Etat Profond

ZONE 51 : QUAND L’EMPIRE N’A PLUS DE DIEUX, IL INVENTE DES EXTRATERRESTRES

(Chronique noire — Blog à Lupus)

Il y a des phrases qui ne tombent pas du ciel.
Elles tombent d’un système.

Quand un ancien président des États-Unis, Barack Obama, lâche tranquillement en podcast :
« Les extraterrestres existent. Mais ils ne sont pas en Zone 51. »
… ce n’est pas une “blague”.
C’est une technologie politique.

Une phrase calibrée.
Une phrase à double détente.
Une phrase qui, en une seconde, réorganise le réel, comme un coup de couteau dans un rideau de théâtre.

Car il faut comprendre ceci :
un empire ne parle jamais pour informer.
Il parle pour programmer.

Et quand il se met à parler d’extraterrestres, ce n’est pas parce qu’il a découvert Mars.
C’est parce qu’il a perdu la Terre.


I — L’AVEU QUI N’EN EST PAS UN : LA RHÉTORIQUE DU “OUI MAIS NON”

La phrase d’Obama est un chef-d’œuvre de l’art moderne :
le “oui mais non”.

  • Oui, ils existent.
  • Non, ils ne sont pas là.
  • Oui, l’univers est vaste.
  • Non, nous n’avons aucune preuve.
  • Oui, j’ai posé la question.
  • Non, on ne m’a rien dit.

C’est une confession sans contenu, un aveu sans matière, une bombe à fragmentation narrative.

Ce genre de phrase ne vise pas la vérité.
Elle vise la gestion psychique du public.

Elle dit au peuple :

C’est l’algorithme parfait :
autoriser l’imaginaire, interdire l’enquête.


II — ZONE 51 : L’ANTRE MYTHOLOGIQUE DU COMPLEXE MILITARO-INDUSTRIEL

La Zone 51 est l’un des lieux les plus puissants de la modernité, non parce qu’elle cache des aliens, mais parce qu’elle cache la vérité structurelle :

Un conglomérat de :

  • budgets noirs,
  • programmes classifiés,
  • industries de défense,
  • laboratoires,
  • ingénierie avancée,
  • dissimulation,
  • et contrôle de l’information.

La Zone 51 n’est pas un secret.
C’est un rite.

Elle fonctionne comme un autel.
Le citoyen moderne n’a plus de cathédrale.
Alors il a :

  • Roswell,
  • les “UAP”,
  • les auditions du Congrès,
  • et les fuites contrôlées.

C’est la religion du monde désenchanté :
un sacré sans transcendance,
un mystère sans Dieu,
un miracle en PowerPoint.


III — L’EMPIRE A BESOIN DE MYTHES, PARCE QU’IL NE SAIT PLUS GOUVERNER

Les extraterrestres surgissent toujours quand les empires vacillent.

Pourquoi ?

Parce qu’à un moment, la machine impériale rencontre son mur :

  • dette incontrôlable,
  • polarisation sociale,
  • perte de crédibilité,
  • déclin industriel,
  • guerre permanente,
  • fractures internes,
  • crise énergétique,
  • crise migratoire,
  • crise de légitimité.

Et alors l’empire doit faire ce qu’il fait toujours :
décaler la scène.

Quand on ne peut plus expliquer :

  • l’effondrement du pouvoir d’achat,
  • les guerres sans victoire,
  • les “accidents” financiers,
  • les opérations clandestines,
  • les manipulations médiatiques,

… on propose un grand théâtre cosmique.

La stratégie est simple :

C’est une diversion par surcharge.


IV — LE “DISCLOSURE” : UNE INDUSTRIE, PAS UNE RÉVÉLATION

Le phénomène OVNI, aujourd’hui, n’est plus un mystère.
C’est un marché.

On a :

  • des podcasts,
  • des commissions,
  • des rapports,
  • des fuites,
  • des “lanceurs d’alerte”,
  • des documentaires,
  • des séries Netflix,
  • des auditions,
  • des “experts”,
  • des militaires repentis,
  • et des journalistes sous perfusion de sources.

C’est un modèle économique.

Et c’est exactement la logique du système contemporain :
transformer toute fissure du réel en industrie de la fissure.

La dissidence devient une économie.
Le scandale devient un produit.


V — OBAMA : LE PRÊTRE CALME D’UNE RELIGION D’ÉTAT

Obama, ce n’est pas “un homme”.
C’est un dispositif.

C’est la voix douce du pouvoir.
La voix du système qui se présente comme raisonnable.

Le pouvoir moderne ne dit pas :

Il dit :

C’est la parole anesthésiante.

Et quand cette parole parle d’extraterrestres, elle fait deux choses simultanément :

  1. Elle crédibilise le thème pour capter le public.
  2. Elle le neutralise en l’enfermant dans l’indémontrable.

C’est l’art du contrôle :
autoriser l’hypothèse, interdire la conclusion.


VI — TULSI GABBARD, VANCE, TRUMP : LE NOUVEAU TRIANGLE DU “MYSTÈRE GÉOPOLITIQUE”

Le plus intéressant dans cette histoire n’est pas Obama.

Le plus intéressant, c’est que l’administration Trump (dans ce récit) joue la carte du mystère :

  • Trump dit “tout est possible”,
  • Vance se dit “obsédé”,
  • Tulsi Gabbard affirme croire et promet des révélations.

Ce n’est pas un hasard.

Le trumpisme, au fond, est la tentative de capter la colère anti-système…
sans briser le système.

Et pour cela, il a besoin d’un carburant psychique :
le soupçon permanent.

Le soupçon est une énergie politique.
Le soupçon maintient l’électorat mobilisé.
Le soupçon transforme la politique en série.


VII — LE POINT CENTRAL : CE NE SONT PAS DES ALIENS. CE SONT DES PROGRAMMES

La vérité froide, la seule qui tienne debout :

Si quelque chose d’“inexplicable” circule dans le ciel,
la probabilité la plus forte n’est pas extraterrestre.

La probabilité la plus forte, c’est :

  • drones de nouvelle génération,
  • tests d’aéronefs secrets,
  • systèmes hypersoniques,
  • dispositifs de guerre électronique,
  • illusions radar,
  • opérations psychologiques,
  • et — surtout — budgets noirs.

La Zone 51 a toujours été un terrain d’essai pour des avions ultrasecrets :
U-2, F-117, et autres programmes.

Donc la question n’est pas :

La question est :


VIII — LE GÉNIE DU SYSTÈME : FAIRE D’UNE ZONE MILITAIRE UNE CATHÉDRALE

Zone 51 est l’exemple parfait de la magie moderne :

Une base militaire réelle,
transformée en légende,
qui protège les programmes réels.

Le mythe est un bouclier.

Quand les gens parlent d’aliens,
ils ne parlent plus :

  • de budgets,
  • de corruption,
  • de privatisation de la défense,
  • d’industries de l’ombre,
  • de technologies militaires,
  • de surveillance globale.

Le mythe est une opération de camouflage.

Le plus grand tour de l’État profond n’est pas de cacher la vérité.
C’est de la cacher dans le folklore.


IX — LA CONCLUSION NOIRE : QUAND L’EMPIRE N’A PLUS DE FUTUR, IL FABRIQUE DES MONDES

Ce que révèle cette séquence n’est pas l’existence des extraterrestres.
Elle révèle l’état mental de l’Occident.

Un monde :

  • épuisé,
  • endetté,
  • désindustrialisé,
  • fragmenté,
  • saturé d’images,
  • incapable de produire du réel.

Alors il produit des récits.

Et plus le réel devient insoutenable,
plus le récit devient cosmique.

C’est la dernière étape de l’empire :
quand il n’a plus de projet,
il propose un mystère.

Quand il n’a plus de souveraineté,
il propose une fiction.

Quand il n’a plus de peuple,
il propose une croyance.


Le XXIe siècle n’est pas l’ère des extraterrestres.
C’est l’ère où l’empire, faute de gouverner, fabrique des hallucinations administrées.

Kat Onoma — “Radio Activity”

Ça colle à 3 niveaux :

  • Radiations / ondes / signaux : la Zone 51 comme mythe techno-militaire, “le réel en fréquence”, jamais en preuve.
  • Climat de paranoïa froide : pas d’héroïsme, pas de grand lyrisme — juste une angoisse sourde, administrative.
  • Esthétique post-politique : exactement l’ambiance “empire qui gère le vide”.
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3 réponses »

  1. ZONE 51 : QUAND LE MENSONGE DEVIENT UNE ADMINISTRATION 

    Barack Obama vient de lâcher une phrase qui, dans un autre monde, aurait déclenché un séisme :
    « Les extraterrestres existent. Mais ils ne sont pas détenus dans la Zone 51. »

    Et comme toujours dans notre époque, l’important n’est pas ce qui est dit.
    L’important, c’est ce que cela produit.

    Ce n’est pas une révélation.
    C’est une opération de narration.

    La Zone 51 n’est pas seulement un lieu :
    c’est le théâtre officiel du secret.
    L’endroit où l’État américain a appris à fabriquer un récit si puissant qu’il devient plus réel que le réel. On ne te dit pas “voilà la vérité”.
    On te dit : “voilà le cadre dans lequel tu as le droit de chercher.”

    On ne te dit pas “il y a des preuves”.
    On te donne un “jeu”, un clin d’œil, un sourire présidentiel, un meme.
    Puis on laisse le peuple faire le reste :
    il complète, il extrapole, il délire, il s’auto-enferme.

    Et pendant que les citoyens scrutent les étoiles,
    les vrais dossiers — budgets, surveillance, biolabs, guerres, manipulations — restent enterrés.

     Le génie du système :
    fabriquer une “zone 51” mentale.
    Un espace où la dissidence tourne en rond, où le soupçon devient folklore, où l’opposition devient entertainment.

    Et soudain tu comprends :
    la Zone 51 n’est pas un secret.
    C’est un outil.

     Article complet sur Blog à Lupus :
    “Zone 51 : Quand le mensonge devient une administration”

     Musique recommandée : Kat Onoma — Radio Activity
    (ondes froides, paranoïa sourde, empire en fréquences)

    Aimé par 2 personnes

  2. Soldat Obama en mission « calmer les foules sentimentales » état d’urgence, état dans l’urgence l’état aux urgences…Epstein virus … ravages .. au secours: le Mythe

    Mystification ou Mystic hallucinations …qu’importe les foules en redemandent :les voila les extra terrestres …nouvel Age certifié!

    Aimé par 1 personne

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