A Chaud!!!!!

Mister Market and Doctor Conjoncture : La déroute de l’obligataire, hausse globale des taux ! – Quel candidat à la présidentielle en parle ?

La hausse des taux, chute des fonds d’état et des obligations sont  des phénomènes mondiaux, globaux. Les pertes commencent  à être énormes pour les portefeuilles. En particulier pour les durations longues. Nous vous renvoyons a nos articles qui conseillaient la vente de ces vehicules de taux, « le nouveau big short » et encore hier notre papier intitulé la révolution copernicienne de 2016. C’est un changement de paradigme, pas une péripétie technique…. 

Nous rappelons les raisons de notre conseil de « short » de Juin/ Juillet

  • -prise de conscience de l’échec des politiques monétaires non conventionnelles
  • -prise de conscience de la destruction des modèles d’esploitation des banques
  • -remise en cause des fondements des analyses monétaristes
  • -nécessité de sortir des politiques de taux zéro et NIRP
  • -remise en cause des status quo inégalitaire par les mouvements populistes
  • -exploration des politiques d’helicopter money et de stimulation fiscale
  • -redressement des anticipations d’inflation  partout
  • -tensions sur le funding et l’ »eurodollar » dangereux pour la stabilité

Si cela se poursuit, au dela d’un certain seuil, ce sera la dégelée sur les actions.

Aux Etats-Unis les particuliers fuient les actions à un rythme que l’on n’avait pas connu depuis 5 ans

Quelques exemples des variations sur les taux : 

Les taux d’intérêt remontent, quel candidat à la présidentielle en parle ?

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Par Frank Boizard La Lime 28 Octobre 2016 

Ni « l’intelligent » Juppé, ni le « raisonnable » Bayrou, ni les autres … n’en parlent.

Ils se livrent tous au concours absurde de « plus libéral que moi tu meurs » (absurde, car ils ont tous exercé le pouvoir sans se montrer libéraux. Juppé « l’intelligent », le déplafonneur de l’ISF, une des mesures les plus catastrophiques des trente dernières années … ).

Mais pas un n’évoque spécifiquement les taux d’intérêt.

Pourtant, sans tomber dans l’économisme obsessionnel, c’est un enjeu majeur du quinquennat qui vient. C’est aussi une question passionnante, car elle se trouve au carrefour de bien des problèmes : notre relation à la machine européiste, notre rapport à nos débiteurs, notre rapport au temps, etc. C’est d’ailleurs pourquoi personne n’en parle : comme aucun de ces matamores d’estrade,  ni « l’intelligent », ni le « raisonnable », ni « l’agité »,  ne  veut remettre en cause le système qui nous tue, mieux faire silence sur les questions gênantes.

Bien sûr, il n’y a pas encore de panique, nous sommes revenus au niveau de juillet et la BCE est toujours là pour bien distordre les prix.

Néanmoins, il faut prendre en considération les éléments suivants :

1) Plus on est endetté, plus on est vulnérable à une hausse des taux. Or, la France est endettée comme jamais.

2) Le phénomène est général, donc il y a peu de chances qu’il soit passager.

3) La hausse des taux, on sait quand ça commence, pas quand ça finit. C’est une pente savonneuse, on n’est jamais sûr qu’au bout, il n’y a pas de krach obligataire. Et quand les taux remontent, c’est trop tard, ou beaucoup plus douloureux, de faire les réformes qu’on a repoussées quand les taux étaient bas et qu’elles étaient faciles.

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