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Formation Financière : la Stratégie Momentum

Si vous pensez tout comme moi qu’à l’image des années 90, que nous sommes au début d’un nouveau marché haussier, alors l’approche momentum est faite pour vous….au point d’avoir  une bonne place parmi les approches plus « classiques » axées soit sur la valeur des titres, soit sur la croissance des entreprises. Comme le dit son nom, l’approche momentum va parier sur les titres qui ont le vent dans les voiles…..Qui mieux que le brillant chercheur canadien André Gosselin pour  décrypter en termes simples la mécanique de cette stratégie…. 

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :  

 Pour les uns, ça veut dire tout simplement de miser sur les titres qui ont connu la plus forte appréciation de leurs cours boursiers lors des derniers mois. Pour les autres, il s’agit d’acheter les titres des entreprises qui ont connu la plus forte croissance des bénéfices lors des trois, quatre ou cinq dernières années. 

On retrouve donc, diraient certains, deux grandes écoles à l’intérieur de l’approche dite de momentum. Mais j’ai plutôt tendance à penser que ce sont deux approches assez distinctes qui se sont appropriées la même étiquette pour s’identifier. D’où une certaine confusion des genres. D’ailleurs, l’approche dite de momentum des bénéfices peut très bien être vue comme une variante de l’école des chasseurs de croissance, sans plus. 

Le point commun de ces deux stratégies est que les titres qui connaissent une forte appréciation de leurs cours sont souvent ceux des compagnies qui enregistrent une croissance spectaculaire de leurs profits. Toutefois, les investisseurs qui capitalisent sur le momentum des bénéfices ne recherchent pas explicitement les titres qui ont le plus enrichi leurs actionnaires depuis un an. Ils préfèrent porter leur regard sur les compagnies qui déclarent des bénéfices supérieures aux attentes des analystes ou sur lesquelles les analystes révisent à la hausse leurs prévisions des profits. 

Profiter de la vague 

L’approche qui mise sur le momentum des prix des actions est à mon sens la plus singulière des deux, car elle a une particularité assez originale et un objectif très précis : retrouver sur le marché les titres qui suscitent depuis peu un engouement général de la part des investisseurs. Des titres qui peuvent facilement avoir réalisé un rendement de 100%, 200% et même 300% lors des douze derniers mois. Bien sûr, il ne s’agit pas d’espérer autant pour les mois à venir, mais simplement de profiter de la vague et de savoir se retirer à temps avant qu’elle ne casse. 

L’attitude de l’investisseur moyen face à des actions de ce genre est de croire qu’il s’agit de titres hautement spéculatifs, ou encore de penser que ce sont des valeurs qui ont réalisé leur plein potentiel de gain en capital et qu’il n’y a plus de marge disponible pour du rendement supplémentaire. La résistance est forte et la stratégie n’est pas appelée à souffrir si tôt d’un excès de popularité. 

Pourtant, la recherche académique des dix dernières années est unanime à reconnaître que les titres qui ont connu la plus forte appréciation de leurs cours boursiers lors des 6 à 12 derniers mois ont tendance à battre le marché pour les 6 à 12 mois suivants. Et cette observation est aussi valable pour les pays de la communauté européenne que pour le Canada et les États-Unis, peu importe d’ailleurs la taille des entreprises et les industries où elles oeuvrent.  

Mark Hulbert, un analyste des lettres financières américaines et l’un des chroniqueurs bien connus du magazine Forbes, a observé que les lettres financières qui procurent les meilleurs rendements pour leurs abonnés ont une stratégie fortement axée sur le momentum des cours boursiers. On peut évidemment citer le cas de la lettre Value Line, mais on pourrait aussi ajouter les lettres MPT Review de Louis Navellier et OTC Insight de Jim Collins. 

André Gosselin 

EN COMPLEMENT : Crédit Suisse dans une de ses dernières notes d’investissement défend et argumente sur tout le bien fondé de l’application d’une telle stratégie dans la période actuelle,  voici les principaux points de son argumentaire :  

75% des entreprises américaines du SP 500 et 53% du total qui ont publié ont dépassé les attentes, ce qui fait du second trimestre 2009 le quatrième meilleur cru de l’histoire (la moyenne historique des dépassements est de 32%). Une performance obtenu alors que les chiffres d’affaires sont en moyenne ressortis inférieurs aux attentes, note le Crédit Suisse, qui pense que cela signifie que la rentabilité va bondir une fois la reprise amorcée. Etonnant dans un contexte de crise… Pour l’analyste, les sociétés n’ont jamais été aussi réactives, ce qui explique la performance. 

Les principales surprises positives en Europe sont venues de l’énergie, des semiconducteurs, des médias, des biens d’équipement et de l’assurance. Aux Etats-Unis, elles sont venues du papier, de l’automobile et des semiconducteurs. Des deux côtés de l’Atlantique, la distribution alimentaire et les utilités ont déçu. Les marges ont dépassé les attentes dans l’automobile, la technologie et les biens d’équipement et sont ressorties décevantes dans la banque et les mines. 

Jouer la stratégie de la dynamique des résultats a « sousperformé » sur les 5 premiers mois de l’année lors du dernier marché haussier, avant de surperformer sur les 12 mois suivants et Crédit Suisse pense qu’il en ira de même cette fois ci….

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