Etat Profond

“ONCLE JEFFREY” : QUAND LA MAISON-BLANCHE D’OBAMA ÉCRIVAIT SA DÉFENSE AVEC EPSTEIN

Il existe des scandales qui éclatent.
Et il existe des scandales qui suintent.

Le premier type fait tomber des têtes.
Le second type fait tomber les masques.

Le dossier Epstein, depuis la déclassification massive de janvier 2026, ne révèle pas seulement des crimes. Il révèle un fait plus insupportable encore : le crime n’était pas la faille du système. Il en était une fonction.

Et l’un des documents les plus accablants n’est pas une photo, ni une liste, ni un carnet d’adresses.

C’est un échange de mails.

Un échange où l’on découvre que Kathryn Ruemmler, conseillère juridique de la Maison-Blanche sous Obama, devenue ensuite directrice juridique de Goldman Sachs, demandait l’avis d’Epstein pour préparer sa défense.

Oui : Epstein, le pédophile condamné, servait de conseiller dans une affaire de réputation et de crise politique.

C’est là que tout bascule.
Parce qu’à ce stade, ce n’est plus “une relation”.
C’est un service.


1) Carthagène 2012 : le scandale qu’on a voulu effacer

Retour en avril 2012.
Carthagène, Colombie.
Sommet des Amériques.
Avant même l’arrivée d’Obama, la presse apprend qu’au moins vingt agents des services secrets, militaires et membres de l’équipe de préparation ont été impliqués dans un scandale de prostitution.

Officiellement, on sanctionne.
On licencie.
On lave.
On désinfecte.

Mais un détail apparaît ensuite — le détail qui transforme une simple affaire de mœurs en affaire d’État :

Un jeune homme, Jonathan Dach, étudiant en droit à Yale, bénévole non rémunéré dans l’équipe de préparation, fils d’un important donateur démocrate, aurait fait enregistrer une prostituée à son nom dans sa chambre d’hôtel.

Le genre de détail qui, en politique, ne doit jamais être écrit noir sur blanc.

Or il l’a été.

Et la Maison-Blanche le savait.


2) Le point de bascule : Ruemmler est informée

Les documents indiquent que le directeur des services secrets, Mark Sullivan, aurait informé la conseillère juridique de la Maison-Blanche.

Cette conseillère juridique, c’est Kathryn Ruemmler.

Et que fait la Maison-Blanche ?

Elle mène une enquête “interne”.
Elle interroge.
Elle conclut publiquement : aucune preuve de faute.

Et Dach continue sa trajectoire.
Sans tache.
Sans bruit.
Sans trace.

Le système n’a pas “raté”.
Le système a fonctionné.


3) 2014 : le Washington Post rouvre la plaie

Deux ans plus tard, en 2014, le Washington Post publie de nouveaux détails : registres d’hôtel, éléments concrets, contradictions.

Et soudain, Kathryn Ruemmler est en danger.

À ce moment-là, elle est pressentie pour succéder à Eric Holder comme Attorney General.
Autrement dit : elle vise le sommet du sommet.

Et c’est là que surgit l’élément qui fait exploser toute l’histoire :

Epstein lui écrit.

Il lui dit qu’il a parlé à des journalistes.
Qu’il tente “d’isoler / contenir” le Washington Post.

Puis Ruemmler lui envoie une ébauche de sa réponse au journaliste.
Et lui demande son avis.

Elle ne demande pas conseil à un cabinet.
Elle ne demande pas conseil à un conseiller en communication.
Elle ne demande pas conseil à un juriste.

Elle demande conseil à Epstein.


4) La phrase qui détruit tout : “Oncle Jeffrey”

Et là, nous ne sommes plus dans la zone grise.
Nous ne sommes plus dans “une relation professionnelle”.

Parce que les mails montrent une familiarité :
un ton affectueux, intime, presque domestique.

Epstein est “Oncle Jeffrey”.
Epstein offre des cadeaux de luxe.
Epstein devient le conseiller officieux de crise.

Ce n’est pas un homme qu’on “subit”.
C’est un homme qu’on utilise.

Et c’est là le point essentiel.


5) Le système Epstein : un service après-vente du pouvoir

On comprend alors ce qu’est réellement Epstein.

Pas un financier.
Pas un “pédophile riche”.
Pas un “monstre isolé”.

Mais un prestataire.

Un prestataire du pouvoir mondialiste.

Il est là pour :

  • contenir les scandales,
  • neutraliser les journalistes,
  • fabriquer des récits de défense,
  • maintenir l’impunité,
  • et surtout : assurer la continuité des carrières.

Epstein n’est pas “à côté” des élites.

Il est leur assureur moral.
Leur garantie anti-conséquence.
Leur service après-vente.


6) Et Goldman Sachs dans tout ça ?

Ruemmler finit chez Goldman Sachs.

Et quand les dossiers explosent, Goldman tente de tenir.
Puis Goldman lâche.

Elle “démissionne”.
Mais tout le monde comprend : elle est sortie.

Le scandale n’est pas qu’elle ait connu Epstein.

Le scandale, c’est qu’elle l’ait utilisé comme outil de gestion de crise,
et qu’une banque comme Goldman ait jugé cela compatible avec la fonction de “Chief Legal Officer”.


7) La vraie question : pourquoi Epstein ?

Il y a une question que personne ne veut poser, parce qu’elle est trop violente.

Pourquoi Epstein ?
Pourquoi lui ?

Pourquoi une conseillère juridique de la Maison-Blanche, dans un moment critique, s’appuie-t-elle sur un homme condamné pour crimes sexuels ?

Il n’y a qu’une seule réponse rationnelle :

Parce qu’Epstein n’était pas un paria.
Il était un hub.

Un hub d’influence.
Un hub de réseaux.
Un hub d’arrangements.

Epstein était celui qui savait comment le système se protège,
parce qu’il en était l’un des mécaniciens.


8) Conclusion : l’affaire Epstein n’est pas un scandale sexuel

L’affaire Epstein est une radiographie.

Une radiographie d’un régime occidental où :

  • la justice protège les puissants,
  • les médias sélectionnent les coupables,
  • les carrières se poursuivent malgré l’infamie,
  • et où l’on peut écrire des lettres de défense avec un pédophile condamné, sans que le système ne s’effondre.

Ce n’est pas “un scandale”.

C’est une structure.

Et c’est pour cela que la déclassification 2026 est si explosive :
elle ne révèle pas seulement des crimes.

Elle révèle l’existence d’une classe qui se croit au-dessus du droit.

Et qui, jusqu’ici, l’a été.

EN COMPLEMENT — “Quand les deux camps se taisent”

Il existe une règle empirique en politique — une règle que tout observateur sérieux finit par apprendre à la dure :

quand les deux camps s’insultent à plein volume, il ne se passe souvent rien.
Mais quand les deux camps hésitent, se contredisent, reculent, temporisent, alors il faut se tenir droit : c’est généralement que la vérité est trop dangereuse pour être dite.

L’affaire Epstein, dans sa phase 2026, est exactement de cette nature.

Nous ne sommes plus au stade du “fait divers sordide”.
Nous ne sommes même plus au stade du “scandale sexuel”.
Nous sommes au stade du diagnostic institutionnel, et ce diagnostic est glaçant :

👉 l’État américain lui-même semble incapable de dire la vérité.


1) L’illusion du théâtre partisan

Officiellement, tout le monde joue son rôle :

  • Les Républicains accusent les Démocrates d’avoir enterré Epstein sous Biden.
  • Les Démocrates accusent les Républicains de verrouiller Epstein sous Trump.
  • Les médias font mine de “suivre le dossier” tout en l’encadrant comme une hystérie complotiste.

Le citoyen voit donc deux camps qui se renvoient la balle.

Mais la vérité, c’est que cette dispute est secondaire.
Car sur l’essentiel — les noms, les structures, les protections, les circuits — les deux camps sont pris.

Et c’est précisément ce qui explique le phénomène le plus inquiétant :

👉 la transparence promise produit moins de clarté que de chaos.


2) La stratégie du brouillard : trop d’infos tue l’info

On nous a balancé des millions de pages, des images, des vidéos, des mails, des listes.
À première vue, cela ressemble à une victoire : “vous vouliez la vérité ? La voilà.”

Mais ce n’est pas la vérité.
C’est le déluge.

Et le déluge a une fonction politique :

  • noyer les faits dans le bruit
  • rendre la vérification impossible
  • déclencher une guerre civile cognitive
  • faire basculer le dossier Epstein dans la catégorie “folie collective”

C’est là que la formule devient brutale mais juste :

le dossier Epstein est peut-être la plus grande opération de manipulation mentale de masse de l’histoire moderne occidentale.

Non pas parce que tout est faux.
Mais parce que même le vrai devient inutilisable lorsqu’il est injecté dans un océan d’incohérences, de noms absurdes, de morts, d’erreurs grossières, de “Presley Elvis”, de Thatcher, de papes, de Cher, de Cosby et d’autres fantômes.

Ce n’est plus une enquête.
C’est une arme.


3) Pourquoi les deux camps ont peur ?

Parce que le dossier Epstein n’est pas un dossier “de camp”.

C’est un dossier d’infrastructure.

Un dossier qui traverse :

  • la finance (banques, hedge funds, cabinets fiscaux, fondations)
  • la diplomatie (ONU, Quai d’Orsay, think tanks)
  • les services (officiels ou “offshore”)
  • le show-business
  • les universités
  • les réseaux philanthropiques
  • les cabinets d’avocats
  • les “commissions”
  • les ports, les hubs logistiques, les pays du Golfe

Et ce qui terrifie tout le monde, ce n’est pas seulement le crime.
C’est la mécanique.

Car Epstein, au fond, est un modèle :
un modèle de prédation adossé à la protection institutionnelle.


4) L’odeur du secret plus noir que la dispute

Il y a une phrase que je retiens, parce qu’elle est d’une logique froide :

La vérité, ici, pourrait être la suivante :

  • Epstein n’était pas seulement un prédateur
  • Epstein n’était pas seulement un proxénète de luxe
  • Epstein n’était pas seulement un homme de chantage
  • Epstein était peut-être un nœud opérationnel dans une architecture de pouvoir

Et cette architecture a un point commun :
elle ne dépend pas des élections.

Elle survit à Obama.
Elle survit à Trump.
Elle survit à Biden.
Elle survivra à tout le monde.

Parce que ce n’est pas un parti :
c’est un étage supérieur.


5) Le vrai scandale : la réponse des institutions

Le scandale, aujourd’hui, ce n’est même plus Epstein.

Le scandale, c’est :

  • la lenteur
  • les caviardages
  • les erreurs “impossibles”
  • les victimes exposées
  • les noms des puissants masqués
  • les auditions grotesques
  • les listes absurdes
  • les contradictions internes du DOJ
  • et surtout… l’impression que tout cela est piloté non pour révéler, mais pour neutraliser.

L’État américain ne publie pas la vérité.
Il publie un dispositif.

Un dispositif qui a un but :
faire croire qu’on a tout donné, tout en gardant l’essentiel.


6) Conclusion Lupus : le silence est la signature du “Club”

On pourrait résumer l’époque en une formule simple :

Quand la République n’arrive plus à trancher,
quand les institutions n’arrivent plus à nommer,
quand la justice n’arrive plus à accuser,
quand les médias n’arrivent plus à enquêter,
quand la gauche et la droite se neutralisent…

👉 ce n’est pas une crise politique.
C’est une capture de régime.

Et Epstein, en 2026, n’est pas seulement un scandale :
c’est la radiographie.


Chute

Quand les deux camps se taisent, ce n’est pas qu’ils ignorent.
C’est qu’ils savent.
Et quand ils savent, mais qu’ils ne parlent pas,
c’est que la vérité ne menace pas un homme.

Elle menace le système.

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3 réponses »

  1. On nous a vendu Epstein comme un monstre isolé, une anomalie, un accident.
    Les documents 2026 disent l’inverse.

    Ils montrent Kathryn Ruemmler — conseillère juridique de la Maison-Blanche sous Obama, ensuite directrice juridique de Goldman Sachs — en train de demander à Epstein de relire et calibrer sa défense face au Washington Post.

    Ce n’est pas un “lien”.
    C’est un usage.
    Un service.
    Une mécanique.

    Epstein n’était pas à côté du pouvoir : il était dans sa plomberie.

    👉 Article sur Blog à Lupus.

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