Etat Profond

Zorro Ranch : quand l’affaire Epstein quitte les salons et entre dans la terre

On nous a vendu l’affaire Epstein comme un fait divers américain : un prédateur, des victimes, une île, une maison de ville, quelques noms, puis le rideau.
Mais l’Amérique vient de lâcher un détail qui change la nature du dossier : le Nouveau-Mexique ouvre une enquête officielle sur le “Zorro Ranch”.
Et soudain, le récit quitte la mondanité. Il descend dans le sol. Il entre dans l’infrastructure. Il devient logistique.


I — Le décor qu’on ne voulait pas regarder

Pendant des années, l’imagerie Epstein a été volontairement réduite à deux cartes postales :

  • Little Saint James, l’île-caricature, parfaite pour fabriquer du sensationnel.
  • La townhouse de Manhattan, la cage verticale, parfaite pour fabriquer du “réseau”.

Deux lieux médiatiques.
Deux lieux “Hollywood”.

Mais Epstein possédait un troisième site — et c’est probablement le plus important :

le ranch du Nouveau-Mexique, à une cinquantaine de kilomètres de Santa Fe.

Un domaine gigantesque. Des collines. Des dépendances. Des routes privées.
Un endroit où l’on ne filme pas. Où l’on n’écoute pas. Où l’on n’enquête pas.
Un endroit où l’on peut faire venir, faire taire, faire disparaître.


II — Ce que dit l’acte politique : l’État local accuse l’État fédéral

Ici, on n’est pas dans une rumeur.

La législature du Nouveau-Mexique a voté :

  • une commission d’enquête bipartisane
  • un budget de 2,5 millions de dollars
  • une mission : examiner ce qui s’est passé sur cette propriété

Et surtout, un élément central revient dans les déclarations :

Si cette phrase se confirme, elle ne décrit pas une erreur.
Elle décrit un scandale d’État.

Car comment croire qu’un réseau de cette ampleur, avec des témoignages, des victimes, des allers-retours, des avions, des complices, ait pu fonctionner…
sans que le FBI ne fasse au minimum le geste élémentaire :
perquisitionner le terrain.


III — Le ranch n’est pas un décor secondaire : il est dans les témoignages

Le ranch revient dans plusieurs récits déjà connus :

  • Annie Farmer : “massage” et intrusions dans la chambre à 16 ans.
  • Virginia Giuffre : présence au ranch, et mention de “massages” ordonnés.
  • D’autres témoignages anonymisés : arrivée, escorte, convocation — “Jeffrey veut te voir”.

Le ranch apparaît comme un lieu où la mécanique Epstein était déployée en plein.

Ce n’est pas un endroit où l’on “invite”.
C’est un endroit où l’on administre.


IV — Le mail expurgé : la phrase qui change tout

Dans les fichiers publiés par le DOJ, un élément déclencheur apparaît :
un courriel expurgé qui évoque deux “jeunes filles étrangères” enterrées sur la propriété.

Il faut être clair.

Ce n’est pas une preuve.

Ce n’est pas une certitude.

Ce n’est pas un verdict.

Mais ce n’est pas rien non plus.

Parce que :

  • ce mail existe dans les archives du DOJ
  • il est expurgé
  • il déclenche une demande officielle d’accès complet et d’éléments médico-légaux
  • il fait entrer l’affaire dans une catégorie différente :

la possibilité d’homicides, de disparition, de crime organisé.

Là, on ne parle plus seulement de chantage.
On parle d’un monde où la victime ne survit pas pour témoigner.


V — Pourquoi l’Amérique est au bord de la rupture

Ce qui rend l’affaire Epstein explosive, ce n’est pas Epstein.

C’est la réaction des institutions.

Le peuple américain découvre une évidence :

les institutions ont protégé le système plus que les victimes.

Et maintenant, on observe une scène presque insoutenable :

  • les victimes demandent des comptes
  • les élus locaux ouvrent des enquêtes
  • le DOJ publie en flux
  • le FBI apparaît comme absent
  • et la vérité est gérée comme une crise de communication

Ce n’est pas une enquête.
C’est une administration du chaos.


VI — La terre comme coffre-fort

Pourquoi ce ranch est-il si symbolique ?

Parce que la terre est le meilleur coffre-fort.

Les dossiers, on peut les brûler.
Les vidéos, on peut les expurger.
Les listes, on peut les manipuler.
Les médias, on peut les acheter.

Mais la terre…

La terre garde.
La terre attend.

Et si le Zorro Ranch devient le centre du dossier, ce n’est pas pour le folklore.
C’est parce que le ranch pose une question brute :


VII — La scène finale : le ranch devient “retraite chrétienne”

Et puis, il y a le détail qui résume tout :
la succession Epstein a vendu le ranch.

Il doit devenir un lieu de retraite spirituelle chrétienne.

C’est presque trop parfait.
C’est l’Amérique.

On ne purifie pas.
On repeint.

On ne juge pas.
On réaffecte.

On ne détruit pas la machine.
On change l’enseigne.


Conclusion — L’île était un théâtre. Le ranch pourrait être un cimetière.

L’île était un décor.
Manhattan était un bureau.
Le ranch, lui, est un territoire.

Et un territoire, c’est ce que l’État redoute :
parce qu’un territoire oblige à creuser.

Si l’Amérique ne creuse pas, ce ne sera pas par manque de moyens.
Ce sera par manque de volonté.

Et alors, la question ne sera plus :
“Qui était Epstein ?”

Mais :

“Qui a décidé qu’on ne devait jamais savoir ?”

ZZ Top — “La Grange” fonctionne très bien ici.

Pourquoi ?

Parce que :

  • on est sur un ranch, pas sur une île : le symbole est évident, presque ironique ;
  • le morceau porte une énergie poisseuse, électrique, “roadside America” ;
  • ça donne au billet un ton : la crasse derrière le décor, la “province” américaine où les crimes deviennent logistique.
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3 réponses »

  1. ZORRO EST ARRIVÉ !

    Le ranch noir d’Epstein — Santa Fe, Nouveau-Mexique : la scène oubliée

    On croyait connaître l’affaire Epstein.L’île. New York. Palm Beach.Les salons, les jets, les carnets, les caméras.

    Et puis voilà que le décor change.

    Nouveau-Mexique.Santa Fe.Un ranch de 3 000 hectares.Un lieu immense, isolé, silencieux.Un lieu où, selon plusieurs témoignages, Epstein faisait « tout ce qu’il voulait » — en toute impunité.

    La législature du Nouveau-Mexique vient d’ouvrir une enquête officielle sur ce qui s’est passé au “Zorro Ranch”.

    Et là, on bascule.

    Parce que dans les dossiers déclassifiés figure un élément que même Hollywood n’aurait pas osé écrire : un courriel expurgé évoque deux jeunes filles étrangères enterrées sur la propriété.

    On parle d’un possible scénario de strangulation sexuelle, de disparitions, de corps dans les collines.On parle d’une zone où le FBI n’aurait même pas perquisitionné.

    Pendant que le monde regardait “Little Saint James”,le vrai théâtre de l’horreur — le théâtre de l’ombre — était peut-être ailleurs.Zorro : le masque, le signe, le Z

    Il y a quelque chose de sinistrement ironique dans ce nom.

    Zorro, dans la vieille série TV, c’était le justicier masqué,le “Z” gravé sur les murs,la signature du retour du droit.

    Ici, au contraire, c’est le Z du silence.Le Z de la zone morte.Le Z d’un territoire où la loi ne rentre pas.Ce que l’enquête du Nouveau-Mexique veut enfin savoir

     Que s’est-il réellement passé dans ce ranch ? Pourquoi l’État fédéral n’a-t-il pas agi ? Qui savait ? Qui a couvert ? Qui a fermé les yeux ? Pourquoi le DOJ caviarde encore des documents en 2026 ?

    Les témoignages cités sont déjà accablants :

    Annie Farmer affirme avoir été abusée au ranch à 16 ans.

    Une victime (“Jane”) évoque un passage au ranch à 14 ans.

    Virginia Giuffre, aujourd’hui décédée, affirmait que Maxwell l’avait forcée à “masser” Bill Richardson.

    Une masseuse de Santa Fe accuse Epstein d’agression sexuelle sur place.

    Et maintenant :

     un email de 2019 prétend que deux jeunes filles étrangères auraient été enterrées dans les collines du ranch.Le détail qui tue : le ranch a été revendu

    En 2023, la succession Epstein a vendu la propriété.Le nouveau propriétaire annonce vouloir en faire un lieu de retraite spirituelle chrétienne.

    On pourrait commencer par un exorcisme.Le point essentiel

    Ce n’est pas un “détail sordide” de plus.

    C’est un basculement.

    Parce que si le Zorro Ranch devient un centre d’enquête majeur, alors l’affaire Epstein cesse d’être seulement :

    un scandale sexuel,

    un système de chantage,

    un réseau de protection.

    Elle devient aussi un dossier potentiel de disparitions, de violence extrême, et de crime impuni sur territoire américain.

     Le Z est arrivé.Mais pas celui de la justice.

    Celui du silence.Celui des collines.Celui des corps qu’on n’a jamais voulu compter.

     Morceau d’accompagnement : ZZ Top — “La Grange”(Le blues du désert. Le riff du mauvais endroit. La musique d’un ranch où l’on ne devait pas entrer.)

    #EpsteinFiles #ZorroRanch #NouveauMexique #Davos #DeepState #Réseaux #Oligarchie #Impunité #BlogALupus

    Aimé par 1 personne

  2. A bon il a des héritiers ..la « succesion Epstein  » c’est comme si Al Capone avait eu une succesion!
    Et faire une lieu de retraite spirituelle de ce lieux maudit… j’hésite: une dernière volonté du maitre de ce lieu ou une continuité dans l’horreur de ses « amis »?
    C’est vrai qu’en volonté d’humour noir il ne rate rien :ZORRO héros d’enfance pris en otage par un tueur sans âme.

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