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Patron, Capital et Manager : Le Bon la Brute et le Truand ! Par Bruno Bertez

Patron, Capital et Manager : Le Bon la Brute et le Truand ! 

Contre le misérabilisme franchouillard ! Explications

« Manuel Valls a déclaré jeudi qu’il fallait légiférer « maintenant » sur les salaires des dirigeants des grandes entreprises mais son ministre de l’Economie Emmanuel Macron a estimé que, s’il s’agit de les plafonner, ce serait une erreur de passer par la loi si la France agit seule.

« Nous avons fait le choix dans un premier temps de mettre les entreprises face à leurs responsabilités, en l’occurrence le patronat. Force est de constater que cela n’a pas été respecté, donc maintenant il faut légiférer », a dit le Premier ministre sur RTL.

film the good the bad and the ugly mentecato el bueno el malo y el feo

Il nous faut revenir une nouvelle fois sur cette question dite du salaire des patrons. Elle agite à nouveau la France, mais elle traverse également la Suisse. D’emblée, la question est mal posée et c’est certainement volontaire. Elle entretient la confusion entre manager et patron. Entre salaires et rémunérations.

Ce sont les managers qui touchent des sommes extrêmement importantes. En particulier, les managers des grandes entreprises du CAC40 ou cotées en Bourse ailleurs.

Les patrons, eux, désignent une autre classe sociale ; ce sont les gens qui dirigent une entreprise bien souvent petite ou moyenne, des gens qui sont connus de leurs salariés, avec qui ils ont un lien, bien souvent personnel. Dire, c’est mon patron, a un sens, cela exprime un rapport avec le chef d’entreprise.

La question de la rémunération des managers ne se pose absolument pas dans les mêmes termes que celle du prélèvement du patron. Remarquez que nous disons rémunération du manager et prélèvement du patron. Les mots ont un sens.

Le manager est le représentant du capital, son mandataire. Il représente ce qui est anonyme, dispersé, mais néanmoins ce qui exerce le pouvoir et d’aucun dirait , sa tyrannie. Laquelle tyrannie se formule très simplement : tyrannie du capital et du profit. Le manager est une classe sociale particulière. Il n’est pas propriétaire de l’entreprise qu’il dirige, bien souvent, il a très peu d’actions, bien souvent même ses actions lui sont prêtées au titre de son mandat. Quand il a des actions, c’est une période intermédiaire, lorsqu’il a levé des options qui constituent son intéressement et qu’il attend une opportunité pour les vendre. Le manager n’est pas un capitaliste ; nous dirions même que par certains aspects, l’aspect mercenaire, c’est tout le contraire.

Le manager, il y a plusieurs dizaines d’années, avait tendance à s’émanciper, à prendre ses aises avec les intérêts du capital. Il s’autonomisait, c’est à dire qu’il faisait alliance d’une part avec le personnel, dont il était proche, et avec les clients avec qui il avait affaire régulièrement. Il avait tendance à traiter le capital comme une vache à lait, c’est à dire une manne que l’on sollicitait lorsqu’on avait besoin de fonds propres supplémentaires, mais que l’on essayait de réduire à la portion congrue car le capital, les dividendes et le profit étaient conçus par le manager un peu comme des contraintes, des empêcheurs de gérer selon ses désirs, pour son bien à lui, pour le bien des salariés et celui des clients. Le manager avait sa propre volonté de puissance.

Cette classe de managers a failli prendre le pouvoir. Le capital anglo-saxon a vu le piège il y a plusieurs dizaines d’années. Les fonds de pension, les organismes de gestion collective, les mutual funds, les banques d’affaires, les banques d’investissement se sont aperçus que bien souvent en tant qu’investisseurs, ils étaient les dindons de la farce dont se nourrissaient les managers et les autres partenaires de l’entreprise, auxquels il convenait d’ajouter le profiteur suprême, l’Etat.

Le capital anglo-saxon a donc repris le pouvoir, il l’a fait dans les assemblées générales en utilisant son vote ; il l’a fait en devenant activiste ; il l’a fait en favorisant les fusions-acquisitions, les OPA et en rachetant les actions par les buy-backs. Donc le capital anglo-saxon a repris ses droits et fait jouer, comme dirait Mélenchon, la loi d’Airain du capital.

 Nous en profitons pour vous rappeler cette loi d’Airain qui n’est pas, contrairement à ce que l’on croit, celle du profit maximum, mais celle de l’accumulation. La logique du capital est « une », c’est l’accumulation. On peut accumuler sans profit ; l’exemple type en est Amazon qui ne gagne quasi rien. Le capital n’a qu’un but, persévérer dans son être, se reproduire et grossir. Et entretemps, peu importe ses métamorphoses, comme les chiffres d’affaires, les profits, etc.

Donc, notre fameux capital anglo-saxon a fait en sorte de reprendre le pouvoir, d’élaborer les théories adaptées à ce pouvoir, à sa gestion, et à son optimisation. De là, est né tout un corpus de théories financières comme le coût du capital. De là est né un ensemble de dispositions de gestion financière capitaliste. De là, est né un appareil juridique destiné à le mettre en forme et à l’imposer. Tout cela fait partie de ce que nous appelons très souvent la financiarisation.

 La financiarisation étant le processus de mutation du capital dans lequel la gestion ne se donne plus comme priorité la production, le cash-flow ou même le dividende et le profit, mais la valorisation du capital, son auto-grossissement, son inflation boursière.

Ce qui était un moyen, au début du système, le capital, s’est dialectiquement transformé en une fin :  le cours de bourse le plus élevé possible, par tous moyens, y compris par la disparition de l’entreprise et son suicide, par les rachats d’actions, les fusions-acquisitions, la grève de l’investissement.

Bref, au cours de ce processus, le capitalisme s’est dialectiquement transformé presque en son contraire ; il n’est plus système de production par le capital, mais système de production de capital. Et on perçoit au passage en quoi le rôle des Banques Centrales constitue le pilier du système : elles fournissent la matière monétaire qui solvabilise et permet l’inflation du capital.

Si vous analysez de près l’ingénierie du capital par les buy-backs, les IPO, les fusions-acquisitions, vous voyez que la base de ce processus, c’est la production de dettes, puisque tout se fait à crédit et vous vous apercevez qu’in fine, cette production de dettes n’est possible que parce que la Banque Centrale met à la disposition des joueurs du Monopoly des liquidités en quantités infinies et à coût quasi-nul. Les Banques Centrales par la création de dettes et l’argent facile, rendent “actuelles”, des valeurs qui en fait ne se manifesteront que dans 20 ans ou même jamais.

 C’est pour cela que nous soutenons depuis longtemps que, dans notre système, le capital est produit…par le crédit.  Ce qui est quand même un comble, puisqu’à l’origine, le crédit n’était qu’un petit complément du capital. Nous soutenons par ailleurs que le capital mondial est “usé”, il a épuisé sa capacité d’endettement, mais c’est une autre histoire.

Dans leur démarche, les capitalistes anglo-saxons ont compris qu’il fallait qu’ils contrôlent les managers, qu’ils les forcent à représenter leurs intérêts et à prendre leurs distances avec les salariés, les clients, le gouvernement ; bref, il fallait en quelque sorte tirer la classe des managers et l’englober dans la classe des capitalistes, lui faire adopter l’intérêt particulier du capital, ainsi financiarisé, au détriment de l’intérêt général. Et nous en arrivons tout à fait logiquement à ce que tout le monde connait : la rémunération de ces managers.

Pour attirer les meilleurs, il faut leur offrir une prime considérable. Il faut surenchérir sur les entreprises concurrentes ; il faut leur donner des “salaires” colossaux ; il faut leur offrir une sécurité par des parachutes dorés et il faut leur mettre des chaines pour les lier aux intérêts du capital, ces chaines ce sont les chaines dorées des stocks-options. Tout cela représente le prix que le capital a dû payer pour à la fois avoir les meilleurs managers et en même temps s’assurer leur dévouement. On se prend à rêver et si la France avait eu un vrai grand manager pour remplacer Lauvergeon à la tête d’Areva ou même si elle en avait eu un pour gérer le pays à la place de Hollande !

Le bon manager est celui qui enrichit les capitalistes, qui fait monter le cours de bourse, qui fait les plus gros rachats d’actions, qui verse les plus gros dividendes, et accessoirement assure la croissance la plus forte et la plus régulière. C’est celui qui met l’entreprise en bonne position sur le marché financier ou qui, à la rigueur, la met en position d’être proie attractive dans une OPA. L’efficacité de l’action du manager consiste à inflater la valeur du capital. Ce n’est pas un hasard si l’on a créé ce nouveau terme qui n’existait pas dans le vocabulaire capitaliste auparavant : la création de valeur.

Pourquoi le manager qui enrichit à milliards ou à dizaines de milliards le capital par l’ingénierie décrite ci-dessus n’aurait-il pas, dans le système du capital financiarisé, droit à une part du gâteau ? Après tout, c’est à lui (et à la Banque Centrale) que les capitalistes doivent leur enrichissement. La solidarité entre les managers et le capital se concrétise par ce partage de la plus-value. Elle se concrétise par l’attribution aux managers d’une fraction de l’enrichissement des capitalistes. Et qu’est-ce que quelques dizaines de millions d’euros ou de dollars, quand la capitalisation boursière inflate par dizaines… de milliards. Vu sous cet angle, on doit considérer que la part du manager est finalement plutôt misérable.

Venir, comme le font les socialistes, les moralistes, et le public, comparer la rémunération des managers à un SMIC est une imbécilité sans nom. Le manager ne travaille pas, il accomplit une mission pour le compte du capital. C’est un mandataire, un représentant du pouvoir en quelque sorte. Et à ce titre de complice, il touche une part de la plus-value, Georges Bataille dirait une part de la « part maudite ».

La France   se caractérisent par l’ambiguïté.  Ce pays est incapable de choisir. Il a adopté tout ce qui est négatif dans le capitalisme financiarisé mondialisé, mais il refuse d’en jouer correctement les règles. On ne peut être plongé dans un monde anglo-saxon, soumis à la loi d’Airain du capital, accepter la mobilité du capital, être soumis à la concurrence du capital mondial et en même temps, refuser de fonctionner selon les règles qui permettent la réalisation de l’optimum.

 La France veut monter sur un ring pour se confronter aux grands, mais elle refuse tout ce qui lui permettrait de leur tenir la dragée haute. La France c’est Pierre de Coubertin généralisé : “l’essentiel c’est de participer”, pas de gagner ! Ou un pays accepte de se fermer progressivement, de rechercher une voie autonome, de se protéger, ou bien alors, il apprend à jouer comme les autres. Même si cela est dur et immoral.

Intervenir dans un marché mondial ouvert où la mobilité du capital est totale, où la concurrence pour les meilleurs managers est féroce, sans se donner les moyens d’attirer les meilleurs c’est garantir l’affaissement des entreprises. Aucun manager de niveau mondial n’acceptera de travailler pour 5 millions d’Euros par an s’il peut en gagner 35 au grand large. Et c’est exactement la proportion qui existe entre les chiffres. En faisant le grand écart entre le système capitaliste financiarisé dans laquelle elle veut s’insérer, et un système soi-disant « moral social-démocrate franchouillard », la France se condamne à la régression.

Nous n’y pouvons rien, ce n’est pas nous qui avons choisi cette insertion imbécile. Nous ne faisons que la constater et faire ressortir cette évidence qui devrait s’imposer à tous : si le capital est mondial, si le marché des managers est mondial, alors il y a concurrence et il y a tendance à l’égalisation des rémunérations.

Revenons à nos petits patrons. Ce sont les vrais patrons. C’est à dire ceux qui sont propriétaires et qui, en même temps, travaillent. Ces gens-là ne sont pas clivés, ils réunissent le capital et le travail sous une même et seule personne. Bien souvent, ils ne se versent pas de rémunération. Ou alors leur rémunération vient en dernier dans les priorités de l’entreprise. Bien souvent, leur patrimoine, aussi bien que leurs liquidités, sont à la disposition de l’entreprise sous forme de compte courant.

Bien souvent, au lieu de prendre, ces patrons-là donnent.

EN BANDE SON

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6 réponses »

  1. Tout simplement : bravo pour cet article.
    Cela répond à de nombreuses questions et pourtant ça a l’air tout simple

  2. La rémunération du risque ??? mdr. Allez demander à un politicard de prendre des risques… Ces défroqués en est tellement incapable qu’ils nous vendent leur « état papa » à qui mieux mieux… ils pensent tellement que tout le monde est comme eux..

    Ils sont sensés être là pour représenter un peuple, mais ils se sont mélangés les pinceaux et ce sont octroyés le droit de vie ou de mort sociale et physique.. Ils distribuent des « droits » (selon l’humeur du jour) comme s’ils s’étaient substituer au Divin…

    Mais pour se faire, ils privent les acteurs majeurs de la société de tous leurs droits (Liberté d’entreprendre, droit à la propriété, droit naturels… )

    Ils vendent leur soupe tellement dégueulasse qu’on leur vomit dessus avec l’espoir qu’ils finissent par prendre aussi les morceaux…

    Le politicard, Il s’en tape… Lui, il vit dans les hautes sphères.. S’il devait faire un organigramme de la société, la populace, il la place tout en bas et lui le politicard, il fayote avec son boss : le capitaliste financier…

    C’est le politicard qui engraisse le boss… Hollande dans son rôle représentatif fait le tour des entreprises en vantant l’innovation… c’est son rôle ???

    Valls et Macron au bildenberg avec les puissants lobbyistes… c’est leur rôle ???

    Dans ces nouvelles fonctions, dans cette hiérarchie, le politicard est un « manager »… il est à la tête de l’entreprise France et sous ses ordres : les sociétés monopolistiques qui ont pris la place des PME/TPE… Alors quoi de plus normal pour que d’aller taper sur ceux qui les dirigent…

    On voit bien que dans les hautes sphères, il se passe mais à une autre échelle, ce qu’il s’est passé pour les entrepreneurs…

    En fait, à avoir essoré déjà en bas, l’essorage va continuer mais la gabegie touche cette fois leur propre monde…

    Pour l’instant, il faut montrer qu’on s’attaque à son ennemi qui n’a pas de nom, pas de visage etc…

    Pour l’instant, le politicard va s’en tenir à son hors sol.. Ils ont leur situation confortable assurée, leur banque, leur privilège, leurs clients (collectivité territoriale), leur « salariés » (sté monopolistique)… Bref, pourquoi se feraient ils chier avec nous…

    Nous, la populace, on n’est juste le « garant », le « cautionnaire », sa variable d’ajustement… celui qu’on va spolier quand le patron du politicard commencera à se mordre les lèvres…

    Si les peuples se sentent « laissés pour compte », c’est parce qu’ils ressentent ce « fossé » et ils sentent bien ce qu’ils ont au dessus de la tête et qu’à tout moment ça peut leur retomber sur le paletot… .il a presque compris comment vont se privatiser les gains et nationaliser les pertes…

    Le manège ne date pas d’hier.

    On est vraiment dans les mains de sacrées pourritures..

  3. Bravo Bruno… Pourquoi ???

    Ben pour ça : « « Nous avons fait le choix dans un premier temps de mettre les entreprises face à leurs responsabilités, en l’occurrence le patronat. Force est de constater que cela n’a pas été respecté, donc maintenant il faut légiférer », a dit le Premier ministre sur RTL. »

    Je me souviens de votre analyse concernant « le pacte de responsabilité »… 🙂

    Voilà, la messe est dite… Pourquoi ces milliards distribués au patronat s’appelait « pacte »… vous aviez vu juste… l’échec prévisible, certain même… c’est pas leur faute !! 😉

  4. En France, pour le mois d’avril 2016 :

    Chômage : catégories A, B, C, D, E :

    6 429 900 inscrits à Pôle Emploi.

    Variation sur un mois : – 0,9 %

    http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/pi-mensuelle-bvtd0416.pdf

    Deux chiffres constituent un record historique :

    – Il y a eu 238 400 sorties des statistiques de Pôle Emploi en raison d’un « défaut d’actualisation » !

    Vous êtes chômeur et vous n’avez pas actualisé votre dossier à temps ? Pôle Emploi vous supprime de ses statistiques !

    Vous avez bien lu : 238 400 « défauts d’actualisation » !

    Record historique battu !

    – Et il y a eu 52 900 sorties des statistiques de Pôle Emploi en raison d’une « entrée en stage » !

    Record historique battu !

    C’est trop facile de faire baisser les statistiques de Pôle Emploi !

    Trop facile !

  5. En avril 2016, les records historiques de truquage des chiffres ont été battus !

    En France, il y a trois façons de truquer les chiffres du chômage :

    1- On peut truquer les chiffres du chômage en augmentant les « entrées en stage ».

    Novembre 2015 : il y a eu 43 500 « entrées en stage ».
    Décembre 2015 : 45 000.
    Janvier 2016 : 45 800.
    Février 2016 : 47 400.
    Mars 2016 : 49 200.
    Avril 2016 : 52 900. Record historique battu !

    2- On peut truquer les chiffres du chômage en augmentant les « défauts d’actualisation ».

    Novembre 2015 : il y a eu 213 500 « défauts d’actualisation ».
    Décembre 2015 : 208 500.
    Janvier 2016 : 216 900.
    Février 2016 : 218 000.
    Mars 2016 : 225 800.
    Avril 2016 : 238 400. Record historique battu !

    3- On peut truquer les chiffres du chômage en augmentant les « radiations administratives ».

    Novembre 2015 : il y a eu 41 700 « radiations administratives ».
    Décembre 2015 : 42 700.
    Janvier 2016 : 42 100.
    Février 2016 : 42 500.
    Mars 2016 : 43 700.
    Avril 2016 : 46 800. Record historique battu !

    En bas de l’écran, cliquez sur l’onglet « page 11 » :

    http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/xls/defm_donnees_graphiques_avril_2016-bvtd0416_.xls

  6. et dans ce constat, il ne faut pas oublier l’explosion du nombre de demandeur du RSA…

    La subtilité du RSA c’est justement d’expédier un certain nombre de chômeurs vers les Caisses d’Allocations Familiales pour être indemnisés et de fait, ils sont sortis des statistiques de l’Unedic.

    Actuellement, le ministre Bussereau demande au gouvernement de « réinscrire » ces personnes auprès du Pôle Emploi de sorte qu’ils soient pris en compte dans les chiffres du chômage.

    Les socialistes avaient inventé le RMI dans le seul but déjà de falsifier les chiffres. Ils avaient déjà rendu exsangue l’emploi public par l’embauche dans le fonctionnariat (état et collectivité).

    N’arrivant pas à juguler le chômage qu’ils ont créé eux mêmes en étouffant l’entreprise, ils ont tenté les 35 heures… une forme de partage de la misère qu’ils ont encore vendu comme une avancée sociale (plus de temps libre).

    Parallèlement à ça, et comme ils avaient bien compris la raréfaction de l’emploi, sans avouer qu’ils en étaient la cause, ils tentent cette fois de retarder le plus possible l’arrivée des jeunes sur le marché de l’emploi…

    Quoi de mieux que de démolir l’éducation nationale, démolir les diplômes et fabriquer une armée d’incultes pouvant accéder aux hautes études… Tout faire pour que les jeunes restent sur les bancs de l’école… La génération sacrifiée.

    Au final, parce qu’il faut financer les conséquences de ces incuries gouvernementale, les « créateurs de richesses foutues en l’air »… fichent le camps, ferment leurs boîtes, délocalisent, font faillite etc…

    Résultat des courses, la France empêtrée dans une merde sans nom parce que le gauchiasse ne connait comme solution aux problèmes que l’argent… la monnaie sonnant et trébuchante.

    Il n’a aucune ressource intellectuel… c’est bien le problème.. et chaque fois qu’il est aux affaires, le gauchiasse déshabille Pierre pour habiller Jacques et vice et versa… Comptablement parlant, on appelle cela : des transferts…

    Au lieu de transferts, on préfèrerait des « réformes »… c’est pas pour demain !!!!

    Face à leur incapacité à réformer, on s’est retrouvé dans le mûr des « papy boomers »… Alors cette fois, on repousse l’âge de la retraite…

    Entre des jeunes entrant tardivement dans la vie active et des seniors qui en sortiront tardivement… au mieux, on est dans une période d’accalmie du chômage…

    Attendez donc de voir les effets dans 5 a 6 ans de ces décisions totalement débiles… On aura droit à une arrivée massive de jeunes diplômés incompétents, et des séniors qui occuperont encore l’emploi disponible..

    ça va être chaud non ???? Mais pendant ce temps, ces dégénérés de l’économie auront assuré leur rente… et quoiqu’il en soit, ne leur demandez surtout pas de voir à plus de 2 jours… ils ne dirigent rien avec une vision à long terme. Ils zigzaguent seulement pour éviter les écueils qu’ils créent en raison de leur « courte vue ».

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