Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito du Dimanche 9 Octobre : Halloween, fausses peurs et vraies raisons d’être inquiet par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 9 Octobre :  Halloween, fausses peurs et vraies raisons d’être inquiet par Bruno Bertez 

Le présent commentaire, comme la plupart de nos interventions, ne se comprend bien que si l’on a présent à  l’esprit les développements qui ont précédé. Nous nous en excusons, mais c’est la conséquence obligée de la recherche de la cohérence dans l’analyse et de l’objectif que nous nous fixons de continuité.

     D’abord, un mot sur le mouvement « Occupy Wall Street ». Notre idée de base est que ce mouvement risque de n’aboutir à rien d’autre qu’à des mystifications. Nous avons expliqué pourquoi mais cela ne veut pas dire que ce mouvement n’est pas respectable, surtout au niveau de ses participants de base.
 
Nous qui ne cessons de stigmatiser la dérive financière du capitalisme, tout en étant très en faveur du capitalisme, ne pouvons que nous réjouir de voir une partie de la population se dresser contre ce système devenu pervers et sa conséquence, la prééminence d’une classe kleptocratique.  
 
 Nous avons pleinement conscience du fait que le système mis en place dans le monde à la faveur: 1) de la fermeture de la vitrine de l’or en 1971, 2) de la dérégulation financière,  3) du système Bretton Woods II  fondé sur le recyclage des déficits globaux au profit des Américains, nous avons pleinement conscience disons nous de sa dérive perverse.

 Ce système a creusé les inégalités, provoqué un excès de capital fictif et non productif et, on le voit, fragilisé l’édifice bancaire et financier.

Si le mot d’ordre des  « Occupy Wall Street » devait rester,  nous sommes les 99% qui refusons un système dominé par les 1%, il faudrait les soutenir. On pourrait y placer un peu d’espoir.

Mais dès que l’on voit des gens comme Michael Moore, Soros, Warren Buffett et même Obama exprimer quelque soutien, alors là, il convient de se méfier.

 PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

 Michael Moore est un guignol intéressé par sa propre gloire, privilégié qui cherche la publicité par l’anti-capitalisme primaire qu’il ne faut pas confondre avec l’anti-capitalisme spontané.

Soros, Warren Buffett ont choisi la voie de la charité, bonne conscience qui leur permet de continuer à s’enrichir, ils critiquent voire dénoncent le système pour mieux en profiter.

C’est la grande école du socialisme fabien, ce socialisme élaboré à l’usage des riches qui permet le développement des sociétés à deux vitesses avec le fameux 1% très riche et les 99% nivelés par le bas. Le socialisme fabien de ces deux héros est celui qui justifie la devise des sociales démocraties  « faisons en sorte que les classes moyennes ne deviennent jamais supérieures »

 

Quant à Obama, c’est presque une victime d’un monde auquel il a voulu participer mais qu’il n’a pas compris, ce qui l’a conduit à être otage, « captured » de la kleptocratie et à travailler pour elle, faute d’analyse personnelle forte et structurée.

Occupy Wall Street va se faire piéger, ils se sont fait piéger sur le pont de Brooklyn, mais ce n’est rien à côte de celui qui les attend. Le piège du pont de Brooklyn était matériel, celui qui les attend stratégique. Les think tanks américains au service de la kleptocratie n’ont pas leur pareil pour ridiculiser, favoriser les amalgames douteux, désamorcer, diviser etc. les mouvements qui les dérangent. Ils en ont vu d’autres que ce soit avec l’opposant soviétique, l’opposant islamiste, l’opposant européen, etc.

Les leaders de OWS qui croient refaire le coup de Ghandi et suivre le même processus pour aboutir à la victoire sont respectables mais naïfs. Ils oublient que l’histoire est déjà passe par là une fois.

En se faisant piéger, le mouvement va désamorcer le courant de contestation sain et fondamental de mise en accusation de la financiarisation comme mise en ordre du monde.

 Ce n’est pas un hasard si l’un des meilleurs critiques de la dérive financière, Ron Paul, tout en étant plutôt positif sur le mouvement, tient une prudente distance.

L’impasse dans laquelle on conduira le mouvement risque de nuire à la véritable critique, à celle qui pourrait être efficace du système et mise en forme politiquement.

On connait le rôle majeur de la provocation dans le contrôle et l’endiguement des mouvements de rue, mais on ignore que cela joue aussi au niveau des idées et pas seulement sur le terrain.

Provocation, récupération sociale démocrate via le couple taxation/redistribution vont se mettre au travail pour tirer partie de la situation et finalement consolider ce qui est contesté!

Dans un autre ordre d’idée, nous voudrions revenir sur la grande nouvelle de la semaine dernière. Les Européens s’orienteraient vers une recapitalisation coordonnée de leur système bancaire.

Quelques remarques.

Nous vous conseillons de relire notre éditorial du 1er Décembre 2010 intitulé « à propos des vessies et des lanternes ». Le titre à y regarder de plus près n’est pas très original car tout ce que nous voyons depuis 2007, début réel de la crise, pourrait être épinglé sous ce titre car tout se passe comme si à tout prix on voulait vous faire prendre ces fameuses vessies pour des lanternes. Comme si c’était le mode de gestion de la crise.

Nous vous conseillons aussi de relire le texte « le roi était nu, le dollar roi se rhabille ».

Venons au fait.

L’Europe a trois constantes dans sa gestion de la crise.

  • -Elle est toujours en retard surtout sur les marchés
    -Elle sous-estime toujours les besoins
    -Elle finit toujours par se rallier aux solutions bancairo-kleptocratiques

Vous vous souvenez des cris d’orfraies, les cris sont toujours d’orfraies n’est-ce pas, poussés lorsque Christine Lagarde dans ses fonctions strausskahniennes s’est exprimée dans le sens de la recapitalisation des banques. Comme un seul bloc, les dirigeants européens et dirigeants bancaires ont crié au scandale: il n’y a pas de problème de fonds propres des banques. Mais nous avions compris que Lagarde faisait son travail de poisson pilote et qu’en réalité, malgré les verneinung, on s’acheminait vers une telle recapitalisation.

Nous étions, nous sommes, dans le cadre d’un dispositif, d’un processus de préparation à la recapitalisation.

Dans cet esprit, il est évident que le chiffre de 200 milliards, annoncé lui aussi, s’inscrit dans le cadre du processus. Un chiffre, c’est une base de discussion en plus ou en moins.

source Financial Times

Le principe de la recapitalisation étant acquis, la recapitalisation étant absolument nécessaire, le pseudo débat doit porter sur les modalités. Le chiffrage, la coordination européenne, l’origine des fonds etc.

Nous soutenons l’idée que tout chiffre produit par la démarche actuelle sera insuffisant. Insuffisant parce que la démarche ne s’attaque pas aux causes des problèmes, parce qu’elle les laisse intacts et qu’ils vont, après une pause, aller s’aggravant. L’enchainement actuel produit de l’insuffisance de fonds propres à un rythme supérieur à toute recapitalisation. Pourquoi? Parce que sur la voie suivie, les besoins de fonds propres sont incommensurables, infinis, non mesurables.

On bouche un trou, mais on laisse en place l’origine, la cause du phénomène de décapitalisation des banques.

Les études confidentielles qui circulent depuis quelques jours sur les besoins des banques et les simulations qui en découlent sont des attrape nigauds. Personne ne peut chiffrer ces besoins sauf, sauf à considérer que le problème que l’on veut traiter est … résolu d’avance.

source Financial Times

Pourquoi?

Parce que les besoins ne peuvent être chiffrés en statique, c’est une dynamique qui est à l’œuvre. Le bail out irlandais n’a rien résolu, le premier bail out grec a été gaspillé, le second est mort avant d’être né, les stress-tests sont de plus en plus une pitrerie etc. Avez-vous remarqué qu’il y a trois mois Dexia a été déclarée bon pour le service et en bonne forme par les stress-tests version numéro deux, c’est à dire soi disant améliorés.

source Financial Times

source Wall Street Journal

Le problème des banques est tout sauf un problème technique, mathématique, statistique, problème de ratio. C’est un problème de confiance. De confiance, un point c’est tout.
Dans le mot crédit, il y à croire, il y à faire confiance et le monde ne fait plus crédit, il ne fait plus confiance parce que l’excès de crédit est patent et parce que les Pouvoirs se sont déconsidérés par de fausses solutions. Le doute est là. Il s’installe, s’enracine.

Le grand événement des dernières semaines, c’est le reflux des capitaux et liquidités internationales vers les États-Unis. Un reflux considérable, plus considérable que vous ne le voyez et pensez, car il est masqué en partie par la collaboration des banques centrales et les swaps .

Mais les conséquences sont là. Les émergents sont à la peine. Le paradigme du miracle des émergents s’effondre, les fonds d’investissement obligataires investis chez les émergents fondent comme peau de chagrin, même chose sur les fonds en equities, même chose sur les devises. Tout ce qui, pendant deux ans, a profité de la manne du déversement du trop plein américain, tout se vide.

source Financial Times

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source Bespoke

La conviction que le seul véhicule de flight to quality est le dollar progresse, enfle, self fulfilling prophecy fondée sur la position impériale des Etats Unis et la nouvelle politique monétaire qui tourne le dos au Quantitative Easing.

source Wall Street Journal

La croissance ralentit chez les émergents, certains baissent déjà les taux pour déprécier leur change comme le Brésil. Les pertes sur les marchés s’accumulent.

source Markit


Les banques qui financent les émergents font le forcing pour réduire leur exposition, elles deleveragent à la fois pour réduire leur bilan mais aussi pour réduire leur exposition au risque des émergents. Nous ne donnerons pas de noms par charité.

source Bespoke (au 4 Octobre et en Dollars)

Baisse de croissance des émergents, pertes sur les assets investis en émergents, pertes sur les crédits aux émergents, c’est le début de la mise en branle d’une terrible mécanique. Celle de la mer qui monte et qui descend. Quand elle monte elle lève tous les bateaux, quand elle descend on voit ceux qui s’échouent, on voit qui se baigne nu.

Et nous y sommes.

source Financial Times

Voila où nous voulons en venir. Sait on que les banques européennes ont 3,4 trillions de prêts aux émergents! Elles n’en n’ont pas raté une nous,direz-vous! Et c’est vrai. Incroyable, mais vrai, elles ont 3,4 trillions selon la BRI alors que le Japon n’a que 300 milliards et les États Unis 727 milliards.

Les banques européennes sont engagées à hauteur de 20% du GDP du Brésil, du Mexique, de 70% du GDP de la Hongrie et 40% de celui de la Pologne, juste quelques chiffres pour fixer les idées du risque. Sans parler du risque sur l’Inde empêtrée dans un régulation impossible alors que les besoins de capitaux extérieurs sont importants.

Si le terrible enchainement sur les émergents n’est pas rapidement stoppé, gare:

  • Baisse des marchés d’assets
    – Baisse du change
    – Hausse des CDS et des spreads
    – Sorties de fonds, baisse de la liquidité
    – Réduction de la croissance

Vous mettez un peu d’instabilité sociale là-dessus, et vous avez la recette d’un nouveau round de pertes et donc de méfiance sur les banques européennes.

Ce qu’il faut, c’est stopper la machine à fabriquer de la crise, prendre les problèmes à la base, traiter la question du surendettement devenue question du deleveraging et seulement après, quand les comptes ont été faits, quand la confiance, la vraie, est revenue, traiter la question du problème des fonds propres des banques et de leur éventuel statut.

BRUNO BERTEZ Le 9 Octobre 20111

A Chaud précédent :  A Chaud !!!! Le Vendredi 7 Octobre : »Tout système ne survit que de sa dénonciation »¨! par Bruno Bertez

EDITO PRECEDENT : L’Edito du 30 Septembre : La volatilité, le court terme, le long terme, the big picture par Bruno Bertez

EN BANDE SON :

8 réponses »

  1. il ne faut pas mettre moore et soros dans le meme panier.soros est un financier spéculateur de basse espèce et fait partie du système.moore gagne sa vie en denonçant le système en tant que cinéaste et journaliste.quant a obama vous lui trouvez bien des excuses.non le gars a toujours aimé le fric le luxe et la compagnie et le soutien des banquiers.il sait très bien ce qui se passe et il portera une lourde responsabilité dans l’histoire comme celui qui n’a rien osé faire.et je suis toujours étonné des attaques voilées contre les « occupy wall street ».l’opinion française n’avait pas ces réticences envers les révoltés tunisiens et egyptiens.sans oublier les israeliens dont mystérieusement personne ne parle

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  2. Lundi 10 octobre 2011 :

    Le Premier ministre français François Fillon a estimé lundi que l’Europe se trouvait « sur un volcan qui peut dynamiter à tout moment le continent », affirmant que la crise actuelle pouvait « mettre en péril 60 années de construction européenne ».

    « Personne ne doit s’y tromper : nous sommes sur un volcan qui peut dynamiter à tout moment le continent européen, sa prospérité, son contrat démocratique, son unité monétaire, son unité politique », a déclaré M. Fillon dans un discours de clôture de la journée parlementaire du parti du Nouveau centre (NC).

    « Ne croyez pas que j’exagère. Si la faillite d’une banque d’affaires aux Etats-Unis en 2008 a frappé de plein fouet le système financier et a provoqué une récession dans le monde entier, je veux dire que la crise actuelle peut mettre en péril 60 années de construction européenne », a-t-il mis en garde.

    Selon le chef du gouvernement français, « les nostalgiques du protectionnisme, les partisans d’une Europe divisée, les militants d’une sortie de l’euro, toute cette cohorte est à l’oeuvre. Et dans la confusion actuelle, il faut bien reconnaître que leurs arguments peuvent faire mouche auprès de nos concitoyens », a-t-il relevé.

    Abordant le cas spécifique de la Grèce, il a jugé que le pays, « dans une situation difficile, devait renforcer ses efforts. Mais notre devoir de solidarité européenne, c’est de l’accompagner. Dans une famille on ne laisse pas tomber celui qui marche moins vite que les autres, ou alors il n’y a plus de famille », a poursuivi M. Fillon.

    http://www.boursorama.com/actualites/crise-l-europe-est-sur-un-volcan-qui-peut-dynamiter-le-continent-fillon-9f80f84ca7b50e5d1ad1ed0cec3f9420

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  3. Lundi10 octobre

    Les marchés sont en forte hausse. Les actions, le pétrole, l’or, l’euro bondissent. Les CDS sont en baisse tout comme les spreads. Les bonds US ne cotaient pas pour cause de Colombus Day. A priori c’est le grand retour du risk-on.

    Nous pensons que la hausse est essentiellement technique, déclenchée par le prétexte de la solution DEXIA et la prestation Merkel / Sarkozy.

    Les vendeurs à découvert aussi bien sur les actions que sur l’euro étaient dans une position précaire avec un trade très encombre sinon record.. Le key reversal de la semaine dernière sur l’indice S & P 500 a mis le feu aux poudres, le flux des nouvelles à fait le reste.

    Nos observations sont les suivantes :

    La solution DEXIA n’en est pas vraiment une quant au fond car la Belgique n’a pas les moyens de faire face aux pertes éventuelles contenues dans les comptes de Dexia

    .Comme l’a dit Dehaene , DEXIA était non une banque mais un gigantesque hedge fund. Son book est supérieur en montant, au GDP belge.La part de financement court terme tout en ayant été réduite entre 2008 et 2011 reste considérable.

    Merkel et Sarkozy n’ont pas présenté de plan et encore moins d’accord aussi bien sur la recapitalisation des banques que sur la question Grecque , ils ont promis de tenir un calendrier pour la fin du mois.

    Merkel est ralliée a l’idée d’un défaut grec .Selon ses proches elle le considérerait comme inévitable, Le 13 septembre elle avait déclaré  »le défaut grec n’est pas une solution ». Elle doit encore persuader Sarkozy, la Commission, la BCE , etc.

    Au moment où elle s’exprimait avec Sarkozy, Barroso donnait une interview a BILD dans laquelle il disait qu’un défaut grec serait un désastre,  » l’Europe n’a aucune expérience pour gérer cela »

    Le seul point concret d’accord mis en avant par Sarkozy et Merkel est que les banques seraient recapitalisées sur des critères communs. Rien sur qui va payer. Merkel ne veut pas que ce soit l’EFSF, Sarkozy prétend que si .

    En Allemagne la CDU lance une campagne pour une modification des droits de vote au sein du conseil de la BCE, Elle veut que les droits de vote soient au prorata des pourcentages détenus par chaque pays dans le capital de la BCE, ce qui équivaut a donner a l’Allemagne un droit de veto

    Le FDP, petit allié de Merkel est de plus en plus anti européen et vient de franchir une nouvelle étape dans son opposition.
    Les révélations des pertes considérables de la banque Autrichienne ERSTE, ce jour montrent que les stress tests européens ne valent rien , que les comptabilités des banques sont non fiables, il y a trois mois on ne savait même pas que ERSTE était vendeur de protection (CDS)sur les banques euros et les souverains. Rien n’était apparent. Et c’était réglementaire!

    En résumé

    Nous pensons que Merkel et Sarkozy progressent au plan de la communication et prennent de bonnes leçons des américains dans la gestion des perceptions, mais nous ne pensons pas que ce qui s’est passé sur les marchés ces derniers jours va au delà de sursauts techniques

    Nous évaluons le potentiel de hausse du S & P à 1230/1240 . Pour aller au delà il faut du plus consistent, du plus solide.

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  4. Mardi 11 octobre 2011 :

    Jean-Claude Trichet parle de crise systémique et urgente.

    La crise de la dette dans la zone euro a atteint une dimension systémique, les risques de répercussions sur l’économie augmentent rapidement, et les banques sont entrées dans une zone de danger, a déclaré mardi Jean-Claude Trichet, qui s’exprimait en qualité de président du Comité européen du risque systémique (CERS).

    « Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) doit être le plus souple possible », a-t-il ajouté devant la commission des Affaires économiques et financières du Parlement européen, tout en excluant que la Banque centrale européenne (BCE), qu’il préside jusqu’à la fin du mois, prenne part à sa démultiplication.

    « Au cours des trois dernières semaines, la situation est restée très difficile. La crise est systémique et elle doit être combattue avec la plus grande détermination », a-t-il dit.

    « Le haut niveau d’interconnexion du système financier de l’Union européenne a provoqué une hausse rapide du risque de contagion. Cela menace la stabilité financière dans l’Union prise dans son ensemble et affecte de manière négative l’économie réelle en Europe et au-delà. »

    Jean-Claude Trichet a plaidé pour que les gouvernements et les autorités européennes agissent de concert pour résoudre la crise, ajoutant que tout retard aurait des conséquences désastreuses.

    « Il faut que toutes les autorités agissent à l’unisson le plus rapidement, avec le plus grand dévouement pour préserver la stabilité financière », a-t-il lancé.

    Mis sur pied fin 2010, le Comité Européen du Risque Systémique fait partie du système européen de surveillance financière (SESF), dont l’objectif est d’assurer la surveillance du système financier de l’Union.

    S’il ne dispose pas de pouvoirs réels, il peut toutefois prendre le parti de faire état publiquement de ses interrogations.

    Sur le dossier des banques, Jean-Claude Trichet a réclamé des décisions claires sur la question de la recapitalisation, soulignant qu’il n’y avait plus de temps à perdre.

    La montée des inquiétudes dissuade de plus en plus les banques de se prêter les unes aux autres, comme en témoigne le recul des volumes des prêts interbancaires et le recours de plus en plus fréquent aux financements offerts par la BCE.

    Les dépôts au jour le jour des banques commerciales auprès de la Banque centrale européenne ont ainsi atteint 213 milliards d’euros la semaine dernière, un volume sans précédent depuis juillet 2010.

    Un vent d’espoir s’est levé dimanche soir après les annonces de Paris et Berlin, qui ont pris l’engagement de proposer au plus vite un plan de recapitalisation des banques. Mais l’absence de détails incite les investisseurs à rester prudents, d’autant que la Slovaquie n’a pas encore validé le renforcement du FESF.

    « Le secteur bancaire européen a besoin d’une recapitalisation », a jugé Jean-Claude Trichet. « Les décisions doivent être prises très rapidement. »

    http://bourse.challenges.fr/news.hts?menu=news_actualites&urlAction=news.hts%3Fmenu%3Dnews_actualites&idnews=RTR111011_0079A05S&numligne=7&date=111011

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  5. Les grandes banques créancières de la Grèce et les dirigeants européens n’ont pas trouvé d’accord mercredi à Bruxelles sur quoi que ce soit qui permettrait de réduire davantage la dette de ce pays, a annoncé mercredi l’Institut de la finance internationale (IIF).

    Il n’y a pas d’accord sur quelque accord grec que ce soit, ni sur une décote particulière, a indiqué le directeur général de ce lobby bancaire, Charles Dallara, dans un communiqué publié à Washington.

    Il n’y a pas d’accord sur quelque élément que ce soit en vue d’un accord, a-t-il ajouté.

    L’IIF avait fait le 21 juillet une première offre qui devait réduire le montant et les intérêts dus par la Grèce, ou allonger la maturité de cette dette. Selon lui, cette offre faisait appliquer une décote de 21 % à la valeur nominale des obligations grecques.

    L’offre ne s’est jamais matérialisée et des pays européens, Allemagne en tête, ont milité pour qu’elle soit encore plus favorable à la Grèce.

    Mardi, les banques ont fait une nouvelle offre importante dont l’IIF n’a pas dévoilé les termes. Et mercredi, les Européens ont cherché à convaincre les banques créancières de renoncer à la moitié au moins de la dette qu’elles détiennent.

    Nous restons ouverts à un dialogue, à la recherche d’un accord volontaire, a ajouté M. Dallara, alors que les discussions se poursuivaient dans la capitale européenne jeudi dans la nuit.

    http://www.romandie.com/news/n/_Dette_de_la_Grece_pas_d_accord_sur_quoi_que_ce_soit_selon_les_banques271020110010.asp

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  6. Grèce : les marchés rassurés par le plan européen de sauvetage.

    Athènes n’a pas attendu longtemps pour tester les marchés. Après la décision prise par ses partenaires de voler à son secours en cas de difficulté, la Grèce a lancé aujourd’hui un emprunt de 5 milliards d’euros sur 7 ans, un placement porté par les banques Alpha Bank, Emporiki, Société Générale, Crédit agricole, ING et Merrill Lynch.

    Les marchés ont bien réagi : à midi, le livre d’offres se montait déjà à 7 milliards d’euros à un taux de 6 %, soit 310 points de base de plus que l’emprunt allemand sur la même durée. Il y a une semaine, le spread (écart de taux) était de 370 points de base sur 7 ans.

    Par comparaison, le Portugal emprunte sur 7 ans à 3,82 % et la Turquie, à 4,23 %, ce qui montre que la crise de confiance est loin d’être terminée. Néanmoins, dans les salles de marché, on estime que les spreads devraient continuer à se resserrer dans les prochaines semaines. L’Eurozone a-t-elle gagné son pari ?

    Lundi 29 mars 2010.

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/03/gr%C3%A8ce-les-march%C3%A9s-rassur%C3%A9s-par-le-plan-europ%C3%A9en-de-sauvetage.html

    C’est ça, le plus important : les marchés ont été rassurés par le plan européen de sauvetage.

    C’est d’ailleurs la caractéristique de tous les plans européens de sauvetage : à chaque plan européen de sauvetage, les marchés sont rassurés.

    Pronostic : après le prochain plan européen de sauvetage, les marchés seront de nouveau rassurés.

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  7. Encore un succès total pour la zone euro ?

    Ben oui : comme d’habitude, la zone euro a rassuré les marchés.

    Et comme d’habitude, les bourses européennes sont en hausse de 9 %.

    Et comme d’habitude, les valeurs bancaires explosent les hausses : + 23 % pour la Société Générale, + 20 % pour BNP Paribas, + 18 % pour Crédit agricole.

    Et comme d’habitude, le feu de paille ne durera que quelques jours.

    Et comme d’habitude, le naufrage de la zone euro reprendra son rythme habituel.

    Vous vous rappelez de mai 2010 ?

    Lundi 10 mai 2010 :

    Le CAC 40 termine en hausse historique de 9,66 %‎.

    La Bourse de Paris s’envole. L’indice vedette de la place parisienne, CAC 40, a enregistré lundi sa troisième plus forte hausse de son histoire (+ 9,66 %), après l’annonce d’un plan d’aide européen. L’Union européenne a décidé de mettre en place un plan de stabilisation de 750 milliards d’euros, dont 440 milliards d’euros de crédits bilatéraux et garanties.

    Le CAC 40 a gagné 327,70 points à 3.720,29 points, avec 10,752 milliards d’euros échangés, un niveau particulièrement élevé.

    Toutes les valeurs du CAC 40 étaient dans le vert.

    Les valeurs bancaires marquent les plus importantes hausses : Société Générale (+ 23,86 %, à 40,60 euros), AXA (+ 21,87 %, à 14,405 euros), BNP Paribas (+ 20,90 %, à 53,11 euros), Crédit Agricole (+ 18,65 %, à 10,75 euros), Dexia (+ 17,27 %, à 3,87 euros).

    http://www.actualite-francaise.com/depeches/cac-40-termine-hausse-historique,9230.html

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