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Un peu de bon sens , beaucoup de courage par Bruno Bertez

Un peu de bon  sens , beaucoup de courage par Bruno Bertez

 Si l’on accepte le fait que dans un monde en crise  globale tout est lié : la dette , les banques, l’économie etc. Cette simple  remarque nous  conduit à poser la question du : Et maintenant  qu’est ce que l’on fait ?

Les réponses dépendent de l’objectif qui est poursuivi.

 

 Si l’objectif est de sauver l’Euro, ce n’est pas la même chose que de résoudre les problèmes conjoints de la dette, la croissance, la stabilité sociale etc

Chaque objectif implique une conduite différente de la crise.

L’un des problèmes vient du fait que l’on poursuit un objectif , à savoir sauver l’euro, sans accepter de s’en donner les moyens , sans dire aux peuples le cout et les sacrifices que cela représente. 

Si l’on prend l’objectif étroit actuel qui semble prévaloir  , sauver l’euro, il n’y a que deux solutions 

1  Inflater la monnaie européenne 

2  Créer l’eurobond 

Le tout accompagné d’une bonne dose de mensonges et de mystifications pour le faire avaler aux citoyens 

Si l’on se fixe pour objectif de restaurer la croissance, la prospérité, la justice sociale  alors il faut :

 1 Accepter les restructurations de dettes souveraines c’est à dire des moratoires et conversions 

2 Recapitaliser les banques par diverses mesures conjointes comme une  conversion partielle de la dette obligataire en capital,  une augmentation des vrais fonds propres, un abandon des activités risquées trop gourmandes en fonds propres, le tout devant être fait a l’abri d’une pseudo nationalisation temporaire afin de les mettre a l’abri des « runs » sorte de receivership a l’américaine 

3 Changement a 180  degrés des règles du jeu bancaire, des dirigeants et des rémunérations 

4 Réforme fiscale pour décourager l’usage abusif du leverage, encourager l’investissement productif , revenir en arrière sur la financiarisation des économies 

5 Nouvelle politique économique pour augmenter le potentiel de croissance, réduire l’excès d’inégalités créé par la dérive kleptocratique des 25 dernières années 

Bref  les solutions existent mais elles nécessitent et c’est le plus rare : du  courage !!!!


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14 réponses »

  1. A retenir

    Le FMI vient de faire circuler sous le manteau ses estimations de besoins de recapitalisation des banques européennes; ces besoins s’élèvent à 200 milliards; Ceci explique à la fois les propos et exhortations de Christine Lagarde dans ses fonctions Strauss-Kahniennes et les cris de protestation des responsables européens pour une fois unanimes.

    Ces estimations sont bien sur beaucoup plus adéquates que celles des Stress Tests déjà oubliées car elles sont faites sur la base des valeurs mark to market; en revanche elles nous semblent encore loin de la réalité.

    Goldman Sachs , par l’intermédiaire de Alan Brazil , dans une note confidentielle réservée à ses meilleurs clients hedge funds chiffre les besoins des banques européennes à 1 trillion . GS conseille d’ailleurs de vendre le secteur par tous les moyens directs et indirects;

    Nous pensons que le ralentissement en cours en Europe va dans le sens de l’aggravation de la crise du subprime souverain et donc dans le sens de l’augmentation des besoins réels de fonds propres des banques.

    La position des responsables européens qui consiste à nier le problème confirme notre analyse à savoir que pour l’instant on reste sur la priorité à la tentative de sauvetage de cette création politique qu’est l’euro au détriment de la croissance, la prospérité, l’emploi et bien sur la justice sociale. On choisit de s’enfoncer dans une situation à la japonaise , avec préservation du capital et de l’obligataire bancaire, plutôt que de reconnaitre la réalité et en tirer les conséquences.

    En passant et les milieux internationaux le soulignent, on remarquera que l’habit fait le moine puisque Christine Lagarde dans ses nouvelles fonctions prend le contrepied et s’oppose aux gouvernements français et européens.

    Elle y gagne en crédibilité ce que les autres y perdent.

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    • La forte baisse des marchés européens vendredi a pour origine :

      1 incapacité de Wall Street jeudi a passer au dessus de la zone de retracement des 50% c’est a dire zone 1230/ 1235 au SP 500

      2 rechute sur la crise européenne après que le conseil fiscal grec ait dit que la dette était hors de tout contrôle , puis démenti .Des rumeurs d’examens de solutions radicales au niveau européen et FMI circulent par ailleurs, d’ou chute des banques et la boule de neige sur les marchés

      3 incertitude sur emploi américain, on révise les estimations en baisse et ne donne plus que 25 000 créations

      Notre commentaire: On ne peut tenir dans le mensonge et le extend and pretend dans un monde complexe avec des intervenants multiples . la bévue grecque le montre à l’évidence il faudrait non seulement les Etats Unis d’Europe, l’eurobond etc mais aussi une eurocommnication contrôlée , filtrée, centralisée, tout le reste étant censuré!

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    • Pour des raisons techniques le present commentaire remplace notre editorial ,

      Le croiriez vous, les marches n’ont quasi pas baisse la semaine derniere.
      Malgre la volatilite extreme , les indices varient dans d’etroites limites.
      Ainsi le S and P 500 ne perd que 0,2% et les bancaires 2%. Les defensives telles que la consommation et les services publics cloturent sur un gain significatif. Et il n’a pas qu’aux Etats-Unis puisque le DAX finit inchange. Les emergents sont pour la plupart en hausse sauf la Chine.
      La fuite devant le risque se manifeste plus visiblement par les achats sur les refuges:
      le rendement du10 ans US recul e de 0,20 et passe sous les 2%, tandis que celui de l’autre safe haven , le Bund allemand retrograde de 0,15 a 2,01%.
      Les matieres premieres sont mieux orientees avec des hausses moyennes de 1 a 2%.
      L’or et l’argent barometres de plus en plus significatifs de l’inquietude rebondissent de 3 a 5%.
      Les principales raisons de l’arret du rally , puis de la quasi panique de fin de semaine sont:
      1 incapacite a franchir les seuil technique des 1230 /1240 au S and P 500 franchissement qui aurait confirme un double bottom tres encourageant pour les haussiers
      2 recrudescence de dislocation en Europe avec la prise de conscience du fait que la dette grecque est hors de controle , les volte faces italiennes sur le plan d’austerite promis par Berlusconi a la BCE, les indicateurs economiques mauvais qui pointent tous vers le ralentissement, les avertissement de Trichet qui martelle que la remise en ordre fiscale de l’Italie  » est extrement importante », les nouvelles declaration de Weidmann de la BUBA qui repete que la BCE melange le fiscal et le monetaire et outrepasse son mandat etc
      3 les chiffres de l’emploi americain tres calamiteux, les creations sont nullles. le marche du travail se degrade en profondeur
      4 l’action de la Federal Housing Finance Agency contre 17 banques qui ont fraude a l’egard de Fannie et des autres GSE; on craint que les poursuites contre les banques ne prennent le chemin des poursuites contre les societes de tabac c’est a dire qu’elles se multiplient et deviennent interminables
      Il y a certainement beaucoup d’autres raisons de baisse mais celles la sont deja amplement suffisantes pour des marches d’assets articiellement soutenus, spontanement deflationnistes qui s’interrogent sur leur prochaine dose de drogue, sur sur leur prochain fix! Est ce que oui ou non Bernanke va proceder a une nouvelle injection de d’optimisme artificiel a l’occasion du prochain FOMC de ce mois ?
      Le bon sens et la prudence commanderaient de ne rien faire et de ne pas aller plus loin dans les experimentations monetaires, mais ce ne sont des qualites dont disposent les pretendus responsables de la conduite des affaires. Le super colombe EVANS de Chicago est alle jusqu’a suggerer que la FED devrait annonce le maintien d’une politique non conventionnelle hyper accomodante jusqu’a ce qu’un objectif de baisse du taux de chomage soit rempli!
      Nous n’avons pas de conviction sur les marches mais sachez que nous sommes toujours haussiers a long terme et meme a horizon de 5 a 6 mois en vertu de l’analyse suivante.
      Les assets actions , or etc ne sont plus des achats fondamentaux. On n’achete pas des actions parce que l’on veut investir et acquerir une part d’entreprise, non on achete une action parce que l’on a de la monnaie, des especes, du cash que l’on doit echanger contre autre chose.
      Investir , c’est echanger du cash c’est a dire de la monnaie , contre quelque chose d’autre qui est de la quasi monnaie, comme les actions, Et a la suite de la Great Experiment, les apprentis sorciers ont reussi a faire en sorte que le champ monetaire et le champ quasi monetaire soient unifies, ce qui veut dire que la valeur des actions a de moins en moins rapport avec la valeur fondamentales des entreprises sous jacentes et de plus en plus de rapport avec la quantite de monnaie presente dans le systeme, Autrement dit la valeurs des assets comme les equities et l’or depend beaucoup plus du ratio global quasi monnaie sur monnaie et de moins en moins de ce que l’on appelle les valeurs intrinseques et fondamentales. Encore autrement dit la valeur des assets est de moins en moins intrinseque et de plus en plus extrinseque. Et comme les soi disants responsables en cas de problemes, difficultes, crises ne savent faire qu’une chose, creer de la monnaie, les assets bien que spontanement en deflation sont soutenus et propulses vers le haut , levitent, font bulles.
      Au passage nous ajoutons que les artisans de l’unification du champ de la monnaie et de la quasi monnaie sont les Grandes Banques, les Hedge funds, le Shadow Banking system etc, ils sont la courroie de transmission par le biais de leurs achats et speculations sur les assets, avec le gigantesque leverage qu’ils utilisent et les derives.
      Vu sous cet angle vous comprenez que les USA ne sont pas vraiment pour la taxe Tobin la quelle preteriterait le fonctionnement du systeme qu’ils ont mis en place .
      Vous comprenez aussi l’irresponsabilite des europens qui se tirent une balle dan le pied chaque matin et s’infligent blessure sur blessure parce qu’ils ne comprennent pas fondamentalement la logique, la structure du systeme dans lequel ils vivent et dans lequel leurs banques sont plongees.
      La volatilite actuelle sur les marches a essentiellemnt pour origine la fuite des banques devant le risque : elles deleveragent en raison de la montee des incertitudes fiscales, reglementaires, contractuelles. Ceci est deflationniste et ceci prolonge et aggrave la crise.

      La plus belle balle dans dans le pied que ce sont tiree les europeens est celle de la participation du secteur prive aux sacrifices sur la dette subprime grecque, la PSI.

      Avec la PSI dont l’origine est certainement la volonte politicienne de punir les banques, les europeens ont rompu le tabou sur lequel ils etaient assis , celui de la securite absolue des dettes souveraines en Europe. La dette souveraine europeenne a cesse d’etre sacree. On s’est ru intelligent en disant que c’etait specifique, exceptionnelle sans voir l’effet de contagion que la rupture d’un principe entrainerait. Maintenant le dette europeenne a cesse dêtre refuge sur, au lieu de baisser en cas de ralentissement de la croissance les taux montent puisque les debiteurs se fragilisent! A l^inverse de la dette US la dette europeenne a cesse d’etre refuge, safe haven sauf encore pour le moment celle de l’Allemagne. Nous disons pour le moment car si l’Allemagne venait a accepter les eurobonds c’en serait fini de ce dernier rempart , de ce dernier point d’ancrage qui tient encore dans l’espace europeen.

      La crise ne fait que commencer, elle n’est pas en phase finale, elle monte, elle monte comme la celebre petite bete. Elle monte le long de la chaine, elle la sape.
      Elle a commence par les produits financiers, elle a gagne l’outil financier c’est a dire le systeme bancaire, elle a ete transfere aux gouvernements maintenant fragilises et prives d’outils, elle atteint maintenant le coeur , le vrai coeur a savoir les banques centrales, la monnaie.
      La BCE est dans l’impasse elle a fait le mauvais choix en achetant les emprunts pourris des souverains et des banques, elle est mainteant otage, le chantage s’exercant par le biais des marches.

      La FED est dans la meme situation otage des marches, otage du gouvernement. Mais sa situation est moins grave car elle a encore des marges de manoeuvres de par sa position imperiale privilegiee et le satut du dollar roi. Elle a aussi d’autres atouts systemiques et des marges de manoeuvres a explorer et utliser.

      Aux Etats Unis les amortisseurs ne sont pas encore completement uses ou casses
      il en reste quelques uns on le verra certainement d’ici les prochaines semaines.

      Une hausse du dollar semble se dessiner nous avons attire l’attention recemment sur l’ accumulation constatee sur le dollar index. Si le mouvement se confirme la plus grande prudence s’impose temporairement. Le dollar est monnaie de carry, les emprunts en dollar servent a financer de gigantesques positions speculatives en leverage, La hausse du dollar fragiliserait ces positions…

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  2. Analyse pertinente d’autant que les euro bonds c’est pour continuer à dépenser et alimenter l’Etat providence.
    sur madame Lagarde je suis toujours perplexe sur des individus qui changent d’opinions en fonction de leurs casquettes

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  3. Recapitalisation des banques européennes : une facture à 200 milliards d’euros ?

    Le débat sur la recapitalisation des banques européennes, lancé par Christine Lagarde, continue de provoquer de sérieux remous. Le divorce semble même consommé entre le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités et les banques européennes.

    En cause cette fois-ci, comme l’a révélé jeudi 1er septembre le « Financial Times », une note de travail du FMI (non avalisée par le conseil de l’institution) estimant que les banques européennes verraient leurs fonds propres « durs » fondre de 200 milliards d’euros (soit 10 à 12 % du total) si elles devaient comptabiliser en « valeur de marché » leur exposition au risque souverain de six pays (Grèce, Irlande, Portugal, Italie, Espagne, Belgique). Un argument de plus en faveur de ceux qui estiment que les banques européennes sont sous-capitalisées, contrairement aux affirmations des derniers « stress tests », menés en juillet sous l’égide de l’Autorité bancaire européenne (EBA).

    Les banques allemandes et françaises ont vivement contesté les craintes du FMI. Selon la Fédération bancaire française, les banques sont « bien capitalisées ». D’une même voix, banques, gouvernements de la zone euro et BCE contestent la méthodologie du FMI, jugée « partiale et trompeuse ». La polémique est pour partie technique : les experts de Washington fondent leur calcul sur le prix des CDS (Credit default swaps), un indicateur de risque dont l’efficience est douteuse. En outre, comme les banques américaines, ils considèrent que les titres obligataires détenus par les banques doivent être comptabilisés en « valeur de marché ».

    Mais ce débat comptable pose deux questions capitales.

    La première, c’est l’opacité persistante des bilans bancaires. En résumé, les banques européennes estiment que les dettes souveraines, inscrites pour l’essentiel dans leurs portefeuilles bancaires (banking book), seront remboursées à maturité et qu’il n’y a donc pas lieu de provisionner dès lors que le risque n’est pas « avéré ». Et quand ce dernier est « avéré », comme sur la dette grecque, les banques sont libres d’apprécier le montant de la provision à constituer avec leurs modèles internes.

    En juin 2011, plusieurs commissaires aux comptes, de plus en plus mal à l’aise avec la position des banques françaises, ont provoqué une réunion informelle avec les régulateurs pour faire le point sur cette question avant la clôture des comptes. Et, fait exceptionnel, le Bureau des standards comptables internationaux s’est publiquement ému auprès de la Commission européenne des différences de traitement comptable appliqué à la dette grecque par les banques. Alors que les « stress tests » ont perdu beaucoup de crédibilité, personne ne connaît le montant des provisions, et ne peut donc réellement évaluer la qualité d’un bilan bancaire. C’est l’une des principales raisons de la faible valorisation du secteur en Europe, qui capitalise à peine 0,7 fois l’actif net contre 2,1 fois en 2006.

    Derrière le bras-de-fer entre l’Europe et le FMI se cache également une question politique : le remboursement à maturité des dettes souveraines renvoie en effet à la crédibilité du plan de sauvetage européen à enrayer la crise grecque et sa contagion dans les autres pays surendettés. Les économistes du FMI en doutent.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20110902trib000646403/recapitalisation-des-banques-europeennes-une-facture-a-200-milliards-d-euros-.html

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  4. pouvez vous expliciter ceci, je pense que ce sera utile pour bien d’autres que moi, car désolé mais sur ce point, il me manque une étape de la proposition, merci:
    Avec la PSI dont l’origine est certainement la volonte politicienne de punir les banques, les europeens ont rompu le tabou sur lequel ils etaient assis , celui de la securite absolue des dettes souveraines en Europe

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    • bien volontiers … si je reussis a faire simple

      La regulation des economies modernes se fait sur des bases keynesiennes. Ceci signifie que lorsque la croissance ralentit et que la recession menace, les gouvernements pratiquent le deficit spending c’est a dire creusent les deficits. Pour pouvoir creuser les deficits il faut pouvoir les financer c’est a dire avoir acces au marche financier. Il existe un phenomene qui permet a la fois de creuser les deficicts et aussi de les financer, c’est la fuite devant le risque, c’est a dire l’achat de s refuges que constituent les fonds d’etat, les dettes gouvernementales. En quelque sorte la recession , le ralentissement de l’inflation , la menace de deflation jouent leur role qui est de rendre plus attrayants les fonds d’etat. Ce phenomene fonctionne tres bien aux Etats Unis on le voit chaque fois que la menace de double dip reapparait.

      Mais pour que ce phenomene equilibrant qui permet la regualtion fonctionne il faut absolument qu’une condition soit preservee, les fonds d’etat doivent etre consideres comme sans risque, risk free. Autrement dit il faut que ceux qui y souscrivent, et dans le systeme actuel ce sont surtout les banques et le Shadow banking system, il faiut que ceux qui souscrivent soit assures qu’ils ne courent aucun risque de remboursement ou de depreciation. Le caractere risk free des fonds d’etat est vital pour le systeme meme si c’est une fiction , meme si il y a des entorses. Le principe doit etre maintenu, affirme, c’est la raison fondamentale de l’opposition de Trichet aux haircuts, a la participation des banques aux bail out des PIIGS.
      Trichet avait bien compris que si on touchait au caractere sacre, risk free des avoirs de banques en fonds d’etat on allait vers l’aventure. Il avait bien vu le risque de contagion et d’anticipation, risque qui est precisement en train de se realiser en Europe.

      Les europeens ont persevere dans cette idee idiote de PSI , ILS SE SONT CRUS INTELLIGENTS EN DISANT QUE LE CAS DE LA GRECE ETAIT SPECIFIQUE ET QU’EN LE DISANT ILS EVITERAIENT LA CONTAGION. On a vu ce qu ‘il en est advenu, des que la PSI a ete mise sur le tapis , les CDS et les sprerads de risque en Europe se sont envoles. Si l’on excepte l’Allemagne et bloc allemand, la dette europeenne a cesse d’etre risk free, sacree.

      L’erreur de la PSI est systemique, elle conduit a anticiper les contagions futures, elle est catastrophique en terme de moyens pour les etats de reguler. En effet si la dette souveraine perd son statut de refuge sans risque, alors quand la croissance ralentit les etats perdent leur arme contracyclique , ils ne peuvent augmenter leurs deficits et leurs dettes puisque ces dettes les rendent de moins en moins solvables.et deviennent de plus en risquees. Personne n’en veut.

      Le monde economique et financier repose sur une fiction qui est que les etats et les gouvernemnts ne sont pas des entites comme les autres, que le regles du commun ne s’appliquent pas a eux. Personnellement nous avons toujours raisonne comme si il s’agissait d’entites comme les autres, comme si ils ne pouvaient echapper aux lois de l’economie et aux regles de la comptabilite, c’est ce qui fonde notre pessimisme radical sur l’issue de la crise.
      Mais tant que la fiction tenait, tant que le mythe vivait, les etats avaient une marge de manoeuvre; En Europe cette marge de manoeuvre a ete plus qu’ecornee, elle est en train de disparaitre.

      La mise en place des eurobonds serait une etape de plus vers la destruction dans la mesure ou compte tenu des montants non seulement enormes mais inchiffrables , c’est toute la dette des gouvernements qui perdrait son statut de sanctuaire et singulierement celle de la France d’abord, puis celle de l’Allemagne ensuite.

      Je vous rappelle que la finance est un systeme transitif, ou les previsions se realisent d’etre crues et qui en outre fonctionne en boule de neige ainsi en l’espace d’un mois les besoins de liquidites de Lehman Brothers ont ete multiplies par dix.

      Les Etats Unis beneficient encore du statut de sanctuaire, les bonds gouvernementaux sont consideres par le monde entier comme risk free parce que les Etats Unis emettent le dollar,monnaie mondiale. Ils peuvent toujours payer leur dette en dollars de la printing press electronique. Mais l’argument est fallacieux et il s’apparente a de la propagande pour simplets car si les Etas Unis ont la printing press, son usage incontrole entrainerait acceleration de l’inflation , fuite devant le dollar, hausse des taux et en raison de la hausse des taux les Etats Unis se retouveraient comme la Grece , avec une dette hors de tout controle et impossible a refinancer.

      T

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  5. Samedi 3 septembre 2011, un article très important dans le Wall Street Journal :

    Talks on Greek Bailout Are Stalled.

    The suspension pushed yields on Greek government debt to levels indicating that investors see a default by Athens soon as a near certainty : Interest rates on one-year paper blew out past 70 % and two-year yields rose close to 50 %.

    « I expect a hard default definitely before March, maybe this year, and it could come with this program review, » said a senior IMF economist who is keeping close tabs on the situation. « The chances for a second program are slim. »

    Traduction :

    Les pourparlers sur le renflouement grec sont au point mort.

    La suspension des pourparlers a poussé les rendements sur la dette grecque à des niveaux indiquant que les investisseurs voient un défaut de paiement d’Athènes comme une quasi-certitude à brève échéance : les taux d’intérêt sur ​​les obligations à un an dépassent 70 % et les taux des obligations à deux ans sont de presque 50 %.

    « Je m’attends à un dur défaut de paiement certainement avant Mars, peut-être même cette année, et il pourrait venir avec cet examen de programme d’aide », a déclaré un économiste du FMI qui garde un œil attentif sur la situation. « Les chances pour un deuxième programme d’aide sont minces. »

    http://online.wsj.com/article/SB10001424053111904583204576545811058225074.html?mod=WSJEurope_hpp_LEFTTopStories

    Grèce : taux des obligations à un an : 72,054 %. Record historique battu.
    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 47,202 %. Record historique battu.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 18,282 %. Record historique battu.

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  6. Lundi 5 septembre 2011 :

    Le CAC40 se rapproche des 3000 sur faillite grecque imminnente.

    Aucune embellie ne se dessine à l’entame de l’après-midi : les places européennes chutent de 4 % en moyenne et Paris se situe très exactement au milieu du peloton.

    Aucun secours n’est à espérer du côté de Wall Street qui est en congé ce lundi (‘labor day’), les indices du Vieux Continent rechutent sans filet de sécurité et les écarts à la baisse sont amplifiés par l’absence de volumes… et la démission des acheteurs.

    Le CAC40 rechute de – 7,2 % en 2 séances… cela s’apparente à une des séquences de capitulation déjà survenues vers le 10 puis le 19 août dernier.

    Les causes sont relativement identiques puisque les investisseurs se remettent à craindre une éviction de la Grèce de la zone Euro.

    Standard & Poors a prévenu que si l’Europe mettait en place des « Euro-obligations », elles seraient assorties d’une notation lamentable, de type « junk bond »… ce qui rend leur création quasiment inutile et la faillite de la Grèce plus que probable.

    Par ailleurs, Christine Lagarde enfonce le clou en ce qui concerne la recapitalisation des banques européennes.

    Si la Grèce, lâchée par l’Europe, trébuche comme beaucoup le redoutent, la décote sur sa dette pourrait dépasser – 50 %, ce qui impliquerait des provisions que de nombreux créanciers (banques et assurances principalement) n’ont pas encore constituées.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=c51f4326e237f07a89a05b1ce9744ddb

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  7. Je me permets de completer le post sur les raisons avancees pour explique la forte chute de ce jour sur les places europeennes.

    1 le rally d’Aout provoque par l’instillation d’espoir a Jackson Hole etait un piege, le retour du risk-on etait tronque car les spreads de credit au lieu de se reduire avaient continue de s’elargir, il y avait comme l’on dit divergence fragilisante

    2 le momentum baissier de la fin de semaine derniere justifie, en l’absence de cotation a Wall Street que l’on continue sur la lancee

    3 le flux des nouvelles est detestable avec la severe defaite de Merkel, de la CDU et du FDP dans les elections regionales de l’etat de Mecklenburg Vorpommern , dans 15 jours ce sera le tour de Berlin

    4 la troika a suspendu les discussions avec la Grece en raison du non respect du plan d’austerite sur la suppression de 7500 emplois publics

    5 Lagade a reitere ses appels a recapitalisation des banques europeennes, mais surout elle a lance un appel a moderer l’austerite en europe tout en demandant a l’Allemagne de preparer un plan de stimulation. De telles declaration sentent la panique et font mauvais effet.

    6 Un responsable d’agence de rating a fait un expose calamiteux sinon catastrophiste de la notation d’un eventuel eurobond selon lui le rating de l’ensemble serait aligne sur la rating du participant le plus faible

    7 au plan technique les seuils intermediaires de soutien n ‘ont pas fonctionne, mais nous soulignons que le seuil majeur, celui du recent plus bas avant le rally n’est pas enfonce

    pour les causes de la deroute financiere europeenne , les causes sont differentes des raisons et encore plus des explications

    nous avancons les hypotheses suivantes

    la regle du jeu des deux dernieres annees evolue, on flirte avec les limites de ce que peuvent faire les banques centrales et les gouvernements pour soutenir l’economie et les systemes financiers

    les marches ayant levite, ils ont besoin de leur dose de drogue laquelle se fait attendre , n’ oublions pas que tout ce qui est soutenu finit toujours par tomber , des marches soutenus artificiellement chutent par leur propre poids lorsque les soutiens disparaissent ou se font attendre

    la liquidite globale est en train de se reduire considerablement en raison de tres grande vague de deleveraging qui est en train de se produire. Le deleveraging a de multiples causes: doutes sur QE3, doutes sur la poursuite de la baisse du dollar monnaie de carry, incertitudes reglementaires, fiscales, contractuelles etc les balles dans le pied que se tirent les Etats Unis avec la mise en cause de 17 banques et surtout les bevues europeennes de la PSI accelerent les deleveraging

    il y a un hiatus culturel entre la participation du systeme financier europeen au grand jeu speculatif mondial et les differents pays d’europe qui abritent ce systeme. L’ Europe n’est pas intellectuellement equipee surtout au niveau de ses hommes politiques et de ses fonctionnaires pour face face au cahots et chaos des marches. Il y a eu une sorte de developpement inegal qui fait que l’on ne sait pas traiter les problemes , on ne sait pas communiquer etc L »Europe continue de pretendre que les marches ont tort mais en meme temps elle n’a plus les moyens de s’y opposer. l’Europe n’admet pas que les marches sont lieux ou la verite se dit, obnubilee qu’elle est par l’une des caracteristiques superficielle des marches, leur tendance a l’exageration

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    • Mardi 6 septembre baisse moderee en europe apres la panique de fin de semaine precedente.Les responsables européens multiplient les déclarations qui se veulent rassurantes, Barroso se met particulièrement en avant. Le ralentissement de la baisse mardi est du
      1 Effet de rappel après les excès précédents.
      2 Effet modérateur du comportement de Wall Street
      3 Généralisation de la conviction que la FED est obligée de faire quelque chose après les chiffres calamiteux de l’emploi , les grands comme Goldman Sachs diffusent note sur note sur la futur QE3 qui devrait s’apparenter a une opération TWIST
      4 Attente confiante de la décision de la Cour Constitutionnelle allemande dont on n’a jamais cru qu’elle pouvait rendre un jugement négatif.
      Le plus important dans la décision de la Cour tombée ce jour mercredi est le fait qu’elle demande à l’avenir les futures demandes requièrent l’approbation du Parlement.
      Et c’est la ou le bat blesse car les Parlement rechigne a suivre Merkel. Dans un vote simulant les propositions de Merkel ont d’ailleurs été refusées.
      On sait que 89 % de la population allemande est contre l’extension de l’EFSF et surtout qu’elle doute dans sa très large majorité de l’effet positif des solutions proposées.
      Les élites opposées aux bail out sont de plus en plus critiques et explicites, elles rencontrent un soutien qui va s’élargissant. Certains font clairement valoir comme Peter Gauweiller du Bundstag que » nous ne soutenons pas la Grèce, nous supportons 25 ou 30 Banques d’Investissement mondiales et leurs folles opérations:
      Le vrai obstacle a la poursuite dans la voie des bail out engagée ce n’est pas la Cour Constitutionnelle ni même le Bundestag (VOTE LE 29 SEPTEMBRE) c’est l’opposition populaire. .
      C’est sur ce point que nous souhaitons attirer l’attention : la connivence des élites réussit certes à forcer les législations nationales mais elle est sans influence sur les opinions des citoyens lesquels se coupent de plus de ceux qui prétendent les représenter.

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  8. A propos des Etats européens en faillite, il n’y a pas que la Grèce : le Portugal est lui-aussi en faillite. Le Portugal est un des trois Etats européens placés sous perfusion du FMI et de l’Union Européenne.

    Comme pour la Grèce, la situation financière du Portugal est de plus en plus catastrophique.

    Quand l’Allemagne lance un emprunt à 3 mois, elle doit payer un taux d’intérêt d’environ 0,540 %.

    Quand la France lance un emprunt à 3 mois, elle doit payer un taux d’intérêt d’environ 0,554 %.

    Et le Portugal ?

    Mercredi 7 septembre 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt d’environ … 4,959 % !

    Les taux étaient en hausse par rapport à la précédente émission.

    http://www.europe1.fr/Economie/Le-Portugal-emprunte-854-M-d-euros-705933/

    Plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

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