. de la semaine 23 et 24

Des nouvelles de mon stylo à 3 couleurs : Brésil, Inde et Chine….La Russie Poutinienne a une couleur « spéciale » non répertoriée par mon stylo… 

I l est à noté qu’en termes de flux d’investissement  si les volumes investis sur ces marchés ces derniers mois ont été importants, ils proviennent très majoritairement des investisseurs institutionnels américains. Les investisseurs européens (toujours autant  en pointe 🙂 ), et plus spécialement les particuliers, absents de ces marchés, n’ont constaté que de loin cette performance…

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE :

INDE 

L’Inde s’affiche comme les marchés asiatiques les plus performants depuis le début de l’année, devant Shanghai. Le bon déroulement des élections, la bonne tenue de la consommation domestique, une politique monétaire accommodante et l’attrait que représentent ces deux pays d’un point de vue démographique expliquent une bonne partie de cette hausse…. 

La progression du marché indien continue grâce à:

– Le bon déroulement des élections : Au mois de mai, le marché indien des actions a connu un véritable feu d’artifice des cours consécutif à la victoire surprenante remportée haut la main par le Parti du Congrès au pouvoir. Immédiatement après l’annonce des résultats du vote, l’indice des actions à la Bourse de Mumbai  a effectué un bond de 17 % environ ; en l’espace d’une journée, la roupie indienne s’est appréciée de 3 %. Le résultat de ces élections ouvre la voie au gouvernement le plus stable qu’ait connu l’Inde depuis 19 ans, sous l’égide du Premier Ministre Manhoman Singh, déjà au pouvoir précédemment. On s’attend à présent à quelques réformes supplémentaires, ainsi qu’à la mise en oeuvre de projets jusqu’ici incapables de remporter un vote majoritaire au sein de l’ancien gouvernement de coalition ; on parle par exemple de construire des centrales nucléaires en partenariat avec des entreprises étrangères afin de résoudre les problèmes considérables liés à l’approvisionnement en énergie. 

– Des signes qui confirment une amélioration de la consommation domestique comme l’atteste la progression des volumes de ventes annualisées de Hero Honda (+22,5%) ou Maruti (+15,8%). Unitech a également vendu 250 000 m2 d’immobilier résidentiel sur les 2 derniers mois ; le premier groupe indien de téléphonie mobile, Bharti Airtel, désire absorber le groupe MTN, premier opérateur de téléphonie mobile en Afrique. Si cette absorption aboutit, elle permettra la création d’un géant de la téléphonie doté de 200 millions de clients en téléphonie mobile, d’un marché s’étendant à 23 pays parmi les marchés émergents, et d’un chiffre d’affaires de plus de 20 milliards de dollars américains.

– une inflation encore très basse; Selon le Ministère du Commerce, l’indice des prix indien s’est contracté de 1,6% lors de la semaine close le 6 juin, soit son premier déclin depuis 30 ans! Après avoir atteint 12,9% en août dernier, l’inflation n’a cessé de décélérer. Ceci a permis à la Banque centrale indienne de réduire agressivement ses taux d’intérêt afin de soutenir la croissance du pays. La baisse était largement anticipée par les experts, en raison de la base de comparaison très défavorable…

– Des flux nets acheteurs : les flux étrangers sont toujours aussi favorables avec des flux nets de 974 M $ depuis le début du mois (et de 5,36 Mds $ depuis le début de l’année) alors que les fonds domestiques commencent à prendre quelques profits en étant nets vendeurs de 162 M $ depuis le début du mois.

– Sur le plan des changes malgré une hausse du cours du baril de pétrole brut, la roupie indienne résiste assez bien jusqu’à présent. A ce titre, il convient de rappeler que le financement de la balance des paiements ne devrait pas être problématique avec un cours du baril n’excédant pas 90 $/baril.

– Mettant fin à 2 mois consécutifs de baisse, la production industrielle progresse de 1,4% en avril (contre +0,8% attendu) signe que la troisième économie asiatique est peut-être en train de retrouver le chemin de la reprise… En revanche, si la production de biens durable a bondi de 16,9%, celle de biens non durables s’est repliée de 10,4%. A noter par ailleurs, que les chiffres de mars ont été revus à la hausse puisque la production industrielle ne s’est finalement contractée que de 0,7% contre une estimation initiale de -2,3%. Rappelons que l’Inde a vu son PIB croître de 6,7% lors de l’année fiscale close fin mars, soit le rythme le plus lent depuis 2003 

Une stabilisation du marché indien serait souhaitable à court terme. Le marché indien se traite à un PE moyen de 18x. 

CHINE

En passant de 53,5 à 53,1 en avril, l’indice PMI affiche sa première baisse depuis novembre 2008. Néanmoins, l’indice reste confortablement installé au-dessus du seuil des 50, confirmant ainsi que les activités manufacturières continuent leur progression mois après mois. En passant à 50,1, les commandes d’exportations ont dépassé le seuil symbolique des 50 pour la première fois depuis juin 2006, montrant ainsi que les exportations reviennent en territoire positif après 10 mois de contraction. Dans l’ensemble, les activités manufacturières continuent leur progression sur fond de cycle de réapprovisionnement de cycle modeste, de rebond des exportations et d’effets positifs des plans de relance. Les chiffres de l’indice PMI en avril et mai laissent présager un bon PIB pour le 2e trimestre 2009. Les chiffres de l’inflation pour mai seront bientot  publiés. Les prix à la consommation devraient encore être négatifs. Il est déjà à noté la baisse des prix des produits à la production au mois de mai en Chine : -7,2% en Y/Y sur les produits manufacturés et -10,4% sur l’énergie et les matières premières. Cette baisse des prix traduit la pression qui pèse sur le commerce international car la Chine, étant un grand pays exportateur, doit trouver des débouchés pour ses produits et est contraint à baisser sévèrement les prix.

Ajoutons à ce qui précède que la publication d’une série de données macroéconomiques confirme la tendance positive que ce pays a entamée cette année. En effet, le crédit et la masse monétaire continuent à croître à un rythme soutenu (M1 +19% sur 12 mois glissants, M2 +26%, prêts +30,6%), participant ainsi activement à la mise en place d’un environnement de forte liquidité favorable à la croissance économique et au marché des actions alors que l’inflation s’est stabilisée. Par ailleurs, les ventes de détail affichent une croissance solide de 15,2% sur une année glissante, notamment portées par une reprise des ventes de meubles qui, jusqu’à présent, demeurait timide. Du côté de l’offre, on peut observé une accélération de la production industrielle (+9% sur une année glissante, +6% depuis de début de l’année). Dans ce contexte, le transfert de croissance chinoise via l’importation de ressources énergétiques et alimentaires vers les pays producteurs de matières premières comme l’Indonésie et le Brésil devraient se poursuivre et continuer à nourrir marginalement la croissance de l’activité économique de ces pays…

A noté pour l’anecdote et la symbolique que c’est finalement la firme chinoise Tengzhong Heavy Industrial Machinery qui a remporté la mise sur Hummer, l’une des marques que General Motors) a mise en vente dans le cadre de son plan de sauvetage. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, mais le constructeur américain avait valorisé sa filiale de gros véhicules 4X4 dits « de sport » quelque 500 Millions de Dollars dans le cadre de son dépôt de bilan. La transaction pourrait préserver 3.000 emplois sur le sol américain. La transaction pourrait être finalisée au 3ème trimestre…

BRESIL

Le marché brésilien affiche une hausse de 60% depuis le début de l’année. La croissance brésilienne reprend des couleurs : les chiffres économiques sont meilleurs qu’attendus. Le cours du réal connaît une évolution favorable, le déficit du compte courant se réduit, les ventes d’automobiles progressent et Petrobras a confirmé la possibilité de doubler ses réserves avec Tupi. Des fondamentaux qui restent forts (redémarrage de l’économie chinoise, prix des matières premières en hausse, contraction de l’économie domestique moins mauvaise qu’attendue, baisse des taux). La banque centrale a surpris le marché en réduisant ses taux de 100 pb (contre 75 pb attendus) mais a confirmé le fait qu’elle serait « parcimonieuse » quant aux prochaines réductions. On peut penser que deux baisses supplémentaires de 50 pb auront lieu, amenant ainsi les taux à 8,5%, un niveau plus bas qu’attendu il y a quelques mois. Le Brésil a annoncé qu’il prêtera 10 Mds $ au FMI, un fait historique. Par ailleurs, Vale (minerai de fer, nickel) a trouvé un accord avec les aciéristes coréens et japonais quant à une réduction du prix du minerai de 33%, soit légèrement au-dessus des attentes. L’ADR (American Depositary Receipt) de Vale a brisé une résistance technique de 25 $.. Certes, les flux sont élevés et les valorisations sont ne sont plus excessivement faibles. Néanmoins, malgré la possibilité d’une correction à court terme, il est difficile de voir un facteur qui pourrait remettre en cause le rallye actuel…

Source edram

Commentaire de THREADNEEDLE:

Reprise dans les pays BRIC

 Que les pays BRIC n’aient que peu de choses en commun ne compte pas. Ils sont complémentaires et nouent déjà des liens étroits entre eux, note Julian Thompson, responsable des actions des pays émergents.
La Chine possède le capital, le Brésil et la Russie les ressources. Par conséquent, la Chine a ravi la place aux Etats-Unis en tant que principal partenaire commercial du Brésil. En échange de l’accès garanti au pétrole, l’empire du Milieu se profile en tant que fournisseur de capital de la Russie
et du Brésil. L’Inde aimerait être impliquée, mais manque d’argent pour concurrencer la Chine.
Les quatre économies se trouvent chacune à un stade différent de la reprise. La Chine se place en tête grâce à des stimuli fiscaux énormes, suivie par l’Inde, qui affiche une croissance très respectable de 6% au premier trimestre. La légère contraction de croissance au Brésil a dépassé les attentes
des analystes, grâce à la hausse de la consommation domestique. La Russie est à la traîne, mais dispose de toutes les ressources sur lesquelles la Chine et l’Inde aimeraient mettre la main. Elle n’est pas en manque de capital non plus, la seule question étant comment transférer ces fonds du secteur public vers le privé. Jusqu’à présent, le gouvernement a extrêmement bien géré ce processus et soutenu les affaires privées. Par conséquent, les perspectives pour les pays émergents restent très positives. JUIN 09

Marchés émergents: le rally ne fait que commencer
juin 09 agefi

HSBC préfère l’Inde et le Brésil. Tour d’horizon des opportunités d’investissement.

«Si croissance il y a cette année, elle viendra des émergents.» La Chine et l’Inde en particulier devraient jouer le rôle de moteur, selon les prévisions de HSBC Private Bank (Suisse), qui table sur
une croissance de 7,5% et 6,5% cette année. Ces pays devraient ainsi voir leur marché actions surperformer. Ce qui s’est déjà partiellement produit dans l’ensemble des pays en développement.
En moyenne, ils ont grimpé de 40% depuis le début de l’année, rappelle Agnès Arlandis, responsable
des marchés émergents au sein de la filiale suisse de HSBCà Genève. Ceci avec des valorisations
qui demeurent basses par rapport aux attentes de croissance économique. Par comparaison, le
S&P 500 a engrangé 3,2% depuis janvier.
«Les investisseurs sont encore majoritairement sous pondérés en actions des marchés émergents et
ils sont en train de voir le rally leur passer sous le nez», prévient la spécialiste.

Pour l’experte, les indicateurs montrent que l’économie mondiale n’est plus en chute libre.
Ce qui conduit les investisseurs à se concentrer sur les régions et leurs fondamentaux. «Le découplage n’a pas véritablement eu lieu, mais la plupart des pays émergents sont bien mieux préparés à traverser la crise actuelle», explique-t-elle. Ce d’autant qu’ils ont géré durant les années de boom leurs finances de manière saine et s’en sortent avec des situations budgétaires et des balances des paiements équilibrées. Surtout, les niveaux records de réserves de leurs banques centrales leur ont permis de faire face à la crise pour la plupart sans recourir à l’aide externe.
Dans ce contexte, HSBC Private Bank se montre particulièrement positive sur l’Asie et l’Amérique
latine. L’Europe centrale, elle,souffre de l’endettement du secteur corporatif privé qui atteint
20% du PIB. Par comparaison, cet endettement atteint environ 10% en Amérique latine et en Asie,
souligne Agnès Arlandis.

Parmi ces régions, elle penche vers l’Inde et sur la Chine. Ce, du fait de sa croissance
importante et des mesures de stimulation fiscale, qui commencent déjà à montrer des résultats positifs. Surtout, la responsable des marchés émergents souligne l’orientation de la Chine vers la
consommation intérieure, qui limitera la dépendance actuelle aux exportations, représentant encore
40% du PIB aujourd’hui.

Du côté de l’Amérique latine, la spécialiste mise sur le Brésil uniquement.
«Le pays a traversé la crise de manière extraordinaire du fait surtout d’une bonne politique monétaire et budgétaire par le gouvernement». Sans parler du fait que le Brésil est presque une
économie fermée avec des exportations qui ne représentent que 28,5% du PIB, poursuit-elle.
Avant de souligner: «Contrairement à ce qui est souvent perçu,le pays ne dépend pas que des matières premières. 60% du PIB provient en effet de la production industrielle». Reste que les récentes découvertes de réserves de pétrole sont extrêmement positives et pourraient permettre au pays de figurer parmi les plus importants producteurs de brut. S’il arrive à l’exploiter, car il se trouve dans des zones très difficiles d’accès. Dans ces conditions, «nous nous attendons à des retours spectaculaires du Bovespa», assure Agnès Arlandis.
La région du Golfe offre également des opportunités intéressantes. En revanche, l’experte se montre
plus prudente sur la Russie, même si elle a relevé sa recommandation de négative à neutre.
Le marché reste le moins cher du monde derrière le Venezuela mais les perspectives économiques restent sombres. Même attentisme pour la Turquie, qui doit encore renégocier son prêt de 30 milliards de dollars avec le FMI. Dans ce contexte, que faut-il pour que les investisseurs perdent leur
frilosité? Les institutionnels reviennent petit à petit, précise-telle. Mais les liquidités de ces marchés
demeurent faibles. Si 90 milliards de dollars ont fuit les six plus importants marchés émergents
asiatiques actions (hors Chine) en 2008, seuls 17,9 milliards ont été réinvestis cette année…
Quoiqu’il en soit, «pour que les investisseurs reviennent, nous devrons d’abord assister à la fin
nécessaire du processus de désendettement mondial», conclut Agnès Arlandis.

Les élections ont fait de l’Inde le top pick d’HSBC Private Bank (Suisse)

Votre «top pick» est actuellement l’Inde. Est-ce lié à l’issue des élections parlementaires?

Agnès Arlandis: Nous n’attendions pas un tel résultat.C’est une bonne surprise. Avec sa large victoire,
le parti du Congrès ne devra pas faire de compromis avec le parti communiste qui est opposé à toute
privatisation et à tout investissement direct étranger. Cela ouvre donc la porte à une plus grande privatisation notamment dans le secteur bancaire et des assurances. Beaucoup de banques étrangères sont présentes en Inde mais les privatisations leur permettront notamment de prendre des participations dans les établissements indiens. Le marché a largement rebondi depuis les élections.

Y a-t-il encore un potentiel de hausse?

Le marché indien a pris 54% cette année dont 17% – jusqu’à ce que le trading soit interrompu – le jour où les résultats des élections ont été connus. Reste que le P/E (15) traite avec une décote par rapport au marché chinois (28). Ce, alors que la Bourse de Bombay a historiquement évolué avec une prime par rapport aux indices taïwanais, coréen et chinois. Nous attendons donc une poursuite de la hausse au fur et à mesure que les nouvelles se concrétiseront par des mesures, notamment dans la privatisation et les investissements directs étrangers.

Avec des perspectives de croissance élevée cette année (+6,5%), l’Inde n’a pas trop souffert de la
crise?

Non. Le PIB indien ne dépend que pour 20% des échanges commerciaux. Et encore, les exportations,
contrairement à la Chine, représentent des biens dont la demande est relativement inélastique. L’Inde a été moins affectée que ses voisins asiatiques et devrait bénéficier rapidement des mesures économiques et des dépenses fiscales qui s’élèvent à 85 milliards de dollars. L’inquiétude reste liée au déficit budgétaire qui atteint 9% et dont on attend que le nouveau gouvernement prenne des mesures proactives.

Quels secteurs favorisez-vous?

En général, l’infrastructure. C’est un pays qui a besoin d’énormément d’améliorations dans ce domaine, où les investissements directs étrangers sont d’ailleurs cruciaux. Les sociétés de ce secteur ont d’ailleurs enregistré le plus important rebond.

DES NOUVELLES DE MON STYLO LA SEMAINE 22 :

https://lupus1.wordpress.com/2009/06/02/regard-sur-les-pays-emergents-le-coup-de-stylo-sur-les-b-i-c-de-la-semaine-22/

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