Un bilan tranchant, stratégique, et profondément disruptif — sans concessions
Alors que beaucoup réduisent l’action de Donald Trump à un catalogue de provocations ou de ruptures procédurales, il est indispensable d’appréhender la décennie historique qu’il est en train d’écrire depuis qu’il est revenu à la Maison-Blanche.
Loin de la narration convenable et édulcorée des élites universitaires et médiatiques, le bilan de Trump après un an de pouvoir n’est pas un simple catalogue d’effets de manche ou de querelles symboliques : c’est une reconfiguration majeure de la géopolitique, de l’économie et de l’ordre mondial.

1) Une révolution institutionnelle intérieure : réorganisation totale
Dès le début de son mandat, Trump s’est engagé dans une offensive exécutive massive :
- plus de 225 ordres exécutifs remodelant l’appareil fédéral, recentrant l’État sur la sécurité, la souveraineté et l’efficacité, tout en transformant les priorités structurelles du gouvernement.
- mise en place du One Big Beautiful Bill Act, qui rend permanentes des baisses d’impôts, accroît les dépenses de défense et réforme profondément la politique sociale américaine.
Ce n’est pas de l’étincelage politique : c’est une reconception stratégique de l’État fédéral pour faire face au XXIᵉ siècle.
2) Immigration : ordre, frontières, sécurité nationale
La politique migratoire de Trump n’est pas théorique : elle a produit des résultats concrets.
Sous sa signature :
- des lois drastiques de sécurité des frontières ont été appliquées,
- l’immigration illégale a chuté à des niveaux historiquement bas,
- des millions de personnes en situation irrégulière ont été expulsées ou ont choisi l’auto-déportation.
Dans le monde réel, la légitimité d’un État repose sur sa capacité à protéger ses frontières et son peuple, pas sur des postures universelles.
3) Sécurité internationale : la force comme langage, la paix comme transaction
Sur la scène mondiale, la présidence de Trump a été marquée par une politique de puissance assumée :
- l’utilisation mesurée mais décisive de la force militaire dans plusieurs foyers de crise,
- des sanctions ciblées,
- la pression stratégique sur des régimes adverses,
- et des interventions diplomatiques fondées sur la négociation à partir d’une position de force.
Cette ligne réaliste tranche avec les utopies désincarnées du multilatéralisme :
la paix impose des conditions, elle ne tombe pas du ciel.
4) Commerce et économie : rupture avec un ordre mondial qui profitait aux puissances étrangères
Trump n’a pas timidement ajusté une politique commerciale : il a lancé une refonte complète du système des échanges mondiaux :
- rétablissement de tarifs protectionnistes sur des dizaines de partenaires,
- révision unilatérale des accords commerciaux,
- tentative de relocalisation industrielle et de protection de l’emploi national.
Ce renversement a mis à nu l’incapacité des institutions internationales à défendre les intérêts économiques des populations qu’elles prétendent représenter, et contraint les puissances établies à réévaluer leurs stratégies.
5) Ordre mondial : rupture avec les institutions obsolètes
Trump n’a pas simplement critiqué des organisations internationales :
il a désengagé l’Amérique des institutions qui avaient créé un ordre mondial figé, afin de proposer un nouvel espace diplomatique transactionnel plus efficace :
- retrait décidé de certains accords internationaux,
- remise en cause des élans universalistes,
- affirmation d’une diplomatie tournée vers les intérêts nationaux.
Ce n’est pas une fuite du monde : c’est la création d’une nouvelle architecture stratégique, où les engagements sont clairs, les modalités explicites et la responsabilité assumée.
6) La politique énergétique reconfigurée : autonomie, puissance et capacité industrielle
La stratégie américaine a abandonné les illusions idéologiques au profit d’une approche réaliste des ressources :
- priorisation de l’exploitation domestique,
- retrait des accords climatiques contraignants,
- affirmation du rôle des hydrocarbures comme vecteur d’indépendance énergétique.
Cette orientation n’est pas une capitulation devant l’air du temps :
c’est la réaffirmation que la souveraineté énergétique est un pilier de la puissance nationale.
7) Diplomatie transactionnelle : paix par la responsabilité et non par la morale
Enfin, Trump a transformé l’idée de paix en obligation contractuelle :
les alliances ne sont plus de simples déclarations de principes, mais des engagements évaluables et assumés dans une architecture internationale reconnaissant les intérêts concrets des États.
Cette transition signe la fin d’un âge utopique de la diplomatie et l’entrée dans une ère où la paix se négocie à partir de la force, pas de la vertu proclamée.
Conclusion lupienne : le temps des illusions est révolu
Tirer des bilans à court terme sans replacer les faits dans leur dimension historique reviendrait à juger une éclipse à partir de sa lueur visible.
Donald Trump ne répare pas l’ancien monde : il en construit un nouveau, fondé sur le réel, le tangible et le mesurable.
Ce n’est pas une présidence qui tente de préserver un ordre ancien :
C’est une administration qui en invente un autre.
Dans un monde où l’idéalisme cosmétique a multiplié crises, guerres et désordres, ce bilan, en rupture totale avec la pensée lâche et molle de l’establishment, mérite d’être jugé pour ce qu’il est : une révolution stratégique, un acte géopolitique majeur, et une réaffirmation de la puissance comme condition de la paix et de la souveraineté.

BILAN 1 AN DE TRUMP — 30 POINTS POUR COMPRENDRE LA RUPTURE
I. POUVOIR & ÉTAT (1–6)
- Rétablissement de l’autorité exécutive face à l’État administratif.
- Usage massif et assumé des décrets pour gouverner sans blocage.
- Fin de la paralysie bureaucratique héritée du multilatéralisme procédural.
- Réduction du pouvoir normatif des agences fédérales.
- Recentrage de l’État sur ses fonctions régaliennes.
- Abandon de la gouvernance morale au profit de la gouvernance efficace.
II. SOUVERAINETÉ & FRONTIÈRES (7–11)
- Reprise du contrôle effectif des frontières.
- Chute historique de l’immigration illégale.
- Fin du laxisme migratoire idéologique.
- Expulsions massives et dissuasion assumée.
- Redéfinition de l’asile comme exception, non comme droit automatique.
III. ÉCONOMIE & COMMERCE (12–16)
- Protectionnisme assumé au service de l’industrie nationale.
- Rééquilibrage des échanges commerciaux défavorables aux États-Unis.
- Pression tarifaire utilisée comme arme diplomatique.
- Relocalisation industrielle encouragée par la contrainte.
- Fin du dogme du libre-échange asymétrique.
IV. ÉNERGIE & RESSOURCES (17–20)
- Priorité absolue à l’indépendance énergétique.
- Abandon des politiques climatiques punitives.
- Exploitation maximale des ressources nationales.
- Énergie conçue comme instrument de puissance.
V. DÉFENSE & SÉCURITÉ (21–24)
- Augmentation massive des budgets militaires.
- Retour à une dissuasion crédible, non rhétorique.
- Réarmement stratégique face aux puissances rivales.
- Sécurité nationale replacée au sommet des priorités.
VI. DIPLOMATIE & ORDRE MONDIAL (25–30)
- Fin du multilatéralisme incantatoire.
- Alliances redéfinies comme contrats, non comme dogmes.
- Pression assumée sur alliés et adversaires.
- Création de structures alternatives aux institutions obsolètes.
- Hiérarchisation claire des partenaires (alliés / faux amis / adversaires).
- Retour du réel géopolitique contre l’idéologie globaliste.
LECTURE LUPIENNE DE SYNTHÈSE
Trump n’a pas géré l’ordre ancien.
Il a acté sa mort et commencé autre chose.
Ce bilan n’est pas moral.
Il est stratégique.
Il ne cherche pas à plaire.
Il cherche à tenir.

50 COUPS PORTÉS À L’ORDRE MONDIAL SOCIALO-FABIEN
Donald Trump, ou la démolition méthodique de la gouvernance molle
I. DÉLÉGITIMATION DU FABIANISME (1–10)
- Fin de la gouvernance par experts non élus.
- Rupture avec la temporalité lente et dilatoire des réformes fabiennes.
- Refus de la pédagogie infantilisante des peuples.
- Déconstruction du consensus médiatico-universitaire.
- Désacralisation des ONG comme relais de pouvoir.
- Mépris assumé pour la morale hors-sol.
- Retour du conflit politique réel contre le consensus mou.
- Fin du gouvernement par la culpabilité historique.
- Abandon du mythe du progrès linéaire.
- Démystification du “sens de l’Histoire”.
II. REPRISE DU POUVOIR POLITIQUE (11–20)
- Réaffirmation de la souveraineté nationale comme principe premier.
- Restauration de l’autorité de l’exécutif.
- Neutralisation de l’État profond.
- Contournement assumé des blocages institutionnels.
- Fin de la cogestion avec les bureaucraties internationales.
- Priorité au mandat populaire contre les cours morales.
- Refus du juridisme paralysant.
- Politique conçue comme décision, non comme procédure.
- Abandon du compromis permanent.
- Réhabilitation du rapport de force interne.
III. FRONTIÈRES, PEUPLES, IDENTITÉS (21–30)
- Frontières redevenues lignes de souveraineté.
- Immigration pensée comme choix politique, non comme fatalité.
- Fin de l’idéologie de la mobilité heureuse.
- Rejet du multiculturalisme institutionnel.
- Réaffirmation de la nation comme cadre de solidarité.
- Délégitimation du discours victimaire permanent.
- Priorité au citoyen sur l’individu abstrait.
- Rupture avec l’idéologie sans-frontiériste.
- Fin de la confusion entre droits de l’homme et dissolution politique.
- Réarmement symbolique des peuples.
IV. ÉCONOMIE, TRAVAIL, PUISSANCE (31–40)
- Fin du libre-échange asymétrique.
- Protectionnisme assumé comme outil stratégique.
- Réhabilitation du travail productif.
- Rupture avec la financiarisation hors-sol.
- Relocalisation industrielle forcée.
- Économie pensée comme instrument de souveraineté.
- Fin de l’écologie punitive.
- Énergie redevenue facteur de puissance.
- Désacralisation du marché global.
- Recentrage sur l’intérêt national.
V. GÉOPOLITIQUE & FIN DU MONDE FABIEN (41–50)
- Abandon du multilatéralisme incantatoire.
- Institutions internationales reléguées au second plan.
- Alliances redéfinies comme contrats.
- Fin de l’universalisme moral.
- Retour de la géographie contre l’idéologie.
- Réhabilitation de la dissuasion.
- Hiérarchisation claire des partenaires.
- Fin de l’illusion de la paix perpétuelle.
- Passage de la gouvernance globale à la puissance assumée.
- Acte de décès officiel de l’ordre mondial fabien.
CHUTE LUPIENNE
Le fabianisme croyait user le réel par le temps.
Trump a raccourci le temps pour réimposer le réel.
Ce n’est pas un style.
Ce n’est pas une humeur.
C’est une rupture historique.

Postface philosophique — Le temps contre le réel
Le fabianisme a toujours cru qu’il gagnerait par le temps.
Par la lenteur.
Par l’usure.
Par l’invisibilité des transformations.
Sa conviction intime était simple : les peuples finiraient par s’habituer. À tout. Aux normes, aux pertes de souveraineté, à la dilution des frontières, à la substitution du politique par la gestion, du tragique par l’expertise, du choix par la procédure.
Le fabianisme ne voulait pas vaincre.
Il voulait fatiguer.
Mais l’Histoire ne se laisse pas dissoudre indéfiniment. Elle accepte la ruse un temps, jamais éternellement. Il arrive toujours un moment où le réel, compressé, humilié, nié, revient sous forme de choc.
Trump n’est pas une idéologie.
Il est ce choc.
Il ne propose pas une vision harmonieuse du monde. Il ne promet pas le bien. Il ne vend pas la paix perpétuelle. Il réintroduit quelque chose que le fabianisme avait tenté d’abolir : la décision. Et avec elle, la responsabilité, le conflit, la hiérarchie, la frontière.
Là où le fabianisme croyait que la morale pouvait remplacer la puissance, Trump rappelle que la morale sans puissance n’est qu’un langage sans prise. Là où l’ordre fabien prétendait gouverner sans trancher, il tranche sans s’excuser. Là où l’ancien monde voulait administrer l’Histoire, il la relance.
Ce n’est ni beau ni laid.
C’est tragique, au sens antique.
La tragédie commence quand les illusions s’effondrent et que l’homme est rendu à ce qu’il est : un être situé, fini, contraint, obligé de choisir. Le fabianisme voulait un monde sans choix. Trump impose un monde où chaque choix a un coût.
Ceux qui crient à la brutalité confondent la fin du confort idéologique avec la fin de la civilisation. Ils se trompent. Les civilisations ne meurent pas quand la douceur disparaît. Elles meurent quand la capacité de décider s’éteint.
Ce que nous vivons n’est pas un accident politique.
C’est une correction historique.
Le fabianisme croyait avoir suspendu le tragique.
Il n’avait fait que le retarder.
Et comme toujours, lorsque le réel revient, il ne demande pas la permission.

Accompagnement musical — le vertige du réel – RADIO BIRDMAN : Descent into the Maelstrom
Ce morceau n’illustre pas une marche triomphale, mais une plongée.
Il ne célèbre pas l’ordre retrouvé ; il accompagne le moment où les certitudes sont aspirées, où le monde quitte la surface rassurante pour entrer dans le tourbillon.
- Maelström : image parfaite de la fin de l’ordre fabien — non pas effondré d’un coup, mais englouti par sa propre inertie.
- Guitares tendues, urgence sèche, énergie sans rédemption : la bande-son d’un monde où l’on ne gouverne plus par la lenteur, mais par la décision.
- Punk sans folklore, politique sans morale : le réel à nu.
En contrepoint de la postface philosophique, ce titre dit ce que le texte suggère :
nous ne sortons pas d’une crise,
nous entrons dans autre chose.
Et il n’y a pas de retour possible vers la rive tranquille.
Seulement la traversée —
ou l’engloutissement.

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Un an.
C’est le temps qu’il aura fallu à Donald Trump pour faire ce que l’ordre mondial fabien n’a jamais osé :
trancher.
Pendant que certains comptabilisent les indignations, le réel, lui, a avancé.
En douze mois, l’Amérique a cessé de gérer le monde par la morale procédurale pour le reconfigurer par la puissance, la géographie et la décision.
Frontières reprises en main.
État administratif remis à sa place.
Commerce redevenu arme stratégique.
Énergie sortie de l’idéologie.
Diplomatie redevenue transactionnelle.
Institutions globales contournées quand elles ne servent plus.
Ce bilan n’est pas aimable.
Il n’est pas consensuel.
Il est opératoire.
Là où l’ordre fabien promettait un progrès indolore, Trump a réintroduit le coût, le choix, la responsabilité.
Là où l’on gouvernait par le temps long et l’usure, il a gouverné par la décision et le rapport de force.
On peut détester le style.
On ne peut pas nier la rupture.
👉 Article complet + infographie “50 coups portés à l’ordre mondial fabien” à lire sur Le Blog à Lupus.
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