Immigration

 LE COÛT SOCIAL DE L’IMMIGRATION : LA VARIABLE ECONOMIQUE QUE PERSONNE NE MODÉLISE ET POUR CAUSE…


On parle des flux.

On parle du travail.

On parle des salaires.


👉 Mais on ne parle presque jamais du coût social de l’immigration .


👉 Parce qu’il est :

  • diffus
  • différé
  • difficile à agréger

👉 Et pourtant, il est central.


🧠 1. Erreur classique : chercher un coût unique


Le coût social de l’immigration n’est pas une ligne budgétaire.


👉 C’est un système de coûts distribués :

  • finances publiques
  • services collectifs
  • cohésion sociale
  • capital humain

👉 Vouloir un chiffre unique = erreur méthodologique.



⚙️ 2. Les 4 canaux réels du coût social de l’immigration


1️⃣ Budgétaire (court terme)


👉 dépenses publiques directes :

  • santé
  • éducation
  • logement
  • transferts sociaux

👉 Ce coût est mesurable mais incomplet



2️⃣ Marché du travail (micro-frictions)


👉 effets localisés :

  • concurrence sur certains segments
  • pression sur services de proximité
  • segmentation du marché du travail

👉 Ce ne sont pas des effets macro…

👉 mais des tensions locales réelles



3️⃣ Infrastructures & services publics


👉 saturation potentielle :

  • écoles
  • hôpitaux
  • transports
  • logement

👉 coût souvent invisible dans les statistiques agrégées

👉 mais ressenti fortement par la population autochtone



4️⃣ Cohésion sociale (long terme)


👉 le plus difficile à mesurer :

  • confiance sociale
  • perception d’équité
  • fragmentation culturelle
  • tensions politiques

👉 Et pourtant :

👉 c’est le coût le plus stratégique



☢️ 3. Le problème clé : le décalage temporel


👉 Les bénéfices économiques sont souvent :

  • rapides
  • visibles
  • mesurables

👉 Les coûts sociaux sont :

  • lents
  • diffus
  • accumulatifs

👉 Résultat :

👉 le débat est structurellement biaisé



🌍 4. Lecture Lupus — le coût social comme externalité


Dans un système capitaliste :


👉 ce qui n’est pas directement mesuré :

👉 est externalisé


👉 L’immigration fonctionne ainsi :

  • bénéfices captés (croissance, travail)
  • coûts diffus (sociaux, territoriaux)

👉 Et répartis de manière inégale. (On privatise les profits mais on socialise les couts)



🧠 5. Insight clé


👉 Le système ne nie pas le coût social.


👉 Il le déplace.


👉 Et il le retarde.



👉 Ce qui crée :

  • incompréhension
  • tensions politiques
  • fracture entre perception et données


⚡ 6. Pourquoi il n’est jamais correctement mesuré


👉 Parce que mesurer le coût social implique :

  • multi-variables
  • multi-horizons
  • arbitrages politiques

👉 Et surtout :

👉 reconnaître que le système produit des externalités.


👉 Ce que les pro immigrations ne veulent vraiment pas faire.



💀 CONCLUSION — LA VARIABLE FANTÔME


Le coût social existe.


👉 Mais il n’est pas :

  • centralisé
  • immédiat
  • homogène






🐺 IMMIGRATION

COÛT SOCIAL vs BÉNÉFICE ÉCONOMIQUE


⚠️ ON PARLE TOUJOURS DES BÉNÉFICES. JAMAIS DES COÛTS.

👉 Regardons les deux.


🟢 BÉNÉFICES ÉCONOMIQUES

(court / moyen terme)


💼 Marché du travail

✔ Main-d’œuvre disponible

✔ Réduction des pénuries

✔ Flexibilité accrue


📈 Croissance / PIB

✔ Soutien à la croissance

✔ Hausse de la consommation

✔ Dynamisme entrepreneurial


💰 Finances publiques

✔ Recettes fiscales

✔ Contributions sociales (si emploi)


⚙️ Productivité

✔ Réallocation du travail

✔ Incitation à automatiser


🛒 Consommation

✔ Demande globale en hausse

✔ Soutien distribution / logement


🏗️ Infrastructures

✔ Effet d’échelle

✔ Dynamisation de zones


🌍 Cohésion démographique

✔ Renouvellement population active


🎓 Capital humain

✔ Apport de compétences

✔ Innovation potentielle


🏛️ Système politique

✔ Soutien aux modèles économiques


📍 Territoires

✔ Revitalisation locale



🔴 COÛTS SOCIAUX

(moyen / long terme)


💼 Marché du travail

✖ Concurrence locale (bas salaires)

✖ Segmentation du travail


📈 Croissance

✖ Croissance quantitative

✖ Pression sur productivité


💰 Finances publiques

✖ Coûts santé / éducation / logement

✖ Intégration variable


⚙️ Productivité

✖ Dépendance au travail peu cher

✖ Moindre incitation à innover


🛒 Consommation

✖ Inflation locale (logement, services)

✖ Saturation marchés


🏗️ Infrastructures

✖ Saturation écoles / hôpitaux

✖ Pression sur équipements publics


🌍 Cohésion sociale

✖ Tensions culturelles

✖ Fragmentation

✖ Perception d’injustice


🎓 Capital humain

✖ Difficulté d’intégration

✖ Sous-utilisation des compétences


🏛️ Système politique

✖ Polarisation

✖ Tensions électorales


📍 Territoires

✖ Déséquilibres

✖ Pression urbaine



🧠 LECTURE STRUCTURELLE (LUPUS)


👉 BÉNÉFICES :

  • rapides
  • mesurables
  • agrégés

👉 COÛTS :

  • lents
  • diffus
  • localisés


⚡ RÉALITÉ DU SYSTÈME


👉 Le système capte les bénéfices

👉 La société absorbe les coûts


👉 Gains centralisés

👉 Coûts distribués


👉 Décalage temporel permanent



💀 PHRASE FINALE





LE COÛT SOCIAL DE L’IMMIGRATION : LA VARIABLE ECONOMIQUE QUE PERSONNE NE MODÉLISE ET POUR CAUSE…

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Catégories :Immigration, NOTE DE SUBSTACK

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8 réponses »

  1. C’est incomplet : Sur le long terme que voyons nous factuellement ??? et Là dessus Le Royaume-Uni et La Suède ainsi qu’ une partie du Canada Anglais sont nettement en avance de phase sur nous-mêmes …
    –>Partitionnement des territoires physiques, des territoires entiers où Ni la Police Ni les Pompiers et de moins en moins les ambulances, ne peuvent plus y entrer sans se prendre des pavés/caillasses, des tirs d’armes à feu ou de « mortier » (alias feux d’artifice) et en Suède parfois même des grenades offensives…, Le tout associé à une Dérive sécuritaire permanente et jamais contrôlée
    –>Des zones de Non droit sont littéralement capturées et contrôlées par des gangs ou par des groupes Religieux intégristes qui y font appliquer « La Charia » comme au Canada Britannique, où « La Police de La Charia » sillonne même les Rues de ces Territoires en Extra-Légalité pour y faire appliquer Leur Doxa, Le Gouverne-ment Canadien et même désormais aussi le Gouverne-ment Britannique ont même validé les « Tribunaux islamiques » où des imams y rendent « Leur Justice » selon le Coran et selon leurs règles tribales…
    –>En France des Gangs armés sèment la terreur et des cartels de drogues contrôlent des zones entières d’immeubles, avec vigiles de surveillance zonant en scooter, et des marchés de la Drogue « Open-bar » y sont apparus dehors quand ce N’est pas des « supermarchés de La Drogue » carrément « Inside » certains bâtiments (Montpellier-/-Perpignan et aussi des cités du « 9-3″…)…
    Quant à Marseille ce sont quasiment les Cartels et les Gangs Mafieux qui tiennent la ville et aussi instrumentalisent les Elus Locaux à leur profit (Marseille, Grenoble)…
    Et Toujours en France lorsque les passeurs en « voitures Rapides » immatriculées à l’étranger et qui rapatrient les stups, se font parfois tirer dessus par la Police, il s’en suit un saccage des banlieues et une Vendetta (Juin-Juillet 2023) mettant une partie du pays à feu, avec des politiciens qui laissent faire et attendent que les Caïds du deal sifflent enfin la fin de la Récré…
    –>Couts : Au Final les dégâts se chiffrèrent en Centaines de Millions d’Euros de travaux de déblaiements et de reconstructions aux frais des Cons-Tribuables, y compris des lignes complètes de tramway, de bus, ect…. avec énormément de rames de véhicules ferroviaires et plusieurs dizaines de bus détruits aussi …,
    et avec en prime la Terreur et la Peur des habitants locaux…
    –>Ces couts Là ne sont jamais Réellement chiffrés…
    Rajoutez la complaisante passive des élus politiques et de certains juges qui donnent les rappels à l’ordre ou 1 seul mois de prison avec sursis pour un viol quand ce N’est pas une « Excuse » … Les vies détruites et els familles brisées se chiffrent PAS elles…
    –>Allez donc voir comment ont été traitées par les juges Suédois, les femmes victimes de viols par des groupes ethniques, ce sont les victimes qui « elles » ont été systématiquement condamnées par les Tribunaux, alors que les acteurs de ces crimes parfois retrouvés, n’ont eux Jamais été poursuivis… Les politiciens et les juges Suédois ayant peur se faire traiter de « racistes » ou de descendants d’un ancien moustachu Teuton d’il y a 80 ans de celà… ils sont donc préféré sacrifier leurs propres citoyens pour privilégier une idéologie aveugle et sourde…
    –>En Allemagne à Cologne et même en France à Lyon, certains quartier de ces grandes villes ont droit au Muezzin jour et nuit afin de signifier aux habitants qu’ils résident désormais sur « un autre territoire » …
    Et De mieux en mieux récemment filmé, même une petite Racaille de banlieue passant au Tribunal d’une ville du Midi de la France, devant La Juge lui annonçant une condamnation de 10 ans, n’a pas hésité à dire droit dans les yeux à La Femme Juge, que, je cite : « il jurait à La Juge que lorsqu’il ressortira, il ira lui faire rejoindre directement sa grand-mère… » …
    –> »Le Cout » de l’immigration ne doit pas seulement se comptabiliser en argent perdu ou gâché, c’est un changement profond de Société, une Fracture irréparable, un basculement culturel et sécuritaire impossible à rattraper, car c’est en fait une Fracturation de la société civile, culturelle, des règles, des morales, des us et coutumes, associés à une injection de Barbarie au quotidien qui devient d’usage courant et banalisé…
    Les politiciens et les Responsables administratifs laxistes voir même les juristes laxistes sont aussi coupables que les criminels qu’ils protègent eux-mêmes, car ils alimentent cette dérive qui sera irréversible, la civilisation s’effondrant lorsqu’elle est infectée de l’intérieur par de la barbarie …
    –>Etonnement les Asiatiques n’ont jamais vraiment posé de problèmes en France ni dans d’autres pays occidentaux, et ces asiatiques ont pour principe moral que :
    « Le 1er de tous les devoirs est de Respecter un Pays qui vous accueille, et d’en respecter ses règles et ses Lois… » …
    Ceux qui ont connus les camps de prisonniers du Vietnam communiste ont été bienheureux d’être hébergés par la France et n’ont jamais chercher à détruire notre Pays qui les a humainement accueillis …
    2 peuples, 2 civilisations différentes d’immigrés, certains immigrés sont plus Loyaux et plus Respectueux que d’autres …
    –> Regardons ce qui se passe au Japon : Au bout de 3 années d’expériences d’immigration « Open-Bar », Le Japon a compris et referme ses portes.
    Désormais il faudra un Visa + un Travail pour pouvoir entrer au Japon et pour pouvoir continuer à y demeurer …
    Quand donc une telle sage décision effleurera enfin les esprits des décideurs Français ??? …
    Car sinon nous savons d’avance ce qui nous attend : le schéma de la Suède en dérive totale, ou bien sinon celui de L’Angleterre destinée, hélas et à quel « cout Final », à devenir la 1ère République islamique en Europe occidentale et qui possédera en plus « L’Arme Nucléaire » de l’ex-Grande-Bretagne…

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    • Votre commentaire pointe une réalité que beaucoup d’Européens perçoivent désormais intuitivement et pour beaucoup très concrètement : le débat sur l’immigration n’est plus uniquement un débat budgétaire ou statistique. Il devient un débat de soutenabilité civilisationnelle, territoriale et institutionnelle.

      Mais précisément parce que le sujet est explosif, il faut distinguer ce qui relève :

      des faits objectivement documentés,
      des dynamiques sociologiques réelles,
      et des extrapolations ou généralisations qui peuvent brouiller l’analyse.

      Oui, il existe aujourd’hui dans plusieurs pays européens des phénomènes préoccupants :

      fragmentation territoriale,
      enclaves criminelles,
      narcotrafic structuré,
      pression communautaire,
      saturation de certains services publics,
      montée des violences urbaines,
      sentiment d’insécurité culturelle et identitaire,
      perte de confiance dans l’État.

      Et oui, certains pays comme la Suède, le Royaume-Uni, la Belgique ou certaines métropoles françaises ont servi de laboratoires involontaires d’une immigration massive mal intégrée combinée à :

      une désindustrialisation,
      une perte d’autorité étatique,
      un multiculturalisme administratif,
      et parfois une justice perçue comme trop faible ou incohérente.

      Mais il faut également éviter trois pièges intellectuels.

      Le premier :
      confondre immigration et criminalité comme s’il existait une causalité ethnique automatique.
      Les réalités sont beaucoup plus complexes :
      âge, pauvreté, désaffiliation, économie parallèle, concentration urbaine, effondrement scolaire, trafic de drogue, faillite de l’intégration et stratégies politiques locales jouent un rôle majeur.

      Le deuxième :
      croire que l’État a totalement disparu.
      Même dans les zones les plus dégradées, on ne parle pas officiellement de territoires hors souveraineté. En revanche, il existe clairement des zones où l’autorité publique est contestée, intermittente ou extrêmement coûteuse à maintenir.

      Le troisième :
      penser que le problème est uniquement migratoire.
      Le cœur du problème européen est aussi celui d’élites qui ont voulu gérer des flux humains comme des variables économiques sans anticiper :

      les effets culturels,
      les effets sécuritaires,
      les effets scolaires,
      les effets immobiliers,
      et surtout les effets de masse critique.

      Car une société peut absorber des flux.
      Elle absorbe beaucoup plus difficilement des flux rapides, concentrés géographiquement, culturellement éloignés et installés dans des territoires déjà fragilisés.

      C’est là que votre remarque touche un point central :
      le coût réel n’est pas uniquement comptable.
      Il est aussi :

      psychologique,
      territorial,
      institutionnel,
      civilisationnel,
      et générationnel.

      Le vrai sujet devient alors :
      combien de fragmentation une démocratie peut-elle absorber avant que la confiance collective ne casse ?

      Et c’est probablement cela que l’Europe découvre aujourd’hui :
      une société ne repose pas uniquement sur des lois ou des transferts sociaux,
      mais sur un minimum de continuité culturelle, de confiance civique et d’autorité légitime.

      Le Japon que vous évoquez l’a compris à sa manière :
      Tokyo n’a jamais pensé l’immigration comme un droit abstrait, mais comme un mécanisme subordonné à la cohésion nationale.

      L’Europe, elle, a souvent abordé la question sous un angle moral, économique ou juridique, en sous-estimant les effets anthropologiques du changement démographique rapide.

      Le débat réel des années à venir ne sera donc probablement plus :
      « immigration oui ou non ? »

      Mais :

      quels volumes,
      quel rythme,
      quelles conditions,
      quelle intégration,
      quelle compatibilité culturelle,
      quelle capacité d’assimilation,
      et surtout :
      quel modèle de société les Européens veulent et peuvent ils encore préserver.

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    • Là où votre commentaire devient politiquement très intéressant c’est qu’il révèle une fracture croissante aux États-Unis et en Europe autour de trois questions :

      La question identitaire
      Une partie croissante des populations occidentales considère que les institutions valorisent davantage les minorités que l’héritage historique majoritaire.
      La question civilisationnelle
      Le débat ne porte plus uniquement sur la coexistence religieuse,
      mais sur :
      les normes,
      les valeurs,
      les symboles,
      et le sentiment de continuité culturelle.
      La question du vide occidental
      Beaucoup de tensions actuelles viennent aussi du fait que l’Occident postmoderne doute de lui-même :
      recul du christianisme,
      fragmentation culturelle,
      relativisme,
      individualisme radical,
      affaiblissement des récits collectifs.
      Dans ce vide symbolique, chaque affirmation identitaire devient plus visible et plus explosive.

      Le vrai sujet devient alors :

      une partie de l’Occident, avec raison , a désormais le sentiment que ses élites déconstruisent activement son héritage historique tout en exigeant une ouverture asymétrique aux autres identités.(politique progressiste de gauche)
      C’est cette perception qui nourrit aujourd’hui :

      les populismes, et par extension le besoin d’un retour au Souverainisme
      les réactions identitaires,
      les tensions communautaires,
      et les discours de basculement civilisationnel.
      Votre commentaire révèle donc tout autant une islamisation effective qu’une angoisse identitaire occidentale face :
      au multiculturalisme,
      à la perte de repères,
      et à la sensation de déclassement culturel des majorités historiques dites de souche.

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      • « une fracture croissante aux États-Unis et en Europe »
        Quand on voit que LFI est sur le point de disputer aux faux-culs du RN l’accession au trône élyséen, on se dit que c’est pas gagné ^^Sur le forum d’un autre blog, une hollandaise islamolâtre (un « cas » qui n’est pas si rare) vient de répondre à un commentateur lucide dans un mini-débat abordant le sujet : « Tous les Européens ne sont pas mécontents des immigrants d’Afrique du Nord… » … sic… ce a quoi je lui ai répondu avec ma verve ironique et laconique habituelle : « Oui, y’a même des gauchiasses, des bobos et des tarés intégraux qui en redemandent. »Cela dit, je vous rejoins sur le fait que l’immigration n’est pas la causalité automatique (et encore moins unique) – amalgame rapide trop répandu dans la droitosphère – et sur la complexité des réalités.

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  2. Quelle imigration? la france a reçu toutes les nations ou a peu près beaucoup sont repartis dans leur pays d’origine .Il s’avère que l’imigration dont vous taisez le nom pour des raisons qui vous sont propres est celle des africains du Nord en majorité.Ceux ci sont porteurs d’une idéologie qu’ils considèrent comme supérieure a toute autre et surtout que forts de cette considération elle doit s’imposer a toute la planète répartie en trois volets bien connus .Cette idéologie ou superstition a été condamnée par la cour européenne en deux arrêts toutes chambres confondues pour donner plus de poids a ces arrêts à savoir: » l’islam est contraire aux droits de l’homme et à la démocratie  » fermez le ban .Donc peut importe le coût financier positif ou non .C’est un choix politique , De Gaulle en son temps avait bien dit qu’il ne voulait pas voir Colombey les Deux Eglises devenir Colombey les deux mosquées car c’est bien de cela qu’il s’agit .Il est un temps pour la palabre et un pour l’action , nous y sommes presque , choisissez votre camp camarade mais faites vite , très vite,il est presque trop tard

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    • Votre commentaire touche un point réel — puis bascule dans une logique de simplification civilisationnelle qui finit par obscurcir le problème au lieu de l’éclairer.

      1️⃣ Oui, toutes les immigrations ne produisent pas les mêmes effets

      C’est un fait.

      Les flux migratoires diffèrent selon :

      leur ampleur
      leur niveau de qualification
      leur structure familiale
      leur proximité culturelle
      leur capacité d’intégration
      et le contexte du pays d’accueil

      Le nier relève du slogan.

      2️⃣ Mais réduire toute la question à “les Nord-Africains” est une impasse analytique

      Pourquoi ?

      Parce que vous transformez :

      👉 un ensemble extrêmement divers
      en
      👉 bloc homogène porteur d’un projet unique

      Or la réalité est beaucoup plus fragmentée :

      pratiques religieuses très différentes
      niveaux d’intégration variables
      trajectoires sociales opposées
      rapports au pays d’accueil parfois contradictoires
      3️⃣ Sur l’islam : confusion permanente entre religion, politique et civilisation

      Vous évoquez des décisions de la European Court of Human Rights concernant certains aspects incompatibles avec les principes démocratiques.

      Oui, certaines jurisprudences ont rappelé :
      👉 qu’un ordre religieux total ne peut se substituer au droit démocratique.

      Mais cela ne signifie pas :

      👉 que chaque musulman porte un projet théocratique global
      👉 ni qu’une guerre de civilisation automatique soit déjà écrite.

      4️⃣ Le vrai sujet n’est pas “l’islam contre l’Occident”

      Le vrai sujet est beaucoup plus concret :

      👉 une société capable ou incapable :

      d’imposer ses règles
      de transmettre sa culture
      d’assimiler
      de faire respecter son droit

      Quand cette capacité faiblit :

      👉 les tensions culturelles explosent.

      Mais la faiblesse vient aussi :

      des élites
      de l’État
      de la fragmentation économique et sociale
      du vide symbolique occidental lui-même
      5️⃣ Sur la phrase attribuée à Charles de Gaulle

      Elle est souvent utilisée comme formule terminale.

      Mais encore une fois :

      👉 une phrase historique ne remplace pas une analyse structurelle.

      6️⃣ “Choisissez votre camp” : précisément le piège

      Votre conclusion est révélatrice :

      👉 réduire un problème complexe à un affrontement binaire final

      Or c’est justement ce type de logique qui :

      radicalise
      simplifie
      rend impossible toute solution politique sérieuse

      Conclusion —

      👉 Oui, l’immigration massive pose des problèmes réels :

      cohésion
      sécurité
      intégration
      continuité culturelle

      👉 Oui, certaines formes d’islam politique sont incompatibles avec les principes démocratiques occidentaux.

      Mais :

      👉 transformer cela en affrontement global et terminal entre blocs homogènes
      est une erreur.

      Le problème occidental actuel n’est pas seulement “qui entre”.

      👉 C’est :

      ce qui tient encore ensemble
      ce que la société ose transmettre
      ce qu’elle est encore capable d’imposer comme cadre commun

      Car une civilisation ne disparaît pas seulement parce qu’elle est contestée de l’extérieur.

      👉 Elle disparaît surtout :
      quand elle ne sait plus elle-même ce qu’elle veut défendre —
      ni pourquoi.

      Le vrai sujet devient alors celui-ci :

      👉 Une civilisation peut-elle rester stable si elle cesse progressivement d’imposer son propre cadre culturel, juridique et symbolique ?

      Et derrière cela se cache une autre question encore plus importante :

      👉 Jusqu’où une société peut-elle absorber des divergences anthropologiques profondes sans finir par se fracturer ?

      Le coût réel n’est pas uniquement budgétaire.

      Il est aussi :

      sécuritaire,
      institutionnel,
      culturel,
      psychologique,
      scolaire,
      territorial,
      et parfois civilisationnel.

      Le problème du débat français est que toute tentative d’aborder ces questions est immédiatement rabattue soit vers :

      l’angélisme,
      soit vers l’hystérie.

      Or une démocratie mature devrait être capable de discuter sereinement :

      d’assimilation,
      de souveraineté culturelle,
      de contrôle migratoire,
      de sécurité,
      de cohésion nationale,
      sans basculer ni dans la haine, ni dans le déni.

      Car lorsqu’un État perd progressivement :

      le contrôle de certains territoires,
      l’autorité symbolique de ses institutions,
      ou la confiance culturelle de sa propre population,
      ce n’est plus simplement une crise migratoire.

      C’est une crise de souveraineté.

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  3. « réduire un problème complexe à un affrontement binaire final  » mais depuis que le monde existe tout se termine de cette façon en général , on peut le regretter certes mais c’est ainsi .Notre pays crève aussi en général des exigences multiples des minorités qui deviennent force de lois .Il est un temps ou l’on ne doit après toute tentative de négociation se perdre dans des capilaires subalternes . Un exemple entre autre est de confondre l’intégration et l’assimilation face a des individus qui ne parlent que de conquètes tels le roi du Maroc ou à l’époque Ben Bella qui disais tout bonnement « nous vous vaincrons par le ventre de nos femmes  » .Mon père a été chargé de la surveillange de Messali Hadj leader du MNA en résidence surveillée a Belle île en mer en son temps , il ressort de leurs discussion et de leurs échanges que toute proposition proposant des concessions de la part de l’Islam étaient impossibles de par sa nature irréfragable . Il est a noter que actuellement la majorité des jeunes de troisième et deuxième génération sont partisans de la Charia (sans connaître ses textes ) a 73% . Ce n’est pas ce genre d’impossibilité que notre pays a connu avec ses vagues d’autres immigrations successives . Comme vous le remarquez , il s’agit bien d’une crise de souveraineté ou la haine ni le déni n’ont pas leur place , c’est une confrontation inévitable hélas . Alors effectivement notre société est elle prête a accepter de disparaître dans tout ses aspects , je le pense sincèrement . En son temps le royaume de Crésus envahi par les orpailleurs du Pactole a disparu sous des masses de migrants successives

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    • Sur assimilation vs intégration : vous touchez un vrai point

      Oui, il existe une différence fondamentale :

      👉 l’intégration peut permettre la coexistence
      👉 l’assimilation suppose une adoption plus profonde du cadre culturel commun

      Et il est vrai qu’une partie des élites occidentales a progressivement abandonné :

      l’idée d’assimilation forte
      la transmission d’un récit national cohérent
      l’exigence symbolique commune

      De plus l’Occident contemporain traverse une crise particulière : il doute désormais de sa propre légitimité civilisationnelle.
      Une société qui ne sait plus ce qu’elle veut transmettre finit mécaniquement par transformer l’intégration en simple juxtaposition de communautés, puis la juxtaposition en concurrence normative.

      Le problème central devient alors celui-ci :

      👉 un État peut-il encore imposer un cadre commun lorsque lui-même ne croit plus suffisamment en sa propre continuité historique ?

      C’est probablement là que se situe aujourd’hui la véritable crise de souveraineté.

      Non pas seulement dans les flux migratoires eux-mêmes, mais dans l’affaiblissement progressif des structures capables :
      – d’assimiler,
      – de transmettre,
      – de sanctionner,
      – et de faire prévaloir un ordre commun.

      Une civilisation ne disparaît pas uniquement sous l’effet de pressions extérieures.
      Elle commence souvent par s’effacer intérieurement, lorsqu’elle renonce à définir clairement ce qu’elle est, ce qu’elle protège, et ce qu’elle exige pour continuer à exister.

      👉 une société qui ne sait plus :

      ce qu’elle transmet
      ce qu’elle exige
      ce qu’elle interdit
      ce qu’elle veut préserver
      devient vulnérable.

      Mais cette vulnérabilité ne vient pas seulement :
      👉 “des migrants”.

      Elle vient aussi :

      du vide des élites
      de la fragmentation économique
      du relativisme culturel généralisé
      de l’effondrement symbolique occidental lui-même

      Votre dernière phrase révèle le cœur du problème
      👉 “notre société est prête à disparaître”

      Voilà le vrai sujet.

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