Art de la guerre monétaire et économique

Affaire Goldman Sachs : Du pain béni pour le Régulateur inquisiteur, Zorrobama et le Sénat US…

Le film c’est « Main basse sur la monnaie » avec le pitch suivant : Prenez la Banque la plus détestée au monde , collez lui sur le dos  des fraudes et des pertes à tout va et vous obtiendrez, vox populi aidant , et à l’unanimité le vote d’une loi qui était loin de la faire cette belle unanimité dont vous avez tant besoin électoralement pour vous positionner en grand sauveur de l’humanité : Zorrobama « Batman », Roi de la Dette, plus fort que the Joker !!! yes he can…

PLUS DE MANIP EN SUIVANT :

 Le titre Goldman Sachs plongeait vendredi à la Bourse de New York à l’annonce des poursuites entamées par les autorités boursières américaines (SEC), pour « fraude », lâchant  jusqu’à 15%. 

Le gendarme de la Bourse américaine, la SEC, a annoncé vendredi qu’elle poursuivait la banque d’affaires américaine pour « fraude » sur la vente de titres d’investissement liés à des crédits hypothécaires à risque, dits « subprime ». La SEC indique que Goldman Sachs a crée et commercialisé un CDO associé aux performances de titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels (RMBS).. 
Or, le groupe n’aurait pas fournit aux investisseurs de ce produit dénommé Abacus des informations vitales, en particulier le rôle majeur joué par un hedge fund, Paulson & Co, dans le processus de sélection du portefeuille et le fait que ce hedge funds avait pris une position vendeur (‘short’) sur ce CDO . Autrement dit la banque aurait notamment caché le fait qu’un de ses importants clients, le fonds d’investissement Paulson, avait poussé à la création de ce produit financier au moment même où ce fonds prenait des positions pariant sur la chute du marché immobilier 

Goldman Sachs et l’un de ses responsables, Fabrice Tourre, sont donc accusés d’avoir fraudé face aux investisseurs en faisant « des déclarations trompeuses et en passant sous silence des faits essentiels sur certains produits financiers liés aux prêts subprime au moment où le marché de l’immobilier résidentiel américain commençait à chuter ». 

« Goldman, à tort, a permis à un client qui jouait contre le marché hypothécaire d’influencer lourdement quels titres immobiliers devaient être inclus dans un véhicule d’investissement, alors qu’au même moment elle disait à d’autres investisseurs que ces titres étaient choisis par un tiers indépendant et objectif », a accusé un responsable de la SEC, Robert Khuzami, cité dans un communiqué. 

« C’est très grave. Cela montre qu’ils ont parié contre leurs clients », a observé Gregori Volokhine, de Meeschaert New York. 

Selon Gregori Volokhine, cela « pourrait coûter très cher à la banque », si les acheteurs du produit en question devaient se retourner contre la banque et demander compensation. 

Si Goldman Sachs était condamnée, « cela représenterait une charge exceptionnelle conséquente, cela serait un problème à court terme, cela serait vu comme très négatif par les investisseurs, mais cela n’entraverait ni ne pénaliserait la croissance de la compagnie à long terme », a estimé de son côté l’analyste bancaire réputé Richard Bove, de Rochdale Securities, sur la chaîne d’informations financières CNBC. 

La plainte de la SEC désigne Fabrice Tourre, un vice-président de la banque d’affaires new-yorkaise, comme principal responsable de cette manoeuvre, qui remonte à avril 2007. 

Selon la plainte de la SEC, Paulson & Co a versé 15 millions de dollars à Goldman Sachs pour concevoir la structure du CDO, clos le 26 avril 2007. Un peu plus de neuf mois, 99% du portefeuille avait été dégradé, précise la SEC.Les investisseurs, eux, auraient perdu au total plus d’un milliard de dollars dans l’aventure 

D’autres banques concernées? 

D’autres banques que Goldman Sachs pourraient être poursuivies par les autorités américaines pour fraude sur des produits financiers liés aux crédits subprime, a encore laissé entendre vendredi le gendarme de la Bourse (SEC), éludant une question portant sur Deutsche Bank. 

« Nous continuons à examiner les produits (d’investissement) structurés », s’est borné à indiquer Robert Khuzami, un responsable de la SEC, en réponse à une question de la presse sur le risque que la Deutsche Bank se retrouve victime d’accusations semblables à celles qui ont fait chuter le titre Goldman Sachs  à la Bourse de New York. Il a indiqué que la SEC poursuivait son enquête. 

Selon Goldman Sachs ce vendredi, les accusations de la SEC « sont complètement infondées légalement et d’un point de vue factuel, et nous les contesteront vigoureusement et défendront la firme et sa réputation ».

source afp/reuters avril10

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Après Morgan Stanley, c’est au tour de Goldman Sachs de révéler des pertes colossales dans l’immobilier… Ainsi, le fonds Whitehall Street International, géré par la banque américaine, a perdu la quasi-totalité de sa valeur ! À la fin 2009, son actif net, estimé initialement à 1,8 Milliard de Dollars, n’était plus évalué qu’à 30 Millions de Dollars, selon une lettre envoyée par le fonds à ses clients, et publiée ce matin par le ‘Financial Times’.  

Whitehall, fondé en 2005, avait investi l’essentiel de ses capitaux aux États-Unis et en Allemagne, en recourant à l’endettement… Il reconnaît dans sa lettre « l’impact négatif de l’investissement à effet de levier dans un marché où l’estimation des valeurs d’actifs a chuté ».  

En début de semaine, le ‘Wall Street Journal’ avait révélé qu’une autre grande banque américaine, Morgan Stanley, avait perdu environ 5,4 Mds$ sur un fonds immobilier estimé initialement à 8,8 Mds$, une perte record pour ce type de placement !  

Ces révélations en chaîne sur les pertes immobilières des banques ne devraient pas avoir d’effet sur leurs résultats, les sommes en question ayant déjà été provisionnées… Elles pourraient toutefois inciter l’administration Obama à se montrer plus sévère, au moment où Washington prépare une nouvelle réglementation bancaire, qui vise notamment à réduire les risques des banques dans les fonds d’investissement et les fonds spéculatifs…. 

source boursier.com avril10 

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Un dirigeant de la banque centrale américaine (Fed) a lancé jeudi une salve contre le projet de régulation financière en discussion au Sénat et défendu par le gouvernement, continuant le tir groupé de deux de ses collègues la veille.

Une Fed «régulant uniquement Wall Street» ne serait pas «bien informée de l’état de l’ensemble du paysage financier», a déclaré James Bullard, président de l’antenne de la Fed à Saint-Louis, lors d’une conférence à New York.

Cela nuirait à sa capacité d’action pour «sortir d’une crise future», a-t-il ajouté, selon des extraits de son allocution transmis à la presse.

Le projet adopté en commission par le Sénat fin mars, et qualifié de «solide» par le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, prévoit de limiter les pouvoirs de régulation de la Fed aux institutions financières contrôlant plus de 50 milliards de dollars d’actifs.

La Fed serait ainsi privée de la surveillance de quelque 6000 établissements de toute taille qu’elle régule aujourd’hui.

Le président de la Fed de Dallas, au Texas, Richard Fisher, avait usé la veille d’une métaphore selon laquelle «dans une économie, la banque centrale est le coeur, la monnaie est le sang, et les marchés financiers sont les artères et capillaires».

Pour lui, priver la Fed, prêteur en dernier ressort, d’une bonne vision sur le secteur bancaire est dangereux.

«Il est proprement impossible d’évaluer correctement la santé d’un emprunteur potentiellement en difficulté avec des informations venant d’une autre administration», a-t-il estimé.

«C’est l’une des leçons cruelles apprises en examinant les entrailles de Washington Mutual, Lehman et AIG, sur lesquels nous n’avions aucun pouvoir de régulation au moment où ils ont eu un arrêt cardiaque», a expliqué M. Fisher, en référence à trois institutions financières dont la chute a coïncidé en septembre 2008.

La présidente de la Fed de Cleveland, dans l’Ohio, Sandra Pianalto, a elle affirmé mercredi qu’«aucune autre administration» n’était en mesure d’atteindre le degré d’expertise de la Fed en matière de supervision bancaire.

source afp avril10

EN COMPLEMENT : WSJ/JPMorgan : politique et profits ne font pas bon ménage (cliquez sur le lien)

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