Signe des temps : Sois beau et con à la fois et tu t’enrichiras doublement !
Les hommes « séduisants » et « remarquablement beaux » gagnent en moyenne 17% de plus que leur collègues « quelconques » ou vilains.
« Les mecs sympas finissent derniers » (en version originale: « nice guys finish last »).Cette expression, attribuée au joueur américain de baseball Leo Durocher, est moins anodine qu’il n’y paraît et recèle peut-être une part de vérité.
PLUS BEAUTE EXTERIEURE EN SUIVANT :
Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Bon, d’accord. Mais être beau pour gagner plus d’argent, là, personne n’avait encore étudié la question d’un point de vue strictement économique.
C’est fait. Daniel Hamermesh, professeur d’économie à l’université du Texas à Austin (Etats-Unis), vient de publier une étude intitulée « La beauté paie. Pourquoi les gens beaux ont plus de succès ». Depuis une vingtaine d’années, ce sujet le passionne.
Son ouvrage, tout récemment publié par la sérieuse Princeton University Press, démontre qu’aux Etats-Unis les travailleurs – hommes ou femmes – les plus attirants physiquement gagnent en moyenne 230 000 dollars (160 000 euros) de plus au cours de leur carrière que leurs homologues dont le physique est quelconque.
Une Affaire d’hommes
Le classement de la beauté est certes subjectif, mais l’économiste américain s’est aperçu que sur une échelle de 1 à 5, les constats ne variaient guère. Plus de la majorité des personnes sondées classaient les 2 774 salariés passés au crible en cinq catégories, des plus vilains aux plus canons.
Ainsi, 1 % des hommes et 2 % des femmes ont été jugés « absolument sans attraits », 11% des messieurs et 13 % des dames « quelconques », 59 % d’entre eux et 51 % d’entre elles « dans la moyenne », 27 % des hommes et 31 % des femmes « séduisants » et 2 % seulement du genre masculin et 3 % du genre féminin « remarquablement beaux ».
Dans la catégorie des Brad Pitt et Angelina Jolie, là encore, tout le monde n’est pas à égalité. Ces messieurs, à condition qu’ils soient vraiment beaux gosses (catégories 4 et 5), gagnent 17 % de plus que les vilains ou quelconques.
Les femmes, elles, pour les mêmes critères, ne gagnent que 12 % de plus. « Tout le monde pense que la beauté est une histoire de femmes. En fait, en termes de revenus, c’est plus une affaire d’hommes », explique M. Hamermesh dans un entretien publié dans le magazine Time du 22 août.
Un recours à la chirurgie plastique est inutile
De façon rassurante pour l’humanité, il ne décèle dans son étude aucune différence tangible entre les races et la couleur des travailleurs américains.
Questionné sur l’utilité d’un recours à la chirurgie plastique comme ultime moyen d’améliorer son pouvoir d’achat, le professeur d’économie se montre fort peu encourageant.
« Cela n’aide pas beaucoup. » Mon conseil, dit-il : « Tirez avantage de vos meilleurs atouts. » Signe que le portefeuille des salariés américains est bien collé aux bontés accordées par la nature.
Une récente étude lancée en Corée du Sud confirme cette hypothèse et assure que dans la chirurgie plastique, chaque dollar investi pour améliorer son physique ne se solde pas par un dollar supplémentaire gagné en salaire…
Au fait, dans quelle catégorie esthétique se place notre chercheur ? Il s’octroie sans prétention un 3. Pile dans la moyenne. Ni trop beau ni trop vilain. Son étude lui aurait sans doute rapporté davantage de droits d’auteur s’il avait été plus joli garçon.
Nicole Vulser/le monde aout11
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Pour gagner plus, ne soyez pas sympa !
Une étude de chercheurs nord-américains présentée cette semaine démontre que les hommes peu aimables gagneraient plus que ceux qui sont affables. Chez les femmes, cette tendance est moins marquée.
« Les mecs sympas finissent derniers » (en version originale: « nice guys finish last »).Cette expression, attribuée au joueur américain de baseball Leo Durocher, est moins anodine qu’il n’y paraît et recèle peut-être une part de vérité.
C’est en tout cas ce que révèle l’étude intitulée « Est-il rentable d’être gentil ? Les effets de l’amabilité sur l’écart salarial entre les deux sexes » qui a été présentée cette semaine lors de la 71ème réunion annuelle de l’Academy of Management à San Antonio (Texas).
Si les « mecs sympas » ne finissent pas toujours derniers, ils figurent rarement premiers.
Les chercheurs Beth A. Linvingston (Université de Cornell), Timothy A. Judge (Université de Notre Dame, Indiana) et Charlice Hurst (Université de Western Ontario, Canada) montrent dans cette étude que l’amabilité a un effet négatif sur les revenus et que ce phénomène est beaucoup plus présent chez les hommes que chez les femmes.
A premier abord, cela paraît presque illogique de se dire que les hommes moins aimables seraient mieux payés. Une personne aimable n’a-t-elle pas un avantage pour le travail en équipe et les relations humaines utiles au bon fonctionnement de l’entreprise ?
L’étude souligne que les personnes très aimables ont tendance à privilégier « l’harmonie sociale ». Elles sont donc moins enclines à remettre en questions les normes sociales et cherchent à éviter le conflit, et sont plus susceptibles de faire des concessions qui pourraient nuire à leurs intérêts.A titre d’exemple, « dans les négociations, les personnes peu aimables obtiennent des règlements individuels plus favorables. », indiquent ces chercheurs.
Du point de vue de l’employeur, « les comportements peu aimables, notamment dans les milieux où la compétitivité et l’agressivité sont évalués, peuvent montrer des capacités prometteuses », précisent-ils.
Mais que signifie « être aimable » au juste ?
Les chercheurs ont repris les six facettes de l’amabilité identifiés par les chercheurs Paul T. Costa et Robert R. McCrae : confiance, franchise, altruisme, respect, modestie et la tendresse d’esprit.
Quant à être « peu aimable », il ne s’agit pas de personnes égoïstes qui n’ont aucun respect pour les autres : de manière générale, elles sont plutôt « amiables » (sic), mais à la différence des personnes aimables, elles « deviennent désagréables selon les circonstances, comme par exemple lorsqu’elles défendent agressivement leur position pendant les conflits. »
Quant aux femmes, la différence de revenus entre celles qui sont aimables et celles qui ne le sont pas est beaucoup moins importante.
Mais l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes persiste: de manière générale, les femmes gagnent toujours moins que les hommes. « Les femmes fort peu sympathiques ne gagnent pas autant que les hommes extrêmement aimables » relèvent avec une pointe de malice les trois universitaires.
Céline Tcheng – 18/08/2011/la Tribune
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