Indicateur des Marchés

Sondage Investisseurs Corporate du Panel Agefi Juillet 09

Le « Panel Agefi Crédit » est plus indécis sur l’évolution du marché

La tendance au resserrement des spreads pourrait marquer une pause, à en croire les gestionnaires, qui toutefois surpondèrent toujours la classe d’actifs

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Les obligations d’entreprises ont connu un premier semestre exceptionnel.

Depuis le début de l’année, les sociétés non financières ont vendu près de 190 milliards d’euros de titres nouveaux.

Un niveau qui laisse supposer qu’en 2009, le montant record de 2001, à savoir 200,2 milliards d’euros, sera battu.

Par ailleurs, après les fortes tensions du quatrième trimestre 2008, les marchés obligataires se sont significativement détendus.

L’indice iBoxx, représentatif de l’univers du crédit en euro, est ainsi passé de 466 points de base (pb) en janvier à moins de 300 pb.

Les marchés commencent toutefois à s’essouffler, comme en témoigne l’écartement des spreads sur les dérivés de crédit sur le mois qui vient de s’écouler.

L’indice iTraxx Crossover qui mesure le coût de la protection contre le risque de défaut des titres les plus risqués, a ainsi augmenté de près de 60 pb à 742 pb. Début mai, il était tombé à 663 pb.

Dans ce contexte, les gestionnaires du « Panel Agefi Crédit » se montrent plus partagés sur l’évolution des spreads à un mois.

Positifs à 60 % début juin, ils ne sont plus que 38 % à anticiper, début juillet, un resserrement des marges.

Neutres le mois dernier, Schroders et Société Générale AM ont désormais une vision positive.

43 % des gestionnaires anticipent une stabilisation, contre 35 % début juin.

Axa IM, CPR AM, Crédit Agricole AM, DWS et Henderson sont par exemple passés de positifs à neutre.

Enfin, 19 % des membres du panel tablent sur un écartement des spreads, contre 5 % il y a un mois.

Groupama AM et JP Morgan AM ont abaissé leur prévision de positive à négative.

La visibilité sur le marché s’affaiblissant légèrement, les membres du panel qui surpondèrent la classe d’actifs, sont un peu moins nombreux. Ils restent cependant majoritaires, à 52 % contre 65 % début juin.

CPR AM et CAAM ont réduit leur exposition de « surpondérer » à « neutre ».

Par ailleurs, alors qu’aucun gestionnaire ne sous-pondérait le crédit au début du mois dernier, ils sont à présent 19 % à le faire.

Allianz Global Investors, BNP Paribas AM et Groupama AM sont passés de « neutre » à « sous-pondérer ».

Schroders réduit pour sa part son exposition de « surpondérer » à « sous-pondérer ».

Même si le marché européen du high yield s’est véritablement rouvert la semaine dernière avec l’émission obligataire de Wind, les gestionnaires misent toujours sur les titres bien notés, en moyenne « A ».

EN COMPLEMENT :

 Le coût du capital des entreprises européennes a baissé de 110 pb en neuf mois

Par Yves-Marc Le Réour – Agefi  03/07/2009
Une étude réalisée par Commerzbank montre un écart de 180 pb entre le coût de financement des « utilities » et celui du secteur de l’énergie
Renouvelant un exercice effectué en septembre 2008, le département crédit de Commerzbank vient de publier une analyse sur le coût de financement de 140 entreprises européennes non financières. Celles-ci étant censées optimiser leur structure de bilan afin de réduire leur coût moyen pondéré du capital (WACC), l’étude vise à déterminer l’intérêt d’un ajustement de leur levier financier.

Le WACC a globalement baissé de 110 points de base (pb) à 6,16 % entre août 2008 et mai 2009. Sur cette période, le coût de financement des sociétés en catégorie « investissement » (notées « A ») a même reculé de 150 pb.

En revanche la hausse du coût de protection de la dette des sociétés moins bien notées (catégorie « B ») a renchéri leur WACC de 8 à 9 % sur la période, après une pointe à 12,1 % fin 2008. « L’écart entre le coût des fonds propres et celui de la dette a atteint un plus bas de 70 pb en décembre dernier avant de remonter autour de 3 % à fin mai », a calculé Commerzbank.

Par secteur d’activité, « les utilities disposaient à fin mai du coût moyen de financement le plus faible, à 5,15 % contre 6,6 % l’été dernier ». La deuxième place est occupée par les biens de consommation non cyclique (WACC de 5,6 %), avec un sous-endettement notable du segment pharmaceutique (Roche, Sanofi-Aventis ou Merck). Les TMT (technologie-télécoms-médias) arrivent en troisième position avec un WACC de 6 %, « Reed Elsevier, Nokia et Ericsson ayant un intérêt spécifique à accroître leur effet de levier ».

Le changement le plus notable concerne le secteur industriel, désormais en quatrième position (WACC de 6,4 %), alors qu’il affichait le coût de financement le plus élevé (8 %) dans la dernière étude. « Ce sont les sociétés les moins bien notées qui ont ici enregistré l’amélioration la plus sensible de leur coût de financement passé de 17,9 % à 9,2 % », souligne l’étude. On trouve en cinquième position le secteur très large des biens de consommation cyclique (WACC de 6,7 %) et en queue de peloton, à quasi-égalité avec un coût de financement qui frôle les 7 %, le secteur de l’énergie et celui des matériaux de base. C’est ici que l’on retrouve des sociétés comme Rhodia et Norske Skog qui tireraient le plus parti d’un renforcement de leurs fonds propres

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