Agences de Notation

Il est intéressant de constater que malgré l’abaissement de la notation des USA par Standard & Poors, les bons du trésor américain on réagi à la hausse

Il est intéressant de constater que malgré l’ abaissement de la notation des USA par Standard & Poors, les bons du trésor américain on réagi à la hausse, faisant baisser les rendements, contrairement à la logique que chacun d’entre nous a apprise lors des cours de finance élémentaire.

source Wall Street Journal aout11

source Société Générale

L’explication principale que nous avons recherchée semble provenir du fait que, dans un environnement où tout s’écroule, les investisseurs recherchent avant tout à s’exposer sur les actifs les plus sécurisés (flight to quality). En l’occurrence, ce downgrade revient à downgrader l’ensemble des actifs libellés en dollars, puisqu’en abaissant la note de l’actif le moins risqué, quelle qu’elle soit, les autres actifs réputés plus risqués demeurent à fortiori toujours plus risqués que ce dernier. Dès lors, l’investisseur désireux de quitter les marchés d’actifs à risques sur lesquels les prix partent à la baisse n’a d’autres alternatives que d’investir dans ces même treasuries dont la notation a été abaissée, ou dans l’or ou le franc suisse, tous trois réputés «safe havens «ou valeurs refuge. Ainsi donc avons-nous pu voir en ce début de semaine une réaction particulièrement intéressante sur les Treasuries US, avec un prix qui partait à la hausse et les rendements à la baisse.

Ainsi, les 10 ans et 30 ans US ont perdu lundi 25 et 22 pb respectivement, avec le 10 ans cloturant à son plus bas niveau de rendement depuis 2009, soit 2,33%.

Avec des niveaux comparables à ceux connus post-crash 2009, il est désormais clair que les investisseurs ont quitté plus encore les marchés actions pour se réfugier dans les obligations. Les treasuries auraient donc pu performer plus encore si il n’y avait eu ce récent downgrade. Dans la nuit de lundi à mardi, ces derniers se sont toutefois détendus quelque peu, malgré les pertes enregistrées sur les bourses asiatiques, mentionnant ainsi une certaine « crainte « d’annonce rapide d’un QE3 par la Fed. Le marché intègre maintenant clairement une nouvelle récession (bullish flattening sur le spread 10 ans – 2 ans, en retrait de 50bp en deux semaines)

Valeur-refuge ultime (mieux que l’or?!), les emprunts de la Confédération Suisse ont quasiment retrouvé les niveaux surréalistes observés durant l’été 2010: le rendement à dix ans confine à nouveau à 1% alors qu’une BNS à court de munition tente désespérément de contenir l’appréciation du franc, désormais sur orbite. A cet égard, la décision d’abaisser les taux d’intérêt aussi près de zéro sans intervenir sur le marché des changes s’apparente à un aveu d’impuissance.

source Tradition SA/Dynagest  SA aout11

 L’or devient plus précieux que le platine

Le cours du métal jaune a une fois de plus enfoncé ses records

La recherche frénétique de placements considérés comme sûrs fait s’envoler la valeur du franc suisse. De la couronne norvégienne. Mais surtout des lingots. Hier le cours du métal jaune a une fois de plus enfoncé ses records: en hausse de près de 3% il a terminé à 1736 dollars l’once à Londres. Hier en début de soirée, avant la fin de la réunion de la Réserve fédérale hier, il a touché 1737 dollars à New York. Lundi, alors que l’ensemble de la planète bourse plongeait, le prix d’une once (31 grammes) de métal brillant avait grimpé de près de 4%. Un tel afflux des ordres de vente n’avait pas été observé depuis mars 2009. L’or est devenu plus cher que le platine, une première depuis mars 2008. Depuis début janvier, sa valeur a renchéri de près d’un quart. Celle-ci n’avait déjà eu de cesse de progresser au cours des onze années précédentes.

EN COMPLEMENT : USA: prix record pour la première émission «AA+»

La première émission de dette notée «AA+» de l’histoire des Etats-Unis, avec 32 milliards de dollars d’obligations à trois ans, s’est soldée hier par des prix record et une demande toujours vigoureuse, a annoncé le Trésor. La demande a atteint 105,2 milliards de dollars, soit 3,3 fois l’offre. Ce ratio a été conforme voire légèrement supérieur aux dernières adjudications de bons à trois ans, avant l’abaissement de la note attribuée à la dette des Etats-Unis par l’agence Standard and Poor’s. Lors de ces enchères, le prix a été le plus élevé depuis que le Trésor a émis pour la première fois des obligations à trois ans, en 2003. Pour en acheter, il fallait offrir au maximum un rendement de 0,5%, et le rendement le plus bas offert a été de 0,396%. Cette adjudication a confirmé la vigueur du marché des bons du Trésor depuis la fin juillet, alimentée par les craintes sur la vigueur de la croissance aux Etats-Unis et la crise de la dette publique en zone euro.


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