Cycle Economique et Financier

Un début de récession aux États-Unis ?

Un début de récession aux États-Unis ?

L’indice d’activité manufacturière régionale de la Réserve fédérale de Dallas a accusé une baisse de 17,7 points en septembre. Le mois précédent, le recul avait été de 13,5 points. En fait, il est dans le rouge depuis le mois de juin dernier.

PLUS/MOINS DE DOUBLE DIP EN SUIVANT :

Ce chiffre, qui a pris à contre-pied la plupart des analystes américains, est inquiétant par lui-même, car cela fait maintenant quatre mois consécutifs que l’activité des usines texanes ne cesse de décliner. Et cela semble être pour durer : le sous-indice des nouvelles commandes et celui des livraisons sont négatifs, eux aussi, pour le quatrième mois consécutif.

Résultat : le moral des dirigeants d’entreprise de la région en prend un coup, 25% d’entre eux pensant que les six prochains mois seront moins bons que ceux passés, soit un niveau de pessimisme jamais vu depuis plus d’un an.

Peut-on pour autant parler de récession à venir pour le Texas? Non, bien entendu. Une récession économique se définit généralement comme une décroissance de l’évolution du produit intérieur brut (PIB) d’un pays durant au moins deux trimestres consécutifs.

Dans le cas présent, il ne s’agit que d’un trimestre défavorable pour l’un des États des US. Toutefois, il s’agit d’un État vital pour la santé économique des Etats-Unis et il n’est pas encourageant de voir qu’il s’enfonce dans la crise économique au lieu de s’en tirer peu à peu…

Les craintes d’assister à une nouvelle récession aux Etats-Unis est de plus en plus souvent exprimée aux Etats-Unis, ces derniers temps. La croissance américaine pour l’ensemble de 2010 a été récemment revue à la baisse par l’OCDE. Le moral des Américains ne cesse de s’assombrir.

source pressaffaires sep10

EN COMPLEMENT :  Deux dirigeants de la banque centrale américaine (Fed) ont exposé leurs divergences mercredi sur le ralentissement économique en cours aux États-Unis et les remèdes que leur institution peut y apporter.

«Ce genre de ralentissement n’est pas inhabituel aux premiers stades d’une reprise», a estimé Charles Plosser, président de l’antenne de la Fed de Philadelphie dans un discours prononcé près de cette ville du nord-est du pays.

«Nous ne devrions pas réagir de façon excessive à des données qui peuvent être instables et sont sujettes à des révisions avec le temps», a-t-il ajouté, selon le texte de son allocution transmis à la presse.

Au contraire, son collègue Eric Rosengren, président de la Fed de Boston a estimé que «la conjoncture économique actuelle et la combinaison d’un taux de chômage proche de 10%, d’une croissance médiocre et d’une inflation d’une faiblesse néfaste créait un problème économique grave».

«Comment la politique monétaire devrait-elle répondre à la lenteur de la reprise? Avec vigueur, créativité, posément et sans cesse, tant que nous avons des solutions disponibles, et nous en avons assurément», a ajouté M. Rosengren, selon le texte de son discours, prononcé à New York.

M. Rosengren a plaidé pour que la Fed prenne de nouveau des mesures exceptionnelles d’assouplissement monétaire, comme au plus fort de la crise, en rachetant par exemple des obligations du Trésor à long terme.

Cela permettrait, a-t-il dit, de stimuler l’économie en faisant baisser les taux d’intérêts à long terme alors que le taux directeur de la Fed (qui détermine les taux à court terme) est, lui, quasi nul depuis la mi-décembre 2008.

M. Plosser a estimé au contraire que des achats d’obligations d’État américaines n’auraient aucun effet sur le taux de chômage et qu’il y avait plus de risque à injecter de nouveau des liquidités dans l’économie qu’à ne rien faire.

source agence sep10

EN LIEN : Y aura-t-il un, deux ou plusieurs creux? par Andréas Hofert

1 réponse »

  1. Le double dip aura d’abord lieu en Europe.

    L’Europe fonce vers sa deuxième crise financière.

    Le coût du sauvetage d’Anglo Irish bank dépasse les attentes.

    La banque centrale irlandaise a annoncé ce jeudi matin que le coût du sauvetage de la banque irlandaise va atteindre 34 milliards d’euros, et qu’AIB va devoir lever 3 milliards d’euros supplémentaires d’ici à la fin de l’année pour se recapitaliser.

    Anglo Irish bank est « too big to fail ». Le gouvernement ne la laissera donc pas tomber l’établissement: il l’aidera à se recapitaliser et présentera, ce jeudi, un plan de sauvetage.

    La banque irlandaise Anglo Irish Banks (AIB), qui devait déjà augmenter ses fonds propres de 7,4 milliards d’euros d’ici la fin de l’année, devra lever 3 milliards supplémentaires, a annoncé jeudi la Banque Centrale d’Irlande.

    Par ailleurs, l’Etat qui détient près de 19 % de la banque pourrait injecter entre 34 milliards d’euros, dans le pire des scénarios, et 29,3 milliards d’euros, dans le meilleur des cas.

    Jusqu’à présent, le cout du sauvetage était évalué à 25 milliards d’euros.

    Problème : le pays a une dette colossale et une telle opération alourdira le montant du plan de sauvetage du système financier à la charge du contribuable. Le fonds devrait ainsi dépasser les 35 milliards d’euros. De fait, le gouvernement sera contraint de repenser son programme budgétaire.

    Dublin a toutefois insisté sur le fait que la facture d’Anglo, qui devrait faire exploser la dette publique à plus de 100 % de son PIB, sera supportable car elle sera étalée dans le temps.

    Hier, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaire, Olli Rehn, a déclaré à un journal irlandais que le pays devrait entreprendre des réformes pour parvenir à économiser plusieurs milliards d’euros d’ici 2014.

    L’Irlande doit se passer de toute aide financière d’urgence de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, a ajouté Olli Rehn, rappelant ainsi la position de l’UE.

    Il a estimé que le ministre des Finances, Brian Lenihan, devrait faire plus que présenter un programme budgétaire pour 2011 afin de rassurer les investisseurs sur la capacité de l’Irlande a maîtriser son déficit.

    Sur les marchés, la prime exigée par les investisseurs pour détenir des emprunts à 10 ans irlandais plutôt que des titres allemands de même échéance s’est stabilisée à 470 points de base après avoir inscrit un record à 475 points mardi.

    http://www.lefigaro.fr/societes/2010/09/30/04015-20100930ARTFIG00408-le-cout-du-sauvetage-d-anglo-irish-bank-depasse-les-attentes.php

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