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Salaires : Les 10 plus gros parachutes dorés

Salaires : Les 10 plus gros parachutes dorés

 Suite aux lourdes pertes subies par un groupe ou à des erreurs de management, il arrive à certains patrons d’être mis à la porte… à coups de millions d’euros. Tony Hayward de BP devrait, dans une moindre mesure, suivre cette voie.

PLUS DE BONUS EN SUIVANT :

 Le dirigeant du groupe pétrolier britannique BP, Tony Hayward, très critiqué pour sa gestion de la marée noire dans le golfe du Mexique, cèdera sa place en octobre à l’Américain Bob Dudley. Dans le même temps, la compagnie a annoncé une perte de 16,9 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit la plus grosse perte trimestrielle de l’histoire des entreprises britanniques, à cause de provisions constituées pour faire face au coût de la marée noire. Ce coût prévoit-il les indemnités de départ de Tony Hayward?

Si son sort est désormais scellé, seul le détail de ses indemnités semble encore faire débat. En principe, Hayward pourrait toucher un an de salaire (hors bonus), soit environ un million de livres (1,2 million d’euros), ainsi que les droits à la retraite accumulés en cours de carrière (10,8 millions de livres), permettant un versement annuel de 584.000 livres à partir de 60 ans.

Cependant, les statuts de BP précisent que ces indemnités de départ peuvent être réduites « quand c’est approprié ». Les discussions pourraient donc porter sur ce point: les circonstances plaident pour une réduction des indemnités de départ, mais M. Hayward, 53 ans, serait décidé à voir reconnaître au contraire ses 28 ans de services au sein de BP, impeccables jusqu’à la catastrophe de la marée noire. Affaire à suivre donc …

Top 10 des parachutes dorés

CEO       Montant

1. Michael Eisner, Disney             Sous sa présidence (de 1984 à 2005), la Walt Disney Company a prospéré. Lors de son départ du groupe, il a emmené avec lui 1 milliard de dollars sous forme de salaire, bonus et stock-options, soit environ 773 millions d’euros.

2. William McGuire, United Health Group           Il a dirigé cette société d’assurance médicale entre 1991 et 2006. Il est parti avec des stock-options d’un montant de 24 millions de dollars (alloués pendant 15 ans) et sa retraite s’élève aujourd’hui à 800 millions de dollars (619 millions d’euros)

3. Lee Raymond,Exxon Mobile Corp.     Ce patron a permis la fusion d’Exxon Corporation et de Mobil Oil Corporation, respectivement numéros 2 et 3 mondiaux derrière Shell à l’époque. Il a quitté le groupe en 2006 avec 351 millions de dollars en poche (271 millions d’euros).

4. Henry A.McKinnell, Pfizer Inc.              Après avoir essuyé de lourdes pertes, McKinnell décide de jeter l’éponge en 2006. Sa gestion a coûté 140 milliards de dollars aux actionnaires. Sans aucun remords, il empoche un parachute de 213 millions de dollars (165 millions d’euros).

5. Robert Nardelli, The Home Depot      A la tête du champion mondial du bricolage, Nardelli est évincé en 2007 pour ses mauvaises décisions. Mais le montant de sa prime de licenciement l’a sans doute consolé: 210 millions de dollars (162 millions d’euros)

6. Richard Handler, Jeffries & Company               En 2007, il quitte cette banque d’investissement internationale avec une retraite estimée à 202 millions de dollars (156 millions d’euros). Le groupe tenait à rétribuer sa bonne gestion: le cours de l’action du groupe s’est apprécié de 400% pendant ses 7 ans de services.

7. James Kilts, The Gilette Co     En prenant le contrôle de Gilette en 2005, le groupe Procter&Gamble s’est débarrassé de son CEO moyennant une indemnité de 165 millions de dollars auquel il ajouté un supplément de 13 millions pour couvrir les taxes liées à un parachute doré, soit un total de 137 millions d’euros.

8. Stanley O’Neal, Merril Lynch & Co, Inc             Après avoir entraîné une perte nette de 2,2 milliards de dollars pour cette banque d’investissement et avoir essuyé de nombreuses critiques sur sa gestion de la crise des subprimes, Stanley O’Neal a été mis dehors. Cependant, il a emporté avec lui un joli pactole de 161,5 millions de dollars (125 millions d’euros).

9. Edward Whitcare, AT&T          En 17 ans de management, cet ingénieur de formation est parvenu à faire de  AT&T le leader américain de la téléphonie fixe et mobile. Lors de son départ à la retraite en 2006, il a été largement récompensé à hauteur de 158 millions de dollars (122 millions d’euros).

10. Michael Ovitz, Disney            En 1995, il a été engagé pour devenir président de Disney. Une clause dans son contrat prévoyait une indemnité de licenciement de 130 millions de dollars (100,5 millions d’euros) s’il était licencié sans motif après un an. Et cela fut le le cas.

source afp juil10

EN COMPLEMENT :  Larry Ellison, patron le mieux payé de la décennie, selon le WSJ (cliquez sur le lien)

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