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La prime de risque a-t-elle disparu ???

Sur 40 ans, les obligations l’ont légèrement emporté sur les actions….C’est ce que tend à vouloir démontrer une nouvelle étude canadienne sur la question

Voici lz type même de recherche (que je livre ici brut de coffrage comme on dit) et qui est  à croiser avec d’autres éléments sur la question , un peu ce qu’essaye  de faire l’ami Franck Guittard sur son excellente site…

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Tableau

Tableau 1

Tous les investisseurs l’ont constaté : le rendement nominal des actions américaines sur 10 ans est négatif : – 1,5 %, composé annuellement, au 31 juillet dernier.

Il l’est davantage si on tient compte de l’inflation. En fait, les rendements réels des indices boursiers américains sont désormais négatifs pour toutes les périodes mobiles de dix ans à partir de 1997.

Cependant, cette simple analyse ne tient pas compte du coût d’opportunité, souligne Robert Arnott, fondateur de Research Affiliates et auteur de l’article  » Bonds: Why Bother « , publié sur IndexUniverse.com.

Il y démontre que, quel que soit le moment choisi entre 1979 et 2008, les obligations fédérales de 20 ans auraient battu l’indice S&P 500, si l’on prend pour hypothèse un roulement automatique du capital dans la plus proche échéance de 20 ans et que l’on réinvestit les intérêts. En fait, de la fin de février 1969 jusqu’à février 2009, en dépit du terrible écrasement des obligations au cours des années 1970, l’investisseur en obligations aurait légèrement devancé celui en actions.

 » N’avons-nous pas chacun un droit acquis à la naissance à notre prime de risque de 5 %, pour avoir investi dans les actions, pourvu que notre horizon de placement soit d’au moins 10 ou 20 ans ? « , ironise Robert Arnott.

La prime de risque de 5 % des actions par rapport aux obligations existe bien pour des périodes précises, tant au Canada qu’aux États-Unis, soit de 1949 à 2008, de 1939 à 2008 et de 1926 à 2008, comme en fait foi le graphique préparé par Lawence Kryzanowski, professeur de finance à l’Université Concordia. Mais pour les 40 dernières années, cette prime est nulle, et à plus court terme, elle est négative, quoique la situation soit pire pour les actions américaines que pour les actions canadiennes.

Pour sa part, Rob Arnott calcule que pour la période de 207 ans, entre 1802 et 2009, les actions américaines ont offert une prime de risque annualisée de 2,5 % après inflation, et non de 5 %. Puisqu’au cours de cette période, le rendement de dividende moyen des actions et le rendement en intérêt des obligations étaient pratiquement les mêmes, l’avantage de 2,5 % en faveur des actions venait d’ailleurs. Ainsi, une inflation moyenne de 1,5 % a diminué le rendement réel des obligations et une croissance réelle des bénéfices et des dividendes a augmenté le rendement réel moyen des actions de 1 %.

 » Pour l’investisseur à long terme, les marchés boursiers sont censés procurer des gains stables, interrompus par des périodes baissières et des secousses occasionnelles, comme 1987 et 2008. Mais l’opposé, soit de longues périodes décevantes, interrompues par des gains formidables, semble plus juste « , affirme-t-il.

En effet, sur des périodes assez longues, la performance des actions américaines a été médiocre. En fait, lorsqu’on ne tient compte que de l’appréciation du capital, et donc en excluant les dividendes, les actions ont passé 80 % du temps à tenter de revenir à leurs anciens sommets ou à regagner leurs pertes.

 Rob Arnott souligne un fait peu connu : durant la période 1929-32, les prix réels (après inflation) des actions sont brièvement tombés sous leur valeur de 1802 ! Ce qui signifie que pour cette période de 130 ans, le seul rendement a été les dividendes. Au 20e siècle, il y a certes eu des marchés haussiers et baissiers, toutefois, il n’y a eu aucune appréciation réelle entre 1905 et 1982, pas plus qu’entre 1929 et 1986.

Pour ce qui est de l’histoire récente, la valeur réelle de l’indice S&P 500 en 1965 n’a été dépassée qu’en 1993.  » Pendant 28 ans, le rendement n’était que le dividende… ou moins. De quoi faire réfléchir les légions qui croient que pour les actions, les dividendes ne comptent pas « , conclut-il.

Rob Arnott note que le rendement de dividendes des actions américaines est de nouveau inférieur à celui des obligations. Dans ce contexte, il ne voit pas comment une prime de risque de 5 % pour les actions est possible. À moins que les actions n’aient été achetées au creux d’une dépression économique.

EN COMPLEMENTS INDISPENSABLES : Toujours gagnantes les actions ? (cliquez sur le lien)

Marchés Actions : sources de performances passées et futures (cliquez sur le lien)

 ET BIEN SUR : http://sites.google.com/site/francguittard/Home (cliquez sur le lien)

3 réponses »

  1. Bonjour,
    Attention ! Ils ne sont pas neutres parce-que la bourse était sur-évaluée de 70% en 1802 selon le canal de Friggitt sur mon site (et qui montre aussi qu’il faut sur-vendre les actions ou acheter des obligations quand c’est sur-évalué et vice-versa).

    Mais ce tableau m’offre un historique sur les obligations inconnu jusqu’alors

    Merci de m’avoir avancé

    • Oui Franck c’est exactement cela et je savais que cela ne vous échapperait pas… de la jolie petite manip sous couvert d’objectivité des chiffres…On se croirait à l’INSEE 🙂

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