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Remise en perspective sectorielle des résultats des entreprises du S&P500

Remise en perspective sectorielle  des résultats des entreprises du S&P500

Selon une estimation médiane établie par Bloomberg sur la base de 8.000 avis d’analystes, les bénéfices trimestriels devraient progresser de 34 % en moyenne pour les sociétés suivies par le S & P 500. A la même période de 2009, ils avaient subi un repli moyen de 25 %.

Consensus très (trop) positif sur les résultats de sociétés pour le deuxième trimestre de 2010 (cliquez sur le lien)

PLUS DE PERSPECTIVES EN SUIVANT :

Risques de déception

Les sociétés sortent un peu plus encore de cet environnement de crise qui avait fort affecté leurs affaires dans la seconde partie de 2008 et 2009. La Bourse de New York, qui accuse une baisse de 2 % depuis janvier, se montre quelque peu indifférente à cette performance. « Les bénéfices ne devraient pas être trop mauvais », explique l’Allemand Markus Steinbeis, gestionnaire de portefeuille auprès de Pioneer Investment. « Mais, ajoute-t-il, nous devons être conscients que les estimations des analystes sont trop agressives et que des risques de déception ne sont donc pas à écarter ».

Par rapport aux résultats du premier trimestre de 2010, durant lequel la croissance des résultats s’était élevée à 52 %, la croissance affiche assez clairement des signes d’essoufflement.  Et cette tendance devrait vraisemblablement se confirmer au cours du troisième trimestre, avec une croissance estimée à 24,7 % selon Bloomberg.

Coté sectoriel : Les gagnants et les perdants

L’évolution de la pondération du S&P 500 1990-2010

EN LIEN : http://www.bespokeinvest.com/thinkbig/2010/6/16/sp-500-sector-weightings.html (cliquez sur le lien)

Lors du précédent trimestre, quatre groupes sectoriels avaient encore enregistré des résultats négatifs à Wall Street. A présent, ils ne devraient plus être que deux), à savoir les télécoms, à cause du fait que le consommateur a, en ce moment, d’autres priorités pour ses dépenses, et les « utilities ». Là encore, l’on devrait observer une tendance assez comparable en Europe, où les sociétés exportatrices, faut-il le souligner, ont bénéficié d’un euro revenu à un niveau plus compétitif par rapport au dollar. Des noms, tels que Daimler, BMW et Volkswagen devraient positivement étonner.

Dans le même secteur, mais à Wall Street, Ford est aussi attendu avec des chiffres plus que rassurants.

Parmi les groupes qui pourraient profiter de la baisse de l’euro, on peut citer des noms comme EADS ou le distributeur belge Delhaize Group qui réalise 75 % de ses ventes aux USA.

Concernant les autres secteurs, on ne manquera d’épingler le rebond prévu (+80,8 %) des affaires pour le secteur financier, à l’exception notable de Goldman Sachs qui accuserait une chute de 60 % de ses profits.

Emmenées par des noms comme Apple et Microsoft, les entreprises technologiques (+52,8 %) ne devraient guère décevoir, grâce au succès des iPhones et iPad, ainsi qu’à la demande soutenue de PC dans le monde. Enfin, la hausse du dollar pourrait par contre avoir pesé sur les affaires de Google.

source echo juil10

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