Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

Regard sur les Pays Emergents : Le coup de stylo sur les B.I.C

Des nouvelles de mon stylo à 3 couleurs : Brésil, Inde et Chine….La Russie Poutinienne a une couleur « spéciale » non répertoriée par mon stylo… 

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

CHINE

Le State Council en Chine a décidé d’intervenir en coupant la surcapacité dans les secteurs suivants : ciment, acier, éolien et raffinage du charbon. Les investisseurs domestiques chinois tablent sur un quota de prêts de 4 trillions de RMB pour l’année prochaine. La hausse attendue des prix du pétrole à la pompe n’a pas eu lieu. Bien que ces nouvelles affectent négativement à court terme le sentiment de marché, elles sont probablement salutaires et devraient calmer les pressions inflationnistes à moyen terme. Elles ont cependant provoqué des sorties de capitaux

Le régulateur chinois a décidé de permettre aux banques de comptabiliser les dettes subordonnées dans leur ratio de solvabilité bancaire, ce qui est positif pour le système positif pour le système bancaire. La CSRC (China Securities Regulatory Commission) a ordonné la suspension temporaire des émissions d’IPO et a réitéré sa volonté de contribuer à un développement sain des marchés de capitaux. Le SAFE (State Administration of Foreign Exchange) a proposé une extension des quotas QFII, renouvelant une fois son intention de faciliter les problèmes de liquidité

Les indicateurs macroéconomiques ont surpris positivement, dépassant les attentes du marché avec une accélération de la croissance de la production industrielle, de la FAI et des ventes au détail.

Les baisses des indices des Prix à la Consommation et des Prix à la Production se stabilisent. En août, la croissance desprêts est passée à 33,3% (contre 32,6% en juillet), suggérant une liquidité abondante. Le premier ministre Wen a déclaré, à l’occasion du Sommet de Davos, que les politiques engagées continueraient à soutenir le rebond économique.

La Chine continuera à mener une politique monétaire souple jusqu’à la fin 2010 afin d’aider à maintenir la croissance dans un contexte d’incertitudes sur la reprise mondiale, a rapporté jeudi un média chinois, citant un haut responsable de la Banque centrale.

« La Banque centrale continuera à maintenir des liquidités dans le système bancaire pour stimuler la reprise économique », a déclaré Su Ning, vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine, cité par le site internet de l’Economic Observer.

« Les liquidités continueront à s’accroître même s’il n’y a pas augmentation chaque mois. Une certaine fluctuation à un mois donné ne signifie pas que la Banque centrale a changé sa politique », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’elle se poursuivrait tout au long de 2010.

Ces remarques de M. Su interviennent alors que des rumeurs de marché ont fait état d’une possible hausse du ratio des réserves obligatoires pour les banques au dernier trimestre 2009 ou au premier semestre 2010, selon le site internet.

M. Su a précisé que préserver une croissance stable restait une priorité pour la Banque centrale, alors que la reprise de l’économie mondiale mettra encore du temps.

Les prêts en Chine se sont élevés à 410,4 milliards de yuans (41 milliards d’euros, 60 milliards de dollars) en août, contre 355,9 milliards de yuans en juillet. Certains craignaient que la Chine restreigne le crédit. L’économie chinoise a connu une croissance de 7,9% au deuxième trimestre, après 6,1% au premier trimestre, soutenue par le plan de relance du gouvernement.

 

INDE

La reprise de l’activité se confirme mois après mois comme l’atteste le chiffre de la production industrielle en hausse de 7% en juillet (+7,8% en juin). Le niveau des précipitations a permis d’enrayer très partiellement la sécheresse mais une bonne partie des récoltes a déjà été définitivement affectée, créant, à court terme, des pressions inflationnistes  qui ne devraient pas appeler à des mesures monétaires..

Le secteur des SSII s’est bien comporté , en raison de signes d’un regain de demandes du secteur financier américain.

Dans les prochains mois, il sera important de surveiller l’évolution de l’inflation. A partir du mois de septembre, l’effet de base sur l’inflation devenant moins favorable, celle-ci va augmenter. Toute la question est de savoir quelle va être la vélocité de cette hausse et sa nature. Pour l’instant, l’inflation sur les salaires et l’immobilier semble contenue. Le gouverneur de la Reserve Bank of India a mentionné que l’inflation pourrait réapparaître de façon plus rapide qu’anticipée en Inde (elle est à -0,12% aujourd’hui). A ce stade, les autorités monétaires semblent encore privilégier la croissance et aucun resserrement monétaire n’est attendu avant la fin de l’année. En effet, même si la croissance annualisée de la production industrielle est de 6,8% en juillet (légèrement en dessous des attentes à 7%), la croissance des crédits « n’est que » de 14% en août, ce qui reste relativement modeste pour une économie dont la croissance du PIB devrait avoisiner 6% (le niveau de confort de la Reserve Bank of India est à 20% de croissance de crédits). Signalons que la mousson s’améliore, le niveau de précipitations restant 20% en dessous de la normale (contre 25% il y a un mois).

Cette reprise économique se traduit au niveau microéconomique par une forte croissance des volumes dans l’automobile en août (+36% pour Hero Honda et +42% pour Maruti).

Le ministère du pétrole a proposé d’augmenter le prix régulé du gaz de 1,8 $/mmbtu à 2,8 $/mmbtu, ce qui est non seulement bon pour le secteur mais démontre également la volonté du gouvernement de réellement réformer le mécanisme des subventions pétrolières, réduisant ainsi le déficit fiscal.

les OPA de retour

Après une longue et raisonnable période de calme, le marché des OPA indiennes est en train de reprendre son second souffle avec l’offre récente de NHPC Ltd (National Hydroelectric Power Corporation) et des prévisions avérées de nouvelles opérations. Oil India Limited, le numéro 2 du pétrole et du gaz en Inde, a annoncé offrir 11% de son capital sur une base entièrement diluée après introduction. L’offre est ouverte à souscription jusqu’au 10 septembre 2009 et la fourchette des prix se situe entre Rs 950 et RS 1050. L’offre attire l’attention des investisseurs et l’on attend une ouverture avec une prime de 20% le jour de l’introduction en bourse. Beaucoup de rumeurs autour de l’OPA de Bharti sur MTN, 1er opérateur mobile sud-africain ayant une présence sur tout le continent africain, qui augmenterait sa proposition en cash avec l’aide conjointe de Singtel. On doit connaître les résultats des négociations à la fin du mois…. 

 Le marché est plus cher que d’autres pays émergents. Cette prime se justifie par une plus grande stabilité des résultats.  Le sous-continent a ainsi vu ses indices de référence doubler par rapport aux plus bas de mars. Au point qu’en moyenne, les actions ont atteint leur fair value avec un P/E de 14,2x à un an pour le Sensex (contre une moyenne historique de 18x). Dès lors, entrer sur le marché indien a-t-il encore du sens maintenant? Oui, et pour plusieurs raisons, affirme le gérant de fonds de chez Templeton Sukumar Rajah basé à Chennai.  D’abord, les entreprises indiennes conservent une certaine marge de progression en termes de P/E, estime- t-il. Et même si les titres s’échangent généralement avec une prime par rapport à certains marchés asiatiques, elle se justifie au regard notamment des bénéfices, moins volatils, et des meilleurs rendements. En moyenne, il s’attend à une croissance des bénéfices de 12% à 18% à un horizon de 3 à 5 ans. Mais Sukumar Rajah préfère pour l’instant se concentrer sur les mid cap dans la mesure où les large cap ont déjà beaucoup bénéficié du rally et sont maintenant correctement valorisées.

Au plan macroéconomique, le gérant souligne d’autres avantages, qui rendent l’Inde moins vulnérable aux chocs globaux. Par exemple, le fait que l’Inde subit actuellement un ralentissement cyclique, alors que d’autres pays souffrent d’une crise structurelle. «La croissance reste à des niveaux sains grâce à une faible dépendance aux exportations, aux plans de relance et à une forte proportion des services, qui comptent pour 55% du PIB indien », explique l’expert de Templeton.

«Contrairement à la Chine, l’Inde est une économie «bottomup », ce qui signifie que la croissance évolue en fonction de ce que les entrepreneurs font, non pas de l’investissement public». Autre atout, la consommation privée. Cette dernière est-elle soutenable? s’interroge Sukumar Rajah. La classe moyenne étant en pleine croissance, le gérant répond par l’affirmative.

Ce d’autant que la consommation privée ne se fait pas à travers un levier d’endettement. Selon une étude de McKinsey, les dépenses privées devraient quadrupler d’ici à 2025 à 1521 milliards de dollars, faisant de l’Inde le cinquième plus important consommateur au monde.

A court terme, il voit cependant certains risques. Malgré ses atouts, l’Inde, comme les pays émergents, est tributaire de l’aversion au risque des investisseurs. Si le doute revient sur les marchés, les indices de Bombay seront à nouveau fortement affectés. En outre, les taux d’intérêt pourraient grimper en raison des importants emprunts du gouvernement. Par ailleurs, la consommation, élément clé de la croissance, pourrait souffrir en fonction de la faiblesse des moussons.

BRESIL

Sur le plan macroéconomique, l’indice de confiance des consommateurs est inférieur aux attentes des analystes, le déficit du compte courant est resté à 1,4% du PIB et l’excédent fiscal sur 12 mois est tombé à 1,8% du PIB en juillet (contre 2,0% en juin). Les flux du compte de capital ont légèrement baissé, tout en se maintenant à un niveau élevé (6,4 Mds USD en juillet contre 7,4 Mds USD en juin), poussés par des investissements en portefeuille.

A noter que la Banque Centrale a décidé de maintenir ses taux inchangés, à 8,75%. Cette nouvelle était attendue par le marché. La politique monétaire devrait continuer à être accommodante dans la mesure où l’inflation est sous contrôle et à un niveau inférieur à l’objectif fixé par la Banque Centrale, l’utilisation des capacités de production n’augmente pas (à un niveau bien inférieur à celui du pic de 2007) et les élections se tiendront l’année prochaine. Compte tenu de ces éléments, le marché actions brésilien continue d’offrir un rendement attrayant, les valorisations sont convaincantes. Une large quantité d’émissions sur le marché primaire devrait avoir lieu, ce qui pourrait peser sur le marché mais serait favorable à la monnaie

Sources : edram+afp+templeton

EN COMPLEMENT LE BILLET PRECEDENT : Regard sur les Pays Emergents : Le coup de stylo sur les B.I.C (cliquez sur le lien)

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