A Chaud!!!!!

L’Edito du Mardi 18 Juin 2013: On ne gouverne pas en salissant son peuple par Bruno Bertez

L’Edito du Mardi 18 Juin 2013: On ne gouverne pas en salissant son peuple par Bruno Bertez  

 

    Nous sommes d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Nous dirions même d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent imaginer: nous sommes entrés en Bourse en 1966, un an, avant notre sortie de HEC. A cette époque, le marché de Paris était au plus bas des plus bas, victime de ce que l’on appelait l’amendement Vallon. 

On traitait des volumes ridicules, mais il y avait encore une Bourse, lieu d’échanges d’actions et non pas de simples billets de loterie, passion du jeu. La Bourse reflétait autre chose que la politique des Banques Centrales. C’était encore autre chose qu’une courroie de transmission. 

C’était le temps où les opérateurs et investisseurs n’avaient pas été dépossédés de leur pouvoir et de leur capacité de choisir. Il y avait une répartition statistique des ordres, le mot  » marché  » voulait encore dire quelque chose, malgré l’étroitesse des échanges, malgré les opérations des initiés. Malgré  les opérations un peu biaisés des chefs de Bourse des grands établissements,  privilégiés du système. Malgré les difficultés à accéder à l’information. 

Notre expérience nous conduit à penser que les marchés étaient efficaces. Ils traduisaient un stade de développement du capitalisme, pas encore devenu financier, qui n’était pas déplaisant. Surtout pas scandaleux, comme celui que l’on voit maintenant, celui que l’on voit maintenant soi-disant moralisé, mais au seul profit des plus forts. Pas comme celui que l’on voit maintenant qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres. 

Une action, c’était au sens propre, un actif, pas un ticket de Loto dont la valeur est fixée par la Banque Centrale par le biais des taux et de l’arrimage du risque. Il n’y a plus d’actions, il n’y a que des actifs financiers, dans un champ unifié, contrôlé, dominé par les Banques Centrales. C’est pour cela que les marchés sont moutonniers, suivistes. Comme le dit l’expression  » don’t fight the Fed « , ils ont renoncé à faire valoir leur jugement. 

Ces actifs financiers sont des instruments, non pas de reconnaissance ou de découverte de la valeur des entreprises et de leur mérite, mais des instruments de transmission de la politique des nouveaux dirigistes globaux, les banquiers centraux. D’où, pour nous, l’utilisation du mot  » passion  » pour bien marquer la passivité,  perte de contrôle et, en même temps, la montée du phénomène de jeu,  jeu biaisé.La montée du concept de risque est significative de ce glissement, car il suffit de traduire et de marcher sur les pieds ; le risque, c’est  » la chance « . La performance ne dépend plus de l’intelligence ou du savoir, mais du choix d’un degré de risque ou d’un autre!

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT:

Le jeu actuel est structurellement biaisé, volontairement, c’est un choix délibéré de ce que l’on appelle la dérégulation. La dérégulation avait pour objectif de doper le taux de croissance et de profit d’économies languissantes par le développement accéléré du crédit. Le développement accéléré du crédit n’étant possible que si les banques gagnent beaucoup d’argent et sont capables d’accumuler des fonds propres gigantesques, tout a été fait et mis en place pour que le système bancaire puisse piller à la fois l’économie productive, les citoyens, les  consommateurs et les  travailleurs. 

On a organisé un énorme système d’initiés et de privilégiés, une collusion Banques Centrales, Gouvernements, Banques de spéculation, une association de malfaiteurs, escrocs en bande organisées, sur le dos des peuples. 

Les vrais  initiés, les initiés structurels du système, ce sont les banquiers, ils participent à l’élaboration de la politique de taux, donc à la politique de valorisation des assets, ils participent à l’arrimage du risque, etc. Même le langage des Banques Centrales est leur langage, pour être sûrs que le public ne comprend pas. Et pour qu’ils en profitent plus, on leur donne la possibilité de démultiplier leur puissance d’intervention, leur pouvoir d’achat par le crédit gratuit, le leverage. 

En même temps, on a moralisé. Moralisé, cela veut dire, interdire aux individus de rechercher l’information privilégiée, d’être initiés. Un comble, on organise la prédation privilégiée par  toute une classe sociale, les banquiers, par son statut privilégié et on serre le cou des individus, des personnes individuelles. Bien entendu,  au passage, les personnes physiques de la classe privilégiée se  » goinfrent « . Excusez l’expression, mais elle s’impose. Ils se goinfrent par les opérations d’initiés discrètes aux Caraïbes, au travers de sociétés opaques. Ils se goinfrent par des écarts minuscules,  mais sur des sommes colossales sur les changes,  ils se goinfrent au travers de rémunérations non transparentes au Delaware et autres. Ils se goinfrent par le front-running des ordres des vraies institutions d’épargne. Et bien entendu, quand il le faut, ils savent partager avec les politiques, avec les fonctionnaires internationaux… et même avec les entourages des banquiers centraux.

 

Nous avons connu le temps où les lois sur les initiés n’existaient pas . D’un seul coup, du jour au lendemain, beaucoup de choses courantes, normales, autorisées, sont devenus passibles de poursuites. Nous avons vu beaucoup de poursuites dirigées contre des individus, aucune contre des institutions. Le système est  » rigged « , conçu pour que les institutions conniventes puissent tondre les citoyens et leurs organismes de prévoyance. Est-ce plus moral? Bien sûr que non; car les sommes sont plus grosses, les enrichissements personnels plus scandaleux. Le jeu actuel est gagnant à coup sûr, ce qui n’était pas le cas dans les temps anciens. 

La classe politique a toujours bénéficié des dérives, aussi bien dans le passé que maintenant. Les opérations financières ont toujours été un moyen de verser des pots de vin, de rémunérer des services rendus, d’alimenter des campagnes électorales. Qui ne se souvient des opérations de Patrice Pelat en France, financier de Mitterrand. Plus loin, nous avons connu, personnellement, les prête-noms de grandes vedettes de la classe politique, de droite, de gauche et surtout chez les radicaux. Ces prête-noms vivaient sur des pieds royaux, jamais inquiétés pénalement ou fiscalement. Les anciens grands résistants, Compagnons de  la Libération ou autres, n’étaient pas les derniers à profiter de leurs positions et de leurs amitiés. Nous avons connu le pillage organisé des SICAV, des gestions particulières, les opérations sans risque dépouillées en  » Dès.le  » comme on dit en Bourse, au profit du monde politique ou des  maîtresses des sommités du monde politique. 

Était-ce bien, était-ce mal? Était-ce pire ou mieux que ce qui se passe maintenant? Notre expérience passée et présente nous conduit à dire que c’était mieux, moins condamnable. Pourquoi? Parce que comme cela était plus facile, il fallait déployer moins de turpitude, faire moins de détours, compromettre moins de gens. Les frais de convoyage et de blanchiment étaient moins élevés, donc on limitait finalement le coût pour la collectivité. 

Le fait de déplacer, de placer plus bas, la barre  du condamnable a eu l’effet inverse de la moralisation, le vice a touché plus de gens, il s’est enraciné. Il est  » embedded  » dans le système.

On le voit quand il émerge: on a l’impression que tout est pourri. La réalité est qu’il n’est pas possible de travailler dans une multitude d’activités et de systèmes dans une grande partie de l’Europe, sans participer nolens volens  au monde de la turpitude. Beaucoup se défendent lorsqu’ils se regardent dans le miroir en se disant, c’est le jeu, il n’est pas possible de faire autrement. 

Notre idée est que le monde moderne, derrière ses revendications moralisantes, ne lave pas plus blanc. Au contraire. Les leaders politiques qui prétendent prendre la tête de croisades morales feraient bien de se méfier: Le boomerang peut être terrible.  Les gouvernements précédents, et ce depuis fort longtemps, ont hésité à se lancer dans de telles croisades, pour plusieurs raisons : 

- La première est que lorsque l’on ouvre la boite de Pandore, on ne sait jamais ce qui va en sortir. 

- La seconde est que, dans tout système, il faut des soupapes, l’homme n’est pas de bois. Il n’est pas parfait. Qui réglemente doit toujours avoir conscience du fait que le bien est inséparable du mal. 

- La troisième est que la taxation du travail, les contrôles, les impôts, tout cela produit inéluctablement des comportements d’évitement et des tricheries. 

Un gouvernement qui va trop loin transforme son peuple en criminels. Un gouvernement devrait chercher à élever le niveau de vertu de ses citoyens, pas à les transformer en parangons du vice. C’est lui qui donc,  est criminel, en déplaçant sans cesse les limites de la faute et des crimes. Un gouvernement qui aime son peuple et le respecte cherche à éviter que ce peuple  s’enfonce dans une immoralité à géométrie variable, fluctuante. Vérité ici, erreur au-delà. Les terroristes d’hier sont les chefs de gouvernement d’aujourd’hui. Ce qui était bien du temps de Pétain, n’était plus tout à fait aussi bien du temps de la Libération. Déclarer la guerre morale à son peuple est une décision grave. 

On fait les gorges chaudes en ce moment des comptes à l’étranger non déclarés. C’est une vieille tradition française (et italienne) dont les gouvernements sans morale ou compétence sont responsables. Il n’y aurait pas de paradis pour l’argent s’il n’y avait pas des enfers. 

- La France a une tradition d’inflation solidement enracinée. Le Franc était une bien triste monnaie.

- La France a une tradition de contrôle des changes.

- La France a une tradition de sur-taxation perçue comme non légitime. 

Tout cela pourrit la moralité et rend, sinon légitimes, du moins excusables, recherches de parades. Il n’est pas inutile de réfléchir et de se demander qui est le plus condamnable, le Pouvoir qui triche sur la monnaie, qui achète les voix électorales ou le citoyen qui essaie de préserver le fruit de son travail et de son industrie? L’évasion est souvent fondée sur le vécu d’une révolte, d’un sentiment d’injustice. 

De tous temps donc, il  y a eu une tradition d’évasion. Laquelle évasion a été très largement pratiquée dans le milieu politique et par le milieu politique. Quelle est l’origine du fleuron français Lagardère, si ce ne sont les turpitudes de Floirat associé aux politiciens d’alors? 

A l’époque où nous étions dans le business financier, le réseau de ce que l’on appelait  » le Trans « , abréviation du transfert soi-disant non autorisé vers la Suisse, avait pignon sur rue: on cotait le cours du  » trans  » sur le parvis de la Bourse, accessoirement chez Gallopin ou chez Françoise. 

Le cours était, tenez-vous bien, régulé par… la Banque  de  France, elle-même. Elle veillait à ce que le cours du  » trans  » ne s’envole pas trop, car c’était un signe de défiance, cela accroissait la difficulté à soutenir le franc. En alimentant le marché, la Banque était donc complice des trafiquants, elle collaborait avec le STN, Syndicat des Trafiquants Notoires, et facilitait l’évasion fiscale. Tenez-vous bien, pour qui savait lire, le cours du  » trans  » était publié dans la presse. 

Toute la classe politique d’alors utilisait les facilités ainsi offertes. Même au plus, plus haut niveau. Au niveau suprême. Une très grande partie des avoirs français à l’étranger a été constituée à cette époque. Était-ce bien, était-ce mal? 

Tout dépend. Tolérance encouragée et facilitée, hier, crime maintenant. C’est à voir, cela mérite réflexion. Si le capital français n’a pas totalement périclité pendant les périodes où la gestion du pays a été défaillante, c’est grâce à l’évasion, grâce au  » trans « . 

Il y a quelquefois ce que l’on peut appeler un mal pour un bien et celui qui sert le mieux le pays n’est pas forcément celui que l’on croit. Dans les pays structurellement mal gérés, pillés par les  prédateurs, minés par la lutte des classes larvée,  s’il y a encore de fleurons d’entreprises françaises, c’est certainement grâce à ces entorses, à ces tolérances.  Hélas, dans le cas présent, la haine, l’ignorance et le désir de revanche sociale ne favorisent guère une lucide compréhension. 

La France est sur la pente, la mauvaise pente. Les gouvernants acculés par les scandales, leurs scandales rappelons-le,  veulent, à chaud, se blanchir et jouer aux justiciers. Ils ne prennent ni la peine de réfléchir sur la justice, ni sur l’articulation qu’il y a dans le système français entre les excès et les incuries du politique et les réactions de défense des citoyens. 

D’une certaine façon,  les Français résistent à ce qu’ils considèrent comme des politiques iniques. Cela va de l’épicier arabe qui dissimule une partie de sa recette pour réussir à gagner le SMIC  pour 15 heures d’ouverture, au créateur d’entreprise qui a pris tous les risques et qui voit se profiler le croc à phynances des prédateurs. Cela va du politicien corrompu qui touche sur les travaux de sa Mairie ou sur ceux de son Conseil Général, au prorata de la représentation politique, au collecteur de fonds qui alimente les caisses des candidats aux présidentielles. 

Tous pourris? Peut-être, mais alors, il faut oser s’interroger sur les causes, sur le pourquoi. En attendant, ne conviendrait-il pas de prendre conscience que l’on ne peut gouverner proprement en salissant ses citoyens?

BRUNO BERTEZ Le Mardi 18 Juin 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EDITO PRECEDENT: L’Edito du Mardi 11 Juin 2013: Marchés mondiaux, les premiers coups de tonnerre! Crise, acte II. Par Bruno Bertez

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7 replies »

  1. Hollande, faire et défaire, c’est toujours travailler !

    Vous connaissez la devise du keynésianisme : faire et défaire, c’est toujours travailler. C’est aussi, signalons-le en passant, la devise des financiers. Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault n’a eu de cesse, depuis sa venue au Pouvoir, de casser le marché immobilier, de décourager les acheteurs, de pénaliser les propriétaires, bref, de faire rendre gorge à tous ceux qui sont encore suffisamment stupides pour financer le logement en France. Car la France est un pays merveilleux, il y a une pénurie de logements, dit-on, mais le moyen choisi pour traiter le problème de la pénurie est de décourager l’offre !

    Donc, après avoir tué l’investisseur et le propriétaire immobilier, le Président Hollande est intervenu à la télévision pour dire… erreur, je me suis trompé.

    Pour fluidifier le marché du logement, Hollande promet un abattement exceptionnel sur les plus-values de cession immobilière en 2014. Par ailleurs, l’exonération fiscale totale de la plus-value interviendra au bout de 22 ans et non de 30 ans.

    Le Président était visiblement fier de lui, même pas honteux, plutôt fanfaron, lorsqu’il a annoncé « On n’aura plus besoin d’attendre 30 ans pour être exonéré d’impôt ».

    Se donnant des verges pour se faire fouetter, mais sans aucun scrupule, il a ajouté « On va ramener cela à 22 ans, ce qui était le système précédent ». A notre avis, il aurait pu se dispenser d’insister de cette façon sur la bourde de son gouvernement, car dans leur ignorance, les Français ne s’en étaient même pas aperçu.

    Mais le plus comique reste à venir. Vous savez que nous sommes en déflation, ou plus exactement en menace de déflation. C’est pour cela que les Banques Centrales, et singulièrement la BCE, créent de la monnaie à tour de bras, elles veulent de l’inflation, elles veulent que l’on crée du crédit, elles veulent empêcher la baisse de la valeur des patrimoines. On les comprend. Puisque dans notre système de fausse monnaie généralisée, la monnaie est une monnaie de crédit et le crédit est adossé, créé, garanti, par les patrimoines. Toutes les Banques Centrales de la planète cherchent ce que l’on appelle le wealth effect, ce que l’on appelle l’effet de richesse. On les comprend puisque pour créer du crédit, il faut créer ce que l’on appelle des garanties, c’est-à-dire des collatéraux. La crise, c’est précisément l’insuffisance de collatéraux pour garantir le crédit. Le langage des Banques Centrales se résume à cette exhortation : Faites monter les prix ! Sous-entendu : Faites monter les prix, endettez-vous et dépensez!

    La stratégie est particulièrement claire aux Etats-Unis, ce n’est un secret pour personne que là-bas, la Réserve Fédérale garde le pied sur l’accélérateur monétaire afin de faire monter les prix de l’immobilier, les prix des actions, bref, afin de gonfler artificiellement la valeur des patrimoines.

    Mais la France qui pratique exactement la même stratégie, puisque insérée dans le dispositif de la Banque Centrale Européenne, la France, elle, recherche l’inverse. Elle recherche l’appauvrissement de ses citoyens, elle recherche, non pas l’effet de richesse, mais l’effet de pauvreté. C’est ce qui ressorte clairement de cette citation extraite de l’intervention de Hollande : « Ce que je veux, c’est que les propriétaires qui veulent céder leurs biens à d’autres qui veulent les acheter, puissent le faire et que les prix baissent ».
    C’est une nouvelle théorie économique qui consiste à vouloir stimuler la demande de crédit, demande de crédit adossée aux actifs, aux patrimoines,… en encourageant la baisse du prix des patrimoines. Bernanke n’y avait pas pensé et Draghi non plus certainement.

    Comment peut-on expliquer l’incohérence entre, d’un côté, la politique de la Banque Centrale qui lutte contre la déflation, la situation des banques qui ont insuffisamment de garantie pour gager leurs crédits et, de l’autre, la volonté du Président de la République de faire baisser les prix de ce qui constitue le gage majeur, prédominant, du crédit, l’immobilier.

    Nous pouvons l’expliquer, c’est l’idéologie, la lutte des classes. Il y a toute une tendance au PS qui transpose la lutte des classes, exploitation des travailleurs par les entreprises, à la lutte des classes entre les propriétaires et les locataires de logements. Dans cet esprit et par un glissement absurde mais compréhensible, on en arrive à souhaiter l’appauvrissement des propriétaires, la baisse des gages qui servent à garantir les crédits. On sera content lorsqu’on aura réussi à déclencher en France une crise immobilière comme par exemple celle que l’on connaît aux Pays-Bas où l’effondrement du prix de l’immobilier a désolvabilisé les emprunteurs, fait exploser les crédits impayés et pourri le bilan des banques.

    Comprenez-nous bien, nous ne sommes ni pour la hausse, ni pour la baisse de l’immobilier. Nous sommes surtout pour que ces marchés s’équilibrent d’eux-mêmes sans tripatouillage, sans intervention imbécile, comme celles que nous venons de rappeler. Un marché immobilier sain trouve son équilibre grâce à une harmonie entre les loyers et les revenus des utilisateurs de logements, grâce à l’harmonie entre le coût de la construction, le coût du crédit et les ressources des acheteurs. S’il y a bien un marché qui doit être laissé à lui-même, sans tripatouillage, c’est le marché de l’immobilier. Bien organisé, fluide, efficace, il assure l’existence et la possibilité d’un logement pour tous ceux qui gagnent leur pain. Bien évidemment, il ne peut aussi assurer le logement de ceux qui ne gagnent pas leur pain, de ceux qui ne travaillent pas, de ceux qui vivent de répartition. Cela se comprend aisément, ils ne sont pas solvables. L’imbécilité qui consiste à vouloir faire baisser le prix de l’immobilier et des loyers à un niveau qui les rendent accessibles pour les gens qui ne gagnent pas leur pain, ce qui est la politique de Hollande, Ayrault et Duflot, est une politique qui détruit le marché immobilier.

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  2. Les principaux engagements HORS BILAN de l’Etat à fin 2012 (en milliards d’euros) :

    - Engagements de retraite des fonctionnaires 1.679

    - Garanties liées à des missions d’intérêt général (assurance, protection de l’épargne réglementée….) 486

    - Engagements découlant de la mission de régulateur économique et social de l’État (aides au logement, RSA, régimes spéciaux de retraite…) 434

    - Garanties de passifs 187

    - Dettes garanties 163

    TOTAL : 2949 milliards.

    Il faut ajouter:

    - Dette : 1850 milliards d’euros

    - déficit 2012 : 100 milliards

    - Participation Française aux fonds de stabilité Européen près de 150 milliards d’euros par an.

    TOTAL GÉNÉRAL : 5040 Milliards.

    Passif à comparer avec les actifs de l’état qui représentent bien moins de la moitié….!

    Quant au produit intérieur brut il était de 2032 milliards pour 2012.

    Bienvenue dans un Pays en faillite…!

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  3. Mardi 18 juin 2013 :

    Les banques italiennes ont dans leurs livres 131 milliards d’euros d’actifs pourris (chiffres de mars 2013).

    Les banques espagnoles ont dans leurs livres 167,087 milliards d’euros d’actifs pourris (chiffres d’avril 2013).

    Lisez cet article :

    Espagne/Banques : le taux de créances douteuses monte à 10,87% en avril.

    http://www.romandie.com/news/n/EspagneBanques_le_taux_de_creances_douteuses_monte_a_1087_en_avril92180620131108.asp

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  4. Ce qui était plus moral dans le marché d’ »avant » c’est qu’un type intelligent ou inspiré pouvait comprendre le jeu des initiés et prendre leur main… aujourd’hui le marché est un vampire qui ne laisse aucune chance aux petits. Quand le délit d’initié est organisé à la milliseconde, l’humain le plus intelligent n’a plus sa place ou alors il faut qu’il mette son intelligence au service des maîtres du monde pour fabriquer leurs algorithmes…

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  5. Au service des Maitres

    Dans un article précédent, nous avons analysé et expliqué les tenants et aboutissants de la grande campagne contre l’évasion fiscale. Vous savez que nous préférons le terme « arbitrage fiscal ». Les immigrés arbitrent, ils quittent leur pays d’accueil où les temps sont durs pour aller dans les pays plus accueillants où les temps sont moins difficiles. Eh bien, c’est exactement la même chose pour la fiscalité. On arbitre la fiscalité d’un pays prédateur qui vous confisque le produit de votre travail pour aller dans un pays moins dispendieux, moins avide, qui vous laisse la récompense de vos efforts et vos activités.

    Nous avons expliqué que dans le cadre de la lutte contre l’arbitrage fiscal, le Pouvoir procédait comme s’il salissait les Français, comme s’il les noircissait et les abaissait. Nous avons proclamé: ce n’est pas un mode de gouvernement que de salir son peuple.

    Ce que nous avons décrit peut être caricaturé. Nous allons tenter de le faire.

    En gros, les gouvernements déclarent la guerre à leur peuple pour servir les maitres de l’étranger. Evidemment, cela n’est pas net dans les pays comme la France puisque le processus n’en est qu’à ses débuts, d’une part, et que l’on couvre l’opération du voile de la morale et de l’intérêt général. Mais c’est net en Grèce et en Espagne. C’est moins net en Italie car là-bas, on parle beaucoup, mais on agit peu. Il y a en Italie une sorte d’alliance entre les gouvernants et le peuple, surtout depuis le départ de Monti, une alliance pour faire semblant de se conformer, tout en ne le faisant pas. En Italie, on refuse de tailler et corvéer son peuple au profit de l’étranger, on fait semblant.

    Tout cela a été parfaitement exposé, s’agissant de la Grèce par la planquée fiscale Christine Lagarde. Elle a bien insisté sur le fait qu’il fallait faire rendre gorge aux Grecs pour payer les banques; elle n’a pas encore osé le dire s’agissant de la France, mais elle le suggère en termes généraux.

    Le drame vient du fait que le voile de la morale empêche les citoyens de se rendre compte qu’on les prend un par un comme dans le cas des Horace et des Curiaces.

    En prenant une catégorie sociale après l’autre, on empêche la vision d’ensemble, et on empêche les solidarités. C’est pour cela que c’est abject, on monte sans cesse une partie des Français les uns contre les autres, on prend les uns pour taper sur les autres.
    On prend les pauvres pour taper sur les riches, on prend les vieux pour taper sur les jeunes et les jeunes pour taper sur les vieux, les propriétaires pour taper sur les locataires et, ainsi, on peut confisquer tranquillement le fruit du travail, les retraites, les prestations familiales, les remboursements de sécurité sociale, etc. Il n’y a qu’une catégorie que l’on laisse indemne à ce jour, ce sont les clients politiques, la clientèle des fonctionnaires, car c’est le noyau dur.
    Les Maitres emploient la tactique mise au point par les Etats-Unis dans leur lutte contre leurs ennemis, on les divise, on les fait s’entretuer.

    Il faut être dur avec la droite qui ne dénonce pas le procédé et s’en rend complice par son silence. La droite devrait se cliver au lieu de chercher son unité de profiteurs, elle devrait se cliver entre ceux qui défendent les Français et ceux qui sont à la solde de l’étranger.
    La droite accepte cette destruction de la société française au profit de l’étranger et des banques, elle est trop contente de laisser faire ce sale boulot, infamant, par les mieux placés pour le faire, les socialistes socio-démos.

    Réfléchissez, décodez ce que vous voyez passer avec cette grille d’interprétation, vous verrez qu’elle est efficace, elle permet de comprendre. Elle permet de comprendre pourquoi les citoyens ne réagissent pas, ne se révoltent pas, on les culpabilise, on les monte les uns contre les autres.

    Le problème de la fraude fiscale est un excellent exemple; le thème a permis de passer un scalpel dans la société française, d’isoler les gens, de leur faire baisser la tête. Le comble est que ceci a été opéré à l’occasion de la turpitude du flic fiscal en chef, Cahuzac.

    Attendez-vous à ce que dans les modalités de lutte contre l’évasion fiscale, il y ait des astuces, des dispositifs pour donner aux politiques et leurs amis le temps de se blanchir; si les Suisses avaient un tant soit peu de c……s au c.l, ils balanceraient tout ce beau monde au lieu de simplement menacer de le faire, comme le fait le banquier Reyl, lequel essaie d’échanger visiblement quelque chose.

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  6. […] Et ceci nous renvoie à un article sanglant que nous avons écrit contre Hollande qui transformait s… En montant les impôts de toutes sortes, Hollande produit le besoin de dissimuler, de tricher. Et nous avons écrit : celui qui abaisse son peuple ne mérite pas de le conduire. Voici ce qu’écrivait Jobert : […]

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