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Innovation : La voiture électrique prend pied en Chine

La voiture électrique prend pied en Chine

Le marché le plus favorable reste les Etats-Unis, devant la France

Les mesures prises en juin par le gouvernement ont fait bondir la Chine au classement des marchés les plus favorables au développement de la voiture électrique.

PLUS DINNOVATION EN SUIVANT :

Dans le classement réalisé par McKinsey, publié lundi, la Chine passe de la septième à la troisième place, derrière les Etats-Unis et la France. L’analyse repose sur neuf critères de développement des marchés nationaux des véhicules électriques, qui vont de l’offre de modèles au gain réalisé par le consommateur qui choisit ce type de véhicule, en passant par les diverses formes d’aides étatiques.

La volonté des autorités chinoises de promouvoir les véhicules électriques dans vingt villes déclarées zones pilotes change la donne. Les particuliers obtiennent en moyenne une aide équivalente à 4560 euros lors de l’achat d’un véhicule électrique. Cette aide peut se monter à plus de 70 000 euros pour l’achat d’un autobus par exemple. La Chine devient ainsi le deuxième pays du monde le plus généreux, derrière le Danemark, en ce qui concerne l’aide directe. Mais le gouvernement investit également énormément dans l’aide à la production et à la recherche. Quelque 3,3 milliards d’euros seront dépensés dans les cinq ans, soit le programme le plus ambitieux après celui des Etats-Unis. Sept modèles, sur les 59 offerts par les constructeurs chinois, sont électriques.

Fortes économies

La Chine, contrairement aux autres marchés qui butent sur ce problème, a uniformisé les modes de ravitaillement des véhicules en électricité (bornes, prises) en limitant à quatre le nombre de standards industriels.

Les Chinois réagissent en conséquence, attirés par des économies de 88% au kilomètre parcouru, alors qu’en Allemagne ce gain en coût d’utilisation se limite à 65%. La grande différence provient du prix du kWh, quatre fois meilleur marché en Chine qu’en Allemagne.

Le parc de véhicules électriques chinois, avec plus de 900 voitures vendues de janvier 2009 à mars 2010, est désormais le troisième marché au monde, derrière celui des Etats-Unis (2589), et du Japon (1426). La France occupe la quatrième place (795), devant l’Allemagne (270) et la Grande-Bretagne (151). En part de marché, la Chine se situe en sixième position, derrière le Danemark, qui offre une prime moyenne de 17 220 euros à l’achat d’un véhicule électrique. Suivent le Japon, la France et les Etats-Unis. Selon McKinsey, dans cinq ans, la Chine sera le premier producteur d’automobiles avec plus de 18 millions de voitures, devant les Etats-Unis (10,6 millions). La part de voitures électriques produites dans le pays restera cependant marginale (0,02%), contre 2% attendus aux Etats-Unis, ou 2,7% en France, mais 0,8% seulement en Allemagne. McKinsey prévoit un développement plus favorable en France qu’en Allemagne à cause du prix avantageux de l’électricité, soutenu par l’Etat français, et des aides étatiques à la production.

Les Etats-Unis resteront en tête de liste grâce à des aides massives à la production équivalant à 23 milliards d’euros sur cinq ans.

PAR Par Willy Boder Le temps juil10

EN LIEN : Marché par pays

2 réponses »

  1. Voiture électrique – Réponses aux questions fréquentes :

    http://www.electron-economy.org/article-36222565.html

    Comme le soulignent tous les rapports sur le sujet (Commission européenne, Institute for Environment and Sustainability, WWF, constructeurs automobiles, etc.),
    l’efficacité énergétique TtW de la voiture électrique est plus de 4 fois supérieure à celle de la voiture à pétrole.

    En se basant sur le mix électrique moyen tant aux USA qu’en Europe, les données indiquent que la voiture électrique à batterie à un bilan CO2 bien meilleur que les voitures
    thermiques, qu’elles soient alimentées avec du diesel ou de l’essence. Ce résultat devrait éteindre la théorie du « long pot d’échappement » dont l’argument est que
    l’électrification des automobiles consiste en un transfert d’émissions du véhicule vers les centrales électriques.

    Les sceptiques du véhicule électrique qui souscrivent à ce point de vue – et qui le font bien évidemment sans avoir réalisée aucune analyse quantitave – déclareront souvent que les « véhicules zéro émission » sont des « véhicules qui émettent ailleurs ». C’est vrai, bien sûr, sauf qu’ils négligent de mentionner qu’une seule source d’émission est bien plus facile à contrôler et à nettoyer et que les émissions sont significativement réduites. La conclusion est claire : malgré des variations importantes dans les mix
    électriques des différents pays dans le monde, les électrons battent les carburants liquides en termes de CO2 durant le cycle de vie. Plus important, cet avantage va
    incontestablement croître parallèlement au verdissement des mix électriques des pays en question, ceci alors que l’intensité carbonique des carburants fossiles va croître – via l’incapacité à sortir du paradigme hydrocarbures – étant donné que nous nous dirigeons vers une exploitation de ressources fossiles non conventionnelles (schistes bitumineux, charbon liquéfié etc.)

    Le ministère allemand de l’Environnement confirme que les voitures 100% électriques ont un bien meilleur bilan C02 que les voitures à pétrole.

    Le meilleur bilan étant obtenu avec l’énergie de source éolienne et solaire, loin devant par exemple le nucléaire

    http://a21.idata.over-blog.com/1/23/41/67/A/aaa/111.jpg

    Même avec le mix électrique allemand, pourtant riche en charbon, le bilan CO2 de la voiture 100% électrique (115 grammes par kilomètre) est meilleur que celui de la voiture à pétrole (201 grammes par kilomètre en moyenne pour les nouvelles voitures allemandes en 2007; 126 grammes par kilomètre pour les véhicules diesel nouvelle génération).

    Avec une électricité 100% renouvelable, on passe à seulement 5 grammes de CO2 par kilomètre.

    Ces données allemandes confirment les rapports de Renault, Mitsubishi, du WWF, de la Commission européenne et de l’ADEME.

    http://www.electron-economy.org/article-36850734-6.html

    Le passage de la voiture à pétrole à la voiture électrique en Chine permet de réduire les émissions de C02 de 20% (fabrication de la batterie et du moteur électrique inclus). L’intérêt de ce changement est de plus majeur sur le plan de la santé étant donné que les véhicules électriques n’émettent aucune pollution toxique en ville.

    En Europe le passage à la voiture électrique permet de diviser par plus de 2,5 les émissions de C02 (construction de la batterie et du moteur électrique inclus). Le bilan est comparable à celui de l’Europe aux USA. En France, ce passage permet une division par plus de 14 des émissions. Avec Better Place, l’électricité qui alimente les voitures électriques provient intégralement des énergies renouvelables. Dans ce cas, on divise les émissions de C02 d’un facteur 190.

    La production électrique en France est de 569 TWh/an (2007) : pour passer à un parc automobile 100% électrique, en intégrant les pertes électriques sur le réseau il faut
    augmenter la production électrique d’environ 15%.

    « La voiture électrique va faire irruption sur le marché français dès 2011, estime Thierry Koskas, directeur du programme Véhicule électrique chez Renault SA. En 2020, les
    véhicules électriques représenteront 10 à 15% du marché. Entre 200.000 et 300.000 véhicules électriques seront vendus annuellement dans les années 2020 »

    L’Allemagne veut un million de voitures électriques en 2020

    http://www.cleantechrepublic.com/2010/05/06/allemagne-million-voitures-electriques-2020/

    Les smart grids :

    Des millions de batteries de voitures électriques connectées au réseau (une voiture est en moyenne stationnée 23H sur 24) permettent d’aider le réseau électrique en absorbant les pics de production (utile pour optimiser la pénétration des énergies intermittentes) et en lissant la courbe demande. C’est tout l’apport du concept V2G/G2V et des smart grids.

    Un exemple parmi de nombreux autres : Le Danemark teste un réseau intelligent pour voitures électriques, grandeur nature (projet Edison)

    Edison (Electric vehicles in a Distributed and Integrated market using Sustainable energy and Open Networks) a été lancé par le gouvernement danois en février dernier. Son
    objectif est de concevoir et de tester un réseau d’alimentation électrique intelligent impliquant largement des véhicules électriques alimentés par l’énergie éolienne dont le bilan CO2 est actuellement le meilleur. Les véhicules électriques ne devraient pas uniquement être des consommateurs de l’énergie du vent, mais au besoin également mettre celle-ci à la disposition du réseau. Selon ce concept « Vehicle-to-Grid » (V2G), ces voitures électriques pourraient devenir des réservoirs intermédiaires à même d’offrir une énergie de réglage. Outre IBM, le consortium Edison rassemble les entreprises énergétiques danoises DONG Energy et Østkraft, l’Université technique danoise (DTU) et son centre Risø pour les énergies renouvelables, Siemens, Eurisco et l’Association danoise de l’énergie Dansk Energi, ou encore Better Place.

    http://www.edison-net.dk/News/009_EDISON_Work_Shop.aspx

    http://www.greenunivers.com/2009/02/le-danemark-teste-un-reseau-intelligent-pour-voitures-electriques-grandeur-nature-2490/

    Rapport « Renewable 24/7 » de Greenpeace-International en coopération avec l’European Renewable Energy Council (EREC) à propos de l’intérêt des réseaux électriques intelligents

    http://www.greenpeace.org/international/Global/international/planet-2/report/2010/2/renewables-24-7.pdf

    http://www.erec.org/

    Les véhicules électriques changés en piles d’énergie éolienne grâce au Smart Grid

    http://www.cleantechrepublic.com/2009/12/22/smart-grid-transformer-vehicules-electriques-reservoirs-energie-eolienne/

    Les smart grids dans le monde :

    Asie : la région est vaste et présente des différences considérables entre les pays. La Corée, le Japon et la Chine envisagent des développements de réseaux intelligents, dans leur acception large, à l’échelon national. L’Australie, l’Inde et l’Indonésie semblent plutôt
    s’orienter vers l’amélioration de l’efficacité des réseaux existants au travers de programmes de taille plus limitée.

    Aux Etats-Unis la sûreté du système électrique (qui pâtit d’un sous investissement chronique), l’augmentation de la consommation et la difficulté croissante à construire de nouvelles lignes de transport d’électricité sont à l’origine des travaux concernant les réseaux intelligents.

    En Europe les initiatives se sont centrées sur l’intégration des sources d’énergie renouvelable dans le mix de production, tout en s’attachant à accroitre l’implication des utilisateurs finaux dans la gestion du système, au travers de politiques de gestion de la
    demande et du déploiement d’infrastructures de comptage communicant.

    http://www.ufe-electricite.fr/Quand-le-monde-mise-sur-les-Smart?annee=2010

    http://www.ufe-electricite.fr/IMG/pdf/Smart_grids_2010.pdf

    Perspectives d’avenir et enjeux des transports électriques et hybrides

    http://www.cleantechrepublic.com/category/transport/

    Quelques exemples de véhicules électriques parmi plus de 200 sociétés dans le monde sur le sujet :

    http://www.moteurnature.com/voiture-electrique.php

    Vidéo : le concept suisse Rinspeed UC véhicule électrique citadin + train

    http://www.youtube.com/watch_popup?v=PFhoSaIYeak&vq=hd720

    Tesla Roadster électrique :

    http://www.youtube.com/watch_popup?v=MQg1KUHqyZE&vq=large

    Différents types de mobilité électrique :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9hicule_%C3%A9lectrique

    La roue de vélo « intelligente » (Copenhagen wheel)

    http://www.youtube.com/watch_popup?v=S7y3qIQu3Gc&vq=large

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