Douce France

MACRON, OU LA LIBERTÉ D’EXPRESSION VERSION “MARCHÉ RÉGULÉ”

(Quand le pouvoir ne gouverne plus, il administre le langage.)

Il fallait oser.
Emmanuel Macron, président d’un pays qui a inventé la Déclaration des Droits de l’Homme, vient d’expliquer au monde — depuis New Delhi, donc en exportation premium — que la liberté d’expression en ligne est une « pure foutaise ». Une absurdité. Du vent.

Et tout cela, bien sûr, au nom de la démocratie.

Nous sommes entrés dans la phase terminale du régime : quand le pouvoir ne peut plus produire du réel, il produit du contrôle. Quand il ne peut plus gouverner les choses, il gouverne les mots. Quand il ne peut plus convaincre, il moralise. Quand il ne peut plus assumer, il interdit.

Et surtout : quand il ne peut plus être aimé, il exige d’être obéi.


I — LA TYRANNIE EN BADGES : “LIBERTÉ” MAIS CERTIFIÉE PAR L’ÉTAT

Macron ne dit pas :

Il dit :

Traduction : la liberté d’expression n’existe que si elle est validée par un audit.
C’est la liberté version Commission européenne : un droit conditionnel, suspendu à une certification, une norme, un comité, une “instance indépendante” (composée des mêmes).

C’est l’idée moderne de la liberté :

  • pas un droit naturel,
  • pas un principe,
  • pas une colonne vertébrale,
    mais un service sous licence.

Vous êtes libre, mais dans un cadre.
Vous parlez, mais dans un périmètre.
Vous critiquez, mais sans heurter.

Le pouvoir ne vous dit plus “tais-toi”.
Il vous dit : “parle, mais correctement.”


II — LA GRANDE ESCROQUERIE : “C’EST POUR LUTTER CONTRE LA HAINE”

Le mot magique, c’est toujours le même : haine.

C’est le nouveau “terrorisme”.
C’est le nouveau “complotisme”.
C’est le nouveau “désordre public”.

Un terme volontairement flou, extensible, plastique, comme une pâte à modeler répressive.
Parce que la “haine”, aujourd’hui, c’est :

  • critiquer un gouvernement,
  • se moquer d’une idéologie,
  • contester un dogme sanitaire, climatique ou sociétal,
  • ou simplement : refuser d’être rééduqué.

Le génie de l’époque, c’est d’avoir remplacé le débat par un diagnostic.
Tu n’as pas tort : tu es “toxique”.
Tu n’es pas opposant : tu es “haineux”.
Tu n’es pas dissident : tu es “radicalisé”.

Le pouvoir médicalise la contradiction.
Puis il la neutralise.


III — LA LIBERTÉ D’EXPRESSION : LEUR ENNEMI STRATÉGIQUE

Soyons clairs : ce n’est pas l’algorithme qui les terrorise.
Ce n’est pas la pornographie.
Ce n’est pas la violence.

Ce qui les terrorise, c’est le fait que le peuple puisse parler hors de leurs tuyaux.

Avant, l’opinion passait par :

  • les journaux,
  • les éditorialistes,
  • les experts certifiés,
  • les chaînes subventionnées,
  • les ONG d’État,
  • les institutions.

Maintenant, un inconnu peut produire une analyse, une vidéo, une preuve, une archive.
Et cela peut circuler.

Et c’est là que leur monde s’écroule :
le monopole de la narration est cassé.

Alors ils inventent un concept :

Et pour une fois, l’expression est juste.


IV — L’EUROPE : LE CONTINENT QUI N’A PLUS QUE LA RÉPRESSION COMME INDUSTRIE

Pendant que les États-Unis parlent d’IA, de puissance, de production, de guerre économique, de souveraineté technologique…
L’Europe parle de :

  • régulation,
  • modération,
  • interdictions,
  • “protection des mineurs”,
  • “démocratie numérique”.

L’Europe est devenue un empire administratif sans peuple, gouverné par des commissaires et des présidents-managers.
Un continent qui ne sait plus fabriquer une industrie, mais sait parfaitement fabriquer :

  • des normes,
  • des interdits,
  • des procédures,
  • des “garde-fous”.

Et Macron, évidemment, est l’incarnation parfaite de ce modèle :
l’homme sans peuple, gouvernant au nom d’un peuple qu’il méprise.


V — “ALGORITHMES TRANSPARENTS” : LE MENSONGE ÉLÉGANT

Macron demande des algorithmes transparents.

Mais Macron ne demande pas :

  • des budgets transparents,
  • des contrats transparents,
  • des cabinets de conseil transparents,
  • des réseaux d’influence transparents,
  • des liens entre pouvoir, médias et finance transparents.

Non.

Il demande de voir comment l’algorithme vous montre un tweet.
Pas comment l’État vous montre une guerre.
Pas comment il vous montre une crise.
Pas comment il vous montre une réforme.

C’est l’art suprême du régime :
exiger la transparence là où ça ne le menace pas,
et imposer l’opacité là où il vit.


VI — LEUR RUSE : INSTRUMENTALISER LES ENFANTS

C’est un point crucial :
la nouvelle méthode de l’Occident administratif, c’est l’enfant comme bouclier moral.

Comme pour le terrorisme :

  • on interdit au nom de la sécurité,
  • on surveille au nom de la protection,
  • on censure au nom de la santé mentale,
  • on verrouille au nom des mineurs.

Le mineur est devenu l’alibi universel de la dépossession.

Et c’est d’autant plus grotesque que ces mêmes gens :

  • laissent l’école s’effondrer,
  • laissent l’autorité disparaître,
  • laissent la violence prospérer,
  • laissent la pornographie envahir la société,
  • laissent le trafic se banaliser.

Mais soudain, ils découvrent l’urgence : interdire X.

C’est un réflexe pavlovien :


VII — LE MOMENT VANCE : LA FRACTURE EST OUVERTE

Rappel d’un point majeur :
J.D. Vance accuse l’UE de museler la liberté d’expression.

Et voilà le cœur de la guerre actuelle :
ce n’est plus seulement une guerre économique, c’est une guerre de régime.

D’un côté :

  • un bloc américain (Trump, Rubio, Vance) qui joue la carte “liberté d’expression” comme arme géopolitique,
  • et qui comprend que l’Europe est devenue une zone de contrôle bureaucratique.

De l’autre :

  • une Europe qui se prend pour un tribunal moral planétaire,
  • et qui s’effondre industriellement mais veut régenter le langage mondial.

C’est la situation absurde :
un continent faible qui veut imposer sa morale au continent fort.

Cela finira comme toujours :
par des sanctions,
des humiliations,
et une soumission déguisée en “accord”.


VIII — MACRON : L’HOMME QUI CONFOND DÉMOCRATIE ET MODÉRATION

Le macronisme, c’est une doctrine simple :

  • La démocratie, c’est quand le peuple vote bien.
  • La liberté, c’est quand elle ne dérange pas.
  • L’expression, c’est quand elle est filtrée.
  • La vérité, c’est quand elle est labellisée.
  • Le débat, c’est quand il est encadré.

Le reste est “foutaise”.

Macron ne gouverne pas une nation.
Il gère une plateforme.
Et il rêve que la France devienne :
un back-office de l’ordre global,
un service client du mondialisme,
une interface docile entre le peuple et les normes.


IX — CONCLUSION : LA LIBERTÉ D’EXPRESSION, C’EST LA DERNIÈRE DIGUE

Il faut le dire sans détour :
quand un président explique que la liberté d’expression est une “pure foutaise”,
il ne parle pas d’algorithmes.

Il parle de vous.

Il parle de votre droit à :

  • contester,
  • critiquer,
  • moquer,
  • dénoncer,
  • révéler,
  • et refuser.

Le régime n’a plus de projet.
Il n’a plus de grandeur.
Il n’a plus de peuple.

Il n’a plus que :
la neutralisation.

Et c’est pour cela qu’il veut contrôler les plateformes.
Parce qu’il a compris que le monde réel lui échappe.
Alors il se replie sur le monde symbolique :
les mots, les images, les récits.

La liberté d’expression est la dernière digue.
Ils veulent la casser.


Savages — “Shut Up”.

C’est exactement le bon choix :
sec, nerveux, punk, abrasif — la bande-son idéale pour un texte qui démonte la tyrannie en badges et la censure “bienveillante”.

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3 réponses »

  1. MACRON : LA LIBERTÉ D’EXPRESSION = “PURE FOUTAISE” 

    Donc voilà.
    Le président du pays des Droits de l’Homme vient d’expliquer, depuis New Delhi, que la liberté d’expression en ligne est une “pure foutaise”.

    Pas une maladresse.
    Pas un dérapage.
    Une doctrine.

    Quand un pouvoir ne sait plus gouverner, il administre le langage.
    Quand il ne sait plus convaincre, il contrôle.
    Quand il n’a plus de projet, il interdit.

    Et comme toujours, on nous sert l’alibi en carton : “c’est pour lutter contre la haine” “c’est pour protéger les enfants” “c’est pour la démocratie”

    La vérité est plus simple :
    ils veulent des peuples muets, des citoyens filtrés, des opinions labellisées.

    Ils ne veulent pas d’un peuple libre.
    Ils veulent un peuple “modéré”.

     Article Blog à Lupus : Macron ou la liberté d’expression version marché régulé
    (à lire / à partager / à archiver)

     Morceau d’accompagnement : Savages — “Shut Up”
    Parce que l’époque exige du son, pas des sermons.

    #Macron #LibertéDExpression #Censure #UE #Démocratie #WEF #DSA #France #BlogALupus

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