Art de la guerre monétaire et économique

EUROPE SCHIZOPHRÈNE : Guerre à l’extérieur, capitulation à l’intérieur

Guerre à l’extérieur, capitulation à l’intérieur

Il est des régimes qui se rêvent en Empires alors qu’ils ne sont plus capables de gouverner leurs propres rues.
L’Europe contemporaine appartient à cette catégorie pathologique.

Elle tonne à l’international.
Elle moralise à l’ONU.
Elle sanctionne, bombarde, menace, posture.

Et pendant ce temps, elle abdique à domicile.

Ce texte n’est pas un pamphlet.
C’est un constat clinique.


I. LA GUERRE COMME ALIBI MORAL

La France et le Royaume-Uni ont redécouvert la guerre comme on redécouvre une religion : par besoin de sens, non par capacité réelle.

Ukraine, Moyen-Orient, mer Rouge, posture indo-pacifique, “sécurité collective”, “ligne rouge”, “valeurs démocratiques”…
Le vocabulaire est martial, la mise en scène soignée.

Mais cette guerre n’est plus une guerre de survie.
C’est une guerre narrative.

Elle sert à :

  • masquer l’effondrement intérieur,
  • recréer une illusion de souveraineté,
  • rejouer l’Histoire pour oublier le présent.

La guerre extérieure devient l’opium des États faibles.


II. À L’INTÉRIEUR : L’IMPUNITÉ COMME SYSTÈME

Pendant que les chancelleries s’enivrent de géopolitique, la cité brûle en silence.

France :

  • zones entières soustraites à l’autorité réelle,
  • violences politiques tolérées tant qu’elles sont “bien orientées”,
  • ONG radicalisées subventionnées,
  • islamisme traité comme un “fait social”,
  • extrême gauche traitée comme une “expression citoyenne”.

Royaume-Uni :

  • répression asymétrique de la parole,
  • indulgence envers les réseaux communautaires radicaux,
  • criminalité endémique,
  • peur institutionnelle d’être accusé,
  • État tétanisé par son propre discours multiculturaliste.

👉 La loi n’est plus universelle. Elle est conditionnelle.


III. ONG, MILITANTISME ET SOUVERAINETÉ DISSOUTE

L’Europe ne gouverne plus : elle délègue.

À qui ?

  • ONG transnationales,
  • réseaux militants subventionnés,
  • fondations idéologiques,
  • instances “indépendantes” irresponsables.

Résultat :

  • la violence politique devient “cause”,
  • l’émeute devient “signal”,
  • l’occupation devient “revendication”.

L’État ne tranche plus.
Il arbitre à genoux.


IV. LE DOUBLE DISCOURS ABSOLU

C’est ici que la schizophrénie devient manifeste.

À l’extérieur :

À l’intérieur :

👉 La force est morale quand elle est lointaine.
Elle devient suspecte quand elle est nécessaire.


V. LA PEUR DE GOUVERNER

Le cœur du problème n’est pas idéologique.
Il est psychologique.

Les élites européennes :

  • ont peur de gouverner,
  • ont peur d’assumer la contrainte,
  • ont peur de désigner l’ennemi intérieur,
  • ont peur d’exercer la souveraineté.

Elles préfèrent :

  • exporter la violence,
  • importer l’instabilité,
  • moraliser au lieu d’agir,
  • parler de valeurs plutôt que d’ordre.

VI. UNE GUERRE SANS PEUPLE, UN PEUPLE SANS ÉTAT

La guerre extérieure est menée sans le peuple.
La paix intérieure est abandonnée contre le peuple.

Les citoyens européens comprennent désormais une chose essentielle :

  • l’État peut être fort loin,
  • mais faible chez lui.

Et cette prise de conscience est irréversible.


VII. LE MOMENT DE VÉRITÉ

Une civilisation ne meurt pas quand elle perd une guerre.
Elle meurt quand elle refuse d’exercer sa propre autorité.

L’Europe n’est pas menacée par un ennemi extérieur.
Elle est menacée par son refus de choisir.

Choisir :

  • entre l’ordre et le chaos,
  • entre la loi et l’excuse,
  • entre la souveraineté et la dissolution.

CONCLUSION — LA GUERRE COMME FUITES, LA PAIX COMME LUXE

La guerre extérieure est devenue le dernier théâtre où l’Europe fait semblant d’exister.
Mais une puissance qui ne protège plus sa cité ne protège plus rien.

L’Histoire est cruelle mais juste :

L’EUROPE SCHIZOPHRÈNE

Guerre à l’extérieur, indulgence radicale à l’intérieur

Il existe aujourd’hui un paradoxe européen si massif qu’il ne peut plus être attribué à l’erreur, à la naïveté ou à l’incompétence.
Il relève de la structure mentale du pouvoir européen.

Jamais l’Europe n’a autant parlé de guerre extérieure — contre la Russie, contre le terrorisme lointain, contre les « menaces hybrides » —
et jamais elle n’a été aussi tolérante, passive ou complice face aux forces de déstabilisation internes qui minent ses sociétés.

Ce double discours n’est pas une contradiction accidentelle.
C’est une doctrine implicite.


I — L’illusion guerrière : exporter la violence pour ne pas la regarder chez soi

La France et le Royaume-Uni, en particulier, se posent aujourd’hui en champions moraux de la confrontation extérieure :

  • rhétorique martiale permanente,
  • posture d’avant-garde « civilisationnelle »,
  • inflation de discours sur la défense de la démocratie par la force.

Mais cette virilité géopolitique est inversement proportionnelle à leur capacité à exercer l’autorité à l’intérieur de leurs frontières.

Ils parlent de guerre loin,
parce qu’ils ont renoncé à l’ordre près.


II — Terrorisme islamiste : l’ennemi qu’on n’ose plus nommer

Depuis vingt ans, l’Europe subit une pression islamiste continue :

  • attentats,
  • zones de non-droit,
  • réseaux de radicalisation,
  • prédication politique sous couvert religieux,
  • instrumentalisation du droit d’asile.

Et pourtant, le vocabulaire s’est dissous.

On ne combat plus une idéologie.
On « contextualise ».
On « désescalade ».
On « évite les amalgames ».

La conséquence est simple :
l’État s’excuse d’exister.

L’islamisme prospère non par sa force, mais par la défaillance morale du pouvoir.


III — Extrême gauche : l’allié intérieur du chaos

Parallèlement, l’extrême gauche européenne a opéré une mue décisive :

  • abandon de la lutte sociale réelle,
  • adoption de la lutte symbolique permanente,
  • fusion avec les causes identitaires,
  • justification implicite de la violence « antifasciste ».

En France comme au Royaume-Uni, cette extrême gauche bénéficie :

  • d’une indulgence judiciaire,
  • d’une complaisance médiatique,
  • d’une protection universitaire,
  • d’un financement indirect via ONG et subventions.

Elle n’est plus une opposition.
Elle est devenue une force d’érosion systémique, tolérée car utile pour neutraliser toute expression souverainiste.


IV — L’alliance objective : islamisme + extrême gauche

Ce que les élites refusent d’admettre, c’est l’existence d’une alliance objective :

  • l’islamisme fournit la pression démographique, culturelle et religieuse,
  • l’extrême gauche fournit la justification idéologique et juridique.

L’un attaque la civilisation par le bas,
l’autre la dissout par le haut.

Et l’État, paralysé, arbitre toujours contre lui-même.


V — La France et le Royaume-Uni : laboratoires de l’auto-désarmement

Ces deux pays concentrent tous les symptômes :

  • obsession morale extérieure,
  • culpabilité historique instrumentalisée,
  • judiciarisation extrême,
  • peur panique de l’accusation,
  • détestation de leur propre continuité historique.

Ils ne protègent plus leurs peuples.
Ils gèrent leur désagrégation.

La guerre extérieure devient alors un substitut symbolique :
un moyen de se donner l’illusion de la puissance
sans affronter la question centrale : qui commande encore chez nous ?


VI — Le cœur du problème : la souveraineté intérieure

Un État qui :

  • tolère des zones de non-droit,
  • excuse la violence idéologique,
  • criminalise la parole dissidente,
  • protège les ONG plus que ses citoyens,

n’est plus un État souverain.

Il est un gestionnaire post-national,
un prestataire de services sous contrainte morale permanente.


Conclusion — L’Empire imaginaire et la cité abandonnée

L’Europe croit encore jouer à la puissance.
Mais elle ne joue plus qu’à l’Empire imaginaire.

La vraie guerre n’est pas à l’extérieur.
Elle est dans la rue, dans l’école, dans le droit, dans le langage.

Tant que la France et le Royaume-Uni refuseront de restaurer l’ordre chez eux,
leurs discours guerriers à l’extérieur ne seront que gesticulations tragiques.


Post-scriptum – Lupus

On ne défend pas la civilisation
en bombardant au loin
ce que l’on laisse brûler chez soi.

POSTFACE RADICALE — LE POINT DE NON-RETOUR

Il y a un moment où l’on ne peut plus plaider l’erreur, la naïveté ou l’angélisme.
Ce moment est passé.

La France, le Royaume-Uni et, derrière eux, l’Europe institutionnelle ont choisi :
— la guerre à l’extérieur comme posture morale,
— la permissivité à l’intérieur comme mode de gouvernement.

Ce n’est plus une contradiction.
C’est une doctrine implicite.

Un État qui tolère l’émeute idéologique, le terrorisme de basse intensité et la subversion financée, cesse d’être un État.
Il devient un territoire administratif sous stress, protégé par des discours et non par des décisions.

L’Histoire ne juge pas les intentions.
Elle juge les conséquences.


INFOGRAPHIE — EUROPE : LE DOUBLE STANDARD

EXTÉRIEUR

  • Guerre morale
  • Sanctions
  • Ultimatums
  • Droit international invoqué
  • Valeurs brandies

INTÉRIEUR

  • Violences “contextualisées”
  • ONG intouchables
  • Islamisme traité comme un “fait social”
  • Extrême gauche requalifiée en “militantisme”
  • Police bridée, justice paralysée

RÉSULTAT
➡️ État dissuasif à l’étranger
➡️ État démissionnaire à domicile

EDDIE AND THE HOT RODS : BEGINNING OF THE END

Beginning of the End fonctionne comme un contrepoint punk-prophétique :

  • Tempo nerveux, urgence sèche : exactement l’état de l’Europe décrite — accélération sans contrôle.
  • Paroles implicites : pas l’apocalypse spectaculaire, mais la fin qui commence sans bruit, par délitement.
  • Esthétique pub-rock / punk 77 : la fin des illusions libérales, le moment où l’ordre craque avant l’explosion.
  • Ni nostalgique ni grandiloquent : lucide, tranchant, sans pathos — très Lupus-compatible.

Lecture symbolique

👉 C’est une musique de seuil, pas de ruines : le moment précis où l’Histoire bascule.

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2 réponses »

  1. EUROPE SCHIZOPHRÈNE : GUERRE DEHORS, CAPITULATION DEDANS

    On ne gouverne plus l’Europe.
    On l’administre sous anesthésie morale.

    La France et le Royaume-Uni jouent les va-t-en-guerre à l’international pendant qu’ils tolèrent chez eux le terrorisme idéologique, l’extrême gauche violente et l’islamisme politique.

    La force à l’extérieur sert d’alibi à l’impuissance intérieure.
    La morale remplace la loi.
    Le discours remplace l’autorité.

    Ce n’est pas une erreur.
    C’est un choix.

    📌 Article complet sur Le Blog à Lupus
    👉 Lecture indispensable pour comprendre la dislocation en cours de l’État européen.

    #Europe #Souveraineté #Sécurité #Géopolitique #BlogALupus #TS2F

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