(ou : la transparence comme arme de dissimulation)
Il y a deux façons de mentir.
La première est primitive : on cache.
On enferme, on caviarde, on détruit, on classe, on “oublie”, on déclare “secret défense”, on invoque “la sécurité nationale”, on promet “une enquête”, puis on referme la trappe.
C’est l’ancien monde.
Le monde du dossier enterré.
Le monde du silence.
La seconde est infiniment plus sophistiquée : on publie.
On publie tout, d’un coup.
On publie trop.
On publie mal.
On publie sale.
On publie en vrac.
On publie comme on lâche un camion de gravats sur une scène de crime.
Et l’on appelle cela :
la transparence.
C’est exactement ce que nous venons de voir avec la fameuse “liste officielle” des personnes politiquement exposées (PEP) présentes dans les dossiers Epstein.
Ce n’est pas une “liste” de plus sortie d’un blog anonyme, d’un forum ou d’un compte X en roue libre.
Cette fois, c’est l’État américain qui parle.
Dans la nuit, le Département de la Justice (DOJ), sous l’autorité de la Procureure générale Pam Bondi et de son adjoint Todd Blanche, a publié un document officiel : une liste de “personnes politiquement exposées” mentionnées dans les fichiers Epstein.
Traduction pour un lecteur européen :
le ministère de la Justice des États-Unis, celui-là même qui est censé protéger les victimes et poursuivre les criminels, vient de jeter au public une avalanche de noms, mélangeant chefs d’État, célébrités, milliardaires, magistrats, journalistes, morts célèbres, et vivants très puissants — le tout dans un même sac.
Et ce geste n’a rien d’innocent.
Car une liste pareille n’est pas une révélation : c’est une technique.
Un procédé de brouillage.
Un écran de fumée bureaucratique.
Une manière de dissoudre le réseau réel dans une foule indistincte, afin que plus personne ne sache où regarder.
Le pouvoir n’ouvre pas le dossier Epstein.
Il le recouvre.
Après Bondi, après le spectacle, voici la machine.
Bondi, c’était la scène :
les cris, les invectives, la colère, les échanges de caniveau, la comédie du Congrès, la procureure générale qui se transforme en commentatrice boursière dès qu’on lui parle d’Epstein, et le DOJ qui s’enfuit dans la rhétorique dès que Massie sort un document.
Mais pendant que les caméras filmaient le théâtre, l’État préparait la suite :
un outil froid, bureaucratique, parfait.
La liste.
Non pas la liste des coupables.
Non pas la liste des complices.
Non pas la liste des réseaux.
Mais la liste des mentions.
La liste conçue pour un seul objectif :
noyer le crime dans le bruit.

- So, while we have seen ‘lists’ before, this is the official DoJ list of potential pedophiles, pizza eaters, or island-partiers (allegedly)…
- Acosta, Alexander
- Adelson, Miriam
- Allen, Woody
- Allred, Gloria
- Assange, Julian
- Audrey, Strauss
- Avakian, Stephanie
- Babino, Vincent
- Baldwin, Alec
- Band, Doug
- Bannon, Steve
- Barak, Ehud
- Barr, William
- Becerra, Xavier
- Belohlavek, Lanna
- Berman, Geoffrey
- Beyonce
- Bezos, Jeff
- Biden, Ashley
- Biden, Hunter
- Biden, Jill
- Biden, Joe
- Birger, Laura
- Bistricer, David
- Bistricer, Marc
- Black, Leon
- Blanche, Todd
- Blinken, Antony
- Boies, David
- Bondi, Pam
- Bongino, Dan
- Bono
- Book, Lauren
- Booker, Cory
- Bowdich, David
- Boyd, Stephen E.
- Bradshaw, Ric
- Branson, Richard
- Brennan, John
- Brockman, John
- Brunel, Jean Luc
- Buckley, Sean
- Bull, Gerald
- Bush Jr., George
- Bush, George W.
- Bush, Jeb
- Byrne, Patrick
- Calk, Stephen
- Capone, Russell
- Carlson, Tucker
- Carper, Tom
- Castro, Fidel
- Cheney, Dick
- Cher
- Chomsky, Noam
- Clayton, Jay
- Clinton, Bill
- Clinton, Chelsea
- Clinton, Hillary
- Clooney, George
- Cobain, Kurt
- Cohen, Michael
- Colleran, Brian
- Collins, Linda
- Comey, James
- Comey, Maureen
- Conway, George
- Copperfield, David
- Cosby, Bill
- De Niro, Robert
- Dershowitz, Alan
- Desantis, Ron
- Diller, Barry
- Donahue, Phil
- Donaleski, Rebekah
- Dupont, Kathleen
- Economou, George
- Egauger, Michael
- Eisenberg, John
- Elizabeth II
- Ellison, Keith
- Emmanuel, Rahm
- Epstein, Jeffrey
- Erben, Germann
- Feinberg, Stephen
- Ferguson, Sarah
- Filip, Mark
- Flynn, Michael
- Foley, Mark
- Fortelni, Marius
- Friedland, Edward
- Frost, Phillip
- Gates, Bill
- Gates, Melinda
- Garland, Merrick
- Geithner, Timothy
- Giuliani, Rudy
- Goldman, Dan
- Graham, Lindsey
- Guinness, Arthur Edward Rory
- Haley, Nikki
- Harrish, Joshua
- Harris, Kamala
- Hatch, Orin
- Hawk, Rony
- Heiss, Howard
- Higgins, Tony
- Ho, Stanley
- Holder, Eric
- Hoffman, Reid
- Horowitz, Andreesen
- Horowitz, Michael
- Hosenball, Mark
- Hoyer, Steny
- Huckabee, Mike
- Huckabee, Sarah
- Hutner, Florence
- Inge Rokke, Kjell
- Iveagh, Clare
- Jackson, Michael
- Jagger, Mick
- Jarecki, Henry
- Jayapal, Pramila
- JayZ
- Jeffries, Hakeem
- Johnson, Hank
- Jones, Alex
- Joplin, Janis
- Kasich, John
- Kendall Rowlands, John
- Kennedy Jr., Robert F.
- Kerry, John
- Khanna, Ro
- Kline, Carl
- Krisher, Barry
- Kudlow, Larry
- Kushner, Jared
- Kyl, Jon
- Lady Victoria Hervey
- Lefkowitz, Jay
- Lefroy, Jeremy
- Leo, Leonard
- Lew, Jack
- Lewinsky, Monica
- Lieu, Ted
- Lofgren, Zoe
- Lonergan, Jessica
- Lorber, Howard
- Lord Robert May
- Lutnick, Howard
- Lynch, Loretta
- Mace, Nancy
- Mandelson, Peter
- Mao, Coreen
- Margolin, James
- Markey, Ed
- Markle, Meghan
- Massie, Thomas
- Maxwell, Ghislaine
- Maxwell, Robert
- May, Theresa
- McCain, John
- McFarland, Nicole
- Meadows, Mark
- Menendez, Robert
- Milano, Alyssa
- Milikowski, Nathan
- Milken, Michael
- Mnuchin, Steve
- Moe, Alison
- Monaco, Lisa
- Monroe, Marilyn
- Mook, William
- Moskowitz, Jared
- Mueller III, Robert s.
- Mulvaney, Mick
- Murdoch, Rupert
- Musk, Elon
- Nadler, Jerry
- Napolitano, Janet
- Nassar, Larry
- Netanyahu, Benjamin
- Newsom, Gavin
- Obama, Barack
- Obama, Michelle
- Ocasio Cortez, Alexandria
- O’Donnell, Rosie
- Oz, Mehmet
- Papapetru, Sophia
- Parker, Daniel
- Patel, Kash
- Paul, Ron
- Pecorino, Joseph
- Pelosi, Nancy
- Pence, Mike
- Pestana, Diego
- Phelan, John
- Plaskett, Stacey
- Plourde, Lee
- Podesta, Tony
- Pomerantz, Lara
- Pompeo, Mike
- Pope John Paul II
- Pope, Susan
- Power, Samantha
- Presley, Elvis
- Presley, Lisa Marie
- Prince Harry, Duke of Sussex
- Price Andrew Mountbatten-Windsor
- Prince Philip
- Princess Diana
- Pritzker, JB
- Pritzker, Thomas
- Quayle, Dan
- Raskin, Jamie
- Ratcliffe, John
- Ratner, Brett
- Readler, Chad
- Reagan, Ronald
- Recarey, Joseph
- Reiter, Michael
- Reno, Janet
- Reynolds, Tom
- Rice, Susan
- Richardson, Bill
- Rod-Larsen, Terje
- Rogers, Matthew
- Rohrbach, Andrew
- Romney, Mitt
- Roos, Nicolas
- Rosen, Jeffrey
- Rosenstein, Rod
- Ross, Diana
- Rossmiller, Alexander
- Roth, John
- Routch, Timothy
- Rove, Karl
- Rowan, Marc
- Rubenstein, Howard
- Rubio, Marco
- Ruemmler, Kathy
- Ryan, Paul
- Salinger, Pierre
- Sasse, Ben
- Scanlon, Mary Gay
- Scarola, John
- Schenberg, Janis
- Schiff, Adam
- Schlaff, Martin
- Schumer, Amy
- Schumer, Chuck
- Schwarzman, Stephen
- Scott, Tim
- Sekulow, Jay
- Senatore, Adrienne
- Sessions, Jeff
- Shamir, Yitzhak
- Shapiro, Ben
- Shappert, Gretchen
- Shea, Timothy
- Siad, Daniel
- Snowden, Edward
- Soros, Alex
- Soros, George
- Spacey, Kevin
- Spitzer, Eliot
- Springsteen, Bruce
- Stabenow, Debbie
- Staley, Jes
- Starmer, Keir
- Starr, Kenneth
- Stoltenberg, Jens
- Stordalen, Gunhild
- Stordalen, Petter
- Straub, Glenn
- Streisand, Barbara
- Sultan Ahmed bin Sulayem
- Summers, Larry
- Swalwell, Eric
- Sweency Jr., William
- Thomas-Jacobs, Carol
- Taylor Green, Marjorie
- Thatcher, Margaret
- Thiel, Peter
- Trump, Donald
- Trump, Ivanka
- Trump, Melania
- Tucker, Chris
- Vance, JD
- Villafana, Marie
- Walker, Richard
- Warsh, Kevin
- Wexner, Abigail
- Wexner, Les
- Williams, Damian
- Wolff, Michael
- Woodward, Stanley
- Wyden, Ron
- Yung, Mark
- Zampolli, Paolo
- Zucker, Jeff
- Zuckerberg, Mark
1) La “liste PEP” : l’arme parfaite du régime
Officiellement, Pam Bondi et Todd Blanche nous expliquent qu’ils ont publié une liste de “personnes politiquement exposées” citées dans les documents.
Le mot est technocratique, presque neutre : PEP.
On croirait un inventaire administratif.
On croirait un registre de conformité bancaire.
En réalité, c’est une opération de guerre psychologique.
Car une liste PEP n’est pas une preuve.
Ce n’est même pas un indice.
C’est une forme.
Et cette forme a une fonction politique :
produire un effet de vérité sans produire la vérité.
On vous donne une page pleine de noms, et vous croyez qu’on vous donne la réalité.
Or on ne vous donne pas la réalité.
On vous donne un bruit de fond.
2) Le grand tour de magie : “Tout le monde est dedans”
La force de cette liste, c’est qu’elle mélange volontairement trois catégories :
A) Les gens réellement impliqués, proches, réguliers, structurels
Ceux qui ont des échanges directs, répétés, intimes, financiers, logistiques.
Les “noyaux durs”.
B) Les gens périphériques, mondains, utiles
Ceux qui ont croisé, dîné, volé, salué, échangé un mail.
Ceux qui font partie de l’écosystème.
C) Les gens “fantômes”
Les gens cités dans un article, dans un extrait, dans une note, dans un document tiers.
Parfois morts depuis trente ans.
Parfois mentionnés pour une raison sans rapport.
Et le tour de magie, c’est celui-ci :
Quand vous mélangez A, B et C, le public conclut : “Tout le monde est dedans, donc personne n’est responsable.”
C’est l’objectif.
3) Transparence par saturation : la technique moderne du camouflage
Le monde d’avant détruisait les archives.
Le monde d’aujourd’hui vous les jette au visage.
Le pouvoir a compris une chose essentielle :
dans un univers d’information surabondante, la censure la plus efficace est la saturation.
C’est la même méthode que l’Union soviétique, mais avec le sourire.
Vous voulez comprendre Epstein ?
On vous donne :
- 3 millions de pages
- 180 000 images
- 2 000 vidéos
- 15 heures de rushes
- des listes de 400 noms
- des “mentions”
- des fichiers incomplets
- des redactions incohérentes
- des noms de victimes exposées
- des noms de puissants masqués
- des erreurs corrigées “en 40 minutes”
- et des communiqués triomphants sur “l’effort historique de transparence”.
Et le citoyen moyen finit par conclure :
“C’est trop. Je ne peux pas. Je n’y comprends rien.”
Voilà la victoire du pouvoir.
4) Pourquoi cette liste est un acte politique, pas un acte judiciaire
Dans une démocratie normale, une publication officielle doit viser la clarté.
Ici, elle vise l’inverse.
Cette liste n’a pas été conçue pour :
- informer
- protéger les victimes
- clarifier les responsabilités
- orienter les enquêtes
- identifier les réseaux
Elle a été conçue pour :
- produire un choc
- déclencher des guerres partisanes
- provoquer des réactions émotionnelles
- créer un effet “Hollywood”
- et empêcher la lecture structurée.
Car si le public lit structuré, il comprend.
Et s’il comprend, il exige.
Et s’il exige, il devient dangereux.
5) La fonction réelle : fabriquer des guerres tribales
La liste est une bombe à fragmentation.
Elle explose en mille morceaux.
Chaque tribu prend ce qui l’arrange.
- Les mondialistes prennent Trump.
- Les souverainistes prennent Clinton.
- Les progressistes prennent les princes.
- Les conservateurs prennent Hollywood.
- Les complotistes prennent le pape.
- Les journalistes prennent “les deux camps”.
Et pendant que les tribus s’étripent…
les structures survivent.
La liste n’est pas faite pour dévoiler un réseau.
Elle est faite pour détruire la possibilité même de parler du réseau.
6) Ce que la liste ne dit pas (et qu’elle ne doit surtout pas dire)
La liste ne dit pas :
- qui finançait Epstein
- qui le protégeait
- qui le couvrait
- qui avait accès aux enregistrements
- qui récupérait le kompromat
- qui recyclait l’argent
- qui utilisait les “honey pots”
- quels services étaient impliqués
- quelles fondations, quelles universités, quels cabinets, quelles banques.
La liste vous donne un inventaire de noms.
Mais Epstein n’est pas une affaire de noms.
Epstein est une affaire de fonctions.
Encadré — Honey pot : le piège au miel, ou l’arme douce du pouvoir sale
Un honey pot n’est pas une “orgie de riches”.
C’est une arme de renseignement.
On attire une cible — ministre, banquier, patron, député, prince, journaliste — dans un décor de luxe où tout semble permis : soirées, escorts, drogues, “massages”, fausse intimité. La cible croit consommer. En réalité, elle est consommée.
Le but n’est pas le sexe.
Le but est la capture : photos, vidéos, messages, traces, dépendances, et surtout l’instant où l’homme puissant devient vulnérable.
Ensuite vient la vraie opération :
- faire taire,
- faire signer,
- faire voter,
- faire financer,
- faire trahir,
- ou faire tomber au moment opportun.
C’est cela, l’architecture Epstein : non pas une “déviance privée”, mais une industrie de la compromission, un piège à élites, une machine à fabriquer du silence.
Et dans un honey pot, la question n’est jamais seulement : “qui est coupable ?”
La question est : qui tient la caméra ?
7) La France doit comprendre ceci : la liste est une arme de guerre culturelle
Pour un lecteur européen, il faut le dire clairement :
Aux États-Unis, l’affaire Epstein est devenue un champ de bataille de la guerre civile culturelle.
Et la liste est un instrument.
Elle sert à :
- faire croire que tout le monde est compromis
- rendre l’idée même de justice impossible
- transformer une affaire criminelle en match partisan
- et protéger, au passage, les vrais circuits de pouvoir.
C’est la méthode américaine moderne :
le scandale permanent.
Le scandale comme climat.
Le scandale comme météo.
Le scandale comme bruit blanc.
Et dans le bruit blanc, il n’y a plus de vérité.
8) Pourquoi “Lewinsky, Thatcher, Elvis, Cher, Bill Cosby et le pape” ?
La question posée est bonne :
qu’ont en commun ces noms ?
Réponse : rien.
Et c’est précisément le but.
Quand vous voyez Elvis et le pape sur une liste Epstein, vous comprenez instinctivement que la liste est un objet absurde.
Mais au lieu de conclure “cette liste est une manipulation”, beaucoup concluent :
“Tout est absurde. Donc tout se vaut. Donc rien n’est vrai.”
C’est la stratégie.
Le pouvoir moderne ne cherche plus à imposer un mensonge unique.
Il cherche à imposer une chose plus utile :
l’impossibilité de distinguer le vrai du faux.
9) Le cœur du scandale : le pouvoir veut l’immunité
Et c’est là que l’on rejoint la phrase centrale — la vraie — qui doit rester le pivot de tout ton cycle Epstein :
Ce réseau n’est pas seulement un crime.
C’est une revendication d’immunité.
Une classe homogène s’est installée dans :
- l’exécutif
- le législatif
- le judiciaire
- le journalisme
- l’université
- la finance
- les cabinets d’avocats
- les ONG
- les fondations
Et elle a imposé une règle implicite :
La punition est pour les petites gens.
La loi est pour les autres.
Le réseau Epstein est la photographie de cette immunité.
10) La morale de l’histoire : le scandale est devenu une technique de gouvernement
Dans un monde sain, un scandale détruit.
Dans notre monde, le scandale nourrit.
Il nourrit :
- les médias
- les partis
- les plateformes
- les influenceurs
- les ONG
- et même l’État.
Et pendant que le scandale nourrit tout ce monde, il ne détruit rien.
Car le scandale est géré.
Il est distribué.
Il est scénarisé.
Il est digéré.
Il devient une routine.
Et la routine, c’est l’impunité.
Conclusion : après le théâtre, la machine
Bondi a joué la scène.
Le DOJ a publié la liste.
Et l’on voudrait nous faire croire que c’est la vérité.
Non.
C’est une technologie.
C’est la transparence comme camouflage.
La publication comme brouillard.
La liste comme anesthésiant.
Ce que le pouvoir ne supporte pas, ce n’est pas qu’on sache.
C’est qu’on comprenne.
Et Epstein, désormais, n’est plus seulement un homme.
C’est un système.
Et ce système, comme tous les systèmes, ne survit qu’à une condition :
que le peuple reste noyé dans le bruit.

Encadré — Le marais publie la liste : Trump a-t-il déjà perdu la guerre contre l’État profond ?
On nous avait promis le grand nettoyage.
Le “drain the swamp”.
Le retour du glaive, la fin des intouchables, la liquidation de la bureaucratie autonome qui gouverne l’Amérique contre son peuple.
Et voilà ce que l’on obtient.
Non pas une clarification.
Non pas une mise en accusation.
Non pas une stratégie judiciaire lisible.
Mais une liste.
Une liste tellement énorme qu’elle devient un instrument de brouillage.
Une liste où l’on mélange tout :
les morts et les vivants,
les coupables et les figurants,
les contacts directs et les mentions incidentes,
les présidents et les chanteurs,
les hommes d’État et les ombres.
C’est exactement le style de l’État profond :
produire du document pour tuer la vérité.
Créer un excès de transparence pour empêcher toute transparence réelle.
Noyer le crime dans la paperasse.
Transformer un réseau en nuage.
Le plus troublant, ici, c’est la position de Pam Bondi.
Car Bondi n’est pas une technocrate anonyme :
elle est au plus près de Trump,
elle incarne l’exécutif,
elle est censée être l’instrument de la rupture.
Or dans ce dossier, son ministère ressemble moins à une machine à vérité qu’à une machine à dilution.
Alors la question devient explosive :
Trump gouverne-t-il réellement… ou bien le marais gouverne-t-il encore, en utilisant même ses propres hommes ?
Car ce que nous voyons n’est pas un “déballage”.
C’est un verrouillage sophistiqué.
Le marais ne détruit pas la preuve :
il la publie.
Et en la publiant ainsi, il la rend inutilisable.
Pouquoi The Names – “Swimming” est idéal pour ce billet.
Ça donne une ambiance :
- froide
- européenne
- post-punk / bruxelloise
- et surtout : hypnotique, comme une noyade lente dans le bruit — exactement le thème de la “transparence par saturation”.
Morceau d’accompagnement : The Names — “Swimming”.
Parce qu’ici, la vérité ne disparaît pas : elle se noie.
The Names — “Swimming” : la bande-son parfaite d’un peuple qui se noie dans les listes.
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LA LISTE.
Le DOJ américain a publié une liste officielle des “personnes politiquement exposées” apparaissant dans les dossiers Epstein.
Et c’est là que le piège se referme.
On y trouve des présidents, des ministres, des milliardaires, des stars, des journalistes… mais aussi des morts, des mentions indirectes, des noms apparaissant dans des articles de presse, des figures historiques.
Ce n’est pas une liste de complices.
Ce n’est pas une liste de criminels.
C’est une liste de saturation.
Une transparence qui ne révèle rien :
elle noie.
Après l’audition Bondi, on comprend mieux :
le système ne cherche pas la clarté.
Il cherche la maîtrise du récit.
Car le vrai scandale Epstein n’est pas “le vice”.
Le vrai scandale, c’est l’infrastructure :
argent offshore, diplomatie parallèle, renseignement privatisé, chantage, philanthropie de couverture, justice asymétrique.
Et quand tout cela menace de remonter à la surface, on vous balance une liste.
On remplace l’enquête par le brouillard.
La vérité ne disparaît pas : elle se noie.
The Names — Swimming
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Un coup de génie …du Mal ‘il y a tout a voir il n’y a plus rien à regarder Un tsunami de noms qui emportera peut-être Trump Noyé dans une avalanche vide de sens Trump aurait du frapper encore plus fort à son arrivée Profiter de son triomphe pour les achever Les mondialistes ces chers hommes de Davos sont des crotales ils faut leur écraser la tête Curtis Yarvin a raison il faut abattre la cathédrale
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Votre commentaire est très juste sur la manœuvre : “tout à voir / plus rien à regarder”.
C’est exactement la technique de saturation : une avalanche de noms, un brouillard de proximité, et au final… l’impossibilité d’établir une chaîne de responsabilité lisible. Le scandale devient un océan. Donc il se dissout.
Et oui, le risque politique est réel : dans ce type d’opération, tout le monde est potentiellement sali, y compris Trump, parce que l’objectif n’est pas la justice, mais la neutralisation par contamination.
Sur le “Trump aurait dû frapper plus fort”, c’est possible. Mais il faut voir la contrainte : on ne “décapite” pas une infrastructure d’un coup. L’appareil judiciaire, les agences, les médias, les cabinets, les fondations, tout cela constitue la cuirasse du système. C’est pour cela que l’affaire Epstein est si révélatrice : elle montre un pouvoir qui résiste même à l’évidence.
Quant à la “cathédrale” de Yarvin : le diagnostic sur la fusion des institutions (médias, universités, justice, bureaucratie) est pertinent. Mais l’illusion serait de croire qu’on la renverse par une simple volonté politique. Ce n’est pas une tête à écraser, c’est une forme de civilisation devenue machine.
Le cœur du sujet reste donc celui-ci :
tant qu’il n’y a pas de procès publics, de preuves primaires, de chaînes de protection exposées, la “liste” restera une arme du système — pas une arme contre lui.
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« Trop d’infos tue L’info » … Et encore « Et en meme temps » il y a des fausses infos dans les soi-disant « infos » … comme « Presley, Elvis »… LoL .. il est mort en Aout 1977 bien avant le Réseau Epstein … ils prennent vraiment les « Goyim » que nous sommes à leurs yeux, pour « des singes » … ou bien pour « des veaux » comme en France, où l’on nous ressort la technique de la confusion mentale instrumentalisée , je cite : « Ca ne se prononce pas « EP-STEIN », ça se prononce « EP-STINE » … LoL …Tout comme on nous a fait le coup du trop fameux : « On ne dit pas « LE » COVID, on dit « LA » COVID… » … « Et si ma tante en avait … »…. Technique de manipulation évidente pour créer des dissonances cognitives et embrouiller tout début de réflexion dans les neurones des Gueux… Ceci alors que – Le Vrai problème – N’est PAS le verni extérieur des apparences, MAIS Bel et Bien – « LE FOND » – du problème-… Et c’est Là où ils ne veulent surtout pas aller voir : SUR « LE FOND Réel » des évènements concrets… « ils » tentent de changer l’apparence de l’emballage et de l’étiquette, alors que c’est en fait le liquide qui est contenu dans la bouteille qui est important et qui reste strictement le même … Et puis bien sur une petite couche de plus : « CéléRusses », Logique ‘EP-STINE » ça sonne comme « Poutine », « Elsine », et pourquoi pas « Raspoutine » aussi ?? Tous ces manipulateurs malicieux auraient pris du galon du temps de Joseph Goebbels expert en manipulations techniques des comportements humains, et qui avait dit, je cite : « Donnez moi l’accès sans limite à la Radio et aux organes de Presse, et je vous transforme les citoyens de n’importe quelle Nation en un Troupeau de cochons… » De fait il est désormais facile de comprendre « Qu’ils » vont nous sortir d’autres contre-feux pour embrouiller encore plus les neurones des gens du « Bas-peuple »…
Et pourtant même l’ancienne 1ère ministre aurait déclaré sans aucune gène, récemment lors d’une interview d’un magazine important, je cite : « Avoir passé une soirée merveilleuse chez Jeffrey EPSTEIN dans son appartement de Paris, et qu’aussi elle avait bien vu qu’il y avait alors sur place des filles de 12/13 ans, mais que selon elle celà était tout à fait « Normal » puisqu’elles étaient consentantes… »…. ( sans commentaire…. ) …. Même chez nous en France les « Zélites » jettent un écran de brouillage pour que les Citoyens ulcérés ne sachent plus vraiment si les dits « évènements sordides » étaient horribles et sataniques, ou bien si ce n’étaient en fait que de simples partouzes de Libertinage embourgeoisé… Laissez un peu de temps s’écouler + de nouveaux évènements survenir comme la Guerre au Moyen-Orient avec la flambée du baril entrainant la hausse des prix de la nourriture au supermarché, et ensuite la plupart des gens du Peuple n’iront même plus chercher à tenter de comprendre quels types de réseaux souterrains, politiques, de mise en relations, et factuellement « d’insertion » dans « La Caste Supérieure » avec passage obligatoire par des Rituels, avec séances de torture, de viols, de meurtres … se cachaient derrière les apparences, ceci afin que nos Fausses « Zélites » se sentent capables de TOUT et en Totale impunité, et donc capables de braver les interdits, et que par Là même ils et elles se considèrent comme « des êtres supérieures » à « La Masse » du « Bas-Peuple » des moutons, juste bons « Eux » à aller bosser pour que les membres de « La Caste » puissent s’enrichir et profiter sans limite…
J’aurai rajouté à L’Article, qu’il est aussi possible d’utiliser un 3ème stratagème pour « cacher La Vérité », à savoir la cacher directement dans le Décor environnant, intégrée au décor en question… Vous passez à coté mais vous ne la voyez pas… seuls les yeux avisés et qui savent, la voient vraiment…
A part des rebondissements spectaculaires, ou sinon La Vraie Liste authentique copiée et lâchée insidieusement et publiquement, Tout celà risque de « Faire Pschitt » … Pourquoi ?? Parce que très surement ces réseaux continuent encore avec ou sans EPSTEIN, et ce « scandale » sera seulement « un écran de fumée » afin que « Les Gueux » imaginent L’Affaire comme pliée et classée, et qu’ils n’imaginent pas qu’en fait tout continue en sous sol …
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Votre commentaire dit très bien la mécanique : trop d’infos, plus de hiérarchie, plus de sens. Et quand on ajoute à cela des erreurs grossières, des noms absurdes, des confusions volontaires ou non, on obtient le résultat parfait : le public décroche, ou se divise en chapelles.
C’est exactement l’un des procédés classiques de neutralisation :
non pas censurer, mais polluer.
Non pas interdire, mais noyer.
Sur les détails (prononciations, “la/le”, etc.), je vous suis : ce sont des micro-brouillages, des manœuvres de surface, qui occupent l’attention pendant que le fond reste intouché. L’emballage devient le débat, le contenu disparaît.
Cela dit, je tiens à une nuance importante : il faut éviter que l’indignation légitime bascule dans un excès inverse. Les éléments les plus extrêmes (rituels, meurtres, etc.) circulent beaucoup, mais ils sont précisément ce qui permet au système de décrédibiliser l’ensemble en bloc. Or, le cœur d’Epstein est déjà assez accablant et documenté : trafic, prédation, compromission, chantage, protection judiciaire, recyclage médiatique.
Vous ajoutez un point essentiel, et je le reprends volontiers :
la vérité peut aussi être cachée à ciel ouvert, intégrée au décor.
C’est même la forme la plus moderne de dissimulation : on montre, mais on rend illisible. On laisse passer, mais on rend inopérant.
Et votre conclusion est la plus juste :
si rien ne remonte en chaîne — procès, documents primaires, protections exposées — alors tout cela risque de faire “pschitt”, et le système continuera… simplement plus discret, plus dur, plus blindé.
C’est précisément pour cela que j’insiste : Epstein n’est pas un scandale. C’est une infrastructure. Et une infrastructure ne meurt pas : elle se reconfigure.
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