Politique Friction du Vendredi 24 Octobre 2014 : A propos des frondeurs: honte à eux !Par Bruno Bertez
La presse présente le comportement des frondeurs socialistes qui se sont abstenus lors du vote du budget comme un acte de bravoure; moi je les trouve méprisables. Comment peut-on, dans leur situation, ne pas voter contre? Telle est la seule question car la Sagesse des Nations ne se trompe pas quand elle énonce: « qui ne dit mot consent ».
S’abstenir c’est avaliser par défaut. Cela est scélérat, c’est un déni de démocratie, c’est un déni de dignité personnelle. Ce qui était en cause, ce n’était pas une mesurette de circonstance qui n’engageait chacun qu’en son âme et conscience, non c’était l’orientation générale de l’action du gouvernement. Nous étions dans le fondamental, au cœur du sujet, au cœur du choix démocratique. Et la conscience, la fidélité au mandat qui a été donné à ces gens imposait de voter contre.
C’est la même chose avec la sortie de la fille de Delors il y a quelques jours, elle fait comme Marchais en son temps? Un pied en dehors et un pied en dedans. Qu’est ce que cela veut dire si ce n’est qu’elle joue « bon flic-méchant flic » pour tromper le peuple? Nous sommes au temps soviétique ou à l’intérieur des institutions le pouvoir organisait sa propre contestation pour canaliser les mécontents!
Ce sont des procédés abjects qui montrent la nature réelle de ces pouvoirs, nature réelle qui est celle de l’illégitimité et de l’usurpation.
Dans la conception politique pourrie actuelle le dialogue est conçu comme un défouloir, comme un spectacle pour jouer au jeu de la démocratie. il n’est pas destiné ou conçu pour produire des effets.
L’organisation des partis en tendances ou en écuries présidentielles est objectivement un attrape-nigaud, car il y a un « deal » à la base, le gagnant remporte toutes les mises, sans discussion, sans contestation et ceux qui ont voté pour les perdants sont cocus. La preuve, les perdants se couchent systématiquement devant les gagnants sans même avoir l’honneur de maintenir leur opposition.
Ce que l’on appelle la discipline républicaine, ce que l’on appelle l’unité, tout cela ce sont de moyens de b….r les gens. Camus qui était ce que j’appelle un type bien disait, « une démocratie, cela se reconnait au fait qu’elle respecte sa minorité; Il avait vu juste.
Ces gens détruisent non seulement tout, au plan économique et social, mais également tout au plan de la morale politique. La seule chose qui les intéresse, c’est l’assiette au beurre, « pourvou que ça doure »!
La Cinquième République était conçue pour donner certes beaucoup de pouvoirs au Président, mais c’était à condition que, de temps à autre, il vérifie sa légitimité. Ici on voit le pouvoir, ses détournements, mais pas la vérification de la légitimité. On gouverne, on fait des choix fondamentaux qui engagent les générations à venir avec 14% d’approbation!


BRUNO BERTEZ Le Vendredi 24 Octobre 2014
illustrations et mise en page by THE WOLF
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Je suis d’accord. Les frondeurs sont des lâches qui veulent le beurre et l’argent du beurre mais rassurez-vous ils se sont mis dans une situation intenables. Hollande ne variera plus de sa ligne et la situation ne va pas s’améliorer de sitôt ; ils vont devoir voter contre tôt ou tard et on aboutira à une dissolution. C’est ce que cherche Valls avec ces « provocations » verbales incessantes à l’égard de sa gauche. Il pense qu’une dissolution de l’assemblée sera le coup de grâce porté à Hollande et lui permettra d’être un candidat de gauche sérieux pour 2017. Ceci dit il va falloir qu’il la joue fine car il n’a encore rien fait et son tour de prestidigitation visant à le faire passer pour un réformateur est encore un peu cours.
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